La rentrée musicale

Des enfants qui pleurent accrochés, vainement, aux jambes de leur mère. De l’incompréhension, du manque de compassion. La bienveillance qui manque à l’accueil de l’école. Du malheur, du stress, de l’inquiétude. C’est la rentrée.

Et, avant de continuer, je vais vous demander de faire play. Ça va vous détendre si vous êtes dans un de cas nommés plus haut…

Les enfants étaient bien en vacances. On ne peut pas leur en vouloir. Nous aussi.

Bien sûr il y a des petits qui sont contents d’aller à l’école, mes enfants en font parti. Ils étaient certes stressés pour le premier jour, mais une fois dans la classe ils étaient ravis! Incroyable! 

Puis je dois dire que l’école de mes petits a un super accueil, les maîtresses et Atsem sont souriantes et à l’écoute de l’enfant et du parent. J’ai vraiment de la chance.

Malheureusement j’ai appris que ce n’est pas le cas pour tout le monde…

Pourquoi, pourquoi vous faites ça?

 

Alors j’entends des enfants qui pleurent comme si la déchirure était énorme. Du coup, les pleurs des ces enfants mènent au stress de ceux qui ne pleurent pas, et se demandent, mais, où suis-je? J’entends des parents qui ne comprennent pas l’attitude de leurs enfants.

“Mais, comment ça se fait? Pourtant il allait à la crèche! ” C’est une phrase tellement récurrente. Ou alors: “oui, c’est normal, il était avec l’assistante maternelle, alors il n’a pas l’habitude d’être avec autant d’enfants” ou : ” oui, c’est parce que c’était moi (la maman ou le papa) qui le gardait, il n’a pas l’habitude de nous laisser”…  La vérité est qu’il n’y a pas de recette miracle. 

Enfin, une chose est certaine: la souffrance est là, ressentie de toutes parts.

Du coup, comme je n’aime pas vraiment voir la souffrance, je me pose encore une fois, et me demande quelle solution pourrais-je trouver avec ma miraculeuse et guérisseuse musique?

D’abord: comprendre

Je dépose mes enfants à l’école aujourd’hui. Pour mon plus jeune enfant c’est son deuxième jour. Et il n’a pas envie.

– “Maman, je n’ai pas envie d’aller à l’école, je veux aller à la maison”.

– “Oui, mon coeur, tu as envie d’aller à la maison, tu n’as pas envie de rester. Je comprends. Mais il faut que tu restes.”

– “Non, maman, je veux pas rester!”

– “Mais, tu te souviens? tu m’as dit que tu avais joué avec le train, et avec les voitures, et à la cuisine? que tu t’étais bien amusé?”

Des enfants qui pleurent dans le couloir, qui maintenant se ressemble au couloir de la mort… Je suis tendue comme la corde de mi aiguë à la guitare. Mon fils commence à paniquer.

– ” Je ne veux pas aller à l’école, maman, regarde, ils pleurent!” Dit-il en regardant les enfants d’un air de plus en plus stressé.

“Je sais, mon cœur, tous ces enfants qui pleurent c’est stressant. Mais ne t’inquiète pas, tout va bien se passer.”  On rentre dans la classe, on dit bonjour, et j’essaye de le convaincre de faire ce que l’Atsem lui propose, ou autre chose. Sa sœur essaye de le convaincre également. 

Rien y fait.

La sonnerie nous perce comme une flèche l’aurais fait dans nos coeurs. 

– “Il faut que je te laisse, mon cœur, il faut que j’emmène ta sœur à sa classe. Je dois aller travailler…” Il descend, je souffle, il veut bien aller jouer.

Puis, il nous vois partir. Et là il coure, il pleure, il est en panique. Sa maîtresse le prend.

Je lui crie que je suis désolée, mais je pars emmener ma fille, en me sentant une mère indigne qui n’a pas bien fait son travail.

Bien sûr, avec le recul on pourrait voir dix mil et une manières différentes de réagir et de gérer la situation. Aujourd’hui c’était cela. Voyons juste comment peut-on faire mieux demain?

Comprendre, communiquer, valider. 

La souffrance est là, de toutes parts. Acceptons là.

Se libérer pour trouver des réponses

Avez-vous 5 minutes? Avant que vous partiez au travail? 

L’épreuve de laisser ses enfants à l’école est souvent intense. Surtout à la rentrée. Même quand on la renie. Mais aujourd’hui on va laisser nos émotions s’exprimer.

C’est un exercice que l’on fera aussi avec nos enfants quand les retrouvera.

D’abord, respirez par le ventre. Comme si vous aviez un ballon dans votre ventre qui se gonflait à chaque fois que vous rentrez de l’air à l’intérieur.

Lâchez.

Respirez ainsi 3 fois.

Ensuite, si vous êtes dans une voiture, ou dans les transports communs, vous allez mettre une chanson qui vous évoque de la tristesse. Montez le son. Et vous allez vous lâcher. 

Tout en chantant cette chanson (si vous êtes dans un endroit qui le permet) vous allez détendre chaque muscle de votre corps tendu. Bougez les épaules, votre torse, vos jambes. Soyez conscient.e de tout le poids que vous chargez chaque jour. Débarrassez vous du trop plein.

Une fois que la chanson sera fini, vous allez mettre une qui vous évoque de la joie.

C’est mieux? 😉

Sentez comme votre sourire reviens, comme les soucis laissent de la place à la joie. Comment l’espace dans votre esprit se fait.

Les solutions aux problèmes ne peuvent venir que s’il y a de l’espace pour eux.

Vous avez la musique en vous!

Variante pour les enfants

L’exercice sera le même, mais avec une musique qui leur évoque de la tristesse et de la joie. Même que pour la joie, comme vous serez à la maison, vous allez pouvoir chanter et danser en même temps. Cela est parfait pour une décharge total d’émotions. D’ailleurs, à ce sujet, je vous recommande très fortement ce site pour des astuces méditatives pour vos enfants.

Pour des idées de chansons tristes, vous pouvez aller voir mes articles sur la tristesse: ici.

C’est à vous!

Racontez-nous votre rentrée, comment ça s’est passé? comment avez vous géré? Et vos enfants? Partageons nos astuces ensemble!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes boléro.

La confiance en soi chez les petits et la musique

Est-ce possible de travailler la confiance en soi à travers la musique? On a connu beaucoup de vies de musiciens finissant tragiquement. Pourquoi n’ont-ils pas eu cette confiance? Les enfants pourraient-ils retrouver l’amour de soi à travers cet art?

Cet article participe à l’évènement “La confiance en soi » du blog les-enfants-avenir.com. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci

Quand Marion, a lancé ce carnaval d’articles avec le sujet de la confiance en soi, je me suis posé la question.

 

interrogationPhoto d’Alan Levin

En effet, arriver à trouver cette perception est vital:

  • quand on éprouve la confiance en soi, on se sent bien
  • pour citer le XVIIème Karmapa Trinley Thaye Dorje: “cela donne joie à mon cœur, et quand on a de la joie, on fait du bien aux autres”
  • elle emmène la sagesse, l’intelligence, la paix intérieure, le bonheur

Toutes les religions du monde la recherchent avec leurs différents outils: prière, méditation, confession, refuge spirituel, etc.

Toutes les philosophies ont étudié le pourquoi et le comment la trouver.

Les psychologues y travaillent tous les jours afin que leurs patients s’en approchent ne serait-ce qu’un peu.

Si elle n’est pas là, nous ressentons très souvent la peur. On pense ne pas mériter les bonnes choses. On est incapable de s’aimer, par conséquence, il est très difficile d’aimer quelqu’un d’autre. Nous ne pouvons pas donner ce qu’on n’a pas! On se sent inutile, bon à rien.

Et, ne parlons pas des soucis de santé que cela entraîne. Esprit sain, mental sain et corps sain. Le contraire est tout aussi vrai.

Voilà pourquoi cela me semble important de savoir si la musique peut apporter son petit grain de sable.

Je m’aime? C’est quoi s’aimer?

diamonds on the inside

Photo by Yann Coeuru

Un enfant ou un adulte qui s’aime a un Petit Prince à l’intérieur de lui.

Quelqu’un qui est capable de voir ce qui est “invisible aux yeux”.

Il n’arrête pas le dessin quand les autres voient un chapeau à la place du boa qui digère l’éléphant.  Il continue, il s’exprime, il accroche ses dessins dans une galerie d’art, et laisse les autres les interpréter comme ils veulent.

Lui, l’artiste, sait parfaitement ce qu’il a peint et pourquoi.

S’aimer c’est:

  • s’accepter tel qu’on est.
  • accepter de se tromper, car il n’y a que comme ça qu’on apprend.
  • se pardonner les mauvaises actions qu’on aurait pu avoir dans le passé.
  • savoir qu’on mérite toutes les choses bonnes de ce monde malgré les erreurs que l’on puisse commettre
  • prendre soin de l’équilibre de son triangle: mental, corps et esprit

On s’aime quand on a tous les réservoirs remplis

réservoirs

Photo by Pedro Ribeiro Simões

 

Les voitures ont besoin d’huile, d’eau et de l’essence. Si un de ces réservoirs n’est pas rempli, la voiture ne marchera pas correctement, voir pas du tout. Nous devons nous aussi nous assurer que tout soit en équilibre chez-nous.

  • Que l’on ait confiance dans le monde extérieur. Pouvons-nous bouger et voyager et oublier qu’on puisse nous blesser, nous voler ou tuer?
  • Qu’on puisse oser faire ce qu’on aime. Méritons-nous toutes les bonnes choses qui nous arrivent? Et ce malgré toutes les erreurs qu’on ait pu commettre? Ceci me rappelle une phrase très connue de la Bible. Il disait “que celui qui n’a jamais pêché, jette la première pierre”.
  • Etre dans la capacité de nous écouter et écouter les autres.
  • Enfin, savoir que l’on vaut. La quantité, la qualité, ce n’est pas ce qui compte. Juste parce qu’on est né, on vaut.

Chez les enfants cela se traduit dans des comportements d’amour à l’autre, jouer, crier, sauter, rire, oser l’interdit et les nouvelles choses. Un enfant qui s’aime et a confiance en lui mange bien (on ne compte pas les périodes de maladies ou de dents, bien sûr), joue avec les autres (à partir de 3 ans), demande les choses dont il a besoin ou veut, refuse les choses dont il n’a pas besoin ou pas envie, exprime librement ses émotions (avant 7 ans vraiment librement au détriment des autres, après ils commencent à pouvoir s’exprimer dans des lieux sûrs, à condition qu’on le lui ait appris à le faire).

Un enfant qui s’aime ne cherche pas à plaire constamment, car il se plaît, et cela lui suffit. Un adulte qui s’aime aussi, d’ailleurs.

Comment développer cette confiance en soi?

Les psychologues sont assez d’accord sur un point: donner des responsabilités aux enfants.

En effet, leur donner des tâches précises à la maison ou dans la classe, non seulement les aide à développer la motricité fine et autres capacités selon la tâche. En ayant un rôle à jouer dans l’univers des adultes, l’enfant ressent une sensation d’appartenance, d’utilité. Il sent qu’il est le bienvenu dans ce monde, et qu’on compte sur lui.

enfant heureux

Photo by Guillaume

Avez-vous vu à quel point les petits sont heureux d’emmener leur assiette à table, ou de le remettre dans l’évier? Quelle joie leur procure de balayer, jeter des choses à la poubelle, ou même de ranger?

On voit dans leurs yeux à quel point ils se sentent aimés, car on leur fait confiance.

Et un enfant qui a confiance en lui est avant tout un enfant à qui on a fait confiance.

Du coup, comment appliquer tout ça dans le sujet qui nous concerne: la musique?

Au delà de l’activité rangement, ou participation à la mise en place de l’activité, y a-t-il d’autres choses que l’on puisse réaliser?

Que le spectacle commence!

spectacle

Photo by Jonathan Dinh

 

En tant que professeur d’éveil musical, on me demandait tous les ans de présenter un spectacle de fin d’année. Alors je préparais les chansons que l’on apprenait durant l’année, je créais une histoire à bruiter avec les instruments, et je montrais un ou deux exercices de rythmes appris pendant la période scolaire.

Mais souvent les enfants n’étaient pas motivés. Les uns car ils n’aimaient pas une de chansons, les autres car ils ne voulaient rien présenter devant les parents. Puis il y avait les “bons élèves” qui acceptaient tout, de toute façon, le jour J, ils ne bougeraient pas d’un poil sur scène.

Du coup je me suis posé cette question de confiance et de responsabilité. C’est vrai que créer le super spectacle pour en mettre plein la vue aux parents était bien beau. Mais cela ne concernait que mon égo…

Alors, l’idée d’écrire le spectacle ensemble m’est venu.

Ecrire une histoire à bruiter

Nous avons utilisé la technique de surréalistes en moins compliqué et plus “réaliste”. Je commence l’histoire en présentant le héros, puis je laisse la parole à l’enfant qui se trouve à mon côté, ensuite au suivant. Chacun doit ajouter un événement dans la continuité de l’action.

Je les aide quand ils partent un peu trop loin, que le nombre d’enfants diminue, et que la fin de l’histoire n’arrive toujours pas.

Cela donne… une histoire assez particulière.

Mais.

Les enfants adorent. Le public enfant aussi adore. Et les parents adorent quoiqu’il se passe sur scène car leur enfant participe. C’est là tout l’intérêt! Que tous les enfants participent avec joie.

En effet c’est leur histoire, ce sont eux qui choisissent tout! Le déroulement, les personnages rencontrés par le héros, les difficultés, les solutions, les instruments utilisés pour bruiter tout ça. Cela leur donne une motivation.

Pour la suite du spectacle, c’est la même chose: ils choisissent les chansons, voire on en apprend des nouvelles en urgence car le sujet abordé ne figure pas dans celles apprises dans le courant de l’année.

A vous de jouer!

Que vous soyez parent ou professionnel de la petite enfance ou maternelle, profitez des  différents événements de l’année pour créer un petit spectacle!

Celui-ci ne dure pas plus de 10 minutes. Même moins pour les plus petits.

Vous pouvez fêter les saisons, les fêtes religieuses, les païennes, les anniversaires. Tout est motif de spectacle.

Vous pouvez également choisir un sujet spécifique quand il s’agit de consolider l’apprentissage d’un concept particulier comme le respect, la paix, le partage, etc.

N’hésitez pas à nous raconter vos spectacles dans notre groupe Facebook ou dans les commentaires ci-dessous. Puis likez et partagez, cela fait toujours plaisir!

 

 

 

Mon enfant ne veut pas faire de la musique

Votre enfant ne veut pas faire de la musique?

Il veut arrêter le piano ou l’instrument qu’il a choisi. Du jour au lendemain, comme ça, sans prévenir.

Comment réagir face à cette situation?

Car ce n’est pas évident de gérer ce problème.

Pourtant quand vous l’aviez inscrit au cours de musique il était super motivé! Est-ce que le problème vient du professeur? Ou alors, est-ce que mon enfant n’est pas fait pour la musique?

Pourquoi mon enfant ne veut plus faire de la musique?

J’avoue que ce sujet est assez délicat, mais c’est une question que l’on me pose très régulièrement.

En tant que parent vous n’êtes jamais très sûrs si l’enfant n’aime pas quelque chose temporairement, si c’est parce qu’il s’est passé quelque chose en particulier ou tout simplement il est fatigué.

Ma fille me dit souvent, je cite: “du travail, du travail, du travail, j’en ai assez de faire toujours ce qu’on me demande! Je veux faire ce que je veux!”

Quoi faire?

Quand on expose le problème au professeur, on touche à sa confiance en lui. Les musiciens étant souvent très sensibles (d’ailleurs c’est en général pour cela qu’ils font de la musique) les critiques les touchent énormément. Et le fait qu’un parent lui dise que son enfant n’aime pas venir au cours de musique peut être pris pour une critique.

Du coup, les réactions sont diverses: soit il est offensé et par conséquence, il met en cause votre enfant, ou soit il pense qu’il a raté son enseignement et il se remet en question et finit par s’excuser.

Bref.

Dur d’avoir un avis objectif de sa part.

Je le sais, car, je suis une prof…

A chaque fois que l’on me met face à cette problématique je suis très très gênée… Je me dis que je ne suis pas une bonne prof et que je devrais changer de métier.

Enfin, vous voyez le genre.

Pour répondre donc à la question du pourquoi votre enfant ne s’intéresse plus à la musique, la première chose que je voudrais mettre en avant est la suivante: chaque cas est unique, et je ne peux absolument pas tout savoir.

Donc, je vais répondre à cette question avec des généralités, et que des généralités. Ceci sera bien évidemment un inconvénient, mais, cela pourrait peut-être vous donner des pistes à creuser pour votre enfant.

Votre enfant ne veut pas faire de la musique: le prof ne lui convient pas

Oui, ça arrive. Tout le monde ne peut pas nous convenir, pour les enfants c’est pareil. Si l’enfant est super timide et le prof a une personnalité trop forte, parfois ça ne colle pas, car l’enfant n’a pas sa place, et cela le frustre.

Cela ne veut absolument pas dire que le prof est nul. Non! Juste il y a incompatibilité de personnalités.

Dans la musique c’est très important que tous aient leur place. Le prof et l’élève. Car les deux ont besoin de s’exprimer. Et même si le prof est là pour être à l’écoute de l’élève, il ne pourra pas faire abstraction de ce qu’il est. Cela le frustrerait aussi, et du coup il ne donnerait pas un enseignement de qualité. Il est important, donc, de déterminer ça très objectivement.

Pour cela personne de mieux placé que vous! Vous, en tant que parent, avez la distance de voir et étudier de manière la plus objective, si le problème vient de là. Si vous trouvez que c’est le cas, et bien, remerciez gentiment le prof et changez-le.

L’instrument ne lui convient pas

Vous aurez vraiment aimé qu’il joue du violon.

Il vous a dit timidement qu’il préférerait jouer du piano, mais, vous avez insisté. Il choisi le violon.

Erreur fatale.

Apprendre à jouer d’un instrument demande de la discipline, de la régularité, de la volonté. Cela ne va pas marcher si l’instrument qu’a choisi votre enfant ne le passionne pas. C’est voué à l’échec.

Conclusion: choisir un mauvais instrument mène l’enfant à abandonner la musique.

L’enfant ne veut pas faire de la musique: la méthode ne lui convient pas

Oui. Il y a différentes méthodes d’apprentissage de la musique.

La méthode classique de conservatoire.

La méthode américaine des écoles de jazz.

Puis les pédagogies actives comme Martenot, Willems, Dalcroze, Kodaly, etc.

Et elles ont toutes des avantages, et des désavantages.

Je ne vais pas parler de tous ces méthodes dans cet article, sinon je me lance sur un bouquin, et franchement, je n’en ai pas l’intention. Du moins, pas pour l’instant.

Ce que je peux vous dire c’est à quel genre d’enfant correspond chaque pédagogie. Bien sûr cela reste très subjectif. Ce n’est que mon opinion.

  • Dans les conservatoires classiques on va chercher des élèves sérieux et si possible, doués. Ceux qui écrivent avec une écriture très claire à l’école, qui n’ont aucun problème de discipline, qui respectent toutes les règles (sauf des parents, bien sûr, aucun enfant respecte les règles des parents 😜). Ils sont dans l’analyse, la conceptualisation et aiment les choses très structurées. Puis, très important, ils ont une facilité pour la musique. Oreille absolue, justesse innée, ou quelque chose du genre.
  • Les écoles de jazz vont chercher des élèves curieux. Qui aiment le son, la recherche, l’expérimentation. Ce n’est pas très grave s’ils sont bavards, mais, il faut qu’ils travaillent. Il faut quand même de la discipline.
  • Les écoles utilisant les pédagogies actives vont chercher des enfants libres qui aient une simple envie de jouer de la musique ensemble. Elles se basent sur une philosophie de respect du rythme de l’enfant, de ses émotions, et jouent avec ça. Elles utilisent les différents moyens qu’a l’enfant pour apprendre.

Ce qu’ont en commun ces différentes méthodes c’est qu’il faut que l’élève soit passionné par la musique et qu’il accepte de travailler son instrument tous les jours.

Par contre si vous me demandez par rapport aux résultats. Je ne peux pas vous dire qu’il y ait une méthode qui réussisse mieux que l’autre. CELA DÉPEND ENTIÈREMENT DE L’ENFANT.

C’est juste qu’une méthode qui ne convient pas conduit l’enfant à ne plus vouloir faire de la musique.

Il n’est pas fait pour la musique

Pfff…

Je vous préviens dès maintenant, je ne pourrai pas tenir un paragraphe avec ce titre.

Je n’y crois pas.

Ceci est pour moi inconcevable.

Désolée.

C’est ce que je pense.

Il y a des gens qui, paraît-il, ne supportent pas la musique. Pour moi, très sincèrement, il faut qu’ils se rendent à une séance ou deux de musicothérapie. Il y a forcément quelque chose qui ne va pas…

En tous cas, les enfants sont tous attirés par la musique naturellement. Néanmoins, ils sont moins « friands » par la régularité et la discipline.

Surtout quand elle est exigée.

Et il y a aussi des âges critiques: les 7 – 9 ans, les 14-15 ans. Ce sont des âges où les enfants remettent en question pas mal de choses, et selon, comment est venue l’envie de jouer de la musique cela va influencer l’abandon ou non de la pratique.

J’espère vous avoir éclairé un tout petit peu sur le sujet. Maintenant il ne me reste plus qu’à recevoir les critiques de mes collègues…

Alors s’il vous plaît, si vous avez quelque chose de sympa à dire, faite-le… ci-dessous aux commentaires, où dans notre groupe Facebook, cela va me faire du bien…

Partagez!

Du bonheur, de la sagesse et du rythme corporel.