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Comment s’aider de la musique pour avoir de la patience

La patience vous manque

 

La fin de l’hiver arrive, les journées s’allongent mais, la fatigue se fait ressentir.

 

Les enfants ont des comportements difficiles à cause de cet épuisement. Les vacances sont encore un peu loin. 

Entre les conditions actuelles, les vacances de Noël pas du tout reposantes et la surcharge de travail, les mois de Janvier et Février sont vraiment durs pour les parents et professionnels de l’éducation d’enfants de 0 à 10 ans.

 

Pour les enfants aussi.

 

A cela s’ajoutent les maladies multiples de saison, les absences, les rendez-vous médecin, les test, etc.

 

Du coup, nous avons tendance à faire une chose néfaste pour tout le monde: s’emporter par la colère.

 

Car on peut résister toute une journée, même celle qu’on n’avait pas forcément envie de commencer.

 

Vous pouvez gérer les collègues, les retards de transport ou les embouteillages. Même si vous avez déjà lâché un petit insulte à celui qui a grillé la priorité à droite: il était trop pressé pour aller aux toilettes peut-être… ?

 

Possiblement, si vous êtes dans l’éducation, vous avez géré comme un.e chef le débordement des enfants, les cris, les pleurs, un peu plus abondants ces jours-ci.

 

Mais ensuite, vous arrivez à la maison et vous faites face aux taches de la maison, les routines du soir, les disputes des frères et sœurs.

 

Et s’en est trop… 

 

Le coup d’envoi : quand on voit la patience s’envoler

 

Tout d’un coup:

 

  • un cri d’enfant de trop
  • un renversement de liquide
  • le mauvais ton de voix qu’il ne fallait pas
  • une course qui finit en bobo
  • ou du bruit constant qui ne s’arrête jamais.

 

Vous n’en pouvez plus

 

Vous n’arrivez plus à respirer. Vous ne souhaitez qu’une chose c’est qu’une porte s’ouvre et que de l’autre côté se trouve une plage, un palmier, une piña colada, le soleil et surtout: le silence.

 

Mais cette porte n’existe pas. Elle n’est pas là pour vous sauver.

 

Vous sentez alors une chaleur monter à votre tête. Votre corps est pris de convulsions.

 

ça y est. Cette fois-ci c’est la bonne: vous allez exploser.

 

Et vous vous ressemblez à ce monsieur de la vidéo:

La patience: c’est quoi au juste?

 

Oui, vous êtes au bord des larmes. 

Vous ne voulez faire de mal à personne.

Vous voulez vraiment être plus calme et ainsi être un.e meilleur.e parent, un.e meilleur.e partenaire, un.e meilleur.e collègue.

 

Mais pour être patient, il faut tout d’abord savoir ce que ça signifie vraiment.

 

Le Larousse nous donne les définitions suivantes:

 

  • Aptitude à ne pas s’énerver des difficultés, à supporter les défaillances, les erreurs, etc. 
  • Qualité de quelqu’un qui sait attendre avec calme .
  • Persévérance, constance à faire quelque chose, à poursuivre un dessein.

 

La première définition se résume à ça:

 

patience

 

La deuxième à ça:

 

attendre avec calme

 

Et le troisième à ça:

 

persévérance

 

En gros, la patience est la capacité à ne pas se laisser perturber par les obstacles externes et rester focalisé dans l’objectif qu’on s’est posé au départ: préparer le dîner, coucher les enfants, les éduquer, ou tout simplement respirer et profiter de chaque expérience que la vie nous offre.

 

Moueeee…

 

C’est beau hein?

 

Peut-être un peu trop beau pour être vrai ou réalisable. Je vous l’accorde.

 

Mais si, en fait… Avec les bons outils, cet état est vraiment possible.

 

 

 

Les sensationnelles méthodes pour la zénitude

 

Le nombre de méthodes psychologiques et de coaching qu’il y a dans le marché est incontable. 

 

Il y en a tellement que c’est presque dur à choisir. Et comme vous le savez déjà: trop de choix tue le choix.

 

Un peu comme vouloir sortir pour passer une bonne soirée et habiter à Paris ou à New York… Vous finissez tranquille sur votre canapé à faire du zapping.

 

Puis, il y a la méditation.

 

Ah! cette fausse croyance que la méditation va nous rendre calme et relaxé en 15 minutes!

 

Puis, vous vous asseyez, vous fermez les yeux et… des centaines, qu’est-ce que je dis des milliers, mais non, encore plus, des TONNES de pensées vous arrivent par seconde.

 

Whaaaat?

 

Parfois elles sont absurdes, d’autres de planification, d’autres de pure culpabilité, de regrets, des « oh làlàlà je n’ai pas encore fini ça! » et ainsi de suite.

 

Alors, certes, la méditation à long terme, mais vraiment, à long terme, en appliquant la méditation aussi dans la vie quotidienne et bien, elle nous rend plus calme et patient.

 

Je vous le conseille fermement. Je ne dirais jamais le contraire. Loin de là. Moi-même je pratique le bouddhisme et fais de la méditation tous les jours.

 

Mais….

 

Vous voulez aussi avoir une méthode qui marche là, tout de suite, n’est-ce pas?

 

La miraculeuse musique

 

Comme je vous le disais auparavant, je médite tous les jours.

 

J’ai aussi pratiqué la thérapie Gestalt, le coaching parentalité positive, la psychanalyse, le thêtahealing, le Yoga, le magnétisme, l’Acces Consciousness. J’ai pratiqué également le programme de Tony Robins, suivi le conseil de mes Lamas (et les suit tous les jours, le maximum que je peux) et ceux de Isabelle Filliozat.

 

Toutefois, la patience, dans les moments de surmenage, est encore quelque chose que je ne maîtrise pas. 

 

C’est pour cela que ces derniers temps, je recours à ma vieille amie musique.

 

Quand je sens que mes enfants commencent à faire n’importe quoi, que je les ai appelés 30 mil fois et qu’ils ne viennent pas (cela en utilisant tous les soit disant astuces d’éducation positive), quand mon groupe d’enfants se distrait avec les blagues du clown de la classe ou que l’habitation où je me trouve est sans dessus dessous: je prends mon ukulélé et je chante.

 

Avant c’était le piano, avant avant c’était la guitare. Quand je n’ai rien de tout ça, ce n’est pas grave, il y a toujours un kalimba dans le coin, un xylophone, ou rien… au pire un CD ou la playlist Spotify (ou autre).

 

Juste chanter des reprises, déjà, soulage énormément.

On se focalise sur l’instrument de musique, ou sur notre chant. Vous ne faites plus attention à tout ce qui vous entoure.

 

Vous chantez et vous relâchez ainsi vos tensions musculaires, votre respiration reprend un rythme normal.

Votre mental se vide, laissant place à un placebo naturel (la musique) qui réconforte plusieurs zones de votre cerveau.

 

La musique vous calme, vous vous sentez à la maison et déjà vous percevez qu’une autre ambiance arrive dans le lieu où vous vous trouvez.

 

Le changement de vision est instantané.

 

Je ne suis pas musicien.ne

 

Admettons donc que vous n’êtes pas musicien.ne et que vous ne jouez pas d’instrument de musique.

 

Je vous ai déjà dit précédemment qu’avec une playlist ou un CD (si vous êtes de la vieille école) ça marche également. Les mêmes toxines se dégagent de vous. Le fait qu’il y ait de la musique et une maman/papa/enseignant qui en profitent jusqu’au plus profond de leur être, suffisent pour calmer les enfants, les amuser et les inviter à qu’ils se défoulent eux aussi.

 

La musique se vie de manière collective: même si vous êtes tout seul.e les autres vous entendent (les voisins par exemple).

 

Elle aide énormément à nous détourner du trop plein, prendre du recul face aux obstacles que nous avons pour être plus patient.

 

Utilisez cet outil si simple et si naturel.

 

Vous en abusiez quand vous étiez ado, enfant et jeune adulte. Souvenez-vous en!

 

Dites-moi en commentaires quelle est la musique qui vous défoule le plus vous et vos enfants?

 

Que la musique soit avec vous!!

Résoudre les conflits à travers la musique

Comment faire quand on n’est pas d’accord avec l’autre? Nos enfants se disputent entre eux, et ils sont parfois très violents. Mais nous, comment sommes-nous quand on se dispute? Peut-on résoudre des conflits à travers la musique?

Combien de fois vous êtes-vous senti à fleur de peau quand vous visitez vos beaux-parents, ou pire, vos parents? Vous êtes-vous déjà disputé avec votre frère ou sœur pour un désaccord

Selon votre histoire, vous avez envie de quitter les lieux le plus vite possible, vous avez envie d’être agressif avec eux, ou carrément tous les tuer

Les relations entre les êtres sont tellement complexes. 

Tellement nécessaires pourtant.

Toutefois, les techniques de communication, de relation avec l’autre, ne sont pas au point.

Nous avons beau avoir internet, le téléphone, Skype et Whatsapp, nous ne savons toujours pas communiquer

Selon le Bouddhisme, l’autre est notre miroir: quand on voit quelque chose de négatif chez l’autre, c’est le négatif qu’on n’aime pas en nous. A condition que nous osions regarder ce miroir. Pour les points positifs c’est tout aussi vrai.

Cela fait un moment que je vois dans les forums et groupes de discussions, les mauvaises ententes entre les familles, les différentes générations, entre les fratries, entre voisins, entre syndicats et gouvernement, etc.

Mais aujourd’hui j’ai décidé de regarder un peu plus profondément ce miroir.

Juste pour voir…

 

Miroir, miroir, qui est la plus belle du royaume?

 

Tout a commencé avec la violence de mon plus jeune enfant.

Il n’a que deux ans et demie, donc sa gestion de la colère est vraiment très mauvaise. Puis, il a un modèle extra qui est sa sœur, qui lui a montré des trucs qui ne lui seraient pas venus à l’esprit s’il avait été le premier… Les avantages d’être le deuxième.

 

Le fait est qu’il n’arrête pas de traiter de méchant à tout le monde, il refuse tout d’un bloc tout le temps. Il crie quand il est contrarié, il donne des coups de pieds, frappe, mord et griffe

 

La total quoi…

 

Et vous savez quoi?

Nous en avons marre.

 

Alors ça explose à tout va, partout. Il y a des reproches à gauche et à droite. « Que tu l’éduques mal. Que tu ne l’éduques pas. Que tu es trop agressif. Que tu fais mal les choses. » Et bla bla bla et bla.

 

Vous connaissez la chanson. Je suis sûr que vous la connaissez.

Du coup je pris distance de la situation, et je me suis mise à réfléchir. Car il vaut mieux prendre une respiration et avoir un peu de distance pour y voir plus clair.

 

Résoudre les conflits en se regardant

 

Les enfants sont le plus grand et magnifique miroir que nous avons. Et quand ils sont petits c’est encore plus flagrant.

 

Alors je me pose avec mon stylo, et j’écris tout ce qui me gène chez les autres. Tout ce que je perçois comme négatif. Les conflits que j’ai à l’intérieur qui sont reflétés à l’extérieur. Cette violence qui sort de mon enfant doit aussi sortir de moi. J’observe. Même si je n’aime pas.

 

Car pour trouver une solution l’observation s’impose.

 

Suite à l’écriture de toutes les causes de mes émotions, en utilisant une technique Gestalt de décharge, les idées s’éclaircissent.

Et si la violence de mon enfant venait de tout ce désaccord profond?

 

La confusion qui peut causer le fait d’avoir des adultes qui ne sont pas d’accord entre eux. Les repères qui sont diffuses. Cela peut devenir insupportable. Surtout pour un petit de deux ans.

 

C’est ainsi que je respire, et je cherche une réponse dans la matière qui m’a plus accompagnée dans ma vie: la musique.

 

Heal my world

 

Peu d’artistes ont réussi mieux à réunir autant de personnes et autant d’origines ou philosophies ou pensées politiques que Michael Jackson.

 

Je me souviens qu’un jour j’étais à Haussmann-Saint Lazare en train d’attendre le RER E. Il y avait plein de monde, comme toujours à Paris, mais pas comme en heure de pointe. Juste comme d’habitude.

 

Puis, tout d’un coup Heal the world résonne dans les hauts parleurs de la gare.

 

Au départ j’étais obnubilée par la chance que j’avais d’entendre cette chanson encore une fois. Ensuite je levais la tête et… TOUT LE MONDE CHANTAIT

 

Il n’y avait pas de visage qui ne chantait pas! Alors, chacun pour soi. Et personne n’avait l’air de s’en rendre compte. Mais on était tous ensemble, tous d’accord.

 

C’était tellement beau.

 

Du coup aujourd’hui je me suis souvenu de cette anecdote. Une solution pourrait venir de là. Car nous pouvons nous focaliser sur les désaccords. Mais nous pouvons aussi nous focaliser sur ce que nous sommes d’accord.

 

La chose dont nous sommes tous d’accord est qu’on veut le bonheur de nos enfants et le nôtre. Ce sont les méthodes qui différent

 

Chanter pour résoudre les conflits

 

Je vous ai déjà parlé de cette technique de chanter pour chaque événement conflictuel avec votre enfant. Méthode qui fonctionne très bien, mais j’avoue, nous ne sommes pas toujours dans le « mood » (l’humeur) de chanter. D’ailleurs si vous voulez en savoir plus sur cette astuce, vous pouvez lire mon article sur le quotidien ou sur une journée en musique.

 

Mais, même si on est fatiguée ou énervés, nous pouvons chanter alors ce que l’on ressent. Cela a double fonction: se défouler et casser la lutte de pouvoir qui peut s’organiser entre vous et votre enfant. 

 

Cela peut marcher avec les conflits que vous pouvez avoir avec les membres de votre famille ou belle-famille. Non pas de leur chanter ce que vous ressentez, mais de vous isoler et vous exprimer en entonnant vos émotions de plein cœur.

 

Si vous êtes instrumentiste vous pouvez faire de même avec votre instrument. Si c’est la danse ou la peinture que vous préférez, allez-y. Le tout est de « cracher le venin » en sûreté, dédramatisant la situation.

 

J’ai remarqué que quand je le fais, mes enfants se calment avec moi. Comme un bon miroir…

 

Frapper en rythme

Les musiciens les plus calmes sont souvent les batteurs. Bah oui, pas besoin de s’énerver eux… ils ont des battons et des tams tams sur qui se défouler! 🤣

 

Blague appart, il y a un exercice de communication avec des percussions qui adorent les enfants, et éclatent les adultes.

 

On s’assoie en ronde, chacun avec une percussion quelconque, et on joue d’abord au chef d’orchestre pour bien se centrer dans le groupe. Un chef joue quelque chose, et les autres doivent suivre. Le chef tourne jusqu’à ce que tout le monde ait été chef.

 

La suite est de jouer les émotions que l’on ressent. Un chef joue, et les autres essayent de l’accompagner. Cette fois-ci ce n’est pas de l’imitation, mais de l’accompagnement. A nouveau, le chef change jusqu’à ce que tout le monde ait passé.

 

Je ne pense pas que ce soit un exercice bienvenu au repas de Noël, mais vous pouvez toujours essayer. Résoudre les conflits familiaux à travers la musique dans les réunions de famille doit être trop beau. Mais perso, je n’ose pas du tout le proposer. Par contre, si jamais vous le faites, n’hésitez pas à l’enregistrer et nous l’envoyer. Cela va nous inspirer très certainement! 

 

Conclusion (oui, je n’ai pas trouvé de titre plus cool… désolée)

 

💖 Nous voulons tous le bonheur, mais nous avons tous de différents concepts du bonheur, et de voies différentes pour y arriver.

💖 La musique peut calmer ou énerver les masses, mais c’est un excellent moyen de communication non verbale pour s’exprimer en toute sûreté.

💖 Les enfants reflètent vos états d’âme. Si jamais ils ne vont pas bien sans raison apparente (cela ne vient pas de l’école, d’une maladie ou situations qui leur est arrivé), regardez-vous: ça va bien, vous?

💖 Si jamais vous avez vraiment besoin d’aide extérieur, je peux peut-être vous aider. Contactez-moi ici.

 

Surtout, n’hésitez pas à partager ce que vous avez pensé de l’article, vos techniques pour résoudre des conflits, et les chansons qui vous aident à prendre du recul pour y voir plus clair!

 

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et du rythme samba.

 

 

3 Conseils pour faire une séance musicale avec les petits

L’idée de réaliser une séance musicale avec vos enfants vous enchante? Vous ne savez pas ce qu’il faut faire pour y arriver?

 

Que ce soit en classe, en crèche, ou tout simplement chez-soi, la musique ne fait pas souvent partie de votre programme.

 

Pour apprendre la musique aux enfants, vous devez la connaître, et comme vous n’êtes pas forcément musicien, vous avez du mal à développer cette matière.

 

Souvent  vous avez de nouvelles résolutions et vous êtes vraiment très motivé.e à aller jusqu’au bout.

 

Vous:

  • vous renseignez,
  • lisez des livres et d’articles sur internet.
  • achetez du matériel.

 

Puis le jour où vous voulez commencer arrive, et malgré toute cette information et objets musicaux, vous n’êtes pas sûr de comment les utiliser!

 

Toutefois, vous décidez de vous lancer. C’est maintenant ou jamais.

 

Votre première séance musicale

 

Vous appelez les enfants et leur dites très joyeusement: “jouons de la musique!” Les enfants qui ne manquent jamais d’enthousiasme vous disent: “ouiiiiii!!!!” Alors  vous essayez gaiement.

 

Au départ ça se passe bien.

 

Vous leur donnez les instruments flambant neufs. Les enfants sont ravis de les tester. Et ça frappe, et ça secoue, ça crie.

 

Puis vous dites “STOP! et si nous faisions les émotions avec les instruments de musique?”

 

Les enfants n’ont rien entendu. Ils sont vraiment trop excités par les nouveaux jouets! Attendez… pour une fois qu’ils ont le droit de faire du bruit…

 

Alors vous insistez. Vous leur demandez : “et si on chantait une chanson?”

 

Les enfants disent “OUIIIII!!! La chanson de caca boudiiiiin!!! La chanson de caca boudiiiin!!!!” Et vous ne savez pas si vous devez vous émerveiller par la créativité de vos enfants, creuser un trou pour vous y introduire ou simplement leur crier dessus pour que tout ça s’arrête.

 

Bref.

 

C’est un véritable désastre.

 

A ce moment là, une fois calmés, vous rangez tous les instruments. Vos enfants ne comprennent pas pourquoi c’est déjà fini. Tout le monde est frustré. Vous vous dites que la prochaine fois ce sera mieux.

 

Sauf qu’il n’y a pas de prochaine fois. Il faut le dire, ça semblait plus facile que ça ne l’est vraiment…

 

 

Pourquoi bien démarrer une séance musicale?

 

Vous savez que la musique est très bénéfique pour vous et les enfants. Vous y tenez vraiment.

 

Une séance musicale peut apprendre à un enfant (ou à un adulte) à développer des connexions neuronales qui vont les aider à mieux gérer leurs émotions, ça peut être un outil qui accompagnera de manière efficace le développement psychoaffectif de l’enfant.

 

De plus cela serait une activité qui pourrait vous rassembler vous et les enfants, car une séance musicale est aussi un moyen de communication. Regardez cet article, très intéressant à ce sujet.

 

Mais malgré toutes vos bonnes intentions vous ne voulez vraiment pas que la bouillie sonore de la première fois se reproduise.

 

Voilà pourquoi aujourd’hui je vous écris cet article.

 

J’aimerais que jouer de la musique avec les petits soit réalisable pour tous: musiciens, non musiciens, même ceux qui n’ont jamais touché à la musique!

 

Car c’est un outil tellement puissant, si utilisé partout dans notre quotidien (j’en parlerai très prochainement dans un article), que ce serait dommage de ne pas y avoir accès pleinement.

 

Le partage qui en ressort est rafraîchissant. Et si tout se passe bien, les enfants en redemandent, je peux vous le promettre!

 

Toutefois, nous devons savoir quoi faire

 

Qu’est ce qu’une séance musicale avec des petits?

 

Je pense que chaque personne a sa petite idée. Et si vous discutez avec différents professeurs de musique, ils vont exprimer différentes opinions.

Tout comme les médecins, concernant un virus qui n’a pas de nom, ou les architectes face à une maison à construire, les avis changent selon la personne et son expérience personnelle.

 

Mais nous pouvons dire qu’il y a des choses en commun.

 

Lors d’une séance musicale, on recherche avant tout à s’amuser. Si on ne se divertit pas, cela n’aura eu aucun sens.

 

Puis, amener l’enfant à différentes concepts de la musique: le rythme, les nuances, le chant, les instruments.

 

Alors, généralement tout le monde sera d’accord avec moi pour lier le tout à travers le jeu. Les neurosciences ont prouvé que les enfants apprennent par le jeu et l’expérience, pourquoi les contredire? 

 

Le jeu aura la fonction de nous divertir et nous apprendre en même temps.

 

Du coup une séance de musique consistera en jeux musicaux rythmiques et mélodiques.

 

Wow!

 

Quoi?!

 

Mais je n’ai aucune idée de tout ça! – je vous entend déjà me répondre.

 

Pas de panique: l’article n’est toujours pas fini. J’y viens.

 

Conseils pour préparer une séance musicale

 

  1. La première chose que je vous conseille de faire est de télécharger la fiche d’activité musicale ici. La seule chose que je vous demande est de m’indiquer l’adresse mail où vous voulez que je vous l’envoie.
  2. Ensuite vous pouvez créer une ambiance: décrire un monde imaginaire, ou n’importe quoi, qui fasse que vous et vos enfants soient dans un univers musical et non plus chez vous.
  3. Bien instaurer les règles depuis le départ est une chose très importante. Comme ça c’est clair pour les enfants et c’est clair aussi pour vous. Je vous conseille de ne pas avoir plus de trois règles, car plus ce serait trop d’informations pour l’enfant (n’oubliez pas qu’il n’est pas capable de retenir les règles plus de quelques heures avant l’âge de 7 ans). Ensuite, pour chaque jeu que vous allez réaliser, vous préciserez les règles de ce jeu là.
  4. Enfin, ayez un rythme défini. Alternez des jeux qui demandent de la concentration avec ceux qui en demandent moins. N’enchaînez pas deux jeux de concentration, car ça va fatiguer l’enfant, et du coup, il commencera à se disperser.

 

C’est ce qu’on essaye d’éviter !

 

Dans ce site vous pouvez trouver des idées de comment travailler le rythme, des idées des chansons et comment approcher le chant, ainsi qu’un travail sur les émotions et ses chansons. N’hésitez pas à les parcourir, ils sont là à votre service!

 

Mais…

 

Je n’ai pas le temps de réaliser tout ça!”

 

Vous savez? Un jeu de société peut prendre plus ou moins le même temps. On ne vous demande pas de faire une séance musicale d’une demi-heure. Un quart d’heure peut suffire. Puis, n’oubliez pas que, vous aussi, vous allez vous amuser… Et si ces raisons ne vous suffisent pas, lisez ceci.

 

“Je n’ai pas beaucoup d’imaginaire…”

 

L’imaginaire arrive avec la relaxation. Détendez-vous. Avant de commencer quoi que ce soit, il est recommandé de fermer les yeux et se concentrer sur la respiration pendant cinq minutes. Laissez vos pensées aller et venir, sans leur prêter attention. Observez-les. Vous constaterez à quel point vous avez de l’imagination pour beaucoup de choses. Alors laissez vous aller. L’imagination viendra aussi pour la musique.

 

“Je dois travailler les exercices avant de les réaliser avec les enfants”

 

Ou alors, vous pouvez les travailler AVEC les enfants. Car rien ne vous empêche d’apprendre ensemble!

 

Mais si vraiment vous avez envie d’approfondir vos connaissances, contactez moi pour des séances de coaching!

 

Commentez vos propres astuces et expériences, et vos questions si vous en avez.

 

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et du rythme reggae.

 

La joie de l’enfant: l’accepter en musique

L’expression de la joie n’est pas toujours accepté chez les enfants. Vos enfants sont TROP joyeux. Excités même. Ils faut les calmer?

Ils sont un peu comme cette chanson:

Il y a des jours comme ceux où nos enfants reviennent de chez Papy et Mamy, ou alors ils ont fêté un anniversaire avec plein de bonbons, ou des jours qu’ils savent qu’il y aura du monde à venir et qu’ils auront le droit à l’apéro.

L’APEROOOOOO!!!!

Wuuuuuuhuuuuuu!!!

Alors ça chante, ça crie, ça saute partout dans tous les sens. Les voisins d’en bas, d’en haut et même ceux d’à coté, pour ceux qui n’ont pas de maison, se demandent si la révolution est arrivée chez eux.

Ou alors c’est peut-être une bande de punks qui a décidé de faire la fête tôt… beaucoup trop tôt pour un punk… tellement tôt qu’on se doute que ce ne soit pas la bonne réponse…

La fête pour un punk c’est davantage ça:

Et vue notre condition, parfois on aimerait y être… 😨😅😂

Non, nos enfants c’est plutôt ça…

 

via GIPHY

Quand ils sont comme ça, nous avons la fâcheuse tendance…

mmm….

comment dire?

à être un peu casse fête…

« Calme toi! tu es trop excité! », « NE CRIEZ PAS!!! », « les enfants, vous avez le droit d’être contents, mais là c’est TROP ».

Trop?

La première fois que j’ai entendu des adultes dire ça aux enfants, j’ai été un peu surprise…

Voilà pourquoi je me suis dit que mon 25ème article du « défi comment aborder les émotions à travers la musique », allait parler de la si redoutée joie.

Arrête ta joie, tu me fais mal aux oreilles

Oui, je suis sure que vous avez entendu cette phrase, bon, d’accord, pas comme ça, mais… presque…

D’ailleurs ils en parlent dans cet article, et vous aurez des astuces pour travailler avec ça dans cet article.

Quand je suis arrivée en France c’est la première chose que j’ai remarqué: le peu de tolérance aux expressions de joie. Je n’avais pas ressenti la même chose en tant que adolescente ou enfant dans mon pays (Uruguay, Amérique du Sud, ou si vraiment vous ne situez pas regardez ici).

J’avoue qu’en Uruguay, nous avons énormément d’opportunités pour exprimer la joie, comme le Carnaval, les spectacles de rue, de murga, et même qu’on peut chanter et danser spontanément dans la rue, et les gens vont accueillir l’événement plutôt joyeusement. C’est pareil pour la joie des enfants. D’ailleurs on rigole et on crie avec eux.

Nous n’avons pas de problème à applaudir les feux d’artifices, les atterrissages des avions, à sauter de joie quand on voit quelqu’un qu’on aime bien, et le prendre fort dans nos bras.

Il y en a qui cataloguent les latino-américains de grands enfants à cause de cela.

Oui, peut-être…

Du coup je vous pose la question: est-ce un mal?

Vivre la joie

OK, je ne vais pas vous demander de sauter et crier de joie la prochaine fois que votre enfant l’exprime en plein milieu d’un enterrement. N’ayez crainte.

Bien sûr, il y a des lieux où exprimer sa joie est un peu déplacé… (vraiment?)

Mais, on peut commencer à faire un exercice pour s’entraîner à être plus tolérant aux bruits et expressions de celle-ci.

Voyons comment s’aider du meilleur outil, à mon sens, pour ce faire: LET’S PLAY MUSIC!!!!

3 astuces pour connecter avec votre joie et celle de votre enfant

Première astuce:

Quelle est la chanson sur laquelle vous dansiez, quoi qu’il se passe, quand vous étiez dans un âge moins sérieux?

Mettez-là.

Allez-y, vous n’avez plus l’excuse que vous avez perdu le CD ou pire: la cassette, vous avez Spotify, Deezer ou Youtube maintenant.

Montez le son.

DANSEZ!!!!!!!!! et chantez, et profitez de ce moment de joie et de bons souvenirs en les partageant avec vos enfants.

Deuxième astuce:

Quelle est la chanson préférée de votre enfant? Celle qui le fait danser quoi qu’il se passe, qui le met en complète extase.

Mettez-la.

Montez le son.

Et répétez la même opération que pour l’astuce précédente.

Troisième astuce

Prenez vos habits les plus fous ou déguisez-vous (enfants aussi). Si vous le souhaitez, vous pouvez même vous maquiller. Mettez beaucoup de couleurs, sortez de votre zone de confort.

Ensuite, vous pouvez prendre des articles sonores comme des tupper-ware, casseroles, flûtes à bec, appeaux, tambours, ou ce que vous avez de bruyant chez vous.

Si vous n’osez vraiment pas déranger les voisins allez dans un parc ou forêt, si vous n’en avez pas, chez-vous.

Vous allez jouer sans retenue. Il y a des réticences qui arrivent à votre tête?, jouez plus fort! C’est l’heure de guérir. Vous avez le droit d’exprimer votre joie. La joie est positive et emmène des choses positives. La joie est la santé, l’abondance, l’éveil spirituel, l’intelligence. Rien ne vaut d’être vécu si ce n’est pas avec joie.

Alors, SOYONS JOYEUX.

Dites-moi en commentaires les chansons qui vous donnent la joie et l’envie de danser, j’ai envie de danser avec vous!!!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et du rythme binaire.

4 astuces pour accompagner la tristesse en musique

Selon des études écouter la musique triste a des effets bénéfiques sur le ressenti des gens. Vous pouvez aider les enfants à s‘auto-réguler, dans des moment de tristesse, en leur chantant ou faisant écouter de la musique.

Pour le 23ème article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vous ai fait un petit résumé de mes articles sur le sujet de la tristesse pour que vous puissiez vous y retrouver.

 

Tout au long de ce défi j’ai exploré différentes techniques que je connaissais de par ma culture générale ou que j’ai empruntées à mes recherches ou études psychologiques. Appliquées directement dans les situations de tristesse de ma famille, j’ai pu constater leur efficacité, pour la plupart, à condition que certaines conditions se remplissent.

 

Combien de fois avez-vous entendu l’ordre d’arrêter de pleurer? On vous a déjà dit: “ce n’est rien, arrête de te plaindre, c’est déjà passé?”

 

Cela montre à quel point cette émotion, acceptée à son tout début, n’est plus supportée si ça dure longtemps.

 

Pourtant, ça dure longtemps.

 

Comme la musique est un outil très utilisé pour auto-réguler cette émotion, faire des recherches sur différentes techniques musicales pour aborder la tristesse était une évidence.

 

 

De plus, je me suis retrouvée à dire les mêmes choses à mes enfants, malgré tous mes efforts pour les dire le moins possible. Quand je leur dis ces fameuses phrases je me demande quelle blessure réveille en moi l’impossibilité d’accepter cette émotion chez eux.

 

Alors, commençons par explorer ce que c’est la tristesse.

 

C’est quoi la tristesse?

 

Etre triste suite au décès de quelqu’un est très normal. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais cette tristesse ne doit pas dépasser le mois… voyons, un mois est largement suffisant pour dépasser un décès, non?

 

Non?!

 

Etre triste suite à une séparation chez l’adulte est normal aussi. Mais bon, on l’a cherché, alors, allez, on vous donne quinze jours.

 

La peine d’un enfant suite à une séparation, si c’est une courte séparation, elle doit durer, allez, cinq minutes. Si c’est l’abandon de nos parents dont on parle, bon, ok, trois – quatre mois? 

 

Passé ce temps accepté d’amertume, les gens qui nous entourent ne soutiennent plus la possibilité qu’on ressente encore de la douleur

 

Encore?

 

“Non, mais, voyons, tu en pleures encore?

 

Vas-y! Sors! Penses à autre chose! La vie continue, quoi!”

 

Avez-vous déjà entendu ces phrases?

 

 

En moyenne, l’émotion de la tristesse en elle-même, quand on la laisse s’exprimer pleinement, peut durer jusqu’à 30 minutes. On pourra rarement pleurer plus que ce temps là d’un seul trait.

 

En effet, cette émotion est quelque chose qu’on peut alimenter, avec les souvenirs, le rappel de la souffrance.

 

Elle a une fonction de guérison, qui est très importante, si on la laisse s’exprimer jusqu’au bout. Plus il y a des larmes, plus vite la blessure va guérir.

 

Plus on coupe cette émotion, plus notre psyché va chercher à exprimer sa peine, et ça vous prendra plus longtemps pour cicatriser.

 

Comment aborder la tristesse en musique?

 

Du coup, il va falloir trouver un moyen de laisser votre enfant, et vous-même, d’exprimer cette détresse.

 

Un moyen qui vous permette de vous laisser aller vous et votre enfant, sans sentir de malaise, de gène, ou un profond rejet pour la tristesse.

 

Technique 1

 

Tout d’abord, vous avez le débat technique européenne versus technique brésilienne pour la gestion de cette émotion. J’en ai fait un article qui vous résume ces techniques, et comment les utiliser.

 

Car, c’est là que le conflit à l’intérieur de vous-même commence: “ce n’est pas normal, je suis encore déprimé.e, et si je suis dépressif-ve? Devrais-je aller voir quelqu’un? Je me sens seul-e. Personne ne me comprend.”

 

Oui!! tout le monde vous comprend, bon sang!! Juste, personne ne veut l’avouer!!!

 

Ce n’est pas que cela que vous exempté, toutefois, d’aller voir un professionnel pour vous aider à gérer la tristesse, tout le contraire, allez-y! Faites vous du bien!!

 

1.5: Ne pas culpabiliser

 

Souvent, quand vous dépassez la durée du ressenti de la douleur acceptée par la société vous pensez que vous êtes en dépression.

 

Celle-ci n’a rien à avoir avec la tristesse, même si elle pourrait-être la cause.

 

La dépression est un état d’apathie totale! On se lève le matin par réflexe, on sort travailler, on cuisine, on nettoie car ce doit être accompli. Mais il n’y a absolument pas de motivation. Tout est fade, il n’y a pas de sens. Souvent accompagné d’insomnies, car trop de passivité dans la journée, et la tête qui n’arrête pas de tourner, de se tourmenter.

 

Alors qu’avoir du chagrin ne nous enlève pas l’impression d’être vivants. Tout le contraire! On se sent très vivants.

 

Technique 2: être connecté avec soi et ses enfants

 

Parfois pour se sortir de la tristesse, ou aider les enfants à s’en sortir, il faut juste se connecter avec soi ou les autres. En finir avec ce mur qui vous, soi-disant, protège de cette chose, et affronter l’émotion telle qu’elle est.

 

La tristesse est une énorme opportunité pour guérir de blessures. Elle est là pour ça.

 

Si on la refoule, la blessure se transformera en cicatrice mal fermée, et sera beaucoup plus dure à soigner… sans parler qu’il restera toujours une trace. C’est pour ça que je vous ai parlé des techniques de connexion à travers la musique dans cet article.

 

Technique 3

 

Parfois nous pouvons utiliser la peine pour créer de belles choses!

 

Pour vous prouver la véracité de cette phrase, j’ai décidé de l’expérimenter sur moi.

 

Lisez cet article, il est écrit grâce à la musique triste!! Si vous voulez savoir plus sur l’inspiration à travers l’écoute de la musique triste, vous pouvez aller voir cet article de Courrier International, super intéressant.

 

Technique 4

 

Pour travailler avec la tristesse cumulé au fil du temps, vous pouvez aller plus profondément dans la connexion avec vous même.

 

Car parfois nous avons un trop plein. Vous pouvez vous trouver un espace uniquement pour vous, et l’utiliser quand vous avez le blues.

 

Je vous raconte une super technique que je réalisais quand j’étais ado dans cet article.

 

En gros… la tristesse.

 

Cette émotion m’a spécialement fait travailler, car si bien la colère n’est pas acceptée par la société en général car agressive, et par les conséquences destructives qu’elle peut avoir, la tristesse n’est pas non plus la plus aimée des émotions.

 

J’espère que ce résumé vous a servi pour aborder l’effondrement à la maison, ou même dans votre classe! Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager avec ceux qui pourraient trouver ça utile.

 

Commentez comment la musique vous aide à surmonter les moments d’obscurité, quelles sont vos chansons tristes préférées, et quelles sont celles de vos enfants!

 

En attendant le prochain article, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!!