Comment gérer les émotions à travers la musique: J2 la colère

Voici le deuxième jour de mon défi!

Celui-ci durera 30 jours, et abordera une émotion par semaine.

Hier je vous parlais de la définition officielle de la colère, et de mon expérience en tant qu’adolescente avec cette émotion. Vous pouvez voir cet article ici.

Je vous expliquais que lors de situations que je trouvais injustes, et que je me mettais en colère, j’aimais bien écouter une musique qui réponde à cette colère. Dans mon cas c’étaient Marylin Manson ou Rage Against The Machine, entre autres. Et je me demandais si, avec les enfants, cette technique marcherait. Du coup, je me suis donné 24 heures pour tester!

Colère jour 2

Jusqu’à 13h20 aujourd’hui, j’ai cru que j’allais vous parler uniquement de ma colère, car aucun de mes enfants n’avait éprouvé cette émotion…

Je me disais, bon, ce n’est pas grave, le but n’est pas que mes enfants ressentent la ire à tout va.

Du coup, comme en ce qui me concerne, je l’avais vécu à plusieurs reprises, et bah, j’ai appliqué la technique sur moi-même! Juste pour voir.

Il est vrai que si la neuroscience a prouvé que la musique était un très bon moyen de développement du cerveau, il y a ce vieux mythe comme quoi le rock rend agressif. Dans les faits, après avoir fait une petite recherche , je trouve aujourd’hui dans un article de France Culture cette phrase:

c’est la musique que l’on aime qui améliorera nos facultés cognitives, parce qu’elle nous procure du plaisir, explique Isabelle Peretz, chercheuse québécoise en neurosciences, dans son livre Apprendre la musique, nouvelles des neurosciences.

Mais encore hier je croyais au mythe des mauvais résultats du rock sur les petits cerveaux, et je ne faisais pas écouter ce genre de musique à mes enfants. Je privilégie le jazz, le classique ou la musique pour enfants: traditionnelle française, du monde et des créations nouvelles. Mais bon, j’étais furieuse, et il fallait que je décharge. De plus, il me fallait une excuse pour mener mon expérience, vu que mes enfants ne se mettaient toujours pas en colère. Puis, y en avait assez de toujours faire attention aux petits cerveaux de nos enfants, alors c’était parti pour un tour de Marylin!!

Résultat de l’expérience 1

Oh! que cela fait du bien! De la décharge totale: danse, chant, mouvements saccadés, le soulagement total.

Mon enfant, le plus jeune, a décidé de me rejoindre assez vite. Il adore danser avec moi en général. D’ailleurs on dit que les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans sont dans les mêmes états émotionnels que les mamans, par conséquence, cela était un soulagement également pour lui.

La grande a continué son activité lecture comme si de rien n’était. Cela ne l’a pas perturbé, ni en bien, ni en mal. Elle s’en fichait complètement.

Conclusion, je me suis dit que franchement je ne mettais pas assez la musique que j’aime. Que je ne me donnais pas assez de liberté en général, et pourtant… Les enfants reçoivent très bien ce qui nous fait du bien, au pire, ils sont trop concentrés dans leur monde pour nous prêter attention. Et nous les adultes nous avons besoin de profiter, de nous lâcher, de nous sentir libres. Alors, je répèterai souvent l’expérience.

Bien.

Mais tout n’est pas fini!

Je vous disais bien au début que mes enfants n’ont pas goûté la colère jusqu’à aujourd’hui 13h20.

Résultat de l’expérience 2

A 13h20 était l’heure d’aller se coucher. Ma fille n’aime pas trop ça, entre autres parce que je sépare mes deux enfants pour qu’ils ne se réveillent pas mutuellement… pourtant, elle n’aime pas dormir toute seule.

Croyez-moi, je la comprends, je valide ses sentiments et angoisses. Mais, comprenez-moi, quand ils dorment bien la sieste tout les deux, ils sont de bonne humeur, alors que quand ils se font réveiller… MAMA MIA!!

C’est pour ma santé mentale et la leur que je le fais!

Bref.

En tout cas, ma fille n’était pas contente, et comme elle était fatiguée, elle s’est mise en colère. Génial!! (ce n’est pas vrai, ce n’était pas génial du tout, mais enfin…) Je vais pouvoir mener à bien ma quête!!!

Une fois au lit, sous les menaces de coups de pieds de la part de ma fille, j’ai décidé de lui mettre de la musique qui pourrait l’aider à se défouler. Je lui ai mis Argippo, RV 697/Act 1 d’Orlando Furioso de Vivaldi interprété par Cecilia Bartoli. Les premières secondes s’écoulèrent sans réaction. Mais ensuite, la magie a opéré. Ma fille s’est mis a donner des coups de pieds au lit, elle a crié dans le coussin (comme je le lui répété moultes fois dans le passé), et tout ça d’une manière fluide. Je n’avais besoin de rien dire. J’observais juste, et constatais à quel point elle se soulageait. Puis, sa colère est passé, elle était souriante, et prête à dormir sa sieste. Magistral. A recommencer!

Cela marchera-t-il à chaque fois, je ne le sais pas. Je pense qu’il vaut le coup que j’essaye toute la semaine pour voir. Vous serez au courant des résultats!

Voilà tout pour la deuxième journée de mon défi de 30 jours!

N’oubliez pas de liker et commenter la vidéo!

Mon enfant ne veut plus faire de la musique

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Comment réagir face à cette situation? Pourtant quand vous l’aviez inscrit au cours de musique il était super motivé! Est-ce que le problème vient du professeur? Ou alors, est-ce que mon enfant n’est pas fait pour la musique? Pourquoi mon enfant ne veut plus faire de la musique?

J’avoue que ce sujet est assez délicat, mais c’est une question que l’on me pose très régulièrement.

Quand on expose le problème au professeur, on touche à sa confiance en lui. Les musiciens étant souvent très sensibles (d’ailleurs c’est en général pour cela qu’ils font de la musique) les critiques les touchent énormément. Et le fait qu’un parent lui dise que son enfant n’aime pas venir au cours de musique, le professeur le prend comme une critique. Du coup, les réactions sont diverses: il est offensé par conséquence il met en cause votre enfant, ou alors il pense qu’il a raté son enseignement et il se remet en question et finit par s’excuser. Bref. Dur d’avoir un avis objectif de sa part.

Je le sais, car, je suis une prof…

A chaque fois que l’on me met face à cette problématique je suis très très gênée… Je me dis que je ne suis pas une bonne prof et que je devrais changer de métier.

Enfin, vous voyez le genre.

Pour répondre donc à la question du pourquoi votre enfant ne s’intéresse plus à la musique, la première chose que je voudrais mettre en avant est la suivante: chaque cas est unique, et je ne peux absolument pas tout savoir. Donc, je vais répondre à cette question avec des généralités, et que des généralités. Ceci sera bien évidemment un inconvénient, mais, cela pourrait peut-être vous donner des pistes à creuser pour votre enfant.

Le prof ne lui convient pas

Oui, ça arrive. Tout le monde ne peut pas nous convenir, pour les enfants c’est pareil. Si l’enfant est super timide et le prof a une personnalité trop forte, parfois ça ne colle pas, car l’enfant n’a pas sa place, et cela le frustre. Cela ne veut absolument pas dire que le prof est nul. Non! Juste il y a incompatibilité de personnalités.

Dans la musique c’est très important que tous aient leur place. Le prof et l’élève. Car les deux ont besoin de s’exprimer. Et même si le prof est là pour être à l’écoute de l’élève, il ne pourra pas faire abstraction de ce qu’il est. Cela le frustrerait aussi, et du coup il ne donnerait pas un enseignement de qualité. Il est important, donc, de déterminer ça très objectivement.

Pour cela personne de mieux placé que vous! Vous, en tant que parent, avez la distance de voir et étudier de manière la plus objective, si le problème vient de là. Si vous trouvez que c’est le cas, et bien, remerciez gentiment le prof et changez-le.

L’instrument ne lui convient pas

Vous aurez vraiment aimé qu’il joue du violon. Il vous a dit timidement qu’il préférerait jouer du piano, mais, vous avez insisté. Il a choisi le violon.

Erreur fatale.

Apprendre à jouer d’un instrument demande de la discipline, de la régularité, de la volonté. Cela ne va pas marcher si l’instrument qu’a choisi votre enfant ne le passionne pas. C’est voué à l’échec.

Conclusion: choisir un mauvais instrument mène l’enfant à abandonner la musique.

La méthode ne lui convient pas

Oui. Il y a différentes méthodes d’apprentissage de la musique.

La méthode classique de conservatoire.

La méthode américaine des écoles de jazz.

Puis les pédagogies actives comme Martenot, Willems, Dalcroze, Kodaly, etc. Et elles ont toutes des avantages, et des désavantages.

Je ne vais pas parler de tous ces méthodes dans cet article, sinon je me lance sur un bouquin, et franchement, je n’en ai pas l’intention. Du moins, pour l’instant.

Ce que je peux vous dire c’est à quel genre d’enfant correspond chaque pédagogie. Bien sûr cela reste très subjectif. Ce n’est que mon opinion.

  • Dans les conservatoires classiques on va chercher des élèves sérieux. Ceux qui écrivent avec une écriture très claire à l’école, qui n’ont aucun problème de discipline, qui sont ce qu’on appelle intellectuels. Moi je les appelle cérébraux. Qui sont dans l’analyse, la conceptualisation et aiment les choses très structurées.
  • Les écoles de jazz vont chercher des élèves curieux. Qui aiment le son, la recherche, l’expérimentation. Ce n’est pas très grave s’ils sont bavards, mais, il faut qu’ils travaillent. Il faut quand même de la discipline.
  • Les écoles utilisant les pédagogies actives vont chercher des enfants libres. Elles se basent sur une philosophie de respect du rythme de l’enfant, de ses émotions, et jouent avec ça. Elles utilisent les différents moyens qu’a l’enfant pour apprendre.

Ce qu’ont en commun ces différentes méthodes c’est qu’il faut que l’élève soit passionné par la musique et qu’il accepte de travailler son instrument tous les jours.

Par contre si vous me demandez par rapport aux résultats. Je ne peux pas vous dire qu’il y a une méthode qui réussisse mieux que l’autre. CELA DÉPEND ENTIÈREMENT DE L’ENFANT.

C’est juste que la mauvaise méthode conduit l’enfant à ne plus vouloir faire de la musique.

Il n’est pas fait pour la musique

pfff… je vous préviens dès maintenant, je ne pourrai pas tenir un paragraphe avec ce titre. Je n’y crois pas. Ceci est pour moi inconcevable. Désolée. C’est ce que je pense.

Il y a des gens qui, paraît-il, ne supportent pas la musique. Pour moi, très sincèrement, il faut qu’ils se rendent à une séance ou deux de musicothérapie. Il y a forcément quelque chose qui ne va pas…

En tous cas, les enfants sont tous attirés par la musique naturellement. Néanmoins, ils sont moins « friands » par la régularité et la discipline. Surtout quand elle est exigée. Et il y a aussi des âges critiques: les 7 – 9 ans, les 14-15 ans. Ce sont des âges où les enfants remettent en question pas mal de choses, et selon, comment est venue l’envie de jouer de la musique cela va influencer l’abandon ou non de la pratique.

J’espère vous avoir éclairé un tout petit peu sur le sujet. Maintenant il ne me reste plus qu’à recevoir les critiques de mes collègues…

Alors s’il vous plaît, si vous avez quelque chose de sympa à dire, faite-le… ci-dessous aux commentaires, où dans notre groupe Facebook, cela va me faire du bien…