Les émotions qui explosent

Ecouter les jugements de notre tête nuit à la santé et nous mène à un arc-en-ciel d’émotions.

Jusque là je vous ai parlé des différentes émotions, en me dédiant à une en particulier dans chaque article.

Pour les trois derniers articles de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vais vous parler de toutes les émotions en général.

Car dans la journée nous en vivons plusieurs, et leur cause est souvent liée.

La frustration qui mène à la colère, la colère qui donne peur aux autres, et la tristesse qui en découle pour toute l’injustice ressenti de deux côtés.

Avez-vous déjà ressenti tout ça sous la pression de la famille?

Car la famille est bénéfique, on est tous d’accord. Il faut voir ses parents, ses beaux parents, tout le monde, nous sommes d’accord. Surtout si on a des enfants. La famille est le socle de notre histoire, elle est l’explication de pourquoi nous sommes comme nous sommes, pourquoi on explose quand on explose, pourquoi on mange ce que l’on mange, etc, etc…

Mais convenons sur quelque chose: voir la famille est un immense défi en soi, et une immense opportunité pour travailler avec soi-même. Et, j’avoue qu’on a pas toujours envie de vivre l’expérience…

Aujourd’hui j’ai fait l’expérience d’une pas très bonne gestion des émotions de ma part, et pas un très bon accompagnement des émotions de mes enfants.

Tellement de gens qui arrivent à s’abstraire du regard des autres, tellement de théories pour ne pas se laisser démonter par les croyances des autres.

Mais moi je n’arrive toujours pas.

Je ressens tellement fort le jugement des autres, leur attitude.

Je sais parfaitement que s’il y a quelque chose que les gène c’est de leur responsabilité et non pas de la mienne ou celles de mes enfants. Nous ne sommes absolument pas responsables du bonheur ou du malheur des autres.

Ok.

Mais…

Je n’ai pas été éduqué comme ça.

On m’a éduqué pour être empathique, totalement empathique et cela à mon détriment. Et malheureusement je suis en train de faire la même chose avec mes enfants.

Car être empathique oui il est nécessaire, mais pas à notre détriment.

Exemple: hier on attendait avec mes enfants que mes beaux parents passent à la caisse. Mes enfants se sont mis à jouer, à courir en faisant de ronds autour de moi. Ils ne faisaient du mal à personne, rien de méchant ou qui transgresse aucune règle. Ils s’amusaient uniquement dans un magasin. Il y avait aucun risque de que quelque chose se casse, ils ne criaient pas fort non plus. Juste ils rigolaient et ils couraient autour de moi, joyeusement.

Dans l’absolu il n’y avait aucune raison logique de les arrêter.

Aucune.

Mais j’ai senti le regard du beau père.

Alors je leur dis: plus doucement les enfants, faites plus doucement.

Mais ils ont continué. Normal: moi j’étais en train de donner une limite à laquelle je n’étais pas d’accord. Puis ils ne faisaient rien qui ne soit interdit à leurs yeux. Ils ne faisaient que s’amuser.

Mais le beau père leur dit: arrêtez maintenant de faire n’importe quoi.

Ils se sont arrêtés net.

Oui, car en plus ils ont peur de leur grand père… j’avoue que moi aussi… un peu.

Mais j’ai senti une énorme tristesse sur tout, car j’ai interdit à mes enfants un moment de bonheur pour satisfaire le malheur de quelqu’un d’autre. Et ça je ne veux pas continuer à le faire.

Aujourd’hui je devais partir de chez mes beaux parents.

Les émotions battaient à tout rompre:

– les enfants qui ne veulent pas vraiment que je parte

– moi je ne veux pas vraiment les laisser

Alors il y avait de la tristesse, de la colère et de la peur.

Tristesse de la séparation pour eux, à chaque séparation ils ont l’impression qu’on les abandonne, qu’on ne les aime pas.

Par contre mes enfants ne l’expriment pas en pleurant à chaudes larmes en me suppliant que je ne parte pas. Non.

Ils ne disent rien, comme dirait leur grand père.

Toutefois ils cassent des trucs, ils deviennent surexcités, ils disent non à tout, ils sont violents.

Moi aussi j’étais triste.

Triste de les laisser car c’est très difficile de travailler à la maison avec eux dans les parages, et pour l’instant je ne peux pas faire autrement. Puis quand je le pourrai (car je compte y arriver), ils seront certainement suffisamment grands pour faire la part des choses.

Ce qui m’emmène à la colère.

Eux ils passent à la colère quasiment sans passer par la case tristesse, mais c’est la tristesse qui la déclenche.

Moi je réagi avec colère face à leur comportement: je me sens complètement blessée par leur coup de pieds, par leur manière de me parler.

Après quelques tentatives de décharge, la première je ne l’ai pas réussi du tout. La deuxième oui.

Ce qui m’emmène à la peur.

Ma fille qui pleure car elle a eu peur de moi, mon fils qui a eu peur de moi et de son grand père qui ajouté une couche. Tout le monde en pleurs…

Je me suis excusée, bien sûr, je suis là pour les protéger non pas pour les effrayer. Pour continuer à avoir une relation de confiance la peur ne doit pas avoir lieu.

Généralement ils n’ont pas peur  quand j’explose, ils ont compris que je n’étais pas encore au point dans la décharge de l’émotion dans un lieu sûr… comme eux, et que j’apprend, comme eux.

Mais chez les grands parents ce n’est pas pareil. Et à quelques heures de mon départ encore moins.

Silence, maestro.

Quand une situation du genre arrive, la première chose que je fais est de trouver un lieu calme, isolé.

Alors, je respire profondément.

Je commence par me pardonner.

Oui.

Errare humanum est…

Culpabiliser à cause de ses erreurs ne sers pas à grand chose. Par contre, apprendre de ses erreurs ça nous emmène à un niveau supérieur dans l’école de la vie.

C’est une leçon que je veux apprendre à mes enfants, et à tous les enfants que je rencontre. 

Je t’aime malgré tes erreurs. Même si ceux-ci me blessent, même s’ils réveillent ma colère la plus puissante. Je t’aime.

Errare humanum est.

Place à la musique

Voici une chanson Québécoise qui illustre bien ce que vous expliquais!

Pour alléger la situation gênante d’avoir blessé quelqu’un ou l’avoir rendu triste car on lui a cassé quelque chose, nous pouvons toujours chanter. 

Ce n’est pas que cela résous le problème, mais c’est en acceptant les choses d’abord qu’on peut apprendre et agir autrement la prochaine fois.

Comme activité, nous pouvons prendre une feuille et noter toutes les choses dont on n’est pas fier d’avoir accompli. Ensuite nous pouvons lire la liste et dire ce qu’on a tiré comme leçon. Puis, pardonner, se pardonner, et chanter la chanson.

Qu’est ce que vous en dites? Etes vous prêts à pardonner et vous pardonner?

Dites le moi en commentaires! et n’hésitez pas à partager cet article avec ceux qui en auraient besoin.

Du bonheur, de la sagesse et un rythme flamenco.

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