Comment gérer la tristesse à travers la musique: défi jour 7

La tristesse. Drôle d’émotion celle là.

On se réveille, on ouvre les yeux, et on se souvient. Une perte, une séparation, une blessure profonde réouverte. Notre cœur se contracte, nous sommes en apnée. Le diaphragme descend pour laisser place à l’air qui rentrera bientôt dans nous poumons. Air qui nous aidera à lâcher ces larmes contenues pendant un instant.

Pendant qu’on se vide de ses larmes, de ses tripes, on nettoie toute cette noirceur qu’on était en train de cumuler, et que notre corps ne veut plus. Car l’évacuation de la tristesse c’est ça: un nettoyage.

Cette émotion qui est souvent accompagné de la colère, comment est ressenti par les enfants?

Quand ils sont petits ces deux émotions ont tellement tendance à se mélanger et s’alimenter l’une avec l’autre.

Quoi que…

Chez les adultes aussi.

Musique et peines

Paradoxalement, la tristesse peut durer plus longtemps que la colère, mais elle se dupe plus facilement.

Comme on l’a vu les jours précédents, une fois qu’on est sous l’emprise de la ire, mis à part l’exprimer dans un lieu sur, il n’y a rien d’autre à accomplir. Elle est assez inarrêtable.

La douleur d’une perte, d’une blessure, d’un abandon, par contre, on peut la vivre plusieurs jours, semaines, voir des mois. Pourtant, nous ne sommes pas dans une sensation constante de chagrin. Nous pouvons nous laisser distraire par la télé, les spectacles, une bonne musique, une réunion avec des amis bienveillants et amusants. La souffrance est toujours là. On l’a juste trompée.

J’entends en boucle la phrase: tristeza nao tem fim, felicidade sim.

En Uruguay on admire les Brésiliens par leur manière de gérer la tristesse. Malgré toutes leur peines ils continuent à danser et chanter sur des rythmes saccadés.

Ils ont peut être compris que c’est la manière de s’en sortir. Ou alors c’est une manière de ne pas affronter l’émotion et la blessure.

Car en écoutant la musique “triste” on se morfond probablement. Toutefois, on pleure jusqu’à se vider complètement, on affronte notre malheur, puis, quand nous sommes vraiment guéris, c’est peut être là qu’on s’en sort naturellement.

Il était une fois

Une fille de quatre ans qui était très irritable depuis quelques jours.

La banane a du noir. Je ne veux pas m’habiller pour aller à l’école. Il n’y a pas eu assez de temps pour jouer. Cela est moche, je ne veux pas le mettre. Je ne veux pas du chocolat, je veux du miel. Pas de miel, je veux du chocolat. Laisse-moi à la cantine et au centre de loisirs. Je ne veux pas rester à la cantine et au centre de loisirs. Tu es méchante. Mon frère est méchant. Mon père est méchant.

Bref. Plein de pensées positives.

Ses parents se posent très sérieusement des questions. Comment agir face à cette attitude? Quel est le problème de fond? Ils aimeraient trouver la solution. Ils en peuvent plus.

De plus, elle est très violente avec son frère. Et ça, les parents ne le supportent pas. Alors ils sont en colère. Du coup elle aussi se met en colère. Cercle vicieux.

C’est à ce moment là que sa mère se demande si ce n’est pas la tristesse qui est derrière le malheur de sa fille. Comme elle est en train de faire un défi de 30 jours pour explorer comment gérer les émotions à travers la musique, elle se renseigne. Elle voit la méthode Brésilienne, et la méthode plus courante, pour se sortir de la tristesse.

Elle va chercher sa fille à l’école. Au programme: goûter avec Chopin, peinture avec le Unplugged de Nirvana.

Si tout ça ne marche pas.

Ce sera la méthode Brésilienne!

La suite de l’aventure demain.

Likez, partagez, commentez! Et au plaisir de se revoir pour le jour 8 du défi.

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