Je suis ton miroir

Le jugement, le regard qu’on ressent de l’autre peuvent être mortels. Gérer le regard des autres devient, alors, un besoin vital.

Mais il y a aucun avertissement dessous chaque commentaire qu’on reçois. 

Pourtant…

Cela peut être aussi mortel, voir plus, qu’une cigarette, une bouteille d’alcool ou manger 5 kilos de sucre raffiné pur (puah! si vous arrivez à manger ça, je vous dis quand même chapeau! au delà de la crise de diabète que vous pouvez avoir, il faut le faire tout de même…).

Regardez les nouvelles récentes, que nous avons eu par les médias, d’adolescents et préadolescents qui se suicident suite à un cyber-bulling (des milliers de jeunes qui vous écrivent des jugements négatifs à votre égard à travers les différents réseaux sociaux comme whatsapp et snapchat), ou à un bulling (des appels téléphoniques anonymes, des lettres menaçantes, des moqueries constantes des camarades de classe) tout court. 

Ressentez toute cette peur que vous avez à chaque fois que vous voulez faire quelque chose qui sort de l’ordinaire (comme chanter et jouer avec votre enfant dans la rue, par exemple). Voyez à quel point cela vous ronge, vous supprime toute énergie créatrice que vous puissiez avoir à l’intérieur de vous.

Gérer le regard de l’autre est un vaste sujet qui a été traité par tous les domaines. Car le regard de l’autre est le début de notre prison.

Alors, quand Sarah, du blog Multipassionnés épanouis m’a proposé de participer à son Carnaval d’Articles sur le sujet, je me suis jeté à l’eau, peu importe ce que diront les autres!!

A la limite de la paranoïa

Mmm… quel titre! A la fois accrocheur, intrigant et… bouleversant!

Oui, peut-être. Pourtant, souvent nous sommes en train de jouer à l’équilibriste dans la limite de cette maladie psychiatrique. Alors, plus qu’un titre, c’est une réalité.

On nous a toujours dit: attention! la limite est très fragile! 

C’est vrai: elle est très fragile.

“Qu’est ce qui vont dire les voisins en te voyant habillée comme ça?” (oui, c’est toujours à une femme qu’on pose cette question là… nous n’avons pas évolué encore… désolée…)

“Oh là là, mon enfant fait une crise en public, les gens vont se dire qu’il est capricieux à cause de moi!” “Si je lui cri les gens vont dire que je suis trop cruelle, autrement si je ne le gronde pas ils vont dire que je suis trop laxiste, enfin, si je lui parle calmement et fermement ils vont dire qu’il n’en a pas eu pour son compte…”

“Tu as vu comment il m’a regardé? On dirait qu’il ne m’aime pas!”

“Maman, j’ai peur que mes copains se moquent de moi… Maman, ils disent que je ne suis pas joli.e/sympa/intelligent.e”, etc.

Le regard de l’autre est une chose tellement, mais tellement subjective. Et, en même temps, elle occupe tellement, mais tellement de place dans notre petit cerveau…

Qu’est ce que c’est ce truc barbare dont on se souci tant? Mais on l’oublie quand on est avec la bonne personne, comme dirait Ed Sheeran.

(Très pop je suis aujourd’hui 🤣)

La cruelle réalité

La vérité est que malgré qu’on vit la plupart de notre vie dans le regard de l’autre, et bien, l’autre, et bah, c’est pareil…

Nous jugeons énormément l’autre, car on se juge soi-même, et les autres nous jugent car ils se jugent eu mêmes, et ainsi de suite.

C’est une roue sans fin, c’est une roue sans fin, C’EST UNE ROUE SANS FIIIIIIIIIN!!!!!

La cruelle vérité est qu’on s’en contrefiche royalement de ce que l’ON pense des autres.

Pourquoi?

Car vous n’êtes pas ce que les autres pensent que vous êtes, et les autres ne sont pas ce que vous pensez qu’ils sont.

Nous sommes des êtres bien plus complexes, et bien plus simples à la fois.

L’artiste est un exemple visible très parlant. Mettons comme exemple Michael Jackson. Qui est Michael Jackson? Combien de rumeurs avez-vous entendu sur lui, d’idées, de jugements vous avez-vous fait sur lui? Savez-vous combien sont vrais? Quelle preuve avez-vous?

Moi la seule chose que je sais est qu’il était un excellent musicien, danseur et chanteur. Le reste… bah, il me manque de preuves…

Donc, on s’en fiche de ce qu’on pense des autres ou vice-versa.

Mais… on continue à y penser, une et une autre fois… à croire qu’on aime se faire du mal…

La quête

Alors, comment gérer cet illusion de que les autres vont penser quoi que ce soit sur nous? Comment aider nos enfants à gérer ce problème qui ont à partir de 4 ans?

Surtout, comment font tous ces fous de musiciens, qui se mettent en scène, comme ça, sans leur importer (du moins en apparence, car en vérité… s’ils sont comme moi, ça leur importe et beaucoup), avec ces fringues toutes bizarres, ces comportements extraordinaires et jouent comme si c’était leur dernier jour?

Oui, d’accord, il y a les drogues… mais pas que… (je vous rappelle que les drogues sont très mauvaises pour la santé mental et physique, et illicites. Je ne les recommande pas du tout. Je me délie de toute responsabilité si jamais vous en prenez, suite à cette vidéo… 😂 Mais j’espère que vous avez dépassé les années 70 il y a longtemps, et que vous êtes comme la nouvelle génération, drogué aux écrans… moins marrant certes… mais licite 🤣. Enfin,  non, je n’espère pas ça, j’espère plutôt que vous traitez votre corps et votre esprit avec beaucoup de respect et d’harmonie, et que vous n’êtes accro à rien… Et la je vais fermer cette parenthèse car elle devient vraiment trop longue… toutes mes excuses de cette énorme aparté…).

Et bien c’est simple: pendant ces moments là d’exposition, pendant ce temps où ils jouent, ils sont complètement présents sur l’instant même. Ils profitent de chaque son, de chaque sensation. C’est comme une méditation active, où il n’y a pas le temps de réfléchir à quoi que ce soit.

Avez-vous déjà expérimenté ça?

Si la réponse est oui: je vais vous faire une autre question: qu’est ce que vous ÉTIEZ à ce moment là? qu’est ce qui ÉTAIENT les autres?

Si la réponse est non: QUOI????? mais faites quelque chose bon sang! un truc qui vous passionne, oubliez-vous!! c’est urgent!!! (ok, ok, ça y est, je me suis énervée… je respire, je me calme… c’est bon, je vais pouvoir continuer…)

Etre présents grâce à la musique en bénéfice des enfants

Avez-vous remarqué que souvent on voit chez les autres, ce que l’on voit en nous? Réfléchissez, prenez le temps… 

De la même manière que l’on ne peut donner ce que l’on n’a pas. On ne peut pas voir chez l’autre ce qu’on ne voit pas chez nous, même si c’est infime.

“Il est égoïste!” Je me crois égoïste?

C’est une mauvaise personne!” Me croirais-je une mauvaise personne?

Alors pour se sortir de tous ces jugements qui ne servent à rien? ni à personne, apprenons à être PRÉSENTS.

Vos enfants sont présents la plupart de leur journée. Quand ils jouent aux voitures, ils sont en train de jouer aux voitures, et non pas en train de se disputer avec la maîtresse. Au moment de dessiner, ils pensent au dessin, et non pas à ce qu’ils planifient faire demain.

Nous devrions faire de même, avec eux.

Quelle meilleure activité que jouer de la musique pour être présents?

Nous allons rentrer en transe grâce au chant.

Mais, vous êtes sûr?

Alors, pour toutes ces idées qui vont surgir, je le sens, je vais les balayer une par une.

  • Non, vous ne chantez pas faux. Oui, je sais, je ne vous ai pas entendu. Mais j’insiste, vous ne chantez pas faux. C’est votre voix qui exprime plein de choses à guérir. Ça viendra.
  • Vous avez peur. Ok. Vous n’êtes pas à la place de Bobby Mc Ferrin, tout seul face à des milliers de personnes… Alors prenez les choses avec plus de calme. Et même si vous étiez dans le même cas de figure que lui, et bien, vous voyez bien qu’il n’en est pas mort…
  • La voix tremble quand vous chantez en public. Cela arrive les premières 10-15 minutes. Après ça passe.
  • Vous ne savez pas quoi faire. C’est normal, j’y viens!

Trans vocal en famille

Si vous le pouvez, prenez un instrument mélodique, qui ne soit pas soufflant, que vous ayez chez vous: xylophone, clavier, guitare, cloches, etc. Rien de tout ça? Prenez un verre en verre et une cuillère. Remplissez le verre jusqu’à arriver à une note qui vous plaît bien. Puis, frappez dessus avec la cuillère.

Jouez un rythme régulier: cela peut être des noires ou des croches, si vous savez ce que c’est, ou ce que vous sentez si vous n’en avez aucune idée.

Ensuite, une fois bien imprégné de cette note, vous allez chanter par dessus. Ce que vous sentez.

Invitez vos enfants à chanter avec vous d’un geste. Ils suivront avec plaisir.

Si vous sentez des jugements arriver ou des idées limitantes surgir dans votre pensée, fermez les yeux, et revenez à cette note.

Laissez partir toutes ces idées, ces pensées négatives à votre égare avec votre voix. Sortez les mauvaises expériences, les tensions. Entendez vos tripes chanter. Si vous le pouvez, entendez les tripes de vos enfants sortir.

Finissez l’expérience quand vous le voulez, ou alors quand les voisins montent vous supplier de vous arrêter…

Dans tout les cas, une fois que vous arrêtez, vous allez prendre conscience de ce que vous ressentez, de ce que vous êtes, et de ce que sont vos enfants.

C’était agréable? Déplaisant? Votre tête était-elle chargée? S’est-elle bien vidée?

Partagez avec nous votre expérience!

Vous pouvez trouver d’autres alternatives dans cet article.

Comment je fais tous les jours?

Pour mieux gérer le regard des autres, vous devez pratiquer le fait d’être présent le plus souvent possible.

L’avantage de cet exercice est qu’il évolue à chaque fois que vous le faites. Il laisse libre cours à vos créativités. C’est reposant.

N’hésitez pas à le refaire dés que vous le pouvez. Même que vos enfants voudront le refaire.

Vous aurez le double gain de réaliser une activité avec vos enfants, et vous relaxer et relâcher.

Petit à petit, vous vous laisserez moins emporter par la pensée: “qu’est ce qui vont penser les autres?”

Quels sont vos astuces pour gérer le regard des autres?

Partagez-les avec nous dans les commentaires!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et un rythme candombe.

3 livres qui ont changé radicalement ma pensée.

Un livre, en soi, ne change la vie de quiconque. La façon de comment on l’appréhende, toutefois, peut changer la vie complètement. Voici 3 livres qui ont changé ma manière de penser.

Avoir une culture générale riche est très importante, et vous le savez. C’est en connaissant différents horizons, différentes histoires que nous pouvons nous ouvrir à des nouvelles perspectives.

Que l’on ait un aperçu de l’Histoire de la pensée de l’Humanité pour comprendre certaines choses, ou qu’on lise “Le dernier jour d’un condamné” pour expérimenter la chance qu’on a d’être libres tout cela enrichit notre existence.

La preuve, 91% des Français lisent.

Vous avez bien raison!

Puis, en tant que parent qui veut le mieux pour ses enfants, vous vous renseignez sur le côté physiologique de votre enfant (est-ce qu’il est normal,  grandit-il comme il faut?), cela peut rassurer quelques uns. D’autres, ou les mêmes, peuvent se renseigner sur la psychologie d’un enfant et apprendre des manières de les éduquer autres que l’éducation qu’ils ont reçu de leurs parents. Il se peut aussi que la nouvelle loi contre les VEO vous amène à vous demander: “comment faire alors?”.

L’éducation transforme , fait voyager vers des nouveaux horizons. Les livres nous mènent vers des mondes inconnus, des perspectives inexplorées, des techniques d’organisations plus efficaces (ou moins… tout dépend ;)), des astuces pour prendre soin de son corps ou alors de sa psyché.

Bien évidemment, je n’ai pas échappé à ces voyages initiatiques. J’adore lire, depuis très jeune. 

Les livres ont été pour moi une échappatoire quand ma vie n’était pas “assez intéressante”, une révolution quand ils me montraient d’autres manières de penser, un réconfort quand ils me prenaient dans leurs bras avec leurs mots doux et plein de bienveillance.

C’est ainsi que quand Olivier Roland, du blog Des livres pour changer de vie , a proposé le sujet “Les trois livres qui ont changé votre vie”, j’ai accepté le défi de participer à son événement inter-blogueur. D’ailleurs ce blog est rempli de chroniques de livres très inspirants et parfois révolutionnaires. Celui que je préfère est: Le pouvoir de l’intention.

 

3 Livres déclencheurs

Je vais tout de suite vous prévenir de quelque chose. Les livres dont je vais parler ne sont pas des livres classiques de littérature.  Si vous cherchez des livres qui enrichissent votre culture, ce n’est pas le bon article.

Les livres dont je parlerai ici sont des œuvres qui ont déclenché en moi une révolution, et qui m’ont menée plus loin, vers un changement de penser.

Riding the tiger

 

Ce livre de Lama Ole Nydahl m’a complètement bouleversée. Jusqu’au plus petit de mes atomes. Par contre, rien à voir avec la musique ou les petits… Juste avec mon développement personnel…

Il raconte comment Lama Ole et Hannah Nydahl ont fait pour accomplir la mission que le XVIème Karmapa (leader spirituel de l’école Kagyu du Bouddhisme Tibétain) leur avaient confiée. En effet le Tibet s’étant fait envahir par les Chinois, le Bouddhisme Tibétain était en danger. Du coup il y avait une volonté d’emmener le Bouddhisme en Occident.

Lama Ole, qui est Danois, et a été nommé Lama par le Karmapa, décrit son parcours, depuis le jour où il arriva au Danemark après des années d’études et de retraite avec sa femme Hannah en Inde. Les obstacles, les “miracles”, la première fois de Karmapa en Europe.

Un livre que je trouve très passionnant, car il décrit la rencontre de deux cultures, mais aussi la particularité de chaque pays Européen où ils vont. 

Bien que cet ouvrage n’explique à aucun moment le Bouddhisme en détail, il donne vraiment très envie d’en savoir plus. Car l’auteur décrit Karmapa et les autres maîtres spirituels d’une manière si joyeuse, que nous avons envie de nous contaminer par cette joie immense, complètement bienveillante.

En ce qui me concerne, je l’ai lu la première fois il y a très longtemps. Je venais de connaître le Lama Ole et le Bouddhisme Tibétain en Uruguay. J’avais déjà ressenti une connexion très forte avec les méthodes et les méditations qu’ils utilisent lors des conférences de celui-ci. Mais, ce que j’ai ressenti avec ce livre était bien plus fort.

J’étais carrément dedans l’histoire, je parcourais les pays avec les individus du livre. Et pour ne rien vous cacher, j’ai même eu une expérience de joie immense, où tout avait son sens pendant 3 merveilleux jours. Une expérience que je souhaite à tous d’avoir!

Il m’a fait comprendre que la véritable joie existe, que tous les obstacles peuvent se franchir et il m’a donné une confiance précieuse. Puis j’ai compris que c’est vraiment quand on est heureux qu’on peut aider le mieux les autres.

Malheureusement, ce livre n’a pas été traduit encore en Français, on peut le trouver en anglais ou en allemand, si toutefois vous parlez une de ces langues.

Le chant prénatal

Le chant a toujours été au centre de ma vie, et est devenue mon instrument de travail ensuite. Il est normal que quand mon regard à croisé ce livre, je rentre directement dans le magasin bio où il se trouvait et que je l’achète.

Bien sûr, en plus j’étais enceinte. Alors l’idée de chanter pour mon bébé m’attirait plus que tout!

Cet achat je ne l’ai pas du tout regretté. L’ouvrage m’a ouvert la porte vers de nouveaux horizons! Car en étant prof de chant, j’avais remarqué à quel point le chant bougeait l’aspect psychologique chez mes élèves, il n’y avait donc pas que moi. Et ce livre me l’a confirmé.

Il explique comment Marie Louise Aucher a découvert la psychophonie, et toutes les avancées faites au niveau santé à travers celle-ci. Le chant prénatal étant basé dans la psychophonie, c’est une pratique assez puissante et très bénéfique pour bébé dans le ventre, mais aussi à l’extérieur!

Après avoir lu ce livre, j’ai eu la chance de participer aux cours de chant prénatal avec son auteur: Marie-Laure Potel. J’ai appris des techniques intéressantes et surtout son utilisation. Des techniques que j’ai utilisées plus tard lors de mes cours d’éveil et aussi de chant. La sensation de bien être est génial, et cela m’a donné envie d’approfondir mes connaissances encore plus.

Suite à ce livre, j’ai lu d’autres ouvrages de Marie Louise Aucher, pour avoir un aperçu de cette pratique. Faire la formation de psychophonie reste dans ma to-do-list pour l’instant. Mais ça ne saura pas tarder!

Si vous voulez d’ailleurs voir mon article pour vous inciter à chanter, c’est par ici!

 

Ne pleure plus bébé!

Voici un livre écrit par Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau. Petit ouvrage qui se lit très rapidement, mais en ce qui me concerne, il a été un électrochoc. 

Avant ce livre j’étais convaincue qu’il fallait laisser pleurer bébé pour qu’il fasse ses nuits. C’est ce qu’on a fait avec moi. L’explication étant que bébé devait comprendre qu’il fallait apprendre à dormir tout seul, et laisser maman dormir. 

Mais ça c’était avant. 

Quand j’ai lu ce livre, au début j’ai eu un rejet total sur cette idée de réconforter bébé. Je la trouvais excessive, too much, attends, il faut bien que je vive non?

Puis, après l’avoir lu, je suis tombée “par hasard”, car Monsieur Hasard fait vraiment bien les choses, sur le livre Shantala. Un livre qui nous plonge dans l’univers de bébé. Et là j’ai compris que Claude-Suzanne était dans le vrai.

Non, il ne faut pas laisser pleurer bébé.

Deux enfants ont été sauvés grâce à ces ouvrages!

Suite à ça, je me suis mise à faire des recherches sur la discipline positive, la communication non violente, plus tard, quand mon deuxième est né, je me suis formée en tant que coach parental, et j’ai commencé à créer des liens entre la musique, l’éducation positive et le travail sur les émotions. Que vous avez le plaisir de connaître déjà si vous êtes un lecteur de mes articles. Sinon, je vous invite à voir les articles sur la musicothérapie, sur le travail de la colère, la peur, la tristesse, le dégoût, l’ennui et la joie.

A vous de jouer!

Ce sont les 3 livres qui ont changé ma manière de penser, et donc ma vie. Mais, quels sont les vôtres?

Dites -nous en commentaires les ouvrages qui vous ont transformés, ou qui vous ont menés vers la transformation. Et comment vos enfants en profitent aujourd’hui 🥰.

En attendant de vous lire, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et des rythmes de rituels Tibétains 😉.

 

Motivation: dans l’antre de la musique pour se motiver

100% de la motivation vient de soi. Vous êtes responsable de votre journée. Il faut se motiver.

Même si c’est une constatation qui ne nous plaît pas toujours, elle est pourtant vrai.

Nous pouvons jeter la pierre à notre situation financière, au manque de temps, à notre situation familiale, à notre patron, au gouvernement, à la violence dans les rues, aux multinationales qui exploitent le peuple. Des coupables, il y en a des milliers.

Mais NOUS sommes les seuls à faire qu’on ait une bonne journée, une bonne semaine, une bonne vie.

Bien. Une fois cela dit. Je vais vous expliquer pourquoi je vous agresse comme ça. 😁

En effet, Pierre, du blog Dirige ta vie a organisé un événement inter-blogueurs sur le thème de la motivation. Cela m’a tenté. Même si ça sort un petit peu de mes sujets en général. Il faut bien de temps à autre, sortir de sa zone de confort!

La motivation consiste en ça d’ailleurs! Sortir de sa zone de confort.

Ce sujet me tient à cœur, car j’ai vécu plusieurs moments de “démotivation”.

Pour tout vous dévoiler, j’ai eu deux périodes de dépression assez intenses… même si ça paraît un peu incongrue de dire qu’une dépression peut être intense.

Donc voilà, maintenant vous savez tout. C’est parti pour un voyage dans le côté obscur de la force, pour ainsi découvrir mes 5 secrets de la motivation, et en quoi la musique est un outil fondamental pour moi.

Mais avant de partir en voyage, nous devons faire les bagages. Savoir un peu où l’on va.

Motivation, se motiver

Personne ne peut nous sauver, à part nous-mêmes… Personne ne peut et personne ne le fera pour nous… Nous devons nous-mêmes marcher dans notre propre voie. Siddharta Gautama-Bouddha

Qu’est-ce que la motivation, en quoi consiste le fait de se motiver?

Selon le Larousse la motivation est, je cite: 

  • “Ce qui motive, explique, justifie une action quelconque ; cause.
  • Raisons, intérêts, éléments qui poussent quelqu’un dans son action ; fait pour quelqu’un d’être motivé à agir.
  • Grande catégorie de déterminants internes des comportements, des activités psychologiques et des états subjectifs.”

Donc la motivation est ce qui cause une action, de façon volontaire. Le Larousse spécifie que c’est un déterminant interne. Affirmation très intéressante! Car, en général, nous avons tendance à essayer de trouver des choses qui nous motivent: l’argent, l’amour, l’aventure, etc.

Du coup, jusque là, la motivation reste assez claire. Mais se motiver à quoi au juste?

Nous confondons tellement motivation avec objectif. L’objectif devient notre motivation, et notre motivation est notre objectif. 

On se perd. Les choses ne sont plus très claires. Et c’est là que nous nous arrêtons d’avancer.

Où est-ce que j’allais déjà?

La démotivation arrive…

Histoire d’une fille qui voulait sauver le monde

Je l’avoue à vraiment très peu de personnes. Aujourd’hui je vous le raconte. 

Ce n’est pas que c’est honteux. Mais ça m’embarrasse.

J’ai beaucoup souffert de ma naïveté, des moqueries. Mais cela fait partie de moi…

Alors voici l’histoire…

Très jeune, j’ai disais à ma mère que je voulais sauver le monde. Créer un vaccin qui guérisse toutes les maladies (je ne connaissais pas l’aluminium encore 😂), conscientiser le monde entier, expliquer pourquoi il fallait être écologique, faire que tout le monde soit respectueux, qu’il pleuve là où il y a des sécheresses, donner à manger à ceux qui ont faim, etc.

Fan de Michael Jackson et de Mickey Mouse, ainsi que du Capitaine Planète, j’étais prête à tout pour arriver à mes fins.

Action!

Pour les sécheresses, je faisais des offrandes aux Dieu Hindou de la pluie: Indra. Dans le jardin de ma grande mère, grande pratiquante religieuse protestante. Dans son jardin je rassemblais ce que j’avais lu, ce que ce Dieu aimait dans la mythologie Hindouiste. 

Concernant le respect, à l’école je faisais en sorte que tout le monde soit ami. Qu’on donne des opportunités à tout le monde. Je suis allé jusqu’à animer des ateliers de yoga pendant la récréation pendant l’année équivalente au CM2 en France (la différence est que nous avons 6 ans d’école élémentaire en Uruguay, ce n’est pas notre dernière année, donc).

Pour l’écologie, j’ai créé un magazine où j’avais rassemblé toutes mes recherches sur pourquoi la Nature est si importante et pourquoi nous devons la respecter. J’ai fait dix exemplaires (oui… bon, à l’époque je pensais que c’était beaucoup, j’avais 6 ans…), et même si j’étais très timide, je les ai donné à mes voisins et aux passants. J’avais l’espoir de changer la mentalité du monde… Une motivation d’enfer!

C’est là que c’est interdit de se moquer.

Bon d’accord… allez-y… 

L’Abîme

Mais malheureusement l’adolescence arriva. 

Ma timidité ne s’était pas améliorée et passer d’une petite école publique, avec deux classes par niveau, à un collège privé, avec huit classes par niveau n’a pas du tout aidé…

J’ai essayé pourtant. J’ai voulu qu’on aille toutes vers une meilleure amitié. Mais mon comportement n’a pas été compris. Je n’ai pas compris le comportement des autres. Avec mes amies, nous nous sommes blessées mutuellement. 

Je passe les détails des conflits des préadolescentes qui ont fini par être un harcèlement: menaces anonymes de mort par téléphone, divulgation des fausses rumeurs, etc. Je remercie d’avoir vécu mon adolescence dans les années 90 d’ailleurs… sans réseaux sociaux ou portables…

Cela ne m’a pas empêchée de tomber dans un abîme.

Je voulais disparaître. Je ne vais pas vous mentir. Mais je n’étais pas assez “courageuse”…

Les maladies psychosomatiques s’enchaînant, ma mère s’est rendue compte que quelque chose de grave était en train de m’arriver. 

C’est à ce moment là que j’ai connu ma psychologue Gestaltiste adorée.

Avec elle, on a travaillé ma confiance en moi, ma re-connexion avec le monde. Car la motivation est bien ça aussi: être confiant en soi. J’ai d’ailleurs écrit un article là-dessus, vous pouvez le lire ici.

Thérapie individuelle, thérapie groupale (une des grandes expériences que j’ai adorée dans mon adolescence!), et ma motivation était repartie. A 80%.

Il manquait un autre événement salvateur: voyager en France pour voir mon père.

Sortir de sa zone de confort

C’est là que j’ai pris une autre manière de vivre en plein fouet.

Pour mes 15 ans, âge très importante en Amérique Latine, où on offre un très grand cadeau. La tradition en Uruguay est de choisir entre grosse fête ou grand voyage. Sauf pour les plus confortables, financièrement parlant, pour qui ce sera les deux. 

Bien sûr, j’ai choisi voyage. Mexique (Mexico et Cancun), Miami, Barcelone et Paris, là où habitait mon père.

Mon père est comédien. Un artiste, quoi. Et tout ce qu’on imagine d’un artiste dans les années 90 c’était mon père. D’ailleurs, ce qui suit, fait partie du passé. Le présent de mon père n’est plus du tout le même… juste au cas où…

Il faisait des fêtes avec beaucoup de monde, de tous genres. 

Avec mon père, j’ai connu un monde… sans même m’être posé la question de savoir si ce monde existait ou non…  s’il était acceptable, selon moi, ou non. Je répétais ce qu’il était acceptable pour les autres… c’est tout. Puis, le début de mon adolescence avait mal commencé. J’avais eu d’autres chats à fouetter.

Le fait est que j’ai connu le shit, l’homosexualité, les êtres invisibles, les énergies et la méditation. Ce n’était pourtant pas les années 70. Il n’y avait aucun psychotrope, et ils n’écoutaient pas du rock. Surtout pas. Cela était un truc de vieux. 😂😂😂 Eux, c’était le hip hop, la danse contemporaine, le théâtre de rue.

Bref.

Je n’ai rien compris.

Mais ça m’a ouvert d’autres perspectives. Plus amusantes peut-être. Du moins, je me suis dit que maintenant j’allais m’amuser. Que c’en était fini de la fille sérieuse qui se prend trop la tête.

Rébellion et remise en question

Une des phases de la motivation est bien cela: la rébellion. 

Quand on a connu le fond, quand on croyait dur comme fer en quelque chose, pour s’en sortir il n’y a rien comme une bonne révolution. L’Histoire de l’Humanité en a vécu, les hommes et les femmes la vivent pendant l’adolescence. Et, quand on travaille sur soi, on la vit assez souvent.

Nous avons tendance à aller dans les extrêmes pour pouvoir trouver le chemin du milieu. 

Pourquoi pas?

Tant qu’on ne se tue pas dans l’essai…

Du coup je me suis mise à expérimenter beaucoup de choses. J’étais dans une quête assez ample: recherche sexuelle, recherche relationnelle, recherche spirituelle. Tout sauf les études par contre… J’avais déjà décidé que ma voie était la musique. Rien ni personne n’allait pouvoir me contredire.

La rébellion était ma plus grande motivation.

Mais mon petit être voulant sauver le monde n’était toujours pas satisfait. Il y avait. Quelque chose manquait…

Méditation

C’est là qu’un beau jour, apparaît presque par art de magie, un papier sur mon bureau, annonçant une conférence bouddhiste d’une école tantrique Tibétaine. 

J’avais déjà expérimenté le Yoga, la méditation chamanique, la magie blanche, Osho Rajnesh. Bien sûr j’avais été contactée par les Témoins de Jéhova, et les jeunes Chrétiens… auxquels je n’ai jamais adhéré… Alors, tenter cette conférence me bottait, vraiment.

Lors de la méditation dans cette conférence j’ai expérimenté un bien être fou. Tout d’un coup je comprenais la place de toute chose. J’étais en extase totale. (Non, je n’ai pris aucune drogue) J’avais la certaineté d’avoir trouvé mon chemin.

J’achève mon histoire là. Car la suite a été consolider spiritualité, musique et se financer. Et c’est une autre histoire.

Mais si je vous écris tout ça, c’est pour vous dévoiler mes 5 secrets de la motivation en détail.

Secrets de la motivation

Comme vous allez le deviner, mes secrets sont dans les titres de mon histoire. D’abord il faut avoir ses objectifs clairs. Cela ne veut pas dire qu’ils sont fixes, ou qu’ils ne peuvent pas évoluer. Juste il faut savoir la direction que l’on prend.

Ensuite les secrets de la motivation selon moi sont:

🏃‍♀️ Action. Quoi qu’il se passe, quoi qu’il arrive, quelle que soit la vitesse, il faut bouger. Agir nous donne de l’énergie, même si au début on croyait ne pas en avoir. L’action, même infime aura des résultats. L’inaction aussi, mais ça motive moins… 😊

🌑 Abîme.  Ok. Je ne suis pas en train de vous dire que vous jeter dans l’abîme ça motive. Non. Mais. Par contre, quand vous vous ne vous sentez pas bien, vous avez un coup de blues, ou même la dépression, allez-y à fond. Vivez la. Touchez fond. (J’ai écris un article la dessus où je propose un exercice, d’ailleurs)  Cela peut paraître bizarre comme conseil. Pourtant, c’est ce qui m’a sortie de ma léthargie. En m’abandonnant à cet état, j’ai pu toucher fond, et ensuite, je ne pouvais QUE remonter. Voyez? Vous avez les frissons? Cela m’emmène au point suivant.

🎆Sortez de votre zone de confort. Ouf! Rien de plus motivant. L’adrénaline que cela produit est incroyable. Vous deviendrez presque addict de ce point. S’il n’était pas aussi effroyable… Un peu comme dire à votre amoureux que vous l’aimez pour la première fois, ou postuler pour le travail de vos rêves, ou tout simplement vous jeter du haut de la colline en faisant des roulades avec vos enfants sous le regard des autres parents.

🤘 Rébellion et remise en question. La remise en question de vos croyances limitantes et vous rebeller face à celle-ci demande beaucoup de travail sur soi. Toutefois, s’il y a une révolution à faire, c’est bien cela. Les limites, les obstacles, sont tous dans nos têtes. Jamais dans des facteurs extérieurs. Même vos parents n’y peuvent rien. Libérez-vous!

🧘‍♀️ Méditation. C’est l’outil ultime pour arriver à mener tous les points précédents à bien. Grâce à la méditation vous allez apprendre à avoir du recul face aux émotions, et aux pensées négatives. Les jugements des autres ne vous appartiendront plus. Vous ne donnerez plus de jugements aux autres. Et la bonne nouvelle est qu’il y en a tellement, que vous avez l’embarras du choix. Trouvez la méthode qui vous convienne le plus!

Où est la musique dans tout ça?

Ah! Enfin vous demandez! 

La musique est partout! Elle peut vous aider à vous lever le matin, à trouver l’énergie pour faire votre toute première action de la journée. La musique vous aide à vous mettre dans le bon “mood”.

De la même manière qu’elle va vous accompagner dans la traversée de l’obscurité. Elle vous donnera la main pour toucher le fond. Moi, j’utilisait cette chanson là:

Avez-vous déjà la chaire de poule?

Puis je n’ai jamais eu meilleur outil de décharge que l’écriture des chansons. Qu’elles soient nulles ou de qualité, cela était sans importance. Mais écrire une chanson a été beaucoup de fois pour moi aussi soulageant qu’aller aux toilettes ou faire l’amour…

La musique vous donnera également envie de sortir de votre zone de confort, vous animer sortir danser au milieu de la piste, alors que personne ne danse. Elle vous donnera l’énergie nécessaire pour vous donner le courage à le regarder dans les yeux et lui dire “je t’aime” ou “c’est fini”.

La rébellion sans musique? Non. Et puis quoi encore?

Même dans la méditation vous la trouverez: dans la mélodie des mantras, dans la musique de relaxation, le chant des oiseaux ou le rythme de votre respiration.

Et les enfants dans tout ça?

J’avoue que cet article n’a pas été sur l’éveil musical des petits. Les enfants de ces âges ont rarement besoin d’être motivés.

Ils veulent toujours ranger leur jouets. S’habiller tous les matins est un énorme plaisir pour eux. Aller manger? Se brosser les dents? Aller aux toilettes? Pff… Il n’y a pas de plus motivés que les enfants!

😂😂😂

Et vous savez quoi? Je pense que ces 5 points pourraient leur aider aussi.

J’ai remarqué que pour qu’ils fassent ce qu’on leur demande,  il faut commencer par le faire soi-même. Ils suivent immédiatement. Même pour partir du parc. Si en plus on le fait en chantant, c’est l’extase!

Les accompagner à toucher le fond de leurs émotions est aussi valable. Les accompagner avec la musique, j’en ai parlé dans mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”. 30 articles de bonheur!

Je vous laisse l’exercice de trouver comment appliquer les autres 3 points. Et vous invite à nous le partager dans les commentaires! Hâte de vous lire!

Beaucoup de bonheur, de la sagesse et du métal.