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Rythme: Histoire de Noël

Comment travailler le rythme sous le thème de Noël?

 

Ce mois-ci vous voulez faire un spécial Noël, mais juste chanter des comptines ne vous suffit pas. 

Il y a aussi les histoires musicales, mais, c’est quelque chose que vous répétez déjà tous les ans…

Alors, pourquoi ne pas aborder le rythme avec le couleurs de cette fête?

 

Il y a différentes manières de travailler le rythme. 

Celui-ci étant la base de la musique, il est très important de savoir le ressentir, l’expérimenter, se l’approprier.

 

On peut l’aborder à travers la danse ou tout simplement en faisant de la musique avec le métronome.

 

Mais d’abord…

 

C’est quoi le rythme?

 

Selon Dalcroze

« le rythme est du mouvement. L’expérience physique forme la conscience musicale. Le perfectionnement des mouvements dans le temps assure la conscience du rythme musical.

Pour développer le sentiment rythmique il faut des mouvements réguliers et simultanés, mais aussi il faut l’habituer à des mouvements d’intensité différente, formant des divisions de temps, et dont les diverses longueurs se trouvent entre elles dans un rapport rythmique musical. »

 

Pour en savoir plus, vous pouvez regarder cette vidéo.

Sous une pulsation régulière, nous pouvons répéter des patterns rythmiques, le challenge étant de ne jamais perdre la régularité.

 

En voici une manière de pratiquer les phrasés rythmiques, inspirée de la pédagogie Martenot. Onomatopées en rythme, avec chanson onomatopéé à la fin 😋

 

Vous pouvez regarder ça en famille, et faire l’exercice de répétition tous ensemble. Le répéter autant de fois que vous le voulez.

 

Elle est faite pour travailler le rythme, l’expression des émotions non verbale, mais surtout pour s’amuser et rire!

 

Vous pouvez faire ce jeu avec les plus de 4 ans.

 

J’espère que vous allez bien rigoler en famille!

Dites moi en commentaires ce que vous en avez pensé!

 

Pour avoir d’autres manières de travailler le rythme, essayez cet article!

 

A très bientôt!

 

D’ici là, je vous souhaite le bonheur, la sagesse et des rythmes de gros barbu.

Développer le talent dès la naissance (2ème partie)

Vous vous demandez constamment comment faire pour que votre ou vos petits soient le plus épanouis possible…

 

Et cela est bien normal, vous êtes une excellente maman et professionnelle. C’est une question que l’on doit se poser à peu près mil fois par jour… surtout quand on disjoncte…

 

Voilà que la musique peut être un très bel outil pour y arriver. De cela s’agit tout ce blog. Mais M. Suzuki s’est particulièrement posé la question de l’éducation et de la musique.

 

C’est pour cela  que j’ai commencé à faire un résumé de son livre “Développer le talent dès la naissance” dans mon précédant article, et celui-ci est la suite.

 

Les parents sont condescendants

 

La mère a tendance à penser que son enfant lui appartient, et qu’il doit se comporter comme elle l’entend.

 

C’est ainsi que quand l’enfant fait autre chose que ce qu’on lui dit, la mère se met en colère. Cela est presque inévitable si on ne réfléchi pas à notre comportement. 

 

Les parents sont plus exigeants vis à vis de leur enfants, ils vont demander plus gentiment les choses aux enfants des autres qu’aux leurs enfants. Du coup, un enfant à qui on parle gentiment, va avoir plus envie de faire ce qu’on lui demande.

 

Si les parents parlaient à tous leurs enfants plaisamment, ils auraient des enfants plus obéissants.

 

M. Suzuki parle de la bonne entente qu’il avait avec les enfants. Ceux-ci sentaient son respect et bienveillance envers eux, alors même des inconnus venaient vers lui pour lui faire des câlins.

 

Il raconte qu’un jour il était allé dans une école maternelle, et qu’un petit enfant, fils d’un SDF, réputé pour être un enfant qui bouge tout le temps et qui ne se concentre pas, s’était approché de M. Suzuki.

M. Suzuki l’invité à s’asseoir auprès de lui et écouter le concert. L’enfant resta sans bouger à écouter attentivement, sous la surprise des enseignants.

Il dit que même un enfant provenant d’un environnement difficile est capable de ressentir l’aspect merveilleux de la vie.

 

Percevoir la musique est percevoir les êtres humains

 

Quand on écoute régulièrement un compositeur, on peut s’imprégner de sa personnalité: Bach, l’âme noble et sensibilité religieuse; Mozart une âme aimante.

 

A la Talent Education ils ont un exercice pour se graduer qui consiste en envoyer un enregistrement d’une œuvre.

Tous ceux qui en envoient réussissent, car ils travaillent beaucoup pour le faire. Mais cet enregistrement les permets d’avoir un commentaire de M. Suzuki de ce qu’ils peuvent améliorer pour le concert national.

 

M. Suzuki est capable d’entendre si un coude est mal positionné, ou si l’enfant à l’esprit ailleurs. 

Les gens se demandent comment il arrive à s’en apercevoir, il répond que c’est avec des années de pratique.

 

Il parle aussi de l’importance de parler avec des mots bienveillants, de faire attention de ne pas blesser l’élève ou ses enfants, car il est certain qu’ils vont réagir avec colère.

 

Quand on est capables de sentir ce qu’il y a dans le cœur de l’autre, on peut ressentir la sensibilité de Bach et de Mozart.

 

Suivre la philosophie de Stokowski, un chef d’orchestre célèbre de l’époque, est la bonne voie pour M. Suzuki: 

“Ne blessez personne et ne blessez pas votre cœur.”

C’est pour cette philosophie qu’il pouvait être un si bon musicien.

 

 

Développer le talent: la construction d’une personne

 

 

M. Suzuki pense que la réprimande mène à la colère. Celle-ci n’étant pas utile, il nous invite à arrête de la pratiquer. Il dit qu’il s’est entrainé pendant dix ans à ne pas exprimer la colère et que cela a profondément changé son existence. 

Les mots blessants appellent des mots durs.

 

Pour ce faire, il dit qu’il se remémore que les personnes qui ont un comportement difficile viennent d’un environnement malheureux, alors il ne peut plus se mettre en colère face à des personnes comme ça. 

 

Il propose le “jeu du pas en colère”. Il consiste en faire un graphique de la colère dans chaque famille.

Notez dans le graphique à chaque fois que quelqu’un se met en colère, ensuite, faites le compte à la fin du mois.  Petit à petit, travaillant sur la colère, peut-être qu’un jour pendant un mois personne se mettra en colère. 

 

Cela va nous rendre  plus aimables et la colère va s’éteindre.

 

Développer le talent: la confiance en soi

 

Plutôt que de se croire “médiocre”, Suzuki nous invite à reconnaître que nous sommes nés en humains merveilleux.

C’est ainsi que nous allons réussir à développer le talent chez les enfants. 

 

Faisant une amalgame entre les droitiers, gauchers et ambidextres. Il dit qu’une personne est droitière surtout parce qu’il s’est plus entraîné avec la main droite. 

L’idéal est de s’entrainer avec les deux mains, pour devenir ambidextre.

On s’est fait à l’idée de que la plupart de personnes sont droitières, du coup on a fait essentiellement des choses pour les droitiers, faisant encore plus de personnes droitières. Mais c’est une idée préconçue.

 

Un enfant ambidextre ferai un pianiste exceptionnel. Pour ce faire, il invite de faire travailler la main gauche plusieurs heures, pour qu’elle soit au même niveau que la droite.

 

 

Qualité des enseignants

 

M. Suzuki pense que le métier d’enseignant n’est pas mis à sa juste valeur. Ils ont une mission très importante pour façonner le monde de demain, et que les gouvernements ne les récompensent ni payent pas assez. 

 

Les enseignants devraient être plus fiers de ce qu’ils font. Ils devraient être expérimentés dès l’élémentaire, car ils développent des êtres humains. M. Suzuki suggère que des personnes à la retraite et qui étaient réputées comme des gens honorables s’occupent des enfants en élémentaire et du collège.

 

 

L’avenir d’un enfant dépend des parents

 

Pause musicale:

En ce qui concerne l’apprentissage d’un instrument et l’âge à laquelle l’enfant doit commencer à l’apprendre, M. Suzuki dit que dès la naissance. 

En effet, on attend pas l’âge de cinq ans pour apprendre la langue maternelle à un enfant, alors, il ne faut pas attendre non plus pour la musique. 

 

Dès la naissance il faut faire écouter à l’enfant la plus belle musique qui existe. 

 

Un enfant qui est dans un environnement joyeux sera joyeux, le contraire étant aussi vrai. Alors, si on le baigne dès la naissance d’une culture musicale belle, il sera sensible à cette musique.

 

Un adulte a besoin de s’entrainer mil fois plus qu’un enfant pour arriver à un résultat, alors que l’enfant peut, tout en s’amusant, arriver à des excellents résultats en s’entrainant juste suffisamment. 

 

Ensuite il dit que les enfants se comportent comme leur parents, comme souvent répété pendant tout le livre. Pour qu’il puisse réussir il faut le tenir et l’aimer. 

 

Il raconte l’expérience qui a fait Frédéric II de Prusse. Pensant que les enfants, si on ne leur parle aucune langue, ils parleraient l’Hébreu, il a rassemblé un certain nombre d’enfants, qu’il a fait nourrir par des nourrices silencieuses et qui ne les tenaient pas. Le résultat était que ces enfant non seulement n’ont pas parlé, sinon qu’en plus ils étaient très faibles physiquement. 

 

La réussite

 

Elle n’est pas matérialiste. 

Réussir ne veut pas forcément devenir un musicien célèbre, mais devenir une personne talentueuse et sensible. 

 

Que l’enfant devienne une personne aimante et aidante est la mission des parents. 

 

Penser à être toujours reconnaissant plutôt qu’à demander des choses est la clé. 

 

Quand on a le talent de servir les autres on développe l’aptitude de faire une interprétation plus belle et délicate avec notre instrument. En étant centré sur soi, le jeu de l’instrument devient trop restreint. Si on ouvre son cœur, des nuances plus délicates apparaissent naturellement dans notre jeu. 

 

L’art devient plus beau quand l’être humain devient plus grand.

Avec cette phrase je fini le résumé de la deuxième partie du livre “Développer le talent dès la naissance” de Shinichi Suzuki.

Il manque une troisième partie, qui viendra bientôt.

J’espère que vous trouviez cet article utile et inspirant.

Commentez vos ressentis, suggestions et critiques!

 

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes indiens.

Comment rendre l’éducation accessible à tous?

Quoi faire avec des enfants distraits, ou des enfants qui ont des handicaps genre dyslexie ou dyspraxie? Comment faire pour qu’ils  comprennent ce qu’on leur apprend?

 

Pendant longtemps je me suis posée la question. Car j’ai retrouvé pas mal d’enfants dans mon entourage qui n’arrivaient pas à suivre les cours. 

 

 

Et ce n’était pas dû à un manque de motivation! 

 

Du moins, pas au départ…

 

Ce n’est qu’après beaucoup de déceptions et des frustrations qu’ils se sont déclarés “nuls” et que du coup, ils ont eu moins envie de suivre.

 

Que dire des enseignants? Ils ne savent plus quoi faire avec ces enfants. Ils ont l’air capables, mais ils font n’importe quoi en classe, et ils manquent complètement d’attention.

 

Parents dépités, enfants sans confiance en soi, et enseignants dépassés, ce problème devient un véritable cauchemar.

 

N’est-ce pas?

 

Les punitions ne marchent pas. Evidemment, la discipline n’est pas le problème.

 

La cause de tout ça vient d’ailleurs.

 

Pas de la télé (ou peut-être un peu, ça dépend de combien de temps l’enfant est face à l’écran…)

 

Pas de sucreries (ou peut-être un peu, les sucres transformés font un dégât monumentale dans le corps humain, et plus précisément dans le cerveau.)

 

Pas de la mauvaise éducation des parents (ou peut-être un peu, mais chacun fait comme il peut avec les outils qu’il a)

 

D’où alors?

 

Le problème vient du fait que le système éducatif n’est pas complètement adapté aux différentes façons d’apprendre des humains.

 

En effet, tout le monde n’apprend pas de la même manière, et cela dépend du mode de pensée que l’on a.

 

Il y en a qui ont une pensée linéaire, adaptée au système éducatif actuel, et d’autres qui ont une pensée arborescente, qui est capable de comprendre plein de choses du linéaire, mais pas tout…

 

Il y en a pas une qui est meilleure que l’autre, ce sont juste des manières différentes de fonctionner.

 

Comment faire alors?

 

Et bien, si on en discuté lors d’un atelier?

 

Atelier: comment utiliser la musique comme outil pédagogique

 

En effet, la musique est une matière qui a la capacité de pouvoir s’adapter tant aux personnes à la pensée linéaire, tant aux personnes qui ont une pensée en arborescence. 

 

Oui, c’est un outil super puissant que l’on utilise pas assez pour rendre l’éducation accessible à tous.

 

Du coup, pendant cet atelier d’une demi journée, nous allons explorer des pistes pour rendre la musique un outil pédagogique hyper efficace.

Qu’en pensez vous?

 

“Super! mais, qui êtes vous pour diriger un atelier de la sorte?”

 

Et bien, je suis contente que vous le demandiez.

 

Qui suis-je?

 

Tout d’abord, je suis chanteuse, musicienne, auteur compositeur. J’ai fait des études de musique dans différentes écoles de musique, principalement dans la branche des musiques actuelles.

 

Je suis également professeur de musique: chant, éveil musical, formation musical. C’est cette dernière qui m’a donné envie d’aller plus loin avec la musique comme outil pédagogique, d’ailleurs.

 

Ensuite, je suis maman de deux petits maîtres qui m’apprennent à être une meilleure personne tous les jours.

 

Je suis également une personne à la pensée en arborescence… et ça n’a pas toujours été simple…

Je me suis intéressé aux pédagogies Montessori et Waldorf, aux pédagogies actives musicales Dalcroze, Martenot et Kodaly.

 

J’ai fait des études dans la discipline positive, pour devenir certifiée en celle-ci et être apte à coacher des parents et collègues professeurs en difficulté.

 

Et un tas d’autres trucs, qui n’ont pas grand chose à avoir, mais si, quand même, qui m’ont emmené à vouloir aller dans cette direction qui est: rendre accessible l’éducation et la musique à tous les enfants.

 

On travaille ensemble?

 

Cet atelier d’une demi journée, qui se déroulera complètement en-ligne, pour éviter les masques, les distanciations et tout ça, va à avoir lieu à la fin de ce mois-ci.

 

Vous voulez en savoir plus?

 

Et bien, je vais faire des vidéos dans les jours à venir qui vont vous mener, petit à petit, à vouloir absolument participer à cet atelier.

 

Apprendre à utiliser la musique comme outil pédagogique est la réponse à énormément de problèmes avec les enfants en difficulté.

 

Alors, qui dit “présent” en commentaires?

 

Dites moi oui juste en dessous!! Et n’hésitez pas à poser des questions.

 

A très, très bientôt!

La rentrée musicale

Des enfants qui pleurent accrochés, vainement, aux jambes de leur mère. De l’incompréhension, du manque de compassion. La bienveillance qui manque à l’accueil de l’école. Du malheur, du stress, de l’inquiétude. C’est la rentrée.

Et, avant de continuer, je vais vous demander de faire play. Ça va vous détendre si vous êtes dans un de cas nommés plus haut…

Les enfants étaient bien en vacances. On ne peut pas leur en vouloir. Nous aussi.

Bien sûr il y a des petits qui sont contents d’aller à l’école, mes enfants en font parti. Ils étaient certes stressés pour le premier jour, mais une fois dans la classe ils étaient ravis! Incroyable! 

Puis je dois dire que l’école de mes petits a un super accueil, les maîtresses et Atsem sont souriantes et à l’écoute de l’enfant et du parent. J’ai vraiment de la chance.

Malheureusement j’ai appris que ce n’est pas le cas pour tout le monde…

Pourquoi, pourquoi vous faites ça?

 

Alors j’entends des enfants qui pleurent comme si la déchirure était énorme. Du coup, les pleurs des ces enfants mènent au stress de ceux qui ne pleurent pas, et se demandent, mais, où suis-je? J’entends des parents qui ne comprennent pas l’attitude de leurs enfants.

“Mais, comment ça se fait? Pourtant il allait à la crèche! ” C’est une phrase tellement récurrente. Ou alors: “oui, c’est normal, il était avec l’assistante maternelle, alors il n’a pas l’habitude d’être avec autant d’enfants” ou : ” oui, c’est parce que c’était moi (la maman ou le papa) qui le gardait, il n’a pas l’habitude de nous laisser”…  La vérité est qu’il n’y a pas de recette miracle. 

Enfin, une chose est certaine: la souffrance est là, ressentie de toutes parts.

Du coup, comme je n’aime pas vraiment voir la souffrance, je me pose encore une fois, et me demande quelle solution pourrais-je trouver avec ma miraculeuse et guérisseuse musique?

D’abord: comprendre

Je dépose mes enfants à l’école aujourd’hui. Pour mon plus jeune enfant c’est son deuxième jour. Et il n’a pas envie.

– “Maman, je n’ai pas envie d’aller à l’école, je veux aller à la maison”.

– “Oui, mon coeur, tu as envie d’aller à la maison, tu n’as pas envie de rester. Je comprends. Mais il faut que tu restes.”

– “Non, maman, je veux pas rester!”

– “Mais, tu te souviens? tu m’as dit que tu avais joué avec le train, et avec les voitures, et à la cuisine? que tu t’étais bien amusé?”

Des enfants qui pleurent dans le couloir, qui maintenant se ressemble au couloir de la mort… Je suis tendue comme la corde de mi aiguë à la guitare. Mon fils commence à paniquer.

– ” Je ne veux pas aller à l’école, maman, regarde, ils pleurent!” Dit-il en regardant les enfants d’un air de plus en plus stressé.

“Je sais, mon cœur, tous ces enfants qui pleurent c’est stressant. Mais ne t’inquiète pas, tout va bien se passer.”  On rentre dans la classe, on dit bonjour, et j’essaye de le convaincre de faire ce que l’Atsem lui propose, ou autre chose. Sa sœur essaye de le convaincre également. 

Rien y fait.

La sonnerie nous perce comme une flèche l’aurais fait dans nos coeurs. 

– “Il faut que je te laisse, mon cœur, il faut que j’emmène ta sœur à sa classe. Je dois aller travailler…” Il descend, je souffle, il veut bien aller jouer.

Puis, il nous vois partir. Et là il coure, il pleure, il est en panique. Sa maîtresse le prend.

Je lui crie que je suis désolée, mais je pars emmener ma fille, en me sentant une mère indigne qui n’a pas bien fait son travail.

Bien sûr, avec le recul on pourrait voir dix mil et une manières différentes de réagir et de gérer la situation. Aujourd’hui c’était cela. Voyons juste comment peut-on faire mieux demain?

Comprendre, communiquer, valider. 

La souffrance est là, de toutes parts. Acceptons là.

Se libérer pour trouver des réponses

Avez-vous 5 minutes? Avant que vous partiez au travail? 

L’épreuve de laisser ses enfants à l’école est souvent intense. Surtout à la rentrée. Même quand on la renie. Mais aujourd’hui on va laisser nos émotions s’exprimer.

C’est un exercice que l’on fera aussi avec nos enfants quand les retrouvera.

D’abord, respirez par le ventre. Comme si vous aviez un ballon dans votre ventre qui se gonflait à chaque fois que vous rentrez de l’air à l’intérieur.

Lâchez.

Respirez ainsi 3 fois.

Ensuite, si vous êtes dans une voiture, ou dans les transports communs, vous allez mettre une chanson qui vous évoque de la tristesse. Montez le son. Et vous allez vous lâcher. 

Tout en chantant cette chanson (si vous êtes dans un endroit qui le permet) vous allez détendre chaque muscle de votre corps tendu. Bougez les épaules, votre torse, vos jambes. Soyez conscient.e de tout le poids que vous chargez chaque jour. Débarrassez vous du trop plein.

Une fois que la chanson sera fini, vous allez mettre une qui vous évoque de la joie.

C’est mieux? 😉

Sentez comme votre sourire reviens, comme les soucis laissent de la place à la joie. Comment l’espace dans votre esprit se fait.

Les solutions aux problèmes ne peuvent venir que s’il y a de l’espace pour eux.

Vous avez la musique en vous!

Variante pour les enfants

L’exercice sera le même, mais avec une musique qui leur évoque de la tristesse et de la joie. Même que pour la joie, comme vous serez à la maison, vous allez pouvoir chanter et danser en même temps. Cela est parfait pour une décharge total d’émotions. D’ailleurs, à ce sujet, je vous recommande très fortement ce site pour des astuces méditatives pour vos enfants.

Pour des idées de chansons tristes, vous pouvez aller voir mes articles sur la tristesse: ici.

C’est à vous!

Racontez-nous votre rentrée, comment ça s’est passé? comment avez vous géré? Et vos enfants? Partageons nos astuces ensemble!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes boléro.

La confiance en soi chez les petits et la musique

 

 

 

Votre enfant ne croit pas en lui?

 

 

Il est très difficile d’entendre son enfant dire qu’il est “nul” ou qu’il n’arrivera jamais. Surtout qu’ils sont si jeunes! Et que vous avez l’impression de tout faire pour qu’il ait confiance en lui.

 

Est-ce possible de travailler la confiance en soi à travers la musique?

On a connu beaucoup de vies de musiciens finissant tragiquement. Pourquoi n’ont-ils pas eu cette confiance? Les enfants pourraient-ils retrouver l’amour de soi à travers cet art?

 

Cet article participe à l’évènement “La confiance en soi » du blog les-enfants-avenir.com. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci

 

Quand Marion, a lancé ce carnaval d’articles avec le sujet de la confiance en soi, je me suis posé la question.

 

interrogationPhoto d’Alan Levin

 

En effet, arriver à trouver cette perception est vital:

  • quand on éprouve la confiance en soi, on se sent bien
  • pour citer le XVIIème Karmapa Trinley Thaye Dorje: “cela donne joie à mon cœur, et quand on a de la joie, on fait du bien aux autres”
  • elle emmène la sagesse, l’intelligence, la paix intérieure, le bonheur

Toutes les religions du monde la recherchent avec leurs différents outils: prière, méditation, confession, refuge spirituel, etc.

 

Toutes les philosophies ont étudié le pourquoi et le comment la trouver.

 

Les psychologues y travaillent tous les jours afin que leurs patients s’en approchent ne serait-ce qu’un peu.

 

Si elle n’est pas là, nous ressentons très souvent la peur. On pense ne pas mériter les bonnes choses. On est incapable de s’aimer, par conséquence, il est très difficile d’aimer quelqu’un d’autre. Nous ne pouvons pas donner ce qu’on n’a pas! On se sent inutile, bon à rien.

 

Et, ne parlons pas des soucis de santé que cela entraîne. Esprit sain, mental sain et corps sain. Le contraire est tout aussi vrai.

Voilà pourquoi cela me semble important de savoir si la musique peut apporter son petit grain de sable.

 

Je m’aime? C’est quoi s’aimer?

 

diamonds on the inside

Photo by Yann Coeuru

 

Un enfant ou un adulte qui s’aime a un Petit Prince à l’intérieur de lui.

 

Quelqu’un qui est capable de voir ce qui est “invisible aux yeux”.

 

Il n’arrête pas le dessin quand les autres voient un chapeau à la place du boa qui digère l’éléphant.  Il continue, il s’exprime, il accroche ses dessins dans une galerie d’art, et laisse les autres les interpréter comme ils veulent.

 

Lui, l’artiste, sait parfaitement ce qu’il a peint et pourquoi.

 

S’aimer c’est:

  • s’accepter tel qu’on est.
  • accepter de se tromper, car il n’y a que comme ça qu’on apprend.
  • se pardonner les mauvaises actions qu’on aurait pu avoir dans le passé.
  • savoir qu’on mérite toutes les choses bonnes de ce monde malgré les erreurs que l’on puisse commettre
  • prendre soin de l’équilibre de son triangle: mental, corps et esprit

 

On s’aime quand on a tous les réservoirs remplis

 

réservoirs

Photo by Pedro Ribeiro Simões

 

Les voitures ont besoin d’huile, d’eau et de l’essence. Si un de ces réservoirs n’est pas rempli, la voiture ne marchera pas correctement, voir pas du tout. Nous devons nous aussi nous assurer que tout soit en équilibre chez-nous.

 

  • Que l’on ait confiance dans le monde extérieur. Pouvons-nous bouger et voyager et oublier qu’on puisse nous blesser, nous voler ou tuer?
  • Qu’on puisse oser faire ce qu’on aime. Méritons-nous toutes les bonnes choses qui nous arrivent? Et ce malgré toutes les erreurs qu’on ait pu commettre? Ceci me rappelle une phrase très connue de la Bible. Il disait “que celui qui n’a jamais pêché, jette la première pierre”.
  • Etre dans la capacité de nous écouter et écouter les autres.
  • Enfin, savoir que l’on vaut. La quantité, la qualité, ce n’est pas ce qui compte. Juste parce qu’on est né, on vaut.

Chez les enfants cela se traduit dans des comportements d’amour à l’autre, jouer, crier, sauter, rire, oser l’interdit et les nouvelles choses. Un enfant qui s’aime et a confiance en lui mange bien (on ne compte pas les périodes de maladies ou de dents, bien sûr), joue avec les autres (à partir de 3 ans), demande les choses dont il a besoin ou veut, refuse les choses dont il n’a pas besoin ou pas envie, exprime librement ses émotions (avant 7 ans vraiment librement au détriment des autres, après ils commencent à pouvoir s’exprimer dans des lieux sûrs, à condition qu’on le lui ait appris à le faire).

 

Un enfant qui s’aime ne cherche pas à plaire constamment, car il se plaît, et cela lui suffit. Un adulte qui s’aime aussi, d’ailleurs.

 

Comment développer cette confiance en soi?

 

Les psychologues sont assez d’accord sur un point: donner des responsabilités aux enfants.

 

En effet, leur donner des tâches précises à la maison ou dans la classe, non seulement les aide à développer la motricité fine et autres capacités selon la tâche. En ayant un rôle à jouer dans l’univers des adultes, l’enfant ressent une sensation d’appartenance, d’utilité. Il sent qu’il est le bienvenu dans ce monde, et qu’on compte sur lui.

 

enfant heureux

Photo by Guillaume

 

Avez-vous vu à quel point les petits sont heureux d’emmener leur assiette à table, ou de le remettre dans l’évier? Quelle joie leur procure de balayer, jeter des choses à la poubelle, ou même de ranger?

 

On voit dans leurs yeux à quel point ils se sentent aimés, car on leur fait confiance.

 

Et un enfant qui a confiance en lui est avant tout un enfant à qui on a fait confiance.

 

Du coup, comment appliquer tout ça dans le sujet qui nous concerne: la musique?

 

Au delà de l’activité rangement, ou participation à la mise en place de l’activité, y a-t-il d’autres choses que l’on puisse réaliser?

 

Que le spectacle commence!

 

spectacle

Photo by Jonathan Dinh

 

 

En tant que professeur d’éveil musical, on me demandait tous les ans de présenter un spectacle de fin d’année. Alors je préparais les chansons que l’on apprenait durant l’année, je créais une histoire à bruiter avec les instruments, et je montrais un ou deux exercices de rythmes appris pendant la période scolaire.

 

Mais souvent les enfants n’étaient pas motivés. Les uns car ils n’aimaient pas une de chansons, les autres car ils ne voulaient rien présenter devant les parents. Puis il y avait les “bons élèves” qui acceptaient tout, de toute façon, le jour J, ils ne bougeraient pas d’un poil sur scène.

 

Du coup je me suis posé cette question de confiance et de responsabilité. C’est vrai que créer le super spectacle pour en mettre plein la vue aux parents était bien beau. Mais cela ne concernait que mon ego…

 

Alors, l’idée d’écrire le spectacle ensemble m’est venu.

 

Ecrire une histoire à bruiter

 

Nous avons utilisé la technique de surréalistes en moins compliqué et plus “réaliste”. Je commence l’histoire en présentant le héros, puis je laisse la parole à l’enfant qui se trouve à mon côté, ensuite au suivant. Chacun doit ajouter un événement dans la continuité de l’action.

 

Je les aide quand ils partent un peu trop loin, que le nombre d’enfants diminue, et que la fin de l’histoire n’arrive toujours pas.

 

Cela donne… une histoire assez particulière.

 

Mais.

 

Les enfants adorent. Le public enfant aussi adore. Et les parents adorent quoiqu’il se passe sur scène car leur enfant participe. C’est là tout l’intérêt! Que tous les enfants participent avec joie.

 

En effet c’est leur histoire, ce sont eux qui choisissent tout! Le déroulement, les personnages rencontrés par le héros, les difficultés, les solutions, les instruments utilisés pour bruiter tout ça. Cela leur donne une motivation.

 

Pour la suite du spectacle, c’est la même chose: ils choisissent les chansons, voire on en apprend des nouvelles en urgence car le sujet abordé ne figure pas dans celles apprises dans le courant de l’année.

 

A vous de jouer!

 

Que vous soyez parent ou professionnel de la petite enfance ou maternelle, profitez des  différents événements de l’année pour créer un petit spectacle!

 

Celui-ci ne dure pas plus de 10 minutes. Même moins pour les plus petits.

 

Vous pouvez fêter les saisons, les fêtes religieuses, les païennes, les anniversaires. Tout est motif de spectacle.

 

Vous pouvez également choisir un sujet spécifique quand il s’agit de consolider l’apprentissage d’un concept particulier comme le respect, la paix, le partage, etc.

 

N’hésitez pas à nous raconter vos spectacles dans notre groupe Facebook ou dans les commentaires ci-dessous. Puis likez et partagez, cela fait toujours plaisir!