Eveil musical avec des enfants autistes

La musique est faite pour TOUT le monde. 

Peu importe votre âge, votre culture ou votre classe sociale. Votre QI ou votre niveau d’études. La musique convient à tous, et est utile pour tous.

J’ai eu la chance d’avoir plusieurs “genres” d’élèves: des quartiers et des styles de vie différents, avec des goûts musicaux très variés. Certains n’avaient même pas de culture musical: ils n’écoutaient pas de la musique.

Toutes ces personnes ont réussi a trouver leur bonheur dans la musique.

Un beau jour, j’ai eu l’immense chance et bonheur d’animer un petit groupe d’enfants autistes.

Aujourd’hui j’ai envie de vous partager cette expérience.

Un projet qui démarre

Quand le projet de donner des ateliers d’éveil musical à un petit groupe d’enfants autistes s’est concrétisé, la première chose que je me suis dis, c’est que j’allais me documenter.

En effet je ne suis qu’une prof de musique et musicienne, mais pas une professionnel psychologique ni psychomotricienne, ni rien qui s’apparente. 

Surtout à l’époque, où je n’avais pas encore passé mon certificat pour être coach parental.

Fort heureusement, il y a un truc qui me passionne de faire: c’est de me documenter.

Le hic, quand j’ai commencé mes recherches, c’était qu’il y avait un genre d’autiste par individu. Je me suis rendu compte que me renseigner sur ce “trouble mental” comme apparemment on l’appelle, était un peu comme vouloir me renseigner sur l’humanité. 

J’ai découvert qu’un autiste n’était pas forcément quelqu’un qui est ailleurs, super intelligent, incapable de sociabiliser, et toutes ces idées reçues qu’on a des personnes autistes.

Cette découverte je l’avais déjà faite quand j’ai gardé un enfant autiste des années auparavant, et quand j’ai eu des élèves qui avaient ce trouble.

Comment définir ce trouble?

Selon l’Inserm “les troubles du spectre de l’autisme (TSA) résultent d’anomalies du neurodéveloppement. […] Ils se manifestent par des altérations dans la capacité à établir des interactions sociales et à communiquer, ainsi que par des anomalies comportementales, en particulier une réticence au changement et une tendance à la répétition de comportements ou de discours.”

Dans mon expérience, les enfants présentant ces troubles avaient en commun un moyen d’apprentissage différent que les enfants sans ces troubles.

En approfondissant mes recherches sur le sujet, j’ai découvert également qu’ils ont développé plus l’hémisphère droit du cerveau que le gauche. Du coup ils apprennent mieux à travers des images et sons, que par le langage. 

Comme les tous petits, il faut privilégier le jeux et le langage non parlé pour qu’ils expérimentent et acquièrent l’information. Mais toujours d’après mon expérience, les enfants autistes vont “mémoriser” ce qui a été enseigné plus vite, voir, tout de suite. Bien sûr, à condition que ce soit lié à des images.

J’ai vu la différence, par exemple, quand je leur ai appris les figures rythmiques. 

Depuis quelques années j’avais fait des cartons avec des différentes figures rythmiques, auxquelles j’associé un mot et un mouvement. Cela marchait très bien pour les petits à partir de 3 ans, après quelques séances (1 à 3 mois environs). Mais avec les enfants autistes cela a été mémorisé tout de suite. C’était impressionnant.

Particularités

Je vous avoue que le premier jour d’atelier j’étais hyper nerveuse. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Surtout qu’on nous mettent en gare de toutes les choses qu’il peuvent arriver. Mais bien-sûr, ça, c’est juste le pire des tableaux! 

J’avais un garçon avec un sérieux handicap physique et une oreille absolue passionné de la musique, un autre qui ne parlais pas (mais il chantait!) avec une mémoire visuelle hors du commun et l’autre qui avait toutes ses facultés. Cela aussi me stressais, car je ne les connaissais pas, alors je ne savais pas de quoi ils étaient capables. Je ne voulais pas ni qu’ils s’ennuient, ni que ce soit frustrant pour eux.

Mais mon stress était en vain.

Un atelier d’éveil musical normal s’est déroulé sans aucune difficulté.

Les particularités que j’ai rencontré:

  • l’enthousiasme en puissance: quand ils aimaient quelque chose ils l’exprimaient fois dix, et c’était super agréable.
  • la passion: ils étaient très à l’écoute, demandants, même si, dû à leur trouble, ils me demandaient souvent la même chose.
  • des enfants très touchants: qui expriment leurs émotions de manière pure, malgré leur âge. Et je suis consciente que cela ne doit pas être facile à vivre tous les jours. Vu qu’avec les petits c’est difficile, mais ça passe à un moment donné, alors qu’avec eux ça ne passe pas… je ne sais pas s’ils arrivent à gérer leurs émotions un jour… mais ça c’est à voir avec un professionnel.

Le handicap physique n’a jamais posé des soucis. Le manque de langage parlé n’a pas posé des soucis. Le fait que j’ai un surdoué de la musique ça n’a pas posé de soucis.

Surtout on a passé des super moments. 

Quoi faire dans des ateliers de musique pour enfants autistes?

Comme je vous le disais avant, je n’ai pratiquement rien changé à mes habitudes. 

Les enfants que j’ai eu, même ceux que j’avais eu comme élèves auparavant, aiment ce que tous les enfants aiment.

La musique est un super exutoire pour eux, car c’est un moyen de communication non verbal idéal. 

A condition qu’on ne cherche pas de résultats (tout comme avec tous les enfants, d’ailleurs, chacun son rythme), on a des très bons résultats.

Alors si vous voulez mettre en place des ateliers de musique avec des enfants autistes, n’hésitez plus!! Et si vous voulez un coup de pouce, c’est par ici!

Racontez moi vos expériences avec des enfants autistes ou autre handicap dans les commentaires: qu’avez vous mis en place? quels étaient vos difficultés? quelles ont été vos joies? 

Puis à très bientôt!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes soul.

 

Si j’étais enseignant de PS…

Ce n’est pas toujours évident de gérer une classe de Petite Section de Maternelle à la rentrée. Et si j’étais enseignant de PS pendant la première semaine de rentrée?

Au début on se dit, mais ouiiii, s’ils sont tout petits, tout mignons. C’est trop choux d’avoir une classe de petite section.

Mais ça c’est quand on n’est pas dedans la classe, et qu’on essaye de faire… des trucs. Peu importe quoi…

L’autre jour, en emmenant mon fils à sa classe, alors qu’il ne voulait pas aller à l’école, je regardais les autres enfants, la maîtresse, l’Atsem. Je me disais, wah! chaud!

Des enfants accrochés à leur doudous, qui suivaient partout la maîtresse. Mais alors ils ne la lâchaient pas d’une semelle.

Des nés qui coulent. Des enfants complètement perdus au beau milieu de la classe qui se demandent “mais qu’est ce qu’il faut que je fasse ici?”

Ceux qui étaient plus à l’aise, bah, c’étaient ceux de MS… 

Alors j’ai eu envie de me mettre à la place de la maîtresse. De rêver un petit peu et imaginer: qu’est-ce que je ferais si j’étais enseignant de PS à la rentrée

Pas pareil un cours d’éveil PS qu’une classe… vraiment?

Car oui, j’ai déjà eu des classes de petite section. Mais ils étaient maximum 8 enfants. Une classe de maternelle peut avoir jusqu’à 30 enfants.

Selon l’Académie, après avoir questionné l’inspectrice, c’est parce qu’on a bien survécu à l’époque, on ne voit pas pourquoi on n’y arriverait pas maintenant. Les enseignants, moi-même ainsi que beaucoup d’autres parents, ne sont pas du même avis.

Bref, où en étais-je?

Mes toutes petites classes de petite section, que j’avais une fois par semaine, une heure, me donnaient une toute petite idée de ce qui pouvait ressentir l’enseignant.e, mais vraiment toute petite.

La caractéristique de cet âge était que la plupart du cours je la passais comme si j’étais en train de faire un long spectacle pour enfants interactif, mais où presque personne interagissait.

C’était drôle la première fois que je me suis confronté à ça. 

Les enfants étaient tellement captivés. Ils me regardaient bouche bée, limite avec la bave qui coule, et il y en a eu même un qui est tombé de son siège. Il avait oublié qu’il était dans un cours… et qu’il fallait qu’il garde son équilibre.

Enfin, pas évident.

Les pleurs

Puis, en petite section nous avons droit aux pleurs. Ah là là là! Bénits soient-ils! 

Je me souviens que tous les ans je me demandais, bon, comment je gère cette année?

Les parents ne se doutent pas vraiment de comment ça se passe.

Les pleurs sont comme une maladie contagieuse, voyez? Si en a un qui pleure, et bah, les autres compatissent, et ils se mettent  à pleurer également. Puis, quand vous avez trouvé comment consoler un, et bien, 5 minutes plus tard il y en a un autre qui commence, et rebelote, le premier re-pleure. Cela peut-être un véritable cauchemar.

Un interminable cauchemar.

Enfin, jusqu’à ce que les parents partent.

Après ils se mettent en mode: inhibition d’émotions activé. J’ai su ça plus tard, mais c’est une réaction normale du cerveau “reptilien”.

Quand l’enfant n’est plus dans un terrain où il se sente complètement en sécurité, comme à la maison, il n’exprime plus rien. Enfin, il essaye… Pleurer, crier, ce sont des actions qui attirent l’attention, et cela pourrait le mettre en danger, s’il était encore à l’époque des cromagnons. Mais son cerveau “reptilien” n’est pas mis à jour…

C’est pour cela qui existe ce que le Dr Siegel appelle le cerveau d’en haut. Pour réfléchir et analyser si la situation est vraiment dangereuse ou pas.

 

J’ai une idée!

Il y a quelques points que j’aimerais partager avec les enseignants.es de PS. 

Je sais que je n’en suis pas une, que je ne connais pas tous les enjeux, ni le programme qu’ils/elles doivent suivre. C’est pour cela que j’aurais aimé proposer certains points, sans vouloir critiquer pour autant.

  • Commencer la journée assis. Que l’enseignant.e soit assis, et que les enfants, au fur et à mesure qu’ils arrivent s’assoient autour de lui/elle. Cela permettrait aux enfants de savoir quoi faire. Et ceux qui ont besoin d’un contact physique puissent se mettre à côté de l’adulte pour au moins lui donner la main.
  • Accueillir les enfants avec une musique de fond. La musique détend l’atmosphère, appelle l’attention de l’enfant, et diminue les angoisses qui puissent avoir et de la part des enfants, et de la part des adultes (parents et enseignant.es). Moi par exemple, j’aimais bien recevoir les enfants avec de la musique classique, essayer de reconnaître avec ceux qui étaient déjà arrivés les instruments. Ceux qui arrivent du coup sont poussés à écouter, puis même à participer.
  • Puis une fois que tout le monde arrive, une petite chanson de bonjour où on apprend les prénoms.

Je sais que dans mes petits groupes ces choses là marchaient assez bien, et que les pleurs étaient moins présents.

Des choses que je n’ai pas essayé, mais j’aurais aimé essayer

Ensuite, si j’étais enseignant en PS j’aurais aimé essayer des nouveaux trucs. 

Une journée de la première semaine je commettrais une folie. Quelque chose que personne n’ose jamais faire. Mais qui peut-être serait bénéfique pour la suite…

Je travaillerais la tristesse.

Non, mais ça ne va pas, non?

Si, si. Ça va. Mais je me dis qu’on a déjà essayé moultes fois d’inhiber les pleurs et les signes de tristesse. Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout des techniques de la discipline positive, et valider cette émotion, tout en la travaillant?

Du coup, je ferais comme dans l’article sur la tristesse que j’ai écris il y a quelques mois, ici. Ou dans mon article sur la rentrée de la semaine passée.

Je mettrais de la musique triste, et je leur demanderais tout ce qui leur rend tristes. Bien sûr, ils ne répondraient pas tout de suite, alors je commencerais mes propositions: vous êtes tristes quand papa et maman s’en vont? Tout en sortant les mouchoirs. Une fois qu’on aurais déterminé tout ce qui nous rend tristes, je chanterais une chanson sur la tristesse, comme celles proposés ici ou ici.

Ensuite, après cette chanson, je mettrais une musique bien joyeuse. A ce moment là je leur demanderais qu’est ce qui leur rends joyeux ou contents. Normalement je devrais avoir plus de réponses là… car plus détendus. Et ensuite on chanterais des chansons joyeuses qu’ils connaissent: sur le pont d’Avignon, une souris verte, etc.

Pour finalement leur laisser du temps libre, pour qu’ils découvrent, comme d’habitude, les différents espaces de la classe, les ateliers, etc.

Pas d’accord

Bien sûr vous avez le droit de me traiter de vieille hippie, de rêveuse ou de folle.

Sûrement il y a beaucoup de paramètres que j’oublie, et que du coup rend mes propositions impossibles à réaliser.

Peut-être, mais je suis sûr que rien qu’à l’idée de les faire, ça vous a mis le sourire dans votre visage.

J’aimerais bien, dans tous les cas, que vous me disiez quelles sont les contraintes, les obstacles. En quoi cela vous paraît irréalisable.

Vous pouvez bien sûr trouver des variantes qui fassent évoluer les exercices sur les émotions avec des percussions, ou moins musicale, avec la peinture ou les crayons couleurs.

Enfin, j’arrête de m’emballer.

J’attends vos commentaires!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et des rythmes de fado.

 

Résoudre les conflits à travers la musique

Comment faire quand on n’est pas d’accord avec l’autre? Nos enfants se disputent entre eux, et ils sont parfois très violents. Mais nous, comment sommes-nous quand on se dispute? Peut-on résoudre des conflits à travers la musique?

Combien de fois vous êtes-vous senti à fleur de peau quand vous visitez vos beaux-parents, ou pire, vos parents? Vous êtes-vous déjà disputé avec votre frère ou sœur pour un désaccord? 

Selon votre histoire, vous avez envie de quitter les lieux le plus vite possible, vous avez envie d’être agressif avec eux, ou carrément tous les tuer…

Les relations entre les êtres sont tellement complexes. 

Tellement nécessaires pourtant.

Toutefois, les techniques de communication, de relation avec l’autre, ne sont pas au point.

Nous avons beau avoir internet, le téléphone, Skype et Whatsapp, nous ne savons toujours pas communiquer. 

Selon le Bouddhisme, l’autre est notre miroir: quand on voit quelque chose de négatif chez l’autre, c’est le négatif qu’on n’aime pas en nous. A condition que nous osions regarder ce miroir. Pour les points positifs c’est tout aussi vrai.

Cela fait un moment que je vois dans les forums et groupes de discussions, les mauvaises ententes entre les familles, les différentes générations, entre les fratries, entre voisins, entre syndicats et gouvernement, etc.

Mais aujourd’hui j’ai décidé de regarder un peu plus profondément ce miroir.

Juste pour voir…

Miroir, miroir, qui est la plus belle du royaume?

Tout a commencé avec la violence de mon plus jeune enfant.

Il n’a que deux ans et demie, donc sa gestion de la colère est vraiment très mauvaise. Puis, il a un modèle extra qui est sa sœur, qui lui a montré des trucs qui ne lui seraient pas venus à l’esprit s’il avait été le premier… Les avantages d’être le deuxième.

Le fait est qu’il n’arrête pas de traiter de méchant à tout le monde, il refuse tout d’un bloc tout le temps. Il crie quand il est contrarié, il donne des coups de pieds, frappe, mord et griffe. 

La total quoi…

Et vous savez quoi?

Nous en avons marre.

Alors ça explose à tout va, partout. Il y a des reproches à gauche et à droite. “Que tu l’éduques mal. Que tu ne l’éduques pas. Que tu es trop agressif. Que tu fais mal les choses.” Et bla bla bla et bla.

Vous connaissez la chanson. Je suis sûr que vous la connaissez.

Du coup je pris ma distance, et je me suis mise à réfléchir. Car il vaut mieux prendre une respiration et avoir un peu de distance pour y voir plus clair.

Mon enfant c’est moi

Les enfants sont le plus grand et magnifique miroir que nous avons. Et quand ils sont petits c’est encore plus flagrant.

Alors je me pose avec mon stylo, et j’écris tout ce qui me gène chez les autres. Tout ce que je perçois comme négatif. Les conflits que j’ai à l’intérieur qui sont reflétés à l’extérieur. Cette violence qui sort de mon enfant doit aussi sortir de moi. J’observe. Même si je n’aime pas.

Car pour trouver une solution l’observation s’impose.

Suite à l’écriture de toutes les causes de mes émotions, en utilisant une technique Gestalt de décharge, les idées s’éclaircissent.

Et si la violence de mon enfant venait de tout ce désaccord profond? La confusion qui peut causer le fait d’avoir des adultes qui ne sont pas d’accord entre eux. Les repères qui sont diffuses. Cela peut devenir insupportable. Surtout pour un petit de deux ans.

C’est ainsi que je respire, et je cherche une réponse dans la matière qui m’a plus accompagné dans ma vie: la musique.

Heal my world

Peu d’artistes ont réussi mieux à réunir autant de personnes et autant d’origines ou philosophies ou pensées politiques que Michael Jackson.

Je me souviens qu’un jour j’étais à Haussmann-Saint Lazare en train d’attendre le RER E. Il y avait plein de monde, comme toujours à Paris, mais pas comme en heure de pointe. Juste comme d’habitude.

Puis, tout d’un coup Heal the world résonne dans les hauts parleurs de la gare.

Au départ j’étais obnubilé par la chance que j’avais d’entendre cette chanson encore une fois. Ensuite je levais la tête et… TOUT LE MONDE CHANTAIT! 

Il n’y avait pas de visage qui ne chantait pas! Alors, chacun pour soi. Et personne n’avait l’air de s’en rendre compte. Mais on était tous ensemble, tous d’accord.

C’était tellement beau.

Du coup aujourd’hui je me suis souvenu de cette anecdote. Une solution pourrait venir de là. Car nous pouvons nous focaliser sur les désaccords. Mais nous pouvons aussi nous focaliser sur ce que nous sommes d’accord.

La chose dont nous sommes tous d’accord est qu’on veut le bonheur de nos enfants et le nôtre. C’est les méthodes qui différent…

Chanter pour dédramatiser

Je vous ai déjà parlé de cette technique de chanter pour chaque événement conflictif avec votre enfant. Méthode qui fonctionne très bien, mais j’avoue, nous ne sommes pas toujours dans le “mood” (l’humeur) de chanter. D’ailleurs si vous voulez en savoir plus sur cette astuce, vous pouvez lire mon article sur le quotidien ou sur une journée en musique.

Mais, même si on est fatiguée ou énervés, nous pouvons chanter alors ce que l’on ressent. Cela a double fonction: se défouler, casser avec la lutte de pouvoir qui peut s’organiser entre vous et votre enfant. 

Cela peut marcher avec les conflits que vous pouvez avoir avec les membres de votre famille ou belle-famille. Non pas de leur chanter ce que vous ressentez, mais de vous isoler et le faire de plein cœur. Si vous êtes instrumentiste vous pouvez faire de même avec votre instrument. Si c’est la danse ou la peinture que vous préférez, allez-y. Le tout est de “cracher le venin” en sûreté, dédramatisant la situation.

J’ai remarqué que quand je le fais, mes enfants se calment avec moi. Comme un bon miroir…

Frapper en rythme

Les musiciens les plus calmes sont souvent les batteurs. Bah oui, pas besoin de s’énerver eux… ils ont des battons et des tams tams sur qui se défouler! 🤣

Blague appart, il y a un exercice de communication avec des percussions qui adorent les enfants, et éclatent les adultes.

On s’assie en ronde, chacun avec une percussion quelconque, et on joue d’abord au chef d’orchestre pour bien se centrer dans le groupe. Un chef joue quelque chose, et les autres doivent suivre. Le chef tourne jusqu’à ce que tout le monde ait été chef.

La suite est de jouer les émotions que l’on ressent. Un chef joue, et les autres essayent de l’accompagner. Cette fois-ci ce n’est pas de l’imitation, mais de l’accompagnement. A nouveau, le chef change jusqu’à ce que tout le monde ait passé.

Je ne pense pas que ce soit un exercice bienvenu au repas de Noël, mais vous pouvez toujours essayer. Résoudre les conflits familiaux à travers la musique dans les réunions de famille doit être trop beau. Mais perso, je n’ose pas du tout le proposer. Par contre, si jamais vous le faites, n’hésitez pas à l’enregistrer et nous l’envoyer. Cela va nous inspirer très certainement! 🤣

Conclusion (oui, je n’ai pas trouvé de titre plus cool… désolée)

💖 Nous voulons tous le bonheur, mais nous avons tous de différents concepts du bonheur, et de voies différentes pour y arriver.

💖 La musique peut calmer ou énerver les masses, mais c’est un excellent moyen de communication non verbale pour s’exprimer en toute sûreté.

💖 Les enfants reflètent vos états d’âme. Si jamais ils ne vont pas bien sans raison apparente (cela ne vient pas de l’école, d’une maladie ou situations qui leur est arrivé), regardez-vous: ça va bien, vous?

💖 Si jamais vous avez vraiment besoin d’aide extérieur, je peux peut-être vous aider. Contactez-moi ici.

Surtout, n’hésitez pas à partager ce que vous avez pensé de l’article, vos techniques pour résoudre des conflits, et les chansons qui vous aident à prendre du recul pour y voir plus clair!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et du rythme samba.

 

 

3 livres qui ont changé radicalement ma pensée.

Un livre, en soi, ne change la vie de quiconque. La façon de comment on l’appréhende, toutefois, peut changer la vie complètement. Voici 3 livres qui ont changé ma manière de penser.

Avoir une culture générale riche est très importante, et vous le savez. C’est en connaissant différents horizons, différentes histoires que nous pouvons nous ouvrir à des nouvelles perspectives.

Que l’on ait un aperçu de l’Histoire de la pensée de l’Humanité pour comprendre certaines choses, ou qu’on lise “Le dernier jour d’un condamné” pour expérimenter la chance qu’on a d’être libres tout cela enrichit notre existence.

La preuve, 91% des Français lisent.

Vous avez bien raison!

Puis, en tant que parent qui veut le mieux pour ses enfants, vous vous renseignez sur le côté physiologique de votre enfant (est-ce qu’il est normal,  grandit-il comme il faut?), cela peut rassurer quelques uns. D’autres, ou les mêmes, peuvent se renseigner sur la psychologie d’un enfant et apprendre des manières de les éduquer autres que l’éducation qu’ils ont reçu de leurs parents. Il se peut aussi que la nouvelle loi contre les VEO vous amène à vous demander: “comment faire alors?”.

L’éducation transforme , fait voyager vers des nouveaux horizons. Les livres nous mènent vers des mondes inconnus, des perspectives inexplorées, des techniques d’organisations plus efficaces (ou moins… tout dépend ;)), des astuces pour prendre soin de son corps ou alors de sa psyché.

Bien évidemment, je n’ai pas échappé à ces voyages initiatiques. J’adore lire, depuis très jeune. 

Les livres ont été pour moi une échappatoire quand ma vie n’était pas “assez intéressante”, une révolution quand ils me montraient d’autres manières de penser, un réconfort quand ils me prenaient dans leurs bras avec leurs mots doux et plein de bienveillance.

C’est ainsi que quand Olivier Roland, du blog Des livres pour changer de vie , a proposé le sujet “Les trois livres qui ont changé votre vie”, j’ai accepté le défi de participer à son événement inter-blogueur. D’ailleurs ce blog est rempli de chroniques de livres très inspirants et parfois révolutionnaires. Celui que je préfère est: Le pouvoir de l’intention.

 

3 Livres déclencheurs

Je vais tout de suite vous prévenir de quelque chose. Les livres dont je vais parler ne sont pas des livres classiques de littérature.  Si vous cherchez des livres qui enrichissent votre culture, ce n’est pas le bon article.

Les livres dont je parlerai ici sont des œuvres qui ont déclenché en moi une révolution, et qui m’ont menée plus loin, vers un changement de penser.

Riding the tiger

 

Ce livre de Lama Ole Nydahl m’a complètement bouleversée. Jusqu’au plus petit de mes atomes. Par contre, rien à voir avec la musique ou les petits… Juste avec mon développement personnel…

Il raconte comment Lama Ole et Hannah Nydahl ont fait pour accomplir la mission que le XVIème Karmapa (leader spirituel de l’école Kagyu du Bouddhisme Tibétain) leur avaient confiée. En effet le Tibet s’étant fait envahir par les Chinois, le Bouddhisme Tibétain était en danger. Du coup il y avait une volonté d’emmener le Bouddhisme en Occident.

Lama Ole, qui est Danois, et a été nommé Lama par le Karmapa, décrit son parcours, depuis le jour où il arriva au Danemark après des années d’études et de retraite avec sa femme Hannah en Inde. Les obstacles, les “miracles”, la première fois de Karmapa en Europe.

Un livre que je trouve très passionnant, car il décrit la rencontre de deux cultures, mais aussi la particularité de chaque pays Européen où ils vont. 

Bien que cet ouvrage n’explique à aucun moment le Bouddhisme en détail, il donne vraiment très envie d’en savoir plus. Car l’auteur décrit Karmapa et les autres maîtres spirituels d’une manière si joyeuse, que nous avons envie de nous contaminer par cette joie immense, complètement bienveillante.

En ce qui me concerne, je l’ai lu la première fois il y a très longtemps. Je venais de connaître le Lama Ole et le Bouddhisme Tibétain en Uruguay. J’avais déjà ressenti une connexion très forte avec les méthodes et les méditations qu’ils utilisent lors des conférences de celui-ci. Mais, ce que j’ai ressenti avec ce livre était bien plus fort.

J’étais carrément dedans l’histoire, je parcourais les pays avec les individus du livre. Et pour ne rien vous cacher, j’ai même eu une expérience de joie immense, où tout avait son sens pendant 3 merveilleux jours. Une expérience que je souhaite à tous d’avoir!

Il m’a fait comprendre que la véritable joie existe, que tous les obstacles peuvent se franchir et il m’a donné une confiance précieuse. Puis j’ai compris que c’est vraiment quand on est heureux qu’on peut aider le mieux les autres.

Malheureusement, ce livre n’a pas été traduit encore en Français, on peut le trouver en anglais ou en allemand, si toutefois vous parlez une de ces langues.

Le chant prénatal

Le chant a toujours été au centre de ma vie, et est devenue mon instrument de travail ensuite. Il est normal que quand mon regard à croisé ce livre, je rentre directement dans le magasin bio où il se trouvait et que je l’achète.

Bien sûr, en plus j’étais enceinte. Alors l’idée de chanter pour mon bébé m’attirait plus que tout!

Cet achat je ne l’ai pas du tout regretté. L’ouvrage m’a ouvert la porte vers de nouveaux horizons! Car en étant prof de chant, j’avais remarqué à quel point le chant bougeait l’aspect psychologique chez mes élèves, il n’y avait donc pas que moi. Et ce livre me l’a confirmé.

Il explique comment Marie Louise Aucher a découvert la psychophonie, et toutes les avancées faites au niveau santé à travers celle-ci. Le chant prénatal étant basé dans la psychophonie, c’est une pratique assez puissante et très bénéfique pour bébé dans le ventre, mais aussi à l’extérieur!

Après avoir lu ce livre, j’ai eu la chance de participer aux cours de chant prénatal avec son auteur: Marie-Laure Potel. J’ai appris des techniques intéressantes et surtout son utilisation. Des techniques que j’ai utilisées plus tard lors de mes cours d’éveil et aussi de chant. La sensation de bien être est génial, et cela m’a donné envie d’approfondir mes connaissances encore plus.

Suite à ce livre, j’ai lu d’autres ouvrages de Marie Louise Aucher, pour avoir un aperçu de cette pratique. Faire la formation de psychophonie reste dans ma to-do-list pour l’instant. Mais ça ne saura pas tarder!

Si vous voulez d’ailleurs voir mon article pour vous inciter à chanter, c’est par ici!

 

Ne pleure plus bébé!

Voici un livre écrit par Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau. Petit ouvrage qui se lit très rapidement, mais en ce qui me concerne, il a été un électrochoc. 

Avant ce livre j’étais convaincue qu’il fallait laisser pleurer bébé pour qu’il fasse ses nuits. C’est ce qu’on a fait avec moi. L’explication étant que bébé devait comprendre qu’il fallait apprendre à dormir tout seul, et laisser maman dormir. 

Mais ça c’était avant. 

Quand j’ai lu ce livre, au début j’ai eu un rejet total sur cette idée de réconforter bébé. Je la trouvais excessive, too much, attends, il faut bien que je vive non?

Puis, après l’avoir lu, je suis tombée “par hasard”, car Monsieur Hasard fait vraiment bien les choses, sur le livre Shantala. Un livre qui nous plonge dans l’univers de bébé. Et là j’ai compris que Claude-Suzanne était dans le vrai.

Non, il ne faut pas laisser pleurer bébé.

Deux enfants ont été sauvés grâce à ces ouvrages!

Suite à ça, je me suis mise à faire des recherches sur la discipline positive, la communication non violente, plus tard, quand mon deuxième est né, je me suis formée en tant que coach parental, et j’ai commencé à créer des liens entre la musique, l’éducation positive et le travail sur les émotions. Que vous avez le plaisir de connaître déjà si vous êtes un lecteur de mes articles. Sinon, je vous invite à voir les articles sur la musicothérapie, sur le travail de la colère, la peur, la tristesse, le dégoût, l’ennui et la joie.

A vous de jouer!

Ce sont les 3 livres qui ont changé ma manière de penser, et donc ma vie. Mais, quels sont les vôtres?

Dites -nous en commentaires les ouvrages qui vous ont transformés, ou qui vous ont menés vers la transformation. Et comment vos enfants en profitent aujourd’hui 🥰.

En attendant de vous lire, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et des rythmes de rituels Tibétains 😉.

 

Pas assez dormi pour les activités musicales?

Ces activités? Oui, si tu as dormi 12 heures et tu n’as qu’un seul enfant!

Voici ce qu’on ma répondu au sujet de mon article “une journée avec les enfants en musique“. 

Aha! Je me suis dit. Très intéressante remarque!

Surtout que… bon, non, je n’irai pas plus loin. J’ai répondu en vidéo.

Et j’adorerais qu’il y en ai d’autres, des remarques, ou des questions.

J’aime énormément y répondre!! Alors, après visionner la vidéo, je vous écoute!

En attendant de vous lire, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes irlandais.