Comment gérer la tristesse à travers la musique: J8 du défi

Il fait gris. Ce n’est que la moitié de la semaine. Vous avez l’impression d’être tombé dans une routine sans fin. Le cafard vous gagne à grands pas. Au travail tout le monde partage votre mélancolie.

Tout d’un coup, vous entendez une petite musique de fond:

No I can’t forget this evening (Non, je ne peux oublier cette soirée)

Nor your face as you were leaving (Ni ton visage quand tu partais)

But I guesse that’s just the way the story goes (Mais je suppose que c’est ainsi que les choses se passent)

You always smile but in your eyes your sorrow shows (Tu souris toujours mais dans tes yeux la peine se montre)

Yes it shows (oui, elle se voit)

 C’est la bonne chanson. Elle a fini de vous achever.

La nostalgie envahit votre tête. Tout ce dont vous avez eu envie un jour vous revient à l’esprit, et vous réalisez que…

I CAN’T LIVE (Je ne peux pas vivre)

IF LIVING IS WITHOUT YOU (si vivre est sans toi)

… si vous continuez à entendre Mariah Carey vous allez tomber dans une sorte d’asthénie.

Car la musique peut nous aider à gérer les émotions. Mais elle peut aussi nous provoquer de mauvaises sensations…

D’ailleurs, rien qu’en écrivant ça, je ressens des idées noires m’envahir…

I CAN’T GIIIIIVE, I CAN’T GIVE ANYMOOOOORE

Heureusement, mes enfants sont là.

Ils ne vont pas me laisser tomber comme ça.

Cela fait plus d’une demi-heure que je ne suis pas avec eux.

Scandale!

Vite, nous devons passer au rituel de l’avant repas. Car il reste un quart d’heure pour se mettre à table.

Musique maestro!

Le jeu consiste à imiter l’un d’entre nous (gestes, déplacements), pendant toute une chanson. La musique est festive, parmi celles qu’ils préfèrent (dans notre cas ce sont: Catchou catchou, Live it up et Magic in the Air… oui je sais… mais c’est leur choix, qu’est ce que vous voulez?)

C’est parti pour imiter le petit: déchaînement total.

C’est le tour de la grande, et on tombe par terre, et on saute.

Puis mon tour: la “relou” qui veut danser des vrais chorégraphies pour développer la motricité des enfants.

Plus de trace d’amertume. Oubliée la monotonie. La fadeur? C’est quoi ça?

Ohohohoh hey! ohohoho hey!

La méthode Brésilienne l’a emporté!!!!! (si vous ne comprenez pas c’est parce que vous n’avez pas lu mon article d’hier)

Ok. STOP

J’ai triché.

Vous vous êtes bien fait avoir. (Enfin j’espère, car j’ai tout misé sur ça)

Je n’étais pas triste au départ. Je le suis devenue en écrivant des choses tristes, et en pensant à une musique triste. Donc, la méthode Brésilienne ne l’emporte peut être pas.

D’ailleurs, j’ai essayé de suivre les deux méthodes hier avec ma fille. Aucune des deux n’a vraiment marché.

Cela est peut être dû à ce qu’elle n’était pas triste. Je ne le sais pas. Peut être même que je ne le saurai jamais.

Le fait est que Chopin, le Unplugged de Nirvana et la samba Brésilienne n’ont pas résolu les conflits de ma fille. Mais je dois dire que sur ce coup là, je suspecte énormément la fatigue, et non pas une émotion…

Bref.

Revenons à nos oignons.

Car je dois toujours trouver comment gérer la tristesse à travers la musique, et je m’égare…

Qu’est ce que c’est la tristesse, alors?

Selon Larousse la tristesse est un état de quelqu’un qui éprouve du chagrin, de la mélancolie; affliction.

Je pense qu’il y a différents degrés mais ne la confondons pas avec la dépression, qui est une autre chose totalement différente.


La tristesse d’un deuil peut être accompagnée de la musique. Dans les églises par exemple on chante lors d’une cérémonie. Chez les Tibétains aussi, tout comme beaucoup de cultures africaines, et afro-américaines. Je pense que chanter lors d’un deuil, pour l’avoir fait personnellement, aide à la guérison.

Voici un exemple:

 

 

 

Bien sûr au départ nous aurons la voix entrecoupée. Quand on pleure, comme je l’expliquais hier, on bloque la respiration et le diaphragme, pour  pouvoir, après, tout lâcher d’un coup. Le chant a besoin d’air. La chanson aura forcément des cassures. Ce n’est pas grave. Lâchez…

Aimez très fort, ne vous jugez pas…

Pleurez et chantez.

Le deuil doit se vivre par tous. Les adultes, les enfants et même les tout petits.

La perte n’est pas forcément due à la mort de quelqu’un. Cela peut être la fin du sein, la fin de la tétine, la fin des bras, la fin du jeu, la fin de notre programme favori. N’importe quelle fin.

Nous devons célébrer cette fin.

A demain pour la suite du défi!

Commentez vos ressentis, dites moi la musique qui vous soulage de vos peines!

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