Je suis ton miroir

Le jugement, le regard qu’on ressent de l’autre peuvent être mortels. Gérer le regard des autres devient, alors, un besoin vital.

Mais il y a aucun avertissement dessous chaque commentaire qu’on reçois. 

Pourtant…

Cela peut être aussi mortel, voir plus, qu’une cigarette, une bouteille d’alcool ou manger 5 kilos de sucre raffiné pur (puah! si vous arrivez à manger ça, je vous dis quand même chapeau! au delà de la crise de diabète que vous pouvez avoir, il faut le faire tout de même…).

Regardez les nouvelles récentes, que nous avons eu par les médias, d’adolescents et préadolescents qui se suicident suite à un cyber-bulling (des milliers de jeunes qui vous écrivent des jugements négatifs à votre égard à travers les différents réseaux sociaux comme whatsapp et snapchat), ou à un bulling (des appels téléphoniques anonymes, des lettres menaçantes, des moqueries constantes des camarades de classe) tout court. 

Ressentez toute cette peur que vous avez à chaque fois que vous voulez faire quelque chose qui sort de l’ordinaire (comme chanter et jouer avec votre enfant dans la rue, par exemple). Voyez à quel point cela vous ronge, vous supprime toute énergie créatrice que vous puissiez avoir à l’intérieur de vous.

Gérer le regard de l’autre est un vaste sujet qui a été traité par tous les domaines. Car le regard de l’autre est le début de notre prison.

Alors, quand Sarah, du blog Multipassionnés épanouis m’a proposé de participer à son Carnaval d’Articles sur le sujet, je me suis jeté à l’eau, peu importe ce que diront les autres!!

A la limite de la paranoïa

Mmm… quel titre! A la fois accrocheur, intrigant et… bouleversant!

Oui, peut-être. Pourtant, souvent nous sommes en train de jouer à l’équilibriste dans la limite de cette maladie psychiatrique. Alors, plus qu’un titre, c’est une réalité.

On nous a toujours dit: attention! la limite est très fragile! 

C’est vrai: elle est très fragile.

“Qu’est ce qui vont dire les voisins en te voyant habillée comme ça?” (oui, c’est toujours à une femme qu’on pose cette question là… nous n’avons pas évolué encore… désolée…)

“Oh là là, mon enfant fait une crise en public, les gens vont se dire qu’il est capricieux à cause de moi!” “Si je lui cri les gens vont dire que je suis trop cruelle, autrement si je ne le gronde pas ils vont dire que je suis trop laxiste, enfin, si je lui parle calmement et fermement ils vont dire qu’il n’en a pas eu pour son compte…”

“Tu as vu comment il m’a regardé? On dirait qu’il ne m’aime pas!”

“Maman, j’ai peur que mes copains se moquent de moi… Maman, ils disent que je ne suis pas joli.e/sympa/intelligent.e”, etc.

Le regard de l’autre est une chose tellement, mais tellement subjective. Et, en même temps, elle occupe tellement, mais tellement de place dans notre petit cerveau…

Qu’est ce que c’est ce truc barbare dont on se souci tant? Mais on l’oublie quand on est avec la bonne personne, comme dirait Ed Sheeran.

(Très pop je suis aujourd’hui 🤣)

La cruelle réalité

La vérité est que malgré qu’on vit la plupart de notre vie dans le regard de l’autre, et bien, l’autre, et bah, c’est pareil…

Nous jugeons énormément l’autre, car on se juge soi-même, et les autres nous jugent car ils se jugent eu mêmes, et ainsi de suite.

C’est une roue sans fin, c’est une roue sans fin, C’EST UNE ROUE SANS FIIIIIIIIIN!!!!!

La cruelle vérité est qu’on s’en contrefiche royalement de ce que l’ON pense des autres.

Pourquoi?

Car vous n’êtes pas ce que les autres pensent que vous êtes, et les autres ne sont pas ce que vous pensez qu’ils sont.

Nous sommes des êtres bien plus complexes, et bien plus simples à la fois.

L’artiste est un exemple visible très parlant. Mettons comme exemple Michael Jackson. Qui est Michael Jackson? Combien de rumeurs avez-vous entendu sur lui, d’idées, de jugements vous avez-vous fait sur lui? Savez-vous combien sont vrais? Quelle preuve avez-vous?

Moi la seule chose que je sais est qu’il était un excellent musicien, danseur et chanteur. Le reste… bah, il me manque de preuves…

Donc, on s’en fiche de ce qu’on pense des autres ou vice-versa.

Mais… on continue à y penser, une et une autre fois… à croire qu’on aime se faire du mal…

La quête

Alors, comment gérer cet illusion de que les autres vont penser quoi que ce soit sur nous? Comment aider nos enfants à gérer ce problème qui ont à partir de 4 ans?

Surtout, comment font tous ces fous de musiciens, qui se mettent en scène, comme ça, sans leur importer (du moins en apparence, car en vérité… s’ils sont comme moi, ça leur importe et beaucoup), avec ces fringues toutes bizarres, ces comportements extraordinaires et jouent comme si c’était leur dernier jour?

Oui, d’accord, il y a les drogues… mais pas que… (je vous rappelle que les drogues sont très mauvaises pour la santé mental et physique, et illicites. Je ne les recommande pas du tout. Je me délie de toute responsabilité si jamais vous en prenez, suite à cette vidéo… 😂 Mais j’espère que vous avez dépassé les années 70 il y a longtemps, et que vous êtes comme la nouvelle génération, drogué aux écrans… moins marrant certes… mais licite 🤣. Enfin,  non, je n’espère pas ça, j’espère plutôt que vous traitez votre corps et votre esprit avec beaucoup de respect et d’harmonie, et que vous n’êtes accro à rien… Et la je vais fermer cette parenthèse car elle devient vraiment trop longue… toutes mes excuses de cette énorme aparté…).

Et bien c’est simple: pendant ces moments là d’exposition, pendant ce temps où ils jouent, ils sont complètement présents sur l’instant même. Ils profitent de chaque son, de chaque sensation. C’est comme une méditation active, où il n’y a pas le temps de réfléchir à quoi que ce soit.

Avez-vous déjà expérimenté ça?

Si la réponse est oui: je vais vous faire une autre question: qu’est ce que vous ÉTIEZ à ce moment là? qu’est ce qui ÉTAIENT les autres?

Si la réponse est non: QUOI????? mais faites quelque chose bon sang! un truc qui vous passionne, oubliez-vous!! c’est urgent!!! (ok, ok, ça y est, je me suis énervée… je respire, je me calme… c’est bon, je vais pouvoir continuer…)

Etre présents grâce à la musique en bénéfice des enfants

Avez-vous remarqué que souvent on voit chez les autres, ce que l’on voit en nous? Réfléchissez, prenez le temps… 

De la même manière que l’on ne peut donner ce que l’on n’a pas. On ne peut pas voir chez l’autre ce qu’on ne voit pas chez nous, même si c’est infime.

“Il est égoïste!” Je me crois égoïste?

C’est une mauvaise personne!” Me croirais-je une mauvaise personne?

Alors pour se sortir de tous ces jugements qui ne servent à rien? ni à personne, apprenons à être PRÉSENTS.

Vos enfants sont présents la plupart de leur journée. Quand ils jouent aux voitures, ils sont en train de jouer aux voitures, et non pas en train de se disputer avec la maîtresse. Au moment de dessiner, ils pensent au dessin, et non pas à ce qu’ils planifient faire demain.

Nous devrions faire de même, avec eux.

Quelle meilleure activité que jouer de la musique pour être présents?

Nous allons rentrer en transe grâce au chant.

Mais, vous êtes sûr?

Alors, pour toutes ces idées qui vont surgir, je le sens, je vais les balayer une par une.

  • Non, vous ne chantez pas faux. Oui, je sais, je ne vous ai pas entendu. Mais j’insiste, vous ne chantez pas faux. C’est votre voix qui exprime plein de choses à guérir. Ça viendra.
  • Vous avez peur. Ok. Vous n’êtes pas à la place de Bobby Mc Ferrin, tout seul face à des milliers de personnes… Alors prenez les choses avec plus de calme. Et même si vous étiez dans le même cas de figure que lui, et bien, vous voyez bien qu’il n’en est pas mort…
  • La voix tremble quand vous chantez en public. Cela arrive les premières 10-15 minutes. Après ça passe.
  • Vous ne savez pas quoi faire. C’est normal, j’y viens!

Trans vocal en famille

Si vous le pouvez, prenez un instrument mélodique, qui ne soit pas soufflant, que vous ayez chez vous: xylophone, clavier, guitare, cloches, etc. Rien de tout ça? Prenez un verre en verre et une cuillère. Remplissez le verre jusqu’à arriver à une note qui vous plaît bien. Puis, frappez dessus avec la cuillère.

Jouez un rythme régulier: cela peut être des noires ou des croches, si vous savez ce que c’est, ou ce que vous sentez si vous n’en avez aucune idée.

Ensuite, une fois bien imprégné de cette note, vous allez chanter par dessus. Ce que vous sentez.

Invitez vos enfants à chanter avec vous d’un geste. Ils suivront avec plaisir.

Si vous sentez des jugements arriver ou des idées limitantes surgir dans votre pensée, fermez les yeux, et revenez à cette note.

Laissez partir toutes ces idées, ces pensées négatives à votre égare avec votre voix. Sortez les mauvaises expériences, les tensions. Entendez vos tripes chanter. Si vous le pouvez, entendez les tripes de vos enfants sortir.

Finissez l’expérience quand vous le voulez, ou alors quand les voisins montent vous supplier de vous arrêter…

Dans tout les cas, une fois que vous arrêtez, vous allez prendre conscience de ce que vous ressentez, de ce que vous êtes, et de ce que sont vos enfants.

C’était agréable? Déplaisant? Votre tête était-elle chargée? S’est-elle bien vidée?

Partagez avec nous votre expérience!

Vous pouvez trouver d’autres alternatives dans cet article.

Comment je fais tous les jours?

Pour mieux gérer le regard des autres, vous devez pratiquer le fait d’être présent le plus souvent possible.

L’avantage de cet exercice est qu’il évolue à chaque fois que vous le faites. Il laisse libre cours à vos créativités. C’est reposant.

N’hésitez pas à le refaire dés que vous le pouvez. Même que vos enfants voudront le refaire.

Vous aurez le double gain de réaliser une activité avec vos enfants, et vous relaxer et relâcher.

Petit à petit, vous vous laisserez moins emporter par la pensée: “qu’est ce qui vont penser les autres?”

Quels sont vos astuces pour gérer le regard des autres?

Partagez-les avec nous dans les commentaires!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et un rythme candombe.

7 chansons pour enfants de 4 ans

A la recherche d’inspiration? Vous souhaitez trouver des chansons pour les enfants de 4 ans?

Ce n’est pas toujours facile de se sortir des comptines ou des chansons chantés à la choral de l’école.

Je ne remet pas en questions ces chansons! Juste, quand on veut emmener nos enfants vers de nouveaux horizons, tout en restant dans la chanson “chantable”, on ne sait pas vraiment où aller.

Car vous pouvez vous faire les albums de la médiathèque de votre quartier. D’ailleurs ce serait une très bonne idée! Mais si on veut trouver un cadeau original pour notre petit amateur de musique, ce n’est pas demain que vous allez trouver en utilisant cette méthode…

Alors je me suis dit que j’allais vous donner un petit coup de main, et je vous ai sélectionné 7 chansons/artistes/albums qui pourraient plaire aux enfants de 4 ans.

Critères

Je ne suis pas difficile, les caractéristiques que je cherche dans les chanson sont les suivantes:

  • difficulté des paroles: est-elle compréhensible pour un enfant de 4 ans? Lui apprendra-t-elle du nouvel vocabulaire?
  • humour de la chanson: les enfants aiment rigoler, pleurer, avoir peur. Les émotions sont importantes pour eux. S’ils ont des émotions en écoutant la chanson, ils vont l’apprendre plus facilement.
  • parle du quotidien de l’enfant: à 4 ans on utilise l’imagination full-time, mais aussi on commence à découvrir son corps et celui de l’autre et les moqueries commencent (malheureusement…). 
  • la musique et le chant sont abordables et de qualité (selon moi… là c’est vraiment au plus subjectif)

Donc voici, sans attendre, ma sélection!

Top 7 chansons pour 4 ans selon moi

Commençons par un classique qui a double avantage: il apprend la musique aux enfants, son vocabulaire, et est idéale pour apprendre à chanter! Un peu difficile, j’avoue, mais tout à fait faisable. 

C’est une super chanson à apprendre au piano également!

1- Voici les gammes et les arpèges des Aristochats:

Un autre classique, ou du moins qui en est devenu un.

Elle a tous les critères: elle est riche en vocabulaire, elle est rigolote, elle se moque des conventions de beauté et elle est entraînante!

Mes enfants adorent!

2- Voici la valse des étiquettes du Soldat Rose (dont l’album est super!)

Malheureusement pas de youtube pour cette chanson…

3– Mais l’album est super, et la chanson préférée de tous est “Dans la maison de Batistou”

L’album vous pouvez le trouver ici.

Ensuite vous pouvez partir avec vos enfants de moyenne section visiter l’espace avec Arthur H!

C’est une chanson assez facile à apprendre, avec un vocabulaire apprécié des enfants. Il permet ensuite de faire un travail sur le sujet après.

4- Barnabé et la fusée

Pour canaliser les colères, les moqueries, les gros mots, rien de mieux qu’une chanson rigolote.

Elle permet d’exprimer tout en sécurité des mécontentements de la part de toute la famille.

5- Le dromadaire

Ensuite, une chanson pour canaliser ses peurs et ses cauchemars. A cet âge ils entendent souvent des histoires de sorciers méchants. C’est le moment de dédramatiser et envoyer les sorciers et sorcières valser!

6- Sors d’ici, vilain sorcier!

Pour finir, une découverte que je viens de faire, en faisant mes recherches! Un projet d’album pour enfants, que j’ai trouvé rigolo.

Cette chanson il faut la mimer, et je pense qu’elle marchera avec les PS, les MS et même les GS. 

Pour ce que j’ai entendu, cela a l’air d’être un beau projet. D’ailleurs, il a besoin d’un coup de main, alors, si vous voulez l’album pour ce Noël, venez soutenir le projet ici.

7- Je suis une marionnette.

Et voici un bonus. Cette chanson est la préférée du moment de ma fille et de mon fils. Selon eux, c’est une super chanson pour s’exciter et faire la fête…. à 7h du matin…

Bonne écoute…

Dites moi ce qui écoutent vos enfants/ élèves de 4 ans dans les commentaires. Cela nous fera un répertoire sympa, hors comptines!!

Sur ce, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes métal.

Bayouski

En recherche de comptines du monde?

Voici ma prémière chanson de 30 que je vais proposer!

Celle-ci est une ballade russe pour endormir bébé.

Bonne écoute, et désolée aux russes pour avoir détruit votre langue…

 

Du bonheur, de la sagesse et le rythme de Kalinka 

Eveil musical avec des enfants autistes

La musique est faite pour TOUT le monde. 

Peu importe votre âge, votre culture ou votre classe sociale. Votre QI ou votre niveau d’études. La musique convient à tous, et est utile pour tous.

J’ai eu la chance d’avoir plusieurs “genres” d’élèves: des quartiers et des styles de vie différents, avec des goûts musicaux très variés. Certains n’avaient même pas de culture musical: ils n’écoutaient pas de la musique.

Toutes ces personnes ont réussi a trouver leur bonheur dans la musique.

Un beau jour, j’ai eu l’immense chance et bonheur d’animer un petit groupe d’enfants autistes.

Aujourd’hui j’ai envie de vous partager cette expérience.

Un projet qui démarre

Quand le projet de donner des ateliers d’éveil musical à un petit groupe d’enfants autistes s’est concrétisé, la première chose que je me suis dis, c’est que j’allais me documenter.

En effet je ne suis qu’une prof de musique et musicienne, mais pas une professionnel psychologique ni psychomotricienne, ni rien qui s’apparente. 

Surtout à l’époque, où je n’avais pas encore passé mon certificat pour être coach parental.

Fort heureusement, il y a un truc qui me passionne de faire: c’est de me documenter.

Le hic, quand j’ai commencé mes recherches, c’était qu’il y avait un genre d’autiste par individu. Je me suis rendu compte que me renseigner sur ce “trouble mental” comme apparemment on l’appelle, était un peu comme vouloir me renseigner sur l’humanité. 

J’ai découvert qu’un autiste n’était pas forcément quelqu’un qui est ailleurs, super intelligent, incapable de sociabiliser, et toutes ces idées reçues qu’on a des personnes autistes.

Cette découverte je l’avais déjà faite quand j’ai gardé un enfant autiste des années auparavant, et quand j’ai eu des élèves qui avaient ce trouble.

Comment définir ce trouble?

Selon l’Inserm “les troubles du spectre de l’autisme (TSA) résultent d’anomalies du neurodéveloppement. […] Ils se manifestent par des altérations dans la capacité à établir des interactions sociales et à communiquer, ainsi que par des anomalies comportementales, en particulier une réticence au changement et une tendance à la répétition de comportements ou de discours.”

Dans mon expérience, les enfants présentant ces troubles avaient en commun un moyen d’apprentissage différent que les enfants sans ces troubles.

En approfondissant mes recherches sur le sujet, j’ai découvert également qu’ils ont développé plus l’hémisphère droit du cerveau que le gauche. Du coup ils apprennent mieux à travers des images et sons, que par le langage. 

Comme les tous petits, il faut privilégier le jeux et le langage non parlé pour qu’ils expérimentent et acquièrent l’information. Mais toujours d’après mon expérience, les enfants autistes vont “mémoriser” ce qui a été enseigné plus vite, voir, tout de suite. Bien sûr, à condition que ce soit lié à des images.

J’ai vu la différence, par exemple, quand je leur ai appris les figures rythmiques. 

Depuis quelques années j’avais fait des cartons avec des différentes figures rythmiques, auxquelles j’associé un mot et un mouvement. Cela marchait très bien pour les petits à partir de 3 ans, après quelques séances (1 à 3 mois environs). Mais avec les enfants autistes cela a été mémorisé tout de suite. C’était impressionnant.

Particularités

Je vous avoue que le premier jour d’atelier j’étais hyper nerveuse. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Surtout qu’on nous mettent en gare de toutes les choses qu’il peuvent arriver. Mais bien-sûr, ça, c’est juste le pire des tableaux! 

J’avais un garçon avec un sérieux handicap physique et une oreille absolue passionné de la musique, un autre qui ne parlais pas (mais il chantait!) avec une mémoire visuelle hors du commun et l’autre qui avait toutes ses facultés. Cela aussi me stressais, car je ne les connaissais pas, alors je ne savais pas de quoi ils étaient capables. Je ne voulais pas ni qu’ils s’ennuient, ni que ce soit frustrant pour eux.

Mais mon stress était en vain.

Un atelier d’éveil musical normal s’est déroulé sans aucune difficulté.

Les particularités que j’ai rencontré:

  • l’enthousiasme en puissance: quand ils aimaient quelque chose ils l’exprimaient fois dix, et c’était super agréable.
  • la passion: ils étaient très à l’écoute, demandants, même si, dû à leur trouble, ils me demandaient souvent la même chose.
  • des enfants très touchants: qui expriment leurs émotions de manière pure, malgré leur âge. Et je suis consciente que cela ne doit pas être facile à vivre tous les jours. Vu qu’avec les petits c’est difficile, mais ça passe à un moment donné, alors qu’avec eux ça ne passe pas… je ne sais pas s’ils arrivent à gérer leurs émotions un jour… mais ça c’est à voir avec un professionnel.

Le handicap physique n’a jamais posé des soucis. Le manque de langage parlé n’a pas posé des soucis. Le fait que j’ai un surdoué de la musique ça n’a pas posé de soucis.

Surtout on a passé des super moments. 

Quoi faire dans des ateliers de musique pour enfants autistes?

Comme je vous le disais avant, je n’ai pratiquement rien changé à mes habitudes. 

Les enfants que j’ai eu, même ceux que j’avais eu comme élèves auparavant, aiment ce que tous les enfants aiment.

La musique est un super exutoire pour eux, car c’est un moyen de communication non verbal idéal. 

A condition qu’on ne cherche pas de résultats (tout comme avec tous les enfants, d’ailleurs, chacun son rythme), on a des très bons résultats.

Alors si vous voulez mettre en place des ateliers de musique avec des enfants autistes, n’hésitez plus!! Et si vous voulez un coup de pouce, c’est par ici!

Racontez moi vos expériences avec des enfants autistes ou autre handicap dans les commentaires: qu’avez vous mis en place? quels étaient vos difficultés? quelles ont été vos joies? 

Puis à très bientôt!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes soul.