fbpx

Comment s’aider de la musique pour avoir de la patience

La patience vous manque

 

La fin de l’hiver arrive, les journées s’allongent mais, la fatigue se fait ressentir.

 

Les enfants ont des comportements difficiles à cause de cet épuisement. Les vacances sont encore un peu loin. 

Entre les conditions actuelles, les vacances de Noël pas du tout reposantes et la surcharge de travail, les mois de Janvier et Février sont vraiment durs pour les parents et professionnels de l’éducation d’enfants de 0 à 10 ans.

 

Pour les enfants aussi.

 

A cela s’ajoutent les maladies multiples de saison, les absences, les rendez-vous médecin, les test, etc.

 

Du coup, nous avons tendance à faire une chose néfaste pour tout le monde: s’emporter par la colère.

 

Car on peut résister toute une journée, même celle qu’on n’avait pas forcément envie de commencer.

 

Vous pouvez gérer les collègues, les retards de transport ou les embouteillages. Même si vous avez déjà lâché un petit insulte à celui qui a grillé la priorité à droite: il était trop pressé pour aller aux toilettes peut-être… ?

 

Possiblement, si vous êtes dans l’éducation, vous avez géré comme un.e chef le débordement des enfants, les cris, les pleurs, un peu plus abondants ces jours-ci.

 

Mais ensuite, vous arrivez à la maison et vous faites face aux taches de la maison, les routines du soir, les disputes des frères et sœurs.

 

Et s’en est trop… 

 

Le coup d’envoi : quand on voit la patience s’envoler

 

Tout d’un coup:

 

  • un cri d’enfant de trop
  • un renversement de liquide
  • le mauvais ton de voix qu’il ne fallait pas
  • une course qui finit en bobo
  • ou du bruit constant qui ne s’arrête jamais.

 

Vous n’en pouvez plus

 

Vous n’arrivez plus à respirer. Vous ne souhaitez qu’une chose c’est qu’une porte s’ouvre et que de l’autre côté se trouve une plage, un palmier, une piña colada, le soleil et surtout: le silence.

 

Mais cette porte n’existe pas. Elle n’est pas là pour vous sauver.

 

Vous sentez alors une chaleur monter à votre tête. Votre corps est pris de convulsions.

 

ça y est. Cette fois-ci c’est la bonne: vous allez exploser.

 

Et vous vous ressemblez à ce monsieur de la vidéo:

La patience: c’est quoi au juste?

 

Oui, vous êtes au bord des larmes. 

Vous ne voulez faire de mal à personne.

Vous voulez vraiment être plus calme et ainsi être un.e meilleur.e parent, un.e meilleur.e partenaire, un.e meilleur.e collègue.

 

Mais pour être patient, il faut tout d’abord savoir ce que ça signifie vraiment.

 

Le Larousse nous donne les définitions suivantes:

 

  • Aptitude à ne pas s’énerver des difficultés, à supporter les défaillances, les erreurs, etc. 
  • Qualité de quelqu’un qui sait attendre avec calme .
  • Persévérance, constance à faire quelque chose, à poursuivre un dessein.

 

La première définition se résume à ça:

 

patience

 

La deuxième à ça:

 

attendre avec calme

 

Et le troisième à ça:

 

persévérance

 

En gros, la patience est la capacité à ne pas se laisser perturber par les obstacles externes et rester focalisé dans l’objectif qu’on s’est posé au départ: préparer le dîner, coucher les enfants, les éduquer, ou tout simplement respirer et profiter de chaque expérience que la vie nous offre.

 

Moueeee…

 

C’est beau hein?

 

Peut-être un peu trop beau pour être vrai ou réalisable. Je vous l’accorde.

 

Mais si, en fait… Avec les bons outils, cet état est vraiment possible.

 

 

 

Les sensationnelles méthodes pour la zénitude

 

Le nombre de méthodes psychologiques et de coaching qu’il y a dans le marché est incontable. 

 

Il y en a tellement que c’est presque dur à choisir. Et comme vous le savez déjà: trop de choix tue le choix.

 

Un peu comme vouloir sortir pour passer une bonne soirée et habiter à Paris ou à New York… Vous finissez tranquille sur votre canapé à faire du zapping.

 

Puis, il y a la méditation.

 

Ah! cette fausse croyance que la méditation va nous rendre calme et relaxé en 15 minutes!

 

Puis, vous vous asseyez, vous fermez les yeux et… des centaines, qu’est-ce que je dis des milliers, mais non, encore plus, des TONNES de pensées vous arrivent par seconde.

 

Whaaaat?

 

Parfois elles sont absurdes, d’autres de planification, d’autres de pure culpabilité, de regrets, des « oh làlàlà je n’ai pas encore fini ça! » et ainsi de suite.

 

Alors, certes, la méditation à long terme, mais vraiment, à long terme, en appliquant la méditation aussi dans la vie quotidienne et bien, elle nous rend plus calme et patient.

 

Je vous le conseille fermement. Je ne dirais jamais le contraire. Loin de là. Moi-même je pratique le bouddhisme et fais de la méditation tous les jours.

 

Mais….

 

Vous voulez aussi avoir une méthode qui marche là, tout de suite, n’est-ce pas?

 

La miraculeuse musique

 

Comme je vous le disais auparavant, je médite tous les jours.

 

J’ai aussi pratiqué la thérapie Gestalt, le coaching parentalité positive, la psychanalyse, le thêtahealing, le Yoga, le magnétisme, l’Acces Consciousness. J’ai pratiqué également le programme de Tony Robins, suivi le conseil de mes Lamas (et les suit tous les jours, le maximum que je peux) et ceux de Isabelle Filliozat.

 

Toutefois, la patience, dans les moments de surmenage, est encore quelque chose que je ne maîtrise pas. 

 

C’est pour cela que ces derniers temps, je recours à ma vieille amie musique.

 

Quand je sens que mes enfants commencent à faire n’importe quoi, que je les ai appelés 30 mil fois et qu’ils ne viennent pas (cela en utilisant tous les soit disant astuces d’éducation positive), quand mon groupe d’enfants se distrait avec les blagues du clown de la classe ou que l’habitation où je me trouve est sans dessus dessous: je prends mon ukulélé et je chante.

 

Avant c’était le piano, avant avant c’était la guitare. Quand je n’ai rien de tout ça, ce n’est pas grave, il y a toujours un kalimba dans le coin, un xylophone, ou rien… au pire un CD ou la playlist Spotify (ou autre).

 

Juste chanter des reprises, déjà, soulage énormément.

On se focalise sur l’instrument de musique, ou sur notre chant. Vous ne faites plus attention à tout ce qui vous entoure.

 

Vous chantez et vous relâchez ainsi vos tensions musculaires, votre respiration reprend un rythme normal.

Votre mental se vide, laissant place à un placebo naturel (la musique) qui réconforte plusieurs zones de votre cerveau.

 

La musique vous calme, vous vous sentez à la maison et déjà vous percevez qu’une autre ambiance arrive dans le lieu où vous vous trouvez.

 

Le changement de vision est instantané.

 

Je ne suis pas musicien.ne

 

Admettons donc que vous n’êtes pas musicien.ne et que vous ne jouez pas d’instrument de musique.

 

Je vous ai déjà dit précédemment qu’avec une playlist ou un CD (si vous êtes de la vieille école) ça marche également. Les mêmes toxines se dégagent de vous. Le fait qu’il y ait de la musique et une maman/papa/enseignant qui en profitent jusqu’au plus profond de leur être, suffisent pour calmer les enfants, les amuser et les inviter à qu’ils se défoulent eux aussi.

 

La musique se vie de manière collective: même si vous êtes tout seul.e les autres vous entendent (les voisins par exemple).

 

Elle aide énormément à nous détourner du trop plein, prendre du recul face aux obstacles que nous avons pour être plus patient.

 

Utilisez cet outil si simple et si naturel.

 

Vous en abusiez quand vous étiez ado, enfant et jeune adulte. Souvenez-vous en!

 

Dites-moi en commentaires quelle est la musique qui vous défoule le plus vous et vos enfants?

 

Que la musique soit avec vous!!

Chanter pour vous libérer !

Vous n’osez pas chanter ? Vous avez l’impression que les casseroles chantent plus juste que vous ? Fredonner pour vos enfants est hors de question ?

 

C’est vrai que chanter face à d’autres personnes, même nos enfants, peut être difficile. On se sent nus face à nos faiblesses. Et, généralement, montrer vos faiblesses n’est pas votre activité favorite !

 

J’ai entendu plusieurs parents me dire qu’ils n’osaient pas jouer de la musique avec leur enfant car leurs aptitudes musicales étaient totalement nulles…

 

Comme si la nullité existait en dehors des mathématiques… 

 

Pourtant, c’est une pratique si libératrice…

 

C’est pourquoi j’ai décidé d’écrire cet article. 

 

Le chant:

 

  • apporte du bien être: quand vous chantez tout votre corps se met à vibrer, votre rythme cardiaque ralenti et vous êtes totalement dans le moment présent,
  • crée une connexion forte avec le spectateur ou accompagnateur, quand on chante on transmet nos émotions plus librement, et surtout on exprime énormément d’amour et de joie.
  • dédramatise toute situation si à la place de laisser exprimer la colère à travers le cri, on l’exprime à travers le chant. Tout de suite on se prend moins au sérieux et on arrive à prendre du recul plus facilement. Par contre, faites attention à ne pas vous faire du mal à la gorge en réprimant soit l’émotion, soit le chant… 

Chanter, c’est quoi chanter?

 

Entonner, pousser la chansonnette, vocaliser, fredonner.

Sortir des notes avec le son de vos cordes vocales.

Oui, chanter c’est ça, et un peu plus.

 

Quand on chante il y a plusieurs parties de notre corps qui sont utilisés: le diaphragme, le perinée, les poumons, les abdominaux, le larynx, les cordes vocales, la langue, les lèvres, les résonateurs (pommettes…), nez, jambes, pieds et la colonne vertébrale. Mais comme je vous disais plus haut, tout le corps vibre au moment de chanter.

 

Alors surement, sauf si vous avez suivi des cours de chant et/ou êtes chanteuse professionnelle, vous n’êtes pas conscient.e de l’utilisation de toutes ces parties, ou vous ne les mobilisez pas. 

 

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas (si) grave. On vous apprend pas à chanter à l’école, alors, sauf si vous avez les connaissances naturellement (ça arrive!), ne pas mobiliser tout le corps n’est pas strictement nécessaire pour chanter des comptines à vos enfants.

 

Mais ça procure un plaisir indescriptible!

 

Et plus vous vous exercez à bien placer votre voix, plus vous arriver à entonner, à être juste. Plus vous arrivez à chanter juste, plus votre oreille se développe en même temps. 

Bim! deux pour le prix d’un, c’est merveilleux!!

 

3 Conseils pour chanter en confiance

 

Je ne vais pas prétendre vous faire un cours de chant par écris. Cela serait vous faire croire à des choses inexistantes. Le mieux c’est d’avoir quelqu’un qui vous montre comment faire, qui entend vos mauvais placements de voix, qui connait des techniques pour vous aider à chanter plus aisément.

 

Mais voici trois choses qui me paraissent essentielles pour commencer:

 

Chanter c’est respirer

 

 

Oui, ce n’est pas un mythe. Vous ne respirez pas bien, vous ne chanterez pas bien. C’est comme ça. Il n’y a pas 36 milles solutions. Il faut respirer correctement.

 

Respirer est pour le corps ET le chant, comme le lait pour le nourrisson: ESSENTIEL

 

Mais ce n’est pas cette respiration toute stressée qui gonfle votre thorax, bloque votre diaphragme, et ne vous relaxe pas du tout, qui va aider votre expression vocale. Non. C’est la respiration abdominale.

 

Vous devez inspirer et gonfler votre ventre. Pour cela vous devez laisser de côté toute volonté esthétique d’avoir le ventre plat. Libérez votre ventre, et vous libérerez votre respiration. Ne chantez pas La reine des Neiges s’il vous plaît ! Ça suffit comme ça! Bon ok, si ça peut vous libérer, pourquoi pas…

 

Vous pouvez pratiquer cette respiration tout les jours dès que vous y pensez. Plus vous la faites, plus elle deviendra automatique.

Cette respiration vous aide à vous détendre, à prendre du recul, et surtout à débloquer la colonne d’air, pour ce qui nous intéresse ici : chanter.

 

Mettez vôtre cœur

 

 

Car cela touche tout le monde. Les enfants, les grand parents, les voisins, vraiment tout le monde. Si vous sentez vraiment la chanson ou si vous la chantez vraiment avec plaisir, cela sera parfait. La musique et le chant, tout particulièrement, sont fait pour ÊTRE PARTAGÉS. Si on ne donne pas de soi, cela n’a aucun sens.

 

Vraiment.

 

Absolument aucun.

 

Oubliez Whitney Houston

 

 

Et oui ! Je n’ai rien contre cette dame, mais enfin, c’est trop dur de commencer par là !

 

Les comptines sont les chansons qu’ à peu près tout le monde fredonne. La justesse est liée à la mémoire auditive. Quand vous étiez petit vous ne vous disiez pas: moi, je ne veux pas chanter car je ne chante pas juste. Vous appreniez les chansons car vous les aimiez bien. Et vous les avez apprises justes.

 

Alors soyez ami de ces chansons, et commencez par elles.

 

Ça tombe bien, c’est ce que les enfants préfèrent et que vous allez chanter avec eux.

 

Ça vous dit ?

 

Objection! 

 

Je vous entend déjà d’ici: MAIS JE CHANTE FAUX!!!

 

Oui, oui, on a bien compris. 

 

Je vais vous révéler un secret.

 

Les petits s’en fichent royalement de comment vous vocalisez. Ils ne savent absolument pas différencier un chanteur d’opéra du barde Assurancetourix dans Astérix, ni de quelqu’un qui chante juste, qui braille ou qui coquerique . Enfin… peut être ils le savent, mais ils s’en fichent ! Ce qu’ils savent et qui les intéresse c’est: si vous vous amusez avec eux ou pas !

 

La dessus ils ne sont vraiment pas dupes. Si vous avez des complexes, vous êtes mal à l’aise, vous ne « sentez » pas l’affaire, et bien, cela ne marchera pas.

 

Du coup, chanter bien ou mal est un jugement que vous vous faites de vous mêmes.

 

Combien d’artistes entendons nous à la radio qui chantent VRAIMENT juste ? Sans machines ?

 

Et eux ils se produisent, et on paye beaucoup d’argent pour les entendre.

 

Donc peut être que bien chanter, n’est pas forcément synonyme de chanter juste ! Cette définition de bien chanter, passe par un autre paramètre…

 

Et si être un bon chanteur voulais dire restituer une oeuvre en mettant tout son cœur dans sa voix? Cela vous enchante ?

Alors, voyons. Qu’est ce qui vous empêche vraiment de chanter devant vos enfants ?

 

« Oui, mais bon, je ne veux pas donner un mauvais exemple à mon enfant… »

 

Aha…

 

C’est un meilleur exemple de se réprimer et être malheureux?  

En plus, les chansons peuvent tellement vous sortir de mauvaises situations: chanter ce que vous faites quand vous changez votre bébé qui se secoue partout, ça le calme et le distrait! tout en apprenant le vocabulaire et prenant part à son change; quand votre enfant ne veut pas marcher, et que vous n’avez pas la force de le porter, les chansons peuvent le motiver à fond pour même courir! Quand il ne veut pas s’habiller, quoi de mieux que jouer au loup et aux enfants dans les bois?

 

Alors, convaincu.e?

 

Je vous lance un défi cette semaine : chantez au moins une chanson avec votre enfant en vous amusant et en oubliant tout jugement. Et partagez avec nous votre expérience à travers vos commentaires! 

 

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes de son.