A quoi sert la musique dans ma classe?

“Sans musique, il n’y a pas  d’éducation véritablement complète, humaine, informante” selon Etienne SOURIAU, philosophe français. Alors, comment inclure la musique dans la classe?

Il est très intéressant l’écart qui existe entre la réputation de la musique et son rôle omniprésent dans la vie de tout le monde.

Quand on demande à aux ados “pourquoi la musique, à quoi ça sert?” tout de suite ils répondent bouche bée: “mais, c’est impossible vivre sans musique!”. 

Pourtant, quand on pose la même question aux gens “sérieux”, la réponse est “à divertir, à danser“, mais on le lui enlève beaucoup d’importance, voir on la ridiculise.

Combien de fois m’a t-on questionné, après avoir dit que la musique était mon métier, quel était mon “vrai” métier? Comme si c’était impossible qu’un métier musical existe. Et cela est commun à tous les arts…

Puis, il y a les sciences, les neurosciences pour être plus précise, qui prouvent que la musique a une importance crucial chez l’être humain et son développement. A ce moment là, même le ministère de l’Education Nationale commence à reconnaître qu’il faut vite que la musique soit incluse dans l’éducation de nos enfants et organise depuis ces trois derniers ans “la rentrée en musique”.

Ils n’ont pas tort! Vous savez pourquoi?

La musique dans les événements

La musique est très utilisé lors de “lives”, commémorations ou autres. Cela permet à l’organisateur d’accompagner les participants vers des émotions et des sentiments communs.

Evénements patriotiques

En Amérique Latine, dans les écoles de l’Etat (publiques ou privés), il y a ce qu’on appelle des “actes”. 

Ceux-ci consistent à faire une commémoration pour chaque date “patriotique” de l’année: batailles qui ont marqué l’histoire du pays, naissance d’un héro Nationale, etc (bon, on peut se le permettre… dans ces pays l’indépendance date depuis relativement pas très longtemps comparé aux pays Européens…).

Dans ces événements on chante l’hymne National, bien sûr, mais aussi on chante et on danse des musiques traditionnelles, qui ont été empruntés par la plupart à l‘Espagne, mais qu’on a “légèrement” modifié. 

Ces “actes” donnent un sens à la Nation, dans des pays pour la plupart métis et meurtris par la colonisation, certes. Mais aussi donnent une opportunité de cohésion sociale, une culture musicale commune.

Evénements de coaching collectifs

La musique est très bien utilisé dans ces journées. 

Une bonne musique pêchue pour commencer la séance et donner du pep aux participants. 

Des musiques qui vont de la mélancolie à la joie, en passant par des moments de tension, pour bien accompagner des vidéos de témoignages de ceux qui ont eu l’opportunité de suivre cet événement. Ce qui emmène au public d’avoir plus d’intensité dans leurs émotions.

Essayons:

Imaginez que vous rentrez dans une salle où va avoir lieu une conférence très intéressante. Avant de commencer, les lumières s’éteignent, et sur les hauts parleurs sonne ça:

Que sentez-vous?

Forcément un truc de génial va se passer

Maintenant imaginez l’effet que ça donnerais à vos élèves s’ils commençaient la journée comme ça. 🤣 S’ils ne sont pas motivés après ça, je ne sais pas…

Mais bon, les petits sont déjà suffisamment motivés… ils n’ont pas besoin de ça.

Maintenant écoutez ceci:

Que ressentez-vous?

Idéal pour accompagner nos moments de tristesse, de peur, d’indécision, n’est-pas? (Dites le moi en commentaires!).

La musique dans ma classe

Si on résume un peu tout ça, la musique:

  • donne des aptitudes sociales à se rassembler. 
  • aide à apporter une cohésion en terme de culture musicale
  • est un instrument d’autorégulation émotionnelle
  • apporte une esthétique et des vibrations communes

Mais en plus elle peut être utilisé pour servir les propos de celui qui parle ou enseigne, dans notre cas.

Les petits sont très réceptifs à la musique que l’on entend. Cela peut très facilement les faire changer d’émotion ou de sensation. 

Chanter une musique entraînante à l’heure de ranger ou réaliser une tâche qu’ils aiment moins, peut rendre la collaboration tout de suite plus facile (d’ailleurs, je devrais moi aussi l’utiliser à la maison…)

Je me souviens, enfant, de ce film où Jhonny Depp faisait le ménage avec la musique à fond, et le résultat était génial. Depuis, j’adore mettre de la musique entraînante quand je nettoie.

D’ailleurs, je ne suis pas la seule, en YouTube, on peut trouver des dizaines de playlist pour ranger sa chambre… C’est que ça motive!

Cette chanson pourrait être une idée, en adaptant selon l’âge:

Chanter les comptines traditionnelles, mais aussi des artistes plus récents, donnent une culture musicale commune, et une adhésion sociale. Vous pouvez trouver plus d’idées (en plus des vôtres) ici, ici et ici.

Puis, rien ne vous empêche de créer une chanson commune avec toute la classe, sur un sujet qui les tracasse ou leur donne de la curiosité en ce moment. Cela développe la créativité et l’improvisation.

Les moments de concentration utiliser la musique classique, les moments calmes les comptines douces ou balades jazz

Point d’orgue et fin

La musique dans ma classe peut avoir un rôle très constructif et épanouissant pour l’enseignant et l’élève. La fonction de la musique est multiple, et vous mène à plein de possibilités.

Je vous invite à me dire dans les commentaires comment utilisez-vous la musique dans votre classe, qu’est-ce qui vous empêche d’aller plus loin, comment pourriez-vous utiliser la musique pour aborder d’autres matières?

Pour finir cet article, voici ma chanson non pas d’adieu, mais d’au revoir!

Du bonheur, de la sagesse, de la magie et du rythme traditionnel australien.

Comment survivre à l’hiver en musique

Winter is coming! Et avec lui: les grippes, les bronchites, les rhumes, la fatigue, les grèves. Comment survivre à l’hiver?

Avez-vous remarqué à quel point on se les pèle?

Cela donne envie de s’enfermer chez-soi, au chaud, face à une cheminé si on la chance d’en avoir une, sous la couette. La nature tout entière vous invite à vous reposer, à vous recueillir: les animaux qu’hivernent, les arbres qui sont tout nus (sauf, bien sûr, notre beau sapin), les journées qui sont extrêmement courtes.

Rajoutons à cela les grèves, les maladies d’hiver, et vous avez votre super combo.

La mortalité augmente en automne et en hiver.

Il y a plus de victimes de la dépression dû à un manque de lumière et vitamine D.

Pour couronner le tout, il faut travailler plus, il faut être plus attentif à l’école, les enfants étant fatigués vous demandent plus d’attention. Les fêtes qui arrivent. Vous êtes exigés de toutes parts.

Même si vous aimez cette saison (pourquoi déjà? ), vous êtes d’accord avec moi quand je dis que l’hiver est dure.

Alors comment faire? Comment survivre à cette saison où tout vous invite à vous abandonner à l’oisiveté la plus profonde?

D’abord connaître l’ennemi

Pour gagner une guerre, tout bon stratège commence par connaître son ennemi.

Malgré tout, l’hiver, n’est pas notre ennemi. 

C’est une saison par laquelle la nature doit passer. Même dans les pays tropicaux, il y a des moments de pause. C’est le rythme naturel des choses. 

Le hic étant que nous préférons avoir nos vacances en été à la plage, du coup, on se déconnecte de l’essence même de cette saison. Et nous devons travailler plus dur, car, en plus du travail normal que nous effectuons, on lutte contre notre propre nature.

De là une perte d’énergie innécessaire. 

Les enfants, eux, plus proches de leur nature, ils suivent ce même rythme. Ils ont tendance à dormir plus (enfin, les vôtres, les miens sont extraterrestres… ils dorment pas…), à se fatiguer plus vite.

Et qui dit fatigue, dit moins de capacité à gérer les frustrations, les émotions, etc. Déjà qu’à la base ils ne sont pas trop capables de le faire, en hiver c’est encore plus difficile! Et nous ne sommes pas toujours le bon exemple…

Tout n’est pas perdu!

Mais bon, tout de même, l’homme depuis toujours a travaillé dans toutes les saisons de l’année. Et une grande partie de son existence l’a passé dehors…

Alors, sûrement étant sa version moderne, nous sommes également capables de le faire! 

Ou pas?

Certes, pour ceux qui travaillent et étudient (enfin, si en maternelle on peut appeler le travail étudier… j’aurais mieux dit: investiguer, expérimenter, apprendre) à l’intérieur, vous êtes bien au chaud. Pourquoi quitter quelque chose qui vous conviens très bien.

J’avoue également que je ne sais pas trop comment vivent l’hiver ceux qui travaillent dehors… Mais, j’imagine qu’une fois rentrés chez-eux le soir ils sont plus que contents. (Vous me confirmerez dans les commentaires si c’est votre cas!)

Quoi qu’il en soit, dans la majorité des cas, vous survivez tous plus ou moins bien à l’hiver.

Je ne veux pas survivre, je veux vivre!

Oui, messieurs, dames, la question est là: veut-on survivre l’hiver ou bien vivre l’hiver?

Comment faire pour que vos petits, et vous mêmes soyez le mieux possible dans cette saison qui nous demande de ralentir dans un monde qui est tout sauf calme?

Prenez bien le temps d’écouter la chanson avant de lire la suite.

Car je ne sais pas encore quoi vous répondre.

Allez, allez, vous pouvez le faire! Cela dure 4 minutes, je sais, ça peut être long… mais respirez, et essayez d’aller jusqu’au bout.

Ça y est? Déjà? Ce serait trop vous demander de l’écouter encore une fois? Ou alors les autres deux chansons… Ça me ferait gagner du temps…

Non?

Pourtant il s’agit de ça: prendre le temps. 

Avez-vous dégusté aujourd’hui le rire de votre enfant? L’avez-vous dévoré à bisous? Avez-vous pris le temps de chanter une petite chanson de Noël avec lui? (Psssst! D’ailleurs, connectez-vous sur la page Petit Doremi Facebook, je vous réserve une surprise pour ce soir!)

Se faire plaisir, c’est vivre!

Je pense que l’hiver est une bonne occasion pour remettre la pendule à l’heure (si ce n’est pas ça l’expression, veuillez m’en excuser). D’ailleurs, nous vivons dans la “bonne” heure, ce n’est peut-être pas pour rien!

Jour de grève? Faisons un spectacle! Mes enfants appelant “pestacle” à chaque intervention hors du commun qui vienne de moi, de leur père, d’eux mêmes… 

Hier, par exemple, nous avons mis la playlist que Spotify a fait en fonction de ce qu’on a écouté dans l’année. Puis, comme ce n’était pas toujours au goût de mademoiselle (ma fille de 5 ans), j’ai décidé de leur faire un spectacle avec cette musique (que moi, par contre, j’adoooore). J’ai imité les musiciens, j’ai dansé, j’ai couru, je me suis caché et apparu plusieurs fois, et eux, assis dans le canapé, étaient morts de rire!

Jour de pluie? Créons la bande de son d’une histoire, avec l’instrument de votre choix. Pour nous c’est le clavier. Récemment nous avons changé le notre, et donné l’ancien aux enfants. De cette manière je peux donner des leçons de piano à ma fille, et ils peuvent s’amuser.

Car  c’est un synthétiseur des années 80: imaginez le délire! Je me souviens que moi, quand j’étais enfant, et j’allais chez quelqu’un qui avait un clavier ou un piano, j’adorais me faire des histoires avec! 

Les enfants sont malades? Racontez-leur une histoire d’hiver bruité. Pour ce faire, vous pouvez regarder cette vidéo.

Vous êtes malade? Dites leur d’aller écouter de la musique dans leur chambre, pendant que vous restez couché dans le canapé. :mrgreen:   Ou alors, mettez-leur du classique, pendant qu’ils dessinent, pendant que vous êtes à côté en train de vous reposer.

Ce n’est pas du classique, mais c’est calme...

Vive le vent d’hiver!

Puis, l’hiver n’est pas que de l’obscurité et de la froideur. Il y a pas mal de fêtes dans cette saison!

Noël, la chandeleur, la galette des rois, mardi gras: il y a de quoi devenir gras et joyeux!

Fêtons l’hiver différemment cet année, en prenant le temps de déguster les instants, en allant se coucher plus tôt, et accompagner le tout d’une musique festive ou relaxante, selon le moment de la journée.

Du plus profond de mon cœur, je vous souhaite du pur bonheur! Et des rythmes de pas de renne…

Idées reçues qui empêchent de faire des activités musicales

Notre obstacle principal est nous-mêmes. Avez-vous des idées reçues qui vous empêchent de mettre en place des ateliers musicaux avec vos enfants?

Tout le monde a des bonnes ou des mauvaises raisons pour ne pas réaliser certaines activités.

Qu’elles soient valables ou pas ce n’est pas le sujet. De toutes façons, ce que vous décidez est bien.

Mais parfois ce sont des idées bien ancrées qui nous empêchent de passer à l’action, et nous ne savons pas qu’elles ne sont pas vraies!

C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire cet article, pour démonter quelques affirmations que j’ai entendu par ci et par là au sujet des activités que l’on réalise avec les enfants.

Comment identifier les idées reçues des simples excuses?

Une idée reçue, est une croyance dans une limite qui n’existe peut-être (même très probablement) pas. Par exemple, on pourrait dire qu’une idée reçue est le fait de croire que si on se mouille sous la pluie, on va tomber malade. Cela n’est pas automatique, et pas forcément vrai. Le fait de se mouiller et prendre un coup de vent n’est pas scientifiquement prouvé que c’est LA cause de tous les rhumes et grippes.

Pourtant on le croie, et généralement, quand on le croie, et bien, on fini par tomber malade à chaque fois qu’on se mouille avec la pluie et on prend un coup de vent.

Une excuse, de l’autre côté, est quelque chose qu’on se dit consciemment ou inconsciemment pour ne pas accomplir une telle ou autre tache. Par exemple, un classique: je ne peux pas aller courir tous les matins, je n’ai pas le temps!

Alors, la différence entre les deux c’est la motivation.

La première question à se poser avant d’énoncer toute croyance ou excuse est “ai-je vraiment envie de faire ça?”.

Si la réponse est non, dites tout simplement la vérité, ou mentez consciemment. Vous n’êtes pas motivé, cela arrive, vous êtes dans votre droit. Fin de l’histoire.

Si la réponse est oui, vous pouvez continuer à lire.

Voilà comment on identifie l’une de l’autre!

Top 3 d’idées reçues qui nous empêchent de réaliser des activités musicales avec nos enfants

 

Je n’y connais rien à la musique.

 

C’est vrai? Vraiment rien? Vous écoutez de la musique chez-vous ou dans les transports, ou dans le supermarché lors que vous effectuez vos courses? Vous ne connaissez aucune comptine? Vous ne savez pas distinguer les différentes nuances?

Je vous défie à ne pas connaître ces chansons:

Si vous avez répondu non à toutes les questions, en effet il y a un petit souci… peut-être vous n’avais jamais eu d’enfance… vous êtes né.e adulte. Même pas passé par l’adolescence, rien. Sorti.e du ventre de votre mère comme ça, adulte. 

Autrement, si vous avez répondu oui, c’est sûr que vous pouvez réaliser des activités musicales avec vos enfants. J’ai écrit 70 articles qui peuvent vous aider à trouver des idées. Elles sont simples et très abordables pour toute personne qui a ce minimum de connaissance musicale. Alors je vous invite très chaleureusement à y jeter un œil! 

Je n’ai pas d’instruments a disposition

 

Ce qui est bien, c’est que la musique peut se jouer avec tout. D’ailleurs les premiers hommes, qui ont eux aussi joué de la musique, ont utilisé les choses qui l’entouraient pour ce faire. A l’époque n’existant pas les magasins de musique, c’est le seul choix qu’ils avaient.

D’ailleurs, si vous voulez des idées d’homme/femme de cro-magnon, vous pouvez regarder cette vidéo.

En plus, vous avez un instrument qui ne vous quitte jamais: la voix.

Même si vous trouvez que vous ne l’utilisez pas bien, elle est là, et je vous assure qu’elle marche. Vous pouvez vous convaincre en lisant cet article.

Cela prends trop de temps de mettre en place un atelier

Faux, faux, archi faux! 🤣😜

Alors déjà, c’est limite une excuse, et j’ai fait une vidéo pour y répondre: regardez par ici.

Mais, admettons que vous croyez vraiment que cela prends du temps, et bien, déjà, vous pouvez lire cet article de comment intégrer la musique dans son quotidien. Et vous pouvez également lire comment les neurosciences ont prouvé à quel point l’homme est musical.

Ensuite, tout dépend de vos priorités. Vous pouvez toujours garder un jour de la semaine, une petite demi heure ou une heure où vous vous dites que vous ferez un ou plusieurs jeux musicaux, dont ce que je vous propose toutes les semaines via ce blog.

Alors, plus qu’à!

Rassuré.e?

Cela tombe bien! Vous n’avez plus qu’à vous y mettre.

Si vous avez des questions, ou vous avez besoin d’une séance d’accompagnement, vous pouvez me trouver en cliquant sur les séances de coaching dans le menu.

Je prépare, également, en ce moment une formation pour les professionnels de la petite enfance (de 0 à 6 ans). N’hésitez pas à me contacter à ce propos si vous êtes intéréssé.e.

Je vous souhaite le bonheur, la sagesse, et un rythme mambo.

Eveil musical avec des enfants autistes

La musique est faite pour TOUT le monde. 

Peu importe votre âge, votre culture ou votre classe sociale. Votre QI ou votre niveau d’études. La musique convient à tous, et est utile pour tous.

J’ai eu la chance d’avoir plusieurs “genres” d’élèves: des quartiers et des styles de vie différents, avec des goûts musicaux très variés. Certains n’avaient même pas de culture musical: ils n’écoutaient pas de la musique.

Toutes ces personnes ont réussi a trouver leur bonheur dans la musique.

Un beau jour, j’ai eu l’immense chance et bonheur d’animer un petit groupe d’enfants autistes.

Aujourd’hui j’ai envie de vous partager cette expérience.

Un projet qui démarre

Quand le projet de donner des ateliers d’éveil musical à un petit groupe d’enfants autistes s’est concrétisé, la première chose que je me suis dis, c’est que j’allais me documenter.

En effet je ne suis qu’une prof de musique et musicienne, mais pas une professionnel psychologique ni psychomotricienne, ni rien qui s’apparente. 

Surtout à l’époque, où je n’avais pas encore passé mon certificat pour être coach parental.

Fort heureusement, il y a un truc qui me passionne de faire: c’est de me documenter.

Le hic, quand j’ai commencé mes recherches, c’était qu’il y avait un genre d’autiste par individu. Je me suis rendu compte que me renseigner sur ce “trouble mental” comme apparemment on l’appelle, était un peu comme vouloir me renseigner sur l’humanité. 

J’ai découvert qu’un autiste n’était pas forcément quelqu’un qui est ailleurs, super intelligent, incapable de sociabiliser, et toutes ces idées reçues qu’on a des personnes autistes.

Cette découverte je l’avais déjà faite quand j’ai gardé un enfant autiste des années auparavant, et quand j’ai eu des élèves qui avaient ce trouble.

Comment définir ce trouble?

Selon l’Inserm “les troubles du spectre de l’autisme (TSA) résultent d’anomalies du neurodéveloppement. […] Ils se manifestent par des altérations dans la capacité à établir des interactions sociales et à communiquer, ainsi que par des anomalies comportementales, en particulier une réticence au changement et une tendance à la répétition de comportements ou de discours.”

Dans mon expérience, les enfants présentant ces troubles avaient en commun un moyen d’apprentissage différent que les enfants sans ces troubles.

En approfondissant mes recherches sur le sujet, j’ai découvert également qu’ils ont développé plus l’hémisphère droit du cerveau que le gauche. Du coup ils apprennent mieux à travers des images et sons, que par le langage. 

Comme les tous petits, il faut privilégier le jeux et le langage non parlé pour qu’ils expérimentent et acquièrent l’information. Mais toujours d’après mon expérience, les enfants autistes vont “mémoriser” ce qui a été enseigné plus vite, voir, tout de suite. Bien sûr, à condition que ce soit lié à des images.

J’ai vu la différence, par exemple, quand je leur ai appris les figures rythmiques. 

Depuis quelques années j’avais fait des cartons avec des différentes figures rythmiques, auxquelles j’associé un mot et un mouvement. Cela marchait très bien pour les petits à partir de 3 ans, après quelques séances (1 à 3 mois environs). Mais avec les enfants autistes cela a été mémorisé tout de suite. C’était impressionnant.

Particularités

Je vous avoue que le premier jour d’atelier j’étais hyper nerveuse. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Surtout qu’on nous mettent en gare de toutes les choses qu’il peuvent arriver. Mais bien-sûr, ça, c’est juste le pire des tableaux! 

J’avais un garçon avec un sérieux handicap physique et une oreille absolue passionné de la musique, un autre qui ne parlais pas (mais il chantait!) avec une mémoire visuelle hors du commun et l’autre qui avait toutes ses facultés. Cela aussi me stressais, car je ne les connaissais pas, alors je ne savais pas de quoi ils étaient capables. Je ne voulais pas ni qu’ils s’ennuient, ni que ce soit frustrant pour eux.

Mais mon stress était en vain.

Un atelier d’éveil musical normal s’est déroulé sans aucune difficulté.

Les particularités que j’ai rencontré:

  • l’enthousiasme en puissance: quand ils aimaient quelque chose ils l’exprimaient fois dix, et c’était super agréable.
  • la passion: ils étaient très à l’écoute, demandants, même si, dû à leur trouble, ils me demandaient souvent la même chose.
  • des enfants très touchants: qui expriment leurs émotions de manière pure, malgré leur âge. Et je suis consciente que cela ne doit pas être facile à vivre tous les jours. Vu qu’avec les petits c’est difficile, mais ça passe à un moment donné, alors qu’avec eux ça ne passe pas… je ne sais pas s’ils arrivent à gérer leurs émotions un jour… mais ça c’est à voir avec un professionnel.

Le handicap physique n’a jamais posé des soucis. Le manque de langage parlé n’a pas posé des soucis. Le fait que j’ai un surdoué de la musique ça n’a pas posé de soucis.

Surtout on a passé des super moments. 

Quoi faire dans des ateliers de musique pour enfants autistes?

Comme je vous le disais avant, je n’ai pratiquement rien changé à mes habitudes. 

Les enfants que j’ai eu, même ceux que j’avais eu comme élèves auparavant, aiment ce que tous les enfants aiment.

La musique est un super exutoire pour eux, car c’est un moyen de communication non verbal idéal. 

A condition qu’on ne cherche pas de résultats (tout comme avec tous les enfants, d’ailleurs, chacun son rythme), on a des très bons résultats.

Alors si vous voulez mettre en place des ateliers de musique avec des enfants autistes, n’hésitez plus!! Et si vous voulez un coup de pouce, c’est par ici!

Racontez moi vos expériences avec des enfants autistes ou autre handicap dans les commentaires: qu’avez vous mis en place? quels étaient vos difficultés? quelles ont été vos joies? 

Puis à très bientôt!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes soul.

 

3 livres audio pour enfants de 2-4 ans

Vous cherchez des idées cadeaux pour vos petits de 2 à 4 ans liés à la musique? Arrivés à votre librairie favorite vous êtes perdu face à tant de choix? Voici ma nouvelle rubrique de livres-audio et livres d’éveil musical!

Car oui, des livres audio, des comptines, il y en a de milliers! Souvent vous n’y connaissez pas, et vous ne savez vraiment pas quoi choisir. Du coup on choisi par rapport au visuel, ou au texte de derrière ou en feuilletant. 

Mais on ne peut pas l‘écouter, et parfois vous avez des mauvaises surprises. Le livre ne convient pas à un petit de cet âge là, l’histoire est un peu “bizarre” ou contre vos idéaux… Bref… ça vous déçois.

Alors, en attendant que le livre-audio de Petit Doremi sorte, j’ouvre officiellement la rubrique livres-audio et livres d’éveil musical. Je vais écrire sur les livres que j’expérimente avec mes enfants, ceux qui marchent, ceux que n’ont pas marché, ceux qui ne remplissaient pas la fonctions que j’aurais voulu.

Mes critères pour choisir un livre-audio

Comme tout est subjectif, et mes repères sont surement différents aux vôtres, je vais vous expliquer sur quels paramètres je me base pour juger de l’efficacité de l’oeuvre.

La première chose que j’écoute quand on met le CD du livre est la qualité sonore. Non pas pour savoir si ça a été bien enregistré ou mixé, car je ne suis pas ingénieur de son, mais pour entendre si les sons sont réels ou pas. 

Je m’explique:

Les instruments dont ils parlent ce sont de vrais instruments ou c’est un synthé qui les imite? 

Utilisent-ils un bruitage avec des vrais éléments, ou ils utilisent des instruments ou autres pour les faire?

Est-ce qu’on entend bien tout?

Ensuite, j‘écoute la justesse des voix chantés… oui… j’ai du mal avec les voix qui ne chantent pas très juste… mais ce n’est pas rédhibitoire.

Puis, j’écoute l’histoire, de quoi elle parle, c’est sur la vie quotidienne ou fait-elle appel à l’imagination? Est-ce qu’elle fait rigoler ou pleurer les enfants, ou ça les laisse indifférents?

Bien sûr, mon critère principale est qu’il plaise aux enfants. Qu’ils aient envie de le mettre plusieurs fois pour s’en imprégner, apprendre, chanter avec le CD.

Voici ma sélection de livres audios

Lala et la petite souris

Celui-ci est un des premiers livres audio que ma fille a entendu.

On le connaît par cœur!

L’histoire fait appel à l’imaginaire, fait référence à des choses que les petits de 2 ans ne connaissent pas, évidemment, mais il parle des souris, de rêve, de la lune et de sauver Doudou

Une histoire très efficace, avec plein de chansons originales et des arrangements originaux aussi.

Toute la famille a adoré, et adore encore.

Le voici:

La voiture de Groucho

Mon fils est fan!

Il a tout ce qu’il faut pour lui plaire: une voiture, un chien et une chanson.

L’histoire est très rigolote car un peu farfelue. Du coup, petits et moins petits peuvent en rigoler. Même si j’avoue que ma fille était moins fan… peut-être elle est trop grande, elle (presque 5 ans).

La seule remarque que je peux faire est que la voix est mixé trop bas, donc on doit beaucoup monter le volume pour bien comprendre ce que le monsieur dit, en comparaison des bruitages, qui sont trop fort… Mais bon, ça vaut le coup d’en faire abstraction. Au pire, on lit l’histoire par dessus, pour que ce soit plus clair!

Coco et son pot

Il y a tout une série de livres de Coco, qui sont plus ou moins intéressants. L’idée est bonne, et j’ai déjà eu un livre de Coco entre mes mains qui m’a plu.

Mais j’avoue que celui-là, moins. 

Le rythme est long, les enfants s’impatientent. 

C’est surtout pour cela que j’ai été moins enchanté. Les enfants n’ont pas trop accroché. Ils le mettent rarement, par rapport aux autres. D’ailleurs, c’est moi qui insiste pour le mettre.

Du coup, je le trouve moins efficace. Dans d’autres articles je parlerais des autres deux Coco que je connais, dont les enfant ont été plus réceptifs.

A bientôt pour d’autres découvertes!

Du bonheur, de la sagesse et des rythmes rock n’ roll.