Si j’étais enseignant de PS…

Ce n’est pas toujours évident de gérer une classe de Petite Section de Maternelle à la rentrée. Et si j’étais enseignant de PS pendant la première semaine de rentrée?

Au début on se dit, mais ouiiii, s’ils sont tout petits, tout mignons. C’est trop choux d’avoir une classe de petite section.

Mais ça c’est quand on n’est pas dedans la classe, et qu’on essaye de faire… des trucs. Peu importe quoi…

L’autre jour, en emmenant mon fils à sa classe, alors qu’il ne voulait pas aller à l’école, je regardais les autres enfants, la maîtresse et l’Atsem. Je me disais, wah! chaud!

Des enfants accrochés à leur doudous, qui suivaient partout la maîtresse. Mais alors, ils ne la lâchaient pas d’une semelle.

Des nez qui coulent. Des enfants complètement perdus au beau milieu de la classe qui se demandent “mais qu’est ce qu’il faut que je fasse ici?”

Ceux qui étaient plus à l’aise, bah, c’étaient ceux de MS… 

Alors j’ai eu envie de me mettre à la place de la maîtresse. De rêver un petit peu et imaginer: qu’est-ce que je ferais si j’étais enseignant de PS à la rentrée?

Pas pareil un cours d’éveil PS qu’une classe… vraiment?

Car oui, j’ai déjà eu des classes de petite section. Mais ils étaient maximum 8 enfants. Une classe de maternelle peut avoir jusqu’à 30 enfants.

Selon l’Académie, après avoir questionné l’inspectrice, c’est parce qu’on a bien survécu à l’époque, on ne voit pas pourquoi on n’y arriverait pas maintenant. Les enseignants, moi-même ainsi que beaucoup d’autres parents, ne sont pas du même avis.

Bref, où en étais-je?

Mes toutes petites classes de petite section, que j’avais une fois par semaine, une heure, me donnaient une toute petite idée de ce qui pouvait ressentir l’institutrice, mais vraiment toute petite.

La caractéristique de cet âge était que la plupart du cours je la passais comme si j’étais en train de faire un long spectacle pour enfants interactif, mais presque personne interagissait.

C’était drôle la première fois que je me suis confrontée à ça. 

Les enfants étaient tellement captivés.

Ils me regardaient bouche bée, limite avec la bave qui coule, et il y en a eu même un qui est tombé de son siège. Il avait oublié qu’il était dans un cours… et qu’il fallait qu’il garde son équilibre.

Enfin, pas évident.

Les pleurs… des enseignants de PS?

Puis, en petite section nous avons droit aux pleurs. Ah là là là! Bénits soient-ils! 

Je me souviens que tous les ans je me demandais: “bon, comment vais-je gérer cette année?”

Les parents ne se doutent pas vraiment de comment ça se passe.

Les pleurs sont comme une maladie contagieuse, voyez? Si en a un qui sanglote, et bah, les autres compatissent, et ils se mettent  à larmoyer également. Puis, quand vous avez trouvé comment consoler un, et bien, 5 minutes plus tard il y en a un autre qui commence, et rebelote, le premier recommence à pleurer. Cela peut-être un véritable cauchemar.

Un interminable cauchemar.

Enfin, jusqu’à ce que les parents partent.

Après ils se mettent en mode: inhibition d’émotions activé. J’ai su ça plus tard, mais c’est une réaction normale du cerveau “reptilien”.

Quand l’enfant n’est plus dans un terrain où il se sente complètement en sécurité, comme à la maison, il n’exprime plus rien. Enfin, il essaye… Pleurer, crier, ce sont des actions qui attirent l’attention, et cela pourrait le mettre en danger, s’il était encore à l’époque des cromagnons. Mais son cerveau “reptilien” n’est pas mis à jour…

C’est pour cela qui existe, ce que le Dr Siegel appelle, le cerveau d’en haut. Pour réfléchir et analyser si la situation est vraiment dangereuse ou pas.

Mais cette partie là du cerveau d’un petit de 3 ans est en pleine construction. Ils en sont qu’aux ciments…

Comment faire pour faciliter la rentrée, alors?

 

Des idées pour enseignants de PS

Il y a quelques points que j’aimerais partager avec les enseignants.es de PS. 

Je sais que je n’en suis pas une, que je ne connais pas tous les enjeux, ni le programme qu’ils/elles doivent suivre. C’est pour cela que j’aurais aimé proposer certains points, sans vouloir critiquer pour autant.

  • Commencer la journée assis. Que l’enseignant.e soit assis, et que les enfants, au fur et à mesure qu’ils arrivent s’assoient autour de lui/elle. Cela permettrait aux enfants de savoir quoi faire. Et ceux qui ont besoin d’un contact physique puissent se mettre à côté de l’adulte pour au moins lui donner la main.
  • Accueillir les enfants avec une musique de fond. La musique détend l’atmosphère, appelle l’attention de l’enfant, et diminue les angoisses qui puissent avoir et de la part des enfants, et de la part des adultes (parents et enseignant.es). Moi par exemple, j’aimais bien recevoir les enfants avec de la musique classique, essayer de reconnaître avec ceux qui étaient déjà arrivés les instruments. Ceux qui arrivent du coup sont poussés à écouter, puis même à participer.
  • Puis une fois que tout le monde arrive, une petite chanson de bonjour où on apprend les prénoms.

Je sais que dans mes petits groupes ces choses là marchaient assez bien, et que les pleurs étaient moins présents.

Des choses que je n’ai pas essayé, mais j’aurais aimé essayer

Ensuite, si j’étais enseignant en PS j’aurais aimé essayer des nouveaux trucs. 

Une journée de la première semaine je commettrais une folie. Quelque chose que personne n’ose jamais faire. Mais qui peut-être serait bénéfique pour la suite…

Je travaillerais la tristesse.

Non, mais ça ne va pas, non?

Si, si. Ça va. Mais je me dis qu’on a déjà essayé moultes fois d’inhiber les pleurs et les signes de tristesse. Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout des techniques de la discipline positive, et valider cette émotion, tout en la travaillant?

Du coup, je ferais comme dans l’article sur la tristesse que j’ai écris il y a quelques mois, ici. Ou dans mon article sur la rentrée de la semaine passée.

Je mettrais de la musique triste, et je leur demanderais tout ce qui leur rend tristes. Bien sûr, ils ne répondraient pas tout de suite, alors je commencerais mes propositions: vous êtes tristes quand papa et maman s’en vont? Tout en sortant les mouchoirs. Une fois qu’on aurais déterminé tout ce qui nous rend tristes, je chanterais une chanson sur la tristesse, comme celles proposés ici ou ici.

Ensuite, après cette chanson, je mettrais une musique bien joyeuse. A ce moment là je leur demanderais qu’est ce qui leur rends joyeux ou contents. Normalement je devrais avoir plus de réponses là… car plus détendus. Et ensuite on chanterais des chansons joyeuses qu’ils connaissent: sur le pont d’Avignon, une souris verte, etc.

Pour finalement leur laisser du temps libre, pour qu’ils découvrent, comme d’habitude, les différents espaces de la classe, les ateliers, etc.

Pas d’accord

Bien sûr vous avez le droit de me traiter de vieille hippie, de rêveuse ou de folle.

Sûrement il y a beaucoup de paramètres que j’oublie, et que du coup rend mes propositions impossibles à réaliser.

Peut-être, mais je suis sûr que rien qu’à l’idée de les faire, ça vous a mis le sourire dans votre visage.

J’aimerais bien, dans tous les cas, que vous me disiez quelles sont les contraintes, les obstacles. En quoi cela vous paraît irréalisable.

Vous pouvez bien sûr trouver des variantes qui fassent évoluer les exercices sur les émotions avec des percussions, ou moins musicale, avec la peinture ou les crayons couleurs.

Enfin, j’arrête de m’emballer.

J’attends vos commentaires!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et des rythmes de fado.

 

La rentrée musicale

Des enfants qui pleurent accrochés, vainement, aux jambes de leur mère. De l’incompréhension, du manque de compassion. La bienveillance qui manque à l’accueil de l’école. Du malheur, du stress, de l’inquiétude. C’est la rentrée.

Et, avant de continuer, je vais vous demander de faire play. Ça va vous détendre si vous êtes dans un de cas nommés plus haut…

Les enfants étaient bien en vacances. On ne peut pas leur en vouloir. Nous aussi.

Bien sûr il y a des petits qui sont contents d’aller à l’école, mes enfants en font parti. Ils étaient certes stressés pour le premier jour, mais une fois dans la classe ils étaient ravis! Incroyable! 

Puis je dois dire que l’école de mes petits a un super accueil, les maîtresses et Atsem sont souriantes et à l’écoute de l’enfant et du parent. J’ai vraiment de la chance.

Malheureusement j’ai appris que ce n’est pas le cas pour tout le monde…

Pourquoi, pourquoi vous faites ça?

 

Alors j’entends des enfants qui pleurent comme si la déchirure était énorme. Du coup, les pleurs des ces enfants mènent au stress de ceux qui ne pleurent pas, et se demandent, mais, où suis-je? J’entends des parents qui ne comprennent pas l’attitude de leurs enfants.

“Mais, comment ça se fait? Pourtant il allait à la crèche! ” C’est une phrase tellement récurrente. Ou alors: “oui, c’est normal, il était avec l’assistante maternelle, alors il n’a pas l’habitude d’être avec autant d’enfants” ou : ” oui, c’est parce que c’était moi (la maman ou le papa) qui le gardait, il n’a pas l’habitude de nous laisser”…  La vérité est qu’il n’y a pas de recette miracle. 

Enfin, une chose est certaine: la souffrance est là, ressentie de toutes parts.

Du coup, comme je n’aime pas vraiment voir la souffrance, je me pose encore une fois, et me demande quelle solution pourrais-je trouver avec ma miraculeuse et guérisseuse musique?

D’abord: comprendre

Je dépose mes enfants à l’école aujourd’hui. Pour mon plus jeune enfant c’est son deuxième jour. Et il n’a pas envie.

– “Maman, je n’ai pas envie d’aller à l’école, je veux aller à la maison”.

– “Oui, mon coeur, tu as envie d’aller à la maison, tu n’as pas envie de rester. Je comprends. Mais il faut que tu restes.”

– “Non, maman, je veux pas rester!”

– “Mais, tu te souviens? tu m’as dit que tu avais joué avec le train, et avec les voitures, et à la cuisine? que tu t’étais bien amusé?”

Des enfants qui pleurent dans le couloir, qui maintenant se ressemble au couloir de la mort… Je suis tendue comme la corde de mi aiguë à la guitare. Mon fils commence à paniquer.

– ” Je ne veux pas aller à l’école, maman, regarde, ils pleurent!” Dit-il en regardant les enfants d’un air de plus en plus stressé.

“Je sais, mon cœur, tous ces enfants qui pleurent c’est stressant. Mais ne t’inquiète pas, tout va bien se passer.”  On rentre dans la classe, on dit bonjour, et j’essaye de le convaincre de faire ce que l’Atsem lui propose, ou autre chose. Sa sœur essaye de le convaincre également. 

Rien y fait.

La sonnerie nous perce comme une flèche l’aurais fait dans nos coeurs. 

– “Il faut que je te laisse, mon cœur, il faut que j’emmène ta sœur à sa classe. Je dois aller travailler…” Il descend, je souffle, il veut bien aller jouer.

Puis, il nous vois partir. Et là il coure, il pleure, il est en panique. Sa maîtresse le prend.

Je lui crie que je suis désolée, mais je pars emmener ma fille, en me sentant une mère indigne qui n’a pas bien fait son travail.

Bien sûr, avec le recul on pourrait voir dix mil et une manières différentes de réagir et de gérer la situation. Aujourd’hui c’était cela. Voyons juste comment peut-on faire mieux demain?

Comprendre, communiquer, valider. 

La souffrance est là, de toutes parts. Acceptons là.

Se libérer pour trouver des réponses

Avez-vous 5 minutes? Avant que vous partiez au travail? 

L’épreuve de laisser ses enfants à l’école est souvent intense. Surtout à la rentrée. Même quand on la renie. Mais aujourd’hui on va laisser nos émotions s’exprimer.

C’est un exercice que l’on fera aussi avec nos enfants quand les retrouvera.

D’abord, respirez par le ventre. Comme si vous aviez un ballon dans votre ventre qui se gonflait à chaque fois que vous rentrez de l’air à l’intérieur.

Lâchez.

Respirez ainsi 3 fois.

Ensuite, si vous êtes dans une voiture, ou dans les transports communs, vous allez mettre une chanson qui vous évoque de la tristesse. Montez le son. Et vous allez vous lâcher. 

Tout en chantant cette chanson (si vous êtes dans un endroit qui le permet) vous allez détendre chaque muscle de votre corps tendu. Bougez les épaules, votre torse, vos jambes. Soyez conscient.e de tout le poids que vous chargez chaque jour. Débarrassez vous du trop plein.

Une fois que la chanson sera fini, vous allez mettre une qui vous évoque de la joie.

C’est mieux? 😉

Sentez comme votre sourire reviens, comme les soucis laissent de la place à la joie. Comment l’espace dans votre esprit se fait.

Les solutions aux problèmes ne peuvent venir que s’il y a de l’espace pour eux.

Vous avez la musique en vous!

Variante pour les enfants

L’exercice sera le même, mais avec une musique qui leur évoque de la tristesse et de la joie. Même que pour la joie, comme vous serez à la maison, vous allez pouvoir chanter et danser en même temps. Cela est parfait pour une décharge total d’émotions. D’ailleurs, à ce sujet, je vous recommande très fortement ce site pour des astuces méditatives pour vos enfants.

Pour des idées de chansons tristes, vous pouvez aller voir mes articles sur la tristesse: ici.

C’est à vous!

Racontez-nous votre rentrée, comment ça s’est passé? comment avez vous géré? Et vos enfants? Partageons nos astuces ensemble!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes boléro.

Glossaire

Vous êtes perdu avec les concepts musicaux? Vous voudriez un mini dictionnaire qui vous sorte la tête de l’eau? Voici un glossaire qui pourrait vous aider…

J’avoue, j’en bavé, pas vous? 

Le vocabulaire musical peut vite devenir du chinois… oui… carrément une autre langue.

D’ailleurs, il vous est déjà arrivé de vous retrouver au centre d’une conversation entre musiciens?

“Oueee, t’as vu? Le mec il a osé faire une mineur harmonique sur un accord de dominante… il est ouf!- oueee, graaave”

Bon, j’espère que ça ne vous ai pas déjà arrivé… ce n’est pas toujours très… marrant, comme cela pourrait sembler…

Par contre si vous êtes musicien, vous êtes déjà en train de vous dire “en même temps, une mineure harmonique sur un accord de dominante n’est pas très glorieux quand même…” Et bien, non, mais ce n’est pas le sujet de cet article. 🤣

Du coup, un petit dico traducteur de langue musicienne pourrait vous être utile. Non pas pour comprendre l’harmonie ou la théorie musicale dans un seul article, mais pour avoir un petit vocabulaire de base. Cela vous permettra de comprendre mieux les bases musicales, et ce que vous apprenez avec les enfants.

ABC is easy like 1,2,3

 

C’est parti pour une liste de définitions de mots de base que j’utilise dans ce blog. Si jamais vous avez besoin de dormir et que vous n’arrivez pas, cet article vous aidera également. Super n’est-ce pas?

Pour que ce soit moins fastidieux, je vous met de temps à autre une musique qui vous réveille. Évitez-les si vous lisez cet article pour son but numéro deux (s’endormir).

Gamme: série de notes qui montent vers les aiguës ou descendent vers les graves. Il y en a des différentes: la basique est la pentatonique formé de 5 notes comme son nom l’indique, vous pouvez les entendre en jouant les touches noires du piano. Ensuite vous avez les gammes de 7 notes comme celle de Do majeur, qui sont les touches blanches du piano. Puis il y en a d’autres, mais on ne va pas s’embrouiller plus que ça.

Tessiture: c’est l’ampleur de gammes que l’instrument ou le chanteur arrive à faire. Par exemple: la voix la plus grave de l’homme, appelé “basse” a une tessiture qui peut se trouver entre le premier do du piano et le troisième sol du piano. La voix plus aiguë, appelé “soprano”, a une tessiture qui peut aller du troisième do du piano au cinquième sol du piano. Tous les instruments à vent ont une tessiture plus réduite que les instruments à corde. Sauf cette exception:

 

Mais bon, on se distrait là… enfin moi en tout cas…

Tonalité: c’est la gamme dans laquelle se trouve la chanson ou thème. En effet on peut jouer une chanson dans un ton ou un autre, selon la convenance du soliste. Car comme expliqué plus haut, les instruments à vent, dont le chant, ont des tessitures limités, donc on adapte les tonalités des chansons ou thèmes à ces instruments. Ou alors au goût de l’instrumentiste de cordes.

Soliste: musicien qui joue le thème principal: chanteur, saxophoniste, flûtiste, guitariste, etc. Jim Morrison dans le groupe The Doors, Miles Davis avec ses formations, etc.

Accompagnateurs (sideman en anglais): musiciens qui accompagnent le ou les solistes à niveau rythmique et harmonique. 

Tempo: vitesse de la chanson ou thème. Cela se mesure avec des “BPM” battements par mesure. Souvent on l’indique avec une noire égale à X BPM. Par exemple, si on veut jouer une chanson à la vitesse de la montre, cela sera indiqué par une noire égale à 60 BPM. Du coup la noire est égale à 1 seconde.

Rythmepattern des figures rythmiques qui vont donner le squelette du genre musical joué. Ceux-ci peuvent être variés, mais chaque rythme aura une base. Le son cubain par exemple a comme base la clave de son:

Ou alors un rythme pop-rock:

C’est bon, vous pouvez arrêter la vidéo.

Ça fait du bien, hein?

Figures rythmiques

La noire:    elle vaut 1 temps.

La blanche:   elle vaut 2 temps.

La ronde:  elle vaut 4 temps.

La croche:  elle vaut un demi temps.

Voici un graphique qui pourrait vos éclairer concernant les figures rythmiques:

Et voilà pour un début de glossaire. Si vous avez d’autres mots qui vous viennent à l’esprit, utilisez les commentaires! Je me ferai un plaisir de vous écrire un glossaire 2.

D’ici là je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et un rythme pop.

 

 

Conseils pour faire une séance musicale avec les petits

L’idée de réaliser une séance musicale avec vos enfants vous enchante? Vous ne savez pas ce qu’il faut faire pour y arriver?

Que ce soit en classe, en crèche, ou tout simplement chez-soi, la musique ne fait pas souvent partie de votre programme.

Pour apprendre la musique aux enfants, vous devez la connaître, et comme vous n’êtes pas forcément musicien, vous avez du mal à développer cette matière.

Souvent  vous avez de nouvelles résolutions et vous êtes vraiment très motivé.e à aller jusqu’au bout.

Vous:

  • vous renseignez,
  • lisez des livres et d’articles sur internet.
  • achetez du matériel.

Puis le jour où vous voulez commencer arrive, et malgré toute cette information et objets musicaux, vous n’êtes pas sûr de comment les utiliser!

Toutefois, vous décidez de vous lancer. C’est maintenant ou jamais.

Votre première séance musicale

Vous appelez les enfants et leur dites très joyeusement: “jouons de la musique!” Les enfants qui ne manquent jamais d’enthousiasme vous disent: “ouiiiiii!!!!” Alors  vous essayez gaiement.

Au départ ça se passe bien.

Vous leur donnez les instruments flambant neufs. Les enfants sont ravis de les tester. Et ça frappe, et ça secoue, ça crie.

Puis vous dites “STOP! et si nous faisions les émotions avec les instruments de musique?”

Les enfants n’ont rien entendu. Ils sont vraiment trop excités par les nouveaux jouets! Attendez… pour une fois qu’ils ont le droit de faire du bruit…

Alors vous insistez. Vous leur demandez : “et si on chantait une chanson?”

Les enfants disent “OUIIIII!!! La chanson de caca boudiiiiin!!! La chanson de caca boudiiiin!!!!” Et vous ne savez pas si vous devez vous émerveiller par la créativité de vos enfants, creuser un trou pour vous y introduire ou simplement leur crier dessus pour que tout ça s’arrête.

Bref.

C’est un véritable désastre.

A ce moment là, une fois calmés, vous rangez tous les instruments. Vos enfants ne comprennent pas pourquoi c’est déjà fini. Tout le monde est frustré. Vous vous dites que la prochaine fois ce sera mieux.

Sauf qu’il n’y a pas de prochaine fois. Il faut le dire, ça semblait plus facile que ça ne l’est vraiment…

Pourquoi bien démarrer une séance musicale?

Vous savez que la musique est très bénéfique pour vous et les enfants. Vous y tenez vraiment.

Une séance musicale peut apprendre à un enfant (ou à un adulte) à développer des connexions neuronales qui vont les aider à mieux gérer leurs émotions, ça peut être un outil qui accompagnera de manière efficace le développement psychoaffectif de l’enfant.

De plus cela serait une activité qui pourrait vous rassembler vous et les enfants, car une séance musicale est aussi un moyen de communication. Regardez cet article, très intéressant à ce sujet.

Mais malgré toutes vos bonnes intentions vous ne voulez vraiment pas que la bouillie sonore de la première fois se reproduise.

Voilà pourquoi aujourd’hui je vous écris cet article.

J’aimerais que jouer de la musique avec les petits soit réalisable pour tous: musiciens, non musiciens, même ceux qui n’ont jamais touché à la musique!

Car c’est un outil tellement puissant, si utilisé partout dans notre quotidien (j’en parlerai très prochainement dans un article), que ce serait dommage de ne pas y avoir accès pleinement.

Le partage qui en ressort est rafraîchissant. Et si tout se passe bien, les enfants en redemandent, je peux vous le promettre!

Toutefois, nous devons savoir quoi faire

Qu’est ce qu’une séance musicale avec des petits?

Je pense que chaque personne a sa petite idée. Et si vous discutez avec différents professeurs de musique, ils vont exprimer différentes opinions.

Tout comme les médecins, concernant un virus qui n’a pas de nom, ou les architectes face à une maison à construire, les avis changent selon la personne et son expérience personnelle.

Mais nous pouvons dire qu’il y a des choses en commun.

Lors d’une séance musicale, on recherche avant tout à s’amuser. Si on ne se divertit pas, cela n’aura eu aucun sens.

Puis, amener l’enfant à différentes concepts de la musique: le rythme, les nuances, le chant, les instruments.

Alors, généralement tout le monde sera d’accord avec moi pour lier le tout à travers le jeu. Les neurosciences ont prouvé que les enfants apprennent par le jeu et l’expérience, pourquoi les contredire? 

Le jeu aura la fonction de nous divertir et nous apprendre en même temps.

Du coup une séance de musique consistera en jeux musicaux rythmiques et mélodiques.

Wow!

Quoi?!

Mais je n’ai aucune idée de tout ça! – je vous entend déjà me répondre.

Pas de panique: l’article n’est toujours pas fini. J’y viens.

Conseils pour préparer une séance musicale

  1. La première chose que je vous conseille de faire est de télécharger la fiche d’activité musicale ici. La seule chose que je vous demande est de m’indiquer l’adresse mail où vous voulez que je vous l’envoie.
  2. Ensuite vous pouvez créer une ambiance: décrire un monde imaginaire, ou n’importe quoi, qui fasse que vous et vos enfants soient dans un univers musical et non plus chez vous.
  3. Bien instaurer les règles depuis le départ est une chose très importante. Comme ça c’est clair pour les enfants et c’est clair aussi pour vous. Je vous conseille de ne pas avoir plus de trois règles, car plus ce serait trop d’informations pour l’enfant (n’oubliez pas qu’il n’est pas capable de retenir les règles plus de quelques heures avant l’âge de 7 ans). Ensuite, pour chaque jeu que vous allez réaliser, vous préciserez les règles de ce jeu là.
  4. Enfin, ayez un rythme défini. Alternez des jeux qui demandent de la concentration avec ceux qui en demandent moins. N’enchaînez pas deux jeux de concentration, car ça va fatiguer l’enfant, et du coup, il commencera à se disperser.

C’est ce qu’on essaye d’éviter !

Dans ce site vous pouvez trouver des idées de comment travailler le rythme, des idées des chansons et comment approcher le chant, ainsi qu’un travail sur les émotions et ses chansons. N’hésitez pas à les parcourir, ils sont là à votre service!

Mais…

Je n’ai pas le temps de réaliser tout ça!”

Vous savez? Un jeu de société peut prendre plus ou moins le même temps. On ne vous demande pas de faire une séance musicale d’une demi-heure. Un quart d’heure peut suffire. Puis, n’oubliez pas que, vous aussi, vous allez vous amuser… Et si ces raisons ne vous suffisent pas, lisez ceci.

“Je n’ai pas beaucoup d’imaginaire…”

L’imaginaire arrive avec la relaxation. Détendez-vous. Avant de commencer quoi que ce soit, il est recommandé de fermer les yeux et se concentrer sur la respiration pendant cinq minutes. Laissez vos pensées aller et venir, sans leur prêter attention. Observez-les. Vous constaterez à quel point vous avez de l’imagination pour beaucoup de choses. Alors laissez vous aller. L’imagination viendra aussi pour la musique.

“Je dois travailler les exercices avant de les réaliser avec les enfants”

Ou alors, vous pouvez les travailler AVEC les enfants. Car rien ne vous empêche d’apprendre ensemble!

Mais si vraiment vous avez envie d’approfondir vos connaissances, contactez moi pour des séances de coaching!

Commentez vos propres astuces et expériences, et vos questions si vous en avez.

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et du rythme reggae.

 

Musicothérapie et émotions


Interview Violetta Donini

Bienvenue à un nouvel podcast sur la musicothérapie et les émotions.

Pour écouter le podcast clikez sur play. Pour le télécharger il suffit de faire clic droit et enregistrer.

En dessous la transcription de l’interview.

Bonjour, je suis Eirene de Petit Doremi, aujourd’hui je vais vous présenter ma première interview de la musicothérapeute Violetta Donini qui est également professeur de piano et d’éveil musical. En espérant que cela vous plaise!

E: Déjà je voulais savoir un petit peu ta présentation? Qui tu es? Qu’est- ce que tu fais?

V: Je m’appelle Violetta, je suis pianiste, professeur de musique et musicothérapeute. J’ai la double casquette éducative et thérapeutique.

E: ça fait longtemps que tu es professeur d’éveil musical?

V: Oui, une dixaine  d’années.

E: D’accord. Est- ce que depuis que tu fais les deux (musicothérapie et éveil musical) ça t’arrive de mélanger les deux?

V: Non, justement ça a clarifié dans ma tête les différences entre l’éducatif et le thérapeutique. Les objectifs éducatifs et thérapeutiques ne sont pas les mêmes. Donc, évidemment selon l’endroit où je suis et selon ce que je fais, si je suis dans un cours d’éveil musical je vais être appelé à enseigner la musique , enseigner les bases de la musique et tout ça dans un esprit ludique  et bien être aussi. Mais mon but ne sera pas thérapeutique. C’est à dire que je n’aurais pas pensé à chaque élève dans un but thérapeutique. 

Alors que dans les institutions, quand je travaille en tant que musico-thérapeute, un vrai projet thérapeutique est pensé, et on n’est pas sur des objectifs éducatifs ni sur des objectifs d’apprentissage. Au contraire on utilise les instruments comme un médiateur thérapeutique, mais en aucun cas on utilise l’instrument pour leur apprendre des bases musicales.

Evidemment les deux peuvent se regrouper par moments mais pour moi ça a plus clarifié la différence entre les deux situations finalement.

Après il se peut, il est déjà arrivé qu’on demande qu’il y est de la confusion entre les deux. Par exemple en thérapie souvent les parents me disent “ah! ils vont en cours de musique!” et la je dois clarifier que ce n’est pas un cours. Pareil en éveil musical dès fois on peut demander “ce serait bien qui ait un objectif de bien être, etc”. Je dis oui, mais, ce ne sera pas de la thérapie.

E: justement, est-ce que tu pourrais nous donner une petite définition de la musicothérapie

V:  parce-que justement c’est important de clarifier qu’est-ce que c’est la musicothérapie,  parce qu’il y a tellement de confusion dans le domaine. Et des charlatans aussi.

Donc pour la définition de la musicothérapie je pense que le mieux c’est d’en lire une, qui a mon avis est assez complète. C’est la définition qui se trouve sur le site de la Fédération Française de la Musicothérapie.

La Musicothérapie est une pratique de soin, de relation d’aide, d’accompagnement, de soutien ou de rééducation, utilisant le son et la musique sous tous leurs formes comme moyen d’expression, de communication, de structuration et d’analyse de la relation. 

Donc ce qui est le plus important à retenir c’est vraiment aussi que, donc on est dans le soin bien sûr, et qu’on utilise le son et pas que la musique, en fait.  La musique ce serait presque restrictif. On utilise le son, le sonore dans toutes ses formes. Cela peut être  avec des instruments bien sûr, mais ça peut être aussi avec la table, le mur, la chaise. Cela ce sont des choses, que même en éveil musical on peut utiliser. Pas besoin d’avoir des super instruments pour faire de l’éveil musical. Par exemple.

E: Je voulais savoir aussi, car on est dans le cadre de comment aborder les émotions à travers la musique, et je voulais profiter de ta présence  pour savoir quelle était la différence entre aborder et gérer.

V: A mon sens, gérer une émotion c’est quelque chose qui se fait sur le long terme, quelque chose qui  ne s’apprend pas forcément dans le cadre éducatif d’un éveil musical.  On n’a pas le temps en tant que prof d’éveil musical de s’occuper de chaque émotion de chaque enfant surtout si c’est dans les écoles (maternelles). Je sais que nous avons eu toutes les deux cette expérience là, où on avait quinze enfants par classe. Bien sûr apprendre à gérer une émotion dans un cadre éducatif c’est compliqué.

Mais, évidemment on peut les aborder. Mais, à mon sens, si l’enfant a vraiment un problème de gestion d’une émotion ça se travaillera plutôt d’un setting thérapeutique plus qu’à l’école. A l’école on est dans une optique d’apprentissage. Je dis école mais ça peut être aussi des cours d’éveil musical privés.

Après on peut aborder les émotions aussi bien dans le cadre thérapeutique que dans le cadre éducatif. Aborder ce serait faire des activités autour des émotions pour pouvoir travailler, dans notre cas, avec des instruments. 

E: Comment, en musicothérapie, on aborde les émotions, et comment est-ce qu’en éveil musical on aborde les émotions?

V: Dans le premier cas ce sera un objectif thérapeutique, pensé dans un suivi avec une équipe disciplinaire en général. Alors qu’à l’école ou dans un cadre éducatif en général ce sera: pour aborder les émotions, on va faire quelque chose aussi. Evidemment on les aborde dans les deux cas. C’est juste pas le même objectif.

E: Est-ce que, ça t’arrive, depuis que tu as fait des études de musicothérapie, de, par exemple quand tu trouves un groupe qui est agité de trouver des exercices nouveaux qui pourrait leur faire décharger ce qu’ils ont, pour pouvoir après mieux suivre ton cours.

V: Je ne sais pas. Ce que je peux dire, qu’en tant que prof j’ai changé, parce que j’ai changé moi aussi de part ma formation. Peut-être que j’essaye plus d’intégrer les problématiques des enfants, malgré moi, je ne peux pas m’en empêcher. Peut-être je suis un peu moins exigeante si je vois quelque chose que j’aurais identifié, et qui n’aurait pas été identifié par l’entourage. 

Par exemple, je donne des cours de piano actuellement, et dans le passé il m’est arrivé de découvrir que j’avais une élève qui était dyslexique, alors que ça ne m’avait pas été dit par l’entourage, par la famille, et là j’étais un peu plus armé pour pouvoir adapter mon enseignement à cet enfant. Mais c’est vraiment au cas par cas. Dans son cas je savais que si je mettais une partition en plus grand ça l’aiderait. Je pense pas qu’avant j’aurais eu accès à ce genre de  technique.

Dans ma tête j’essaie vraiment de différencier le thérapeutique de l’éducatif. Avant je pense, bon, ça c’est personnel, j’avais plus tendance à tout mélanger, et je ne pense pas que ce soit bon pour l’enfant ou l’élève d’être trop dans le thérapeutique malgré eux.  Donc, maintenant j’essaie plus de différencier ma place et selon les circonstances.

E: est-ce que la musique pourrait être un bon moyen d’évacuation des émotions réprimés ou des choses réprimés qu’on aurait dans la journée même?

V: Je suis tout pour l’expression musical et l’expression même dans le corporel, ou quelque chose qui mélange l’expression en général. Je pense qu’il y a beaucoup à faire avec ça. Effectivement il y a l’éducation musical: l’idée d’emmener la musique et l’expression musical, entre autres, à l’école. Je pense que c’est une très très bonne chose et effectivement si on pouvait avoir des cours d’expression musicale, plutôt que des cours. Même le terme d’éveil musical, c’est bien déjà, parce qu’on éveil. Mais l’éveil musical existe (que) à la maternelle. 

Le but c’est de l’expression. Est-ce que ça permettrait de résoudre tout ce qu’il se passe en ce moment, toutes les tensions? Je ne pense pas. Parce que je pense que c’est un problème de fond, d’organisation scolaire, des moyens financiers, des profs qui n’ont pas suffisamment de moyens, d’aide, etc. Donc ça c’est autre chose. C’est un autre discours.

Mais je pense que bien sûr si on pouvait déjà une idée d’assouplir l’enseignement musical je pense que ce serait une bonne chose. Il ne faut pas oublier que la musique est quelque chose d’accessible à tous. Et pas tous les enfants qui font de la musique vont être concertistes.  Et ce n’est pas parce qu’ils ne vont pas être concertistes qui ne vont pas avoir non plus un bon niveau.

Après au Conservatoire c’est autre chose, parce qu’il y a une sélection. Car il y a des moyens, là aussi, limités, donc il faut bien qu’ils sélectionnent d’une certaine façon pour pouvoir avoir les élèves qu’ils ont. Mais il y a une telle demande que c’est un peu, et c’est subventionnée par ailleurs, donc c’est compréhensible qu’il y ait des critères d’excellence.   

Je ne pense pas que ce soit bon pour la musique qu’il y ait que ça.

Après, pour répondre à ta question sur la décharge, c’est aussi tout une question. Est-ce qu’on se défoulant on va résoudre quelque chose? Je ne sais pas non plus. Parce que la décharge c’est une chose, mais après il y a ce qu’il y a derrière. Cela peut être apaisant un certain temps, mais ça dépends pour qui, et ça dépends comment. 

Plus dans l’histoire de parler d’expression musicale j’aime bien cette idée là.  Où justement un travail des émotions peut être possible. Et d’autres choses aussi, mais c’est de ça qu’on parlait aussi. L’histoire de se défouler et que ça apaiserait les tensions, je pense que oui.

Je pense qu’à l’école, et au fur et à mesure des niveaux la place pour l’expression individuelle de chaque personne est réduite, faute de moyens, faute de temps, faute de plein de choses. Mais c’est vrai que s’il y avait des temps plus marqués, d’expression ou avec des gens qui sont formés, pas forcément des musicothérapeutes. Ce n’est pas du tout de la musicothérapie, encore une fois. Mais, oui, a ne peut être que bon, je pense, pour les enfants.

E: est-ce que tu aurais un conseil à donner aux parents?

V: pour le travail autour des émotions? tu veux que je te parle de ça?

E: oui. Comment aborder les émotions pour les parents des enfants de 0 à 6 ans.

V: A mon sens, ce qui est important sur un travail autour des émotions c’est de pouvoir les nommer. Identifier les émotions serait une première étape. Si c’est possible bien sûr. Si ce n’est pas possible, justement, ça peut être un axe possible qui peut être intéressant aussi. 

En utilisant les instruments on peut se dire: sur quel instrument on pourrait représenter la colère? Avec le tambour? Alors, comment on fait la colère avec cet instrument?  ah, on tape très fort. Et sinon, la joie, comment tu ferais? Ah, bah, tiens, les cymbales pour toi c’est très fort, c’est très gai. Ou un autre instrument, ce sont des exemples, bien sûr.

Et le calme, comment tu ferais un état de calme? Tu le montrerais avec quel instrument? Et bah, tiens, avec le bâton de pluie, pourquoi pas? etc.

On peut utiliser différents instruments, pour dire, cet instrument là peut représenter telle émotion. C’est un exercice.

Après on pourrait se dire, tiens, on va se raconter une histoire avec ces instruments. Qu’est-ce qu’on pourrait faire en premier? Donc, c’est calme, après c’est la colère, après c’est de la joie et c’est de la peur, enfin, toutes les émotions qui auront été identifiés au préalable. Cela peut être aussi une façon de les aborder sans utiliser uniquement les mots.

Une autre chose intéressante que j’ai déjà faite aussi c’est d’utiliser le même instrument, pour exprimer des émotions différentes. On pourrait dire bah, tiens, le tambour, si je tape dessus très fort qu’est-ce que ça représente, par contre si je le caresse doucement, qu’est-ce que ça fait? Par contre si je tapote? Voilà, il y a plein de choses qu’on peut faire avec le même instrument.

Cela peut aussi  aborder des aspects plus créatifs. Avec un instrument qu’est-ce qu’on peut faire? C’est intéressant. Finalement c’est comme une personne, la même personne peut avoir différentes émotions. Je schématise bien sûr. C’est juste pour donner quelques exemples de détournement par les instruments pour pouvoir mieux parler des émotions. Les aborder.

Je pense que l’important c’est de pouvoir les identifier et pouvoir en parler. Déjà si on pouvait arriver à faire ça avec son propre enfant ou l’enfant qu’on garde si c’est une assistante maternelle, ça peut être très intéressant. Et après avoir des moments ludiques, où on s’amuse tout simplement avec les instruments. Ou ça peut être tout simplement, si c’est un enfant très petit de 3-4 ans qui tape très fort sur un instrument, on peut dire: “ah je vois que tu es en colère,  et puis tiens, ça qu’est-ce que c’est?”. Enfin, voilà.  Ce sont quelques pistes, quelques idées. 

E: super! Merci beaucoup Violetta.

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Du bonheur, de la sagesse, et un tempo allegro.