Eveil musical avec des enfants autistes

La musique est faite pour TOUT le monde. 

Peu importe votre âge, votre culture ou votre classe sociale. Votre QI ou votre niveau d’études. La musique convient à tous, et est utile pour tous.

J’ai eu la chance d’avoir plusieurs “genres” d’élèves: des quartiers et des styles de vie différents, avec des goûts musicaux très variés. Certains n’avaient même pas de culture musical: ils n’écoutaient pas de la musique.

Toutes ces personnes ont réussi a trouver leur bonheur dans la musique.

Un beau jour, j’ai eu l’immense chance et bonheur d’animer un petit groupe d’enfants autistes.

Aujourd’hui j’ai envie de vous partager cette expérience.

Un projet qui démarre

Quand le projet de donner des ateliers d’éveil musical à un petit groupe d’enfants autistes s’est concrétisé, la première chose que je me suis dis, c’est que j’allais me documenter.

En effet je ne suis qu’une prof de musique et musicienne, mais pas une professionnel psychologique ni psychomotricienne, ni rien qui s’apparente. 

Surtout à l’époque, où je n’avais pas encore passé mon certificat pour être coach parental.

Fort heureusement, il y a un truc qui me passionne de faire: c’est de me documenter.

Le hic, quand j’ai commencé mes recherches, c’était qu’il y avait un genre d’autiste par individu. Je me suis rendu compte que me renseigner sur ce “trouble mental” comme apparemment on l’appelle, était un peu comme vouloir me renseigner sur l’humanité. 

J’ai découvert qu’un autiste n’était pas forcément quelqu’un qui est ailleurs, super intelligent, incapable de sociabiliser, et toutes ces idées reçues qu’on a des personnes autistes.

Cette découverte je l’avais déjà faite quand j’ai gardé un enfant autiste des années auparavant, et quand j’ai eu des élèves qui avaient ce trouble.

Comment définir ce trouble?

Selon l’Inserm “les troubles du spectre de l’autisme (TSA) résultent d’anomalies du neurodéveloppement. […] Ils se manifestent par des altérations dans la capacité à établir des interactions sociales et à communiquer, ainsi que par des anomalies comportementales, en particulier une réticence au changement et une tendance à la répétition de comportements ou de discours.”

Dans mon expérience, les enfants présentant ces troubles avaient en commun un moyen d’apprentissage différent que les enfants sans ces troubles.

En approfondissant mes recherches sur le sujet, j’ai découvert également qu’ils ont développé plus l’hémisphère droit du cerveau que le gauche. Du coup ils apprennent mieux à travers des images et sons, que par le langage. 

Comme les tous petits, il faut privilégier le jeux et le langage non parlé pour qu’ils expérimentent et acquièrent l’information. Mais toujours d’après mon expérience, les enfants autistes vont “mémoriser” ce qui a été enseigné plus vite, voir, tout de suite. Bien sûr, à condition que ce soit lié à des images.

J’ai vu la différence, par exemple, quand je leur ai appris les figures rythmiques. 

Depuis quelques années j’avais fait des cartons avec des différentes figures rythmiques, auxquelles j’associé un mot et un mouvement. Cela marchait très bien pour les petits à partir de 3 ans, après quelques séances (1 à 3 mois environs). Mais avec les enfants autistes cela a été mémorisé tout de suite. C’était impressionnant.

Particularités

Je vous avoue que le premier jour d’atelier j’étais hyper nerveuse. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Surtout qu’on nous mettent en gare de toutes les choses qu’il peuvent arriver. Mais bien-sûr, ça, c’est juste le pire des tableaux! 

J’avais un garçon avec un sérieux handicap physique et une oreille absolue passionné de la musique, un autre qui ne parlais pas (mais il chantait!) avec une mémoire visuelle hors du commun et l’autre qui avait toutes ses facultés. Cela aussi me stressais, car je ne les connaissais pas, alors je ne savais pas de quoi ils étaient capables. Je ne voulais pas ni qu’ils s’ennuient, ni que ce soit frustrant pour eux.

Mais mon stress était en vain.

Un atelier d’éveil musical normal s’est déroulé sans aucune difficulté.

Les particularités que j’ai rencontré:

  • l’enthousiasme en puissance: quand ils aimaient quelque chose ils l’exprimaient fois dix, et c’était super agréable.
  • la passion: ils étaient très à l’écoute, demandants, même si, dû à leur trouble, ils me demandaient souvent la même chose.
  • des enfants très touchants: qui expriment leurs émotions de manière pure, malgré leur âge. Et je suis consciente que cela ne doit pas être facile à vivre tous les jours. Vu qu’avec les petits c’est difficile, mais ça passe à un moment donné, alors qu’avec eux ça ne passe pas… je ne sais pas s’ils arrivent à gérer leurs émotions un jour… mais ça c’est à voir avec un professionnel.

Le handicap physique n’a jamais posé des soucis. Le manque de langage parlé n’a pas posé des soucis. Le fait que j’ai un surdoué de la musique ça n’a pas posé de soucis.

Surtout on a passé des super moments. 

Quoi faire dans des ateliers de musique pour enfants autistes?

Comme je vous le disais avant, je n’ai pratiquement rien changé à mes habitudes. 

Les enfants que j’ai eu, même ceux que j’avais eu comme élèves auparavant, aiment ce que tous les enfants aiment.

La musique est un super exutoire pour eux, car c’est un moyen de communication non verbal idéal. 

A condition qu’on ne cherche pas de résultats (tout comme avec tous les enfants, d’ailleurs, chacun son rythme), on a des très bons résultats.

Alors si vous voulez mettre en place des ateliers de musique avec des enfants autistes, n’hésitez plus!! Et si vous voulez un coup de pouce, c’est par ici!

Racontez moi vos expériences avec des enfants autistes ou autre handicap dans les commentaires: qu’avez vous mis en place? quels étaient vos difficultés? quelles ont été vos joies? 

Puis à très bientôt!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes soul.

 

Si j’étais enseignant de PS…

Ce n’est pas toujours évident de gérer une classe de Petite Section de Maternelle à la rentrée. Et si j’étais enseignant de PS pendant la première semaine de rentrée?

Au début on se dit, mais ouiiii, s’ils sont tout petits, tout mignons. C’est trop choux d’avoir une classe de petite section.

Mais ça c’est quand on n’est pas dedans la classe, et qu’on essaye de faire… des trucs. Peu importe quoi…

L’autre jour, en emmenant mon fils à sa classe, alors qu’il ne voulait pas aller à l’école, je regardais les autres enfants, la maîtresse et l’Atsem. Je me disais, wah! chaud!

Des enfants accrochés à leur doudous, qui suivaient partout la maîtresse. Mais alors, ils ne la lâchaient pas d’une semelle.

Des nez qui coulent. Des enfants complètement perdus au beau milieu de la classe qui se demandent “mais qu’est ce qu’il faut que je fasse ici?”

Ceux qui étaient plus à l’aise, bah, c’étaient ceux de MS… 

Alors j’ai eu envie de me mettre à la place de la maîtresse. De rêver un petit peu et imaginer: qu’est-ce que je ferais si j’étais enseignant de PS à la rentrée?

Pas pareil un cours d’éveil PS qu’une classe… vraiment?

Car oui, j’ai déjà eu des classes de petite section. Mais ils étaient maximum 8 enfants. Une classe de maternelle peut avoir jusqu’à 30 enfants.

Selon l’Académie, après avoir questionné l’inspectrice, c’est parce qu’on a bien survécu à l’époque, on ne voit pas pourquoi on n’y arriverait pas maintenant. Les enseignants, moi-même ainsi que beaucoup d’autres parents, ne sont pas du même avis.

Bref, où en étais-je?

Mes toutes petites classes de petite section, que j’avais une fois par semaine, une heure, me donnaient une toute petite idée de ce qui pouvait ressentir l’institutrice, mais vraiment toute petite.

La caractéristique de cet âge était que la plupart du cours je la passais comme si j’étais en train de faire un long spectacle pour enfants interactif, mais presque personne interagissait.

C’était drôle la première fois que je me suis confrontée à ça. 

Les enfants étaient tellement captivés.

Ils me regardaient bouche bée, limite avec la bave qui coule, et il y en a eu même un qui est tombé de son siège. Il avait oublié qu’il était dans un cours… et qu’il fallait qu’il garde son équilibre.

Enfin, pas évident.

Les pleurs… des enseignants de PS?

Puis, en petite section nous avons droit aux pleurs. Ah là là là! Bénits soient-ils! 

Je me souviens que tous les ans je me demandais: “bon, comment vais-je gérer cette année?”

Les parents ne se doutent pas vraiment de comment ça se passe.

Les pleurs sont comme une maladie contagieuse, voyez? Si en a un qui sanglote, et bah, les autres compatissent, et ils se mettent  à larmoyer également. Puis, quand vous avez trouvé comment consoler un, et bien, 5 minutes plus tard il y en a un autre qui commence, et rebelote, le premier recommence à pleurer. Cela peut-être un véritable cauchemar.

Un interminable cauchemar.

Enfin, jusqu’à ce que les parents partent.

Après ils se mettent en mode: inhibition d’émotions activé. J’ai su ça plus tard, mais c’est une réaction normale du cerveau “reptilien”.

Quand l’enfant n’est plus dans un terrain où il se sente complètement en sécurité, comme à la maison, il n’exprime plus rien. Enfin, il essaye… Pleurer, crier, ce sont des actions qui attirent l’attention, et cela pourrait le mettre en danger, s’il était encore à l’époque des cromagnons. Mais son cerveau “reptilien” n’est pas mis à jour…

C’est pour cela qui existe, ce que le Dr Siegel appelle, le cerveau d’en haut. Pour réfléchir et analyser si la situation est vraiment dangereuse ou pas.

Mais cette partie là du cerveau d’un petit de 3 ans est en pleine construction. Ils en sont qu’aux ciments…

Comment faire pour faciliter la rentrée, alors?

 

Des idées pour enseignants de PS

Il y a quelques points que j’aimerais partager avec les enseignants.es de PS. 

Je sais que je n’en suis pas une, que je ne connais pas tous les enjeux, ni le programme qu’ils/elles doivent suivre. C’est pour cela que j’aurais aimé proposer certains points, sans vouloir critiquer pour autant.

  • Commencer la journée assis. Que l’enseignant.e soit assis, et que les enfants, au fur et à mesure qu’ils arrivent s’assoient autour de lui/elle. Cela permettrait aux enfants de savoir quoi faire. Et ceux qui ont besoin d’un contact physique puissent se mettre à côté de l’adulte pour au moins lui donner la main.
  • Accueillir les enfants avec une musique de fond. La musique détend l’atmosphère, appelle l’attention de l’enfant, et diminue les angoisses qui puissent avoir et de la part des enfants, et de la part des adultes (parents et enseignant.es). Moi par exemple, j’aimais bien recevoir les enfants avec de la musique classique, essayer de reconnaître avec ceux qui étaient déjà arrivés les instruments. Ceux qui arrivent du coup sont poussés à écouter, puis même à participer.
  • Puis une fois que tout le monde arrive, une petite chanson de bonjour où on apprend les prénoms.

Je sais que dans mes petits groupes ces choses là marchaient assez bien, et que les pleurs étaient moins présents.

Des choses que je n’ai pas essayé, mais j’aurais aimé essayer

Ensuite, si j’étais enseignant en PS j’aurais aimé essayer des nouveaux trucs. 

Une journée de la première semaine je commettrais une folie. Quelque chose que personne n’ose jamais faire. Mais qui peut-être serait bénéfique pour la suite…

Je travaillerais la tristesse.

Non, mais ça ne va pas, non?

Si, si. Ça va. Mais je me dis qu’on a déjà essayé moultes fois d’inhiber les pleurs et les signes de tristesse. Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout des techniques de la discipline positive, et valider cette émotion, tout en la travaillant?

Du coup, je ferais comme dans l’article sur la tristesse que j’ai écris il y a quelques mois, ici. Ou dans mon article sur la rentrée de la semaine passée.

Je mettrais de la musique triste, et je leur demanderais tout ce qui leur rend tristes. Bien sûr, ils ne répondraient pas tout de suite, alors je commencerais mes propositions: vous êtes tristes quand papa et maman s’en vont? Tout en sortant les mouchoirs. Une fois qu’on aurais déterminé tout ce qui nous rend tristes, je chanterais une chanson sur la tristesse, comme celles proposés ici ou ici.

Ensuite, après cette chanson, je mettrais une musique bien joyeuse. A ce moment là je leur demanderais qu’est ce qui leur rends joyeux ou contents. Normalement je devrais avoir plus de réponses là… car plus détendus. Et ensuite on chanterais des chansons joyeuses qu’ils connaissent: sur le pont d’Avignon, une souris verte, etc.

Pour finalement leur laisser du temps libre, pour qu’ils découvrent, comme d’habitude, les différents espaces de la classe, les ateliers, etc.

Pas d’accord

Bien sûr vous avez le droit de me traiter de vieille hippie, de rêveuse ou de folle.

Sûrement il y a beaucoup de paramètres que j’oublie, et que du coup rend mes propositions impossibles à réaliser.

Peut-être, mais je suis sûr que rien qu’à l’idée de les faire, ça vous a mis le sourire dans votre visage.

J’aimerais bien, dans tous les cas, que vous me disiez quelles sont les contraintes, les obstacles. En quoi cela vous paraît irréalisable.

Vous pouvez bien sûr trouver des variantes qui fassent évoluer les exercices sur les émotions avec des percussions, ou moins musicale, avec la peinture ou les crayons couleurs.

Enfin, j’arrête de m’emballer.

J’attends vos commentaires!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et des rythmes de fado.

 

La rentrée musicale

Des enfants qui pleurent accrochés, vainement, aux jambes de leur mère. De l’incompréhension, du manque de compassion. La bienveillance qui manque à l’accueil de l’école. Du malheur, du stress, de l’inquiétude. C’est la rentrée.

Et, avant de continuer, je vais vous demander de faire play. Ça va vous détendre si vous êtes dans un de cas nommés plus haut…

Les enfants étaient bien en vacances. On ne peut pas leur en vouloir. Nous aussi.

Bien sûr il y a des petits qui sont contents d’aller à l’école, mes enfants en font parti. Ils étaient certes stressés pour le premier jour, mais une fois dans la classe ils étaient ravis! Incroyable! 

Puis je dois dire que l’école de mes petits a un super accueil, les maîtresses et Atsem sont souriantes et à l’écoute de l’enfant et du parent. J’ai vraiment de la chance.

Malheureusement j’ai appris que ce n’est pas le cas pour tout le monde…

Pourquoi, pourquoi vous faites ça?

 

Alors j’entends des enfants qui pleurent comme si la déchirure était énorme. Du coup, les pleurs des ces enfants mènent au stress de ceux qui ne pleurent pas, et se demandent, mais, où suis-je? J’entends des parents qui ne comprennent pas l’attitude de leurs enfants.

“Mais, comment ça se fait? Pourtant il allait à la crèche! ” C’est une phrase tellement récurrente. Ou alors: “oui, c’est normal, il était avec l’assistante maternelle, alors il n’a pas l’habitude d’être avec autant d’enfants” ou : ” oui, c’est parce que c’était moi (la maman ou le papa) qui le gardait, il n’a pas l’habitude de nous laisser”…  La vérité est qu’il n’y a pas de recette miracle. 

Enfin, une chose est certaine: la souffrance est là, ressentie de toutes parts.

Du coup, comme je n’aime pas vraiment voir la souffrance, je me pose encore une fois, et me demande quelle solution pourrais-je trouver avec ma miraculeuse et guérisseuse musique?

D’abord: comprendre

Je dépose mes enfants à l’école aujourd’hui. Pour mon plus jeune enfant c’est son deuxième jour. Et il n’a pas envie.

– “Maman, je n’ai pas envie d’aller à l’école, je veux aller à la maison”.

– “Oui, mon coeur, tu as envie d’aller à la maison, tu n’as pas envie de rester. Je comprends. Mais il faut que tu restes.”

– “Non, maman, je veux pas rester!”

– “Mais, tu te souviens? tu m’as dit que tu avais joué avec le train, et avec les voitures, et à la cuisine? que tu t’étais bien amusé?”

Des enfants qui pleurent dans le couloir, qui maintenant se ressemble au couloir de la mort… Je suis tendue comme la corde de mi aiguë à la guitare. Mon fils commence à paniquer.

– ” Je ne veux pas aller à l’école, maman, regarde, ils pleurent!” Dit-il en regardant les enfants d’un air de plus en plus stressé.

“Je sais, mon cœur, tous ces enfants qui pleurent c’est stressant. Mais ne t’inquiète pas, tout va bien se passer.”  On rentre dans la classe, on dit bonjour, et j’essaye de le convaincre de faire ce que l’Atsem lui propose, ou autre chose. Sa sœur essaye de le convaincre également. 

Rien y fait.

La sonnerie nous perce comme une flèche l’aurais fait dans nos coeurs. 

– “Il faut que je te laisse, mon cœur, il faut que j’emmène ta sœur à sa classe. Je dois aller travailler…” Il descend, je souffle, il veut bien aller jouer.

Puis, il nous vois partir. Et là il coure, il pleure, il est en panique. Sa maîtresse le prend.

Je lui crie que je suis désolée, mais je pars emmener ma fille, en me sentant une mère indigne qui n’a pas bien fait son travail.

Bien sûr, avec le recul on pourrait voir dix mil et une manières différentes de réagir et de gérer la situation. Aujourd’hui c’était cela. Voyons juste comment peut-on faire mieux demain?

Comprendre, communiquer, valider. 

La souffrance est là, de toutes parts. Acceptons là.

Se libérer pour trouver des réponses

Avez-vous 5 minutes? Avant que vous partiez au travail? 

L’épreuve de laisser ses enfants à l’école est souvent intense. Surtout à la rentrée. Même quand on la renie. Mais aujourd’hui on va laisser nos émotions s’exprimer.

C’est un exercice que l’on fera aussi avec nos enfants quand les retrouvera.

D’abord, respirez par le ventre. Comme si vous aviez un ballon dans votre ventre qui se gonflait à chaque fois que vous rentrez de l’air à l’intérieur.

Lâchez.

Respirez ainsi 3 fois.

Ensuite, si vous êtes dans une voiture, ou dans les transports communs, vous allez mettre une chanson qui vous évoque de la tristesse. Montez le son. Et vous allez vous lâcher. 

Tout en chantant cette chanson (si vous êtes dans un endroit qui le permet) vous allez détendre chaque muscle de votre corps tendu. Bougez les épaules, votre torse, vos jambes. Soyez conscient.e de tout le poids que vous chargez chaque jour. Débarrassez vous du trop plein.

Une fois que la chanson sera fini, vous allez mettre une qui vous évoque de la joie.

C’est mieux? 😉

Sentez comme votre sourire reviens, comme les soucis laissent de la place à la joie. Comment l’espace dans votre esprit se fait.

Les solutions aux problèmes ne peuvent venir que s’il y a de l’espace pour eux.

Vous avez la musique en vous!

Variante pour les enfants

L’exercice sera le même, mais avec une musique qui leur évoque de la tristesse et de la joie. Même que pour la joie, comme vous serez à la maison, vous allez pouvoir chanter et danser en même temps. Cela est parfait pour une décharge total d’émotions. D’ailleurs, à ce sujet, je vous recommande très fortement ce site pour des astuces méditatives pour vos enfants.

Pour des idées de chansons tristes, vous pouvez aller voir mes articles sur la tristesse: ici.

C’est à vous!

Racontez-nous votre rentrée, comment ça s’est passé? comment avez vous géré? Et vos enfants? Partageons nos astuces ensemble!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes boléro.

Glossaire

Vous êtes perdu avec les concepts musicaux? Vous voudriez un mini dictionnaire qui vous sorte la tête de l’eau? Voici un glossaire qui pourrait vous aider…

J’avoue, j’en bavé, pas vous? 

Le vocabulaire musical peut vite devenir du chinois… oui… carrément une autre langue.

D’ailleurs, il vous est déjà arrivé de vous retrouver au centre d’une conversation entre musiciens?

“Oueee, t’as vu? Le mec il a osé faire une mineur harmonique sur un accord de dominante… il est ouf!- oueee, graaave”

Bon, j’espère que ça ne vous ai pas déjà arrivé… ce n’est pas toujours très… marrant, comme cela pourrait sembler…

Par contre si vous êtes musicien, vous êtes déjà en train de vous dire “en même temps, une mineure harmonique sur un accord de dominante n’est pas très glorieux quand même…” Et bien, non, mais ce n’est pas le sujet de cet article. 🤣

Du coup, un petit dico traducteur de langue musicienne pourrait vous être utile. Non pas pour comprendre l’harmonie ou la théorie musicale dans un seul article, mais pour avoir un petit vocabulaire de base. Cela vous permettra de comprendre mieux les bases musicales, et ce que vous apprenez avec les enfants.

ABC is easy like 1,2,3

 

C’est parti pour une liste de définitions de mots de base que j’utilise dans ce blog. Si jamais vous avez besoin de dormir et que vous n’arrivez pas, cet article vous aidera également. Super n’est-ce pas?

Pour que ce soit moins fastidieux, je vous met de temps à autre une musique qui vous réveille. Évitez-les si vous lisez cet article pour son but numéro deux (s’endormir).

Gamme: série de notes qui montent vers les aiguës ou descendent vers les graves. Il y en a des différentes: la basique est la pentatonique formé de 5 notes comme son nom l’indique, vous pouvez les entendre en jouant les touches noires du piano. Ensuite vous avez les gammes de 7 notes comme celle de Do majeur, qui sont les touches blanches du piano. Puis il y en a d’autres, mais on ne va pas s’embrouiller plus que ça.

Tessiture: c’est l’ampleur de gammes que l’instrument ou le chanteur arrive à faire. Par exemple: la voix la plus grave de l’homme, appelé “basse” a une tessiture qui peut se trouver entre le premier do du piano et le troisième sol du piano. La voix plus aiguë, appelé “soprano”, a une tessiture qui peut aller du troisième do du piano au cinquième sol du piano. Tous les instruments à vent ont une tessiture plus réduite que les instruments à corde. Sauf cette exception:

 

Mais bon, on se distrait là… enfin moi en tout cas…

Tonalité: c’est la gamme dans laquelle se trouve la chanson ou thème. En effet on peut jouer une chanson dans un ton ou un autre, selon la convenance du soliste. Car comme expliqué plus haut, les instruments à vent, dont le chant, ont des tessitures limités, donc on adapte les tonalités des chansons ou thèmes à ces instruments. Ou alors au goût de l’instrumentiste de cordes.

Soliste: musicien qui joue le thème principal: chanteur, saxophoniste, flûtiste, guitariste, etc. Jim Morrison dans le groupe The Doors, Miles Davis avec ses formations, etc.

Accompagnateurs (sideman en anglais): musiciens qui accompagnent le ou les solistes à niveau rythmique et harmonique. 

Tempo: vitesse de la chanson ou thème. Cela se mesure avec des “BPM” battements par mesure. Souvent on l’indique avec une noire égale à X BPM. Par exemple, si on veut jouer une chanson à la vitesse de la montre, cela sera indiqué par une noire égale à 60 BPM. Du coup la noire est égale à 1 seconde.

Rythmepattern des figures rythmiques qui vont donner le squelette du genre musical joué. Ceux-ci peuvent être variés, mais chaque rythme aura une base. Le son cubain par exemple a comme base la clave de son:

Ou alors un rythme pop-rock:

C’est bon, vous pouvez arrêter la vidéo.

Ça fait du bien, hein?

Figures rythmiques

La noire:    elle vaut 1 temps.

La blanche:   elle vaut 2 temps.

La ronde:  elle vaut 4 temps.

La croche:  elle vaut un demi temps.

Voici un graphique qui pourrait vos éclairer concernant les figures rythmiques:

Et voilà pour un début de glossaire. Si vous avez d’autres mots qui vous viennent à l’esprit, utilisez les commentaires! Je me ferai un plaisir de vous écrire un glossaire 2.

D’ici là je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et un rythme pop.

 

 

Conseils pour faire une séance musicale avec les petits

L’idée de réaliser une séance musicale avec vos enfants vous enchante? Vous ne savez pas ce qu’il faut faire pour y arriver?

Que ce soit en classe, en crèche, ou tout simplement chez-soi, la musique ne fait pas souvent partie de votre programme.

Pour apprendre la musique aux enfants, vous devez la connaître, et comme vous n’êtes pas forcément musicien, vous avez du mal à développer cette matière.

Souvent  vous avez de nouvelles résolutions et vous êtes vraiment très motivé.e à aller jusqu’au bout.

Vous:

  • vous renseignez,
  • lisez des livres et d’articles sur internet.
  • achetez du matériel.

Puis le jour où vous voulez commencer arrive, et malgré toute cette information et objets musicaux, vous n’êtes pas sûr de comment les utiliser!

Toutefois, vous décidez de vous lancer. C’est maintenant ou jamais.

Votre première séance musicale

Vous appelez les enfants et leur dites très joyeusement: “jouons de la musique!” Les enfants qui ne manquent jamais d’enthousiasme vous disent: “ouiiiiii!!!!” Alors  vous essayez gaiement.

Au départ ça se passe bien.

Vous leur donnez les instruments flambant neufs. Les enfants sont ravis de les tester. Et ça frappe, et ça secoue, ça crie.

Puis vous dites “STOP! et si nous faisions les émotions avec les instruments de musique?”

Les enfants n’ont rien entendu. Ils sont vraiment trop excités par les nouveaux jouets! Attendez… pour une fois qu’ils ont le droit de faire du bruit…

Alors vous insistez. Vous leur demandez : “et si on chantait une chanson?”

Les enfants disent “OUIIIII!!! La chanson de caca boudiiiiin!!! La chanson de caca boudiiiin!!!!” Et vous ne savez pas si vous devez vous émerveiller par la créativité de vos enfants, creuser un trou pour vous y introduire ou simplement leur crier dessus pour que tout ça s’arrête.

Bref.

C’est un véritable désastre.

A ce moment là, une fois calmés, vous rangez tous les instruments. Vos enfants ne comprennent pas pourquoi c’est déjà fini. Tout le monde est frustré. Vous vous dites que la prochaine fois ce sera mieux.

Sauf qu’il n’y a pas de prochaine fois. Il faut le dire, ça semblait plus facile que ça ne l’est vraiment…

Pourquoi bien démarrer une séance musicale?

Vous savez que la musique est très bénéfique pour vous et les enfants. Vous y tenez vraiment.

Une séance musicale peut apprendre à un enfant (ou à un adulte) à développer des connexions neuronales qui vont les aider à mieux gérer leurs émotions, ça peut être un outil qui accompagnera de manière efficace le développement psychoaffectif de l’enfant.

De plus cela serait une activité qui pourrait vous rassembler vous et les enfants, car une séance musicale est aussi un moyen de communication. Regardez cet article, très intéressant à ce sujet.

Mais malgré toutes vos bonnes intentions vous ne voulez vraiment pas que la bouillie sonore de la première fois se reproduise.

Voilà pourquoi aujourd’hui je vous écris cet article.

J’aimerais que jouer de la musique avec les petits soit réalisable pour tous: musiciens, non musiciens, même ceux qui n’ont jamais touché à la musique!

Car c’est un outil tellement puissant, si utilisé partout dans notre quotidien (j’en parlerai très prochainement dans un article), que ce serait dommage de ne pas y avoir accès pleinement.

Le partage qui en ressort est rafraîchissant. Et si tout se passe bien, les enfants en redemandent, je peux vous le promettre!

Toutefois, nous devons savoir quoi faire

Qu’est ce qu’une séance musicale avec des petits?

Je pense que chaque personne a sa petite idée. Et si vous discutez avec différents professeurs de musique, ils vont exprimer différentes opinions.

Tout comme les médecins, concernant un virus qui n’a pas de nom, ou les architectes face à une maison à construire, les avis changent selon la personne et son expérience personnelle.

Mais nous pouvons dire qu’il y a des choses en commun.

Lors d’une séance musicale, on recherche avant tout à s’amuser. Si on ne se divertit pas, cela n’aura eu aucun sens.

Puis, amener l’enfant à différentes concepts de la musique: le rythme, les nuances, le chant, les instruments.

Alors, généralement tout le monde sera d’accord avec moi pour lier le tout à travers le jeu. Les neurosciences ont prouvé que les enfants apprennent par le jeu et l’expérience, pourquoi les contredire? 

Le jeu aura la fonction de nous divertir et nous apprendre en même temps.

Du coup une séance de musique consistera en jeux musicaux rythmiques et mélodiques.

Wow!

Quoi?!

Mais je n’ai aucune idée de tout ça! – je vous entend déjà me répondre.

Pas de panique: l’article n’est toujours pas fini. J’y viens.

Conseils pour préparer une séance musicale

  1. La première chose que je vous conseille de faire est de télécharger la fiche d’activité musicale ici. La seule chose que je vous demande est de m’indiquer l’adresse mail où vous voulez que je vous l’envoie.
  2. Ensuite vous pouvez créer une ambiance: décrire un monde imaginaire, ou n’importe quoi, qui fasse que vous et vos enfants soient dans un univers musical et non plus chez vous.
  3. Bien instaurer les règles depuis le départ est une chose très importante. Comme ça c’est clair pour les enfants et c’est clair aussi pour vous. Je vous conseille de ne pas avoir plus de trois règles, car plus ce serait trop d’informations pour l’enfant (n’oubliez pas qu’il n’est pas capable de retenir les règles plus de quelques heures avant l’âge de 7 ans). Ensuite, pour chaque jeu que vous allez réaliser, vous préciserez les règles de ce jeu là.
  4. Enfin, ayez un rythme défini. Alternez des jeux qui demandent de la concentration avec ceux qui en demandent moins. N’enchaînez pas deux jeux de concentration, car ça va fatiguer l’enfant, et du coup, il commencera à se disperser.

C’est ce qu’on essaye d’éviter !

Dans ce site vous pouvez trouver des idées de comment travailler le rythme, des idées des chansons et comment approcher le chant, ainsi qu’un travail sur les émotions et ses chansons. N’hésitez pas à les parcourir, ils sont là à votre service!

Mais…

Je n’ai pas le temps de réaliser tout ça!”

Vous savez? Un jeu de société peut prendre plus ou moins le même temps. On ne vous demande pas de faire une séance musicale d’une demi-heure. Un quart d’heure peut suffire. Puis, n’oubliez pas que, vous aussi, vous allez vous amuser… Et si ces raisons ne vous suffisent pas, lisez ceci.

“Je n’ai pas beaucoup d’imaginaire…”

L’imaginaire arrive avec la relaxation. Détendez-vous. Avant de commencer quoi que ce soit, il est recommandé de fermer les yeux et se concentrer sur la respiration pendant cinq minutes. Laissez vos pensées aller et venir, sans leur prêter attention. Observez-les. Vous constaterez à quel point vous avez de l’imagination pour beaucoup de choses. Alors laissez vous aller. L’imagination viendra aussi pour la musique.

“Je dois travailler les exercices avant de les réaliser avec les enfants”

Ou alors, vous pouvez les travailler AVEC les enfants. Car rien ne vous empêche d’apprendre ensemble!

Mais si vraiment vous avez envie d’approfondir vos connaissances, contactez moi pour des séances de coaching!

Commentez vos propres astuces et expériences, et vos questions si vous en avez.

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et du rythme reggae.