Comment aborder les émotions à travers la musique: J4 la colère

Bonjour! Nous sommes au quatrième jour du défi!! Et le quatrième jour à aborder la colère.

  • Nous avons vu comment une musique pouvait aider nos enfants et nous mêmes à décharger un trop plein de cette émotion. Pour en savoir plus: ici
  • J’ai aussi tenté le détournement d’attention à travers la musique dansante, pour décharger d’une manière plus positive, et pouvoir passer à autre chose. Regardez ici!
  • Le jour 3, nous avons vu la perspective de deux différents courants psychologiques: la thérapie comportementale et cognitive et la bioénergie.

Hier je m’étais proposé de trouver un moyen de lier son avec les exercices de Lowen. Seulement si bien j’ai quelques idées, je ne les ai pas du tout testés sur mes enfants ou moi-même. Donc, j’essaierai de le réaliser dans les jours qui viennent.

Je m’étais demandé aussi, si on mettait une musique de fond avec des messages positifs, est-ce que cela serait préventif dans le cas des pensées négatives. Le soir d’hier j’ai tenté un peu l’expérience, mais je n’ai pas trouvé de réaction ou de changement de comportement notable. Comme je le disais précédemment, peut être il va falloir une période de temps plus longue pour examiner les résultats.

Par contre, je me rends compte que ma maison est devenue plus musicale qu’avant ces jours de défi! Et que cela a nettement changé l’ambiance. Cela est super car si j’arrive à finir le défi, j’aurais installé carrément une nouvelle habitude! Car, comme vous le savez peut-être, il nous faut de 21 à 30 jours pour instaurer durablement une pratique dans notre quotidien.

Aujourd’hui

Je voulais continuer avec mes recherches en psycho, puis aussi vous parler un peu de comment la colère est vu et abordé par les différentes religions. Et je les ai mené ces recherches.

Mais…

Je vous avoue que je n’ai pas eu le temps de vous résumer les réponses.

J’espère que vous n’allez pas m’en vouloir si je laisse ça pour demain!

Par contre, je vais vous raconter une petite histoire qui m’est arrivé il y a un peu plus d’une heure.

Mes deux enfants, de 4 et 2 ans, étaient en train de jouer après le repas, juste avant la sieste. Je leur laisse toujours un petit temps libre, qui les permet de se défouler après le moment calme du repas, et ainsi être prêts pour la sieste. De plus, cela me permet de mettre un peu d’ordre, laver la vaisselle, et avoir tout prêt pour travailler pendant que les enfants dorment.

La grande était en train de dessiner tranquillement. Elle adore ça. Elle veut tout le temps travailler, suivre les instructions, colorier, résoudre des problèmes, enfin, une vrai fourmi. D’ailleurs, elle a du mal a rester immobile quelque part comme les fourmis aussi. Mais ça je pense que c’est dû à sa condition d’enfant de quatre ans.

Puis, mon fils de deux ans a décidé qu’il y en avais assez qu’on ne s’occupe pas de lui. Il a pris son crayon noir, et a dessiné sur le magazine de coloriage de sa sœur…

CA – TAS – TROPHE

La première chose qui est arrivé à mes oreilles est un cri aiguë. Ensuite, quelques secondes plus tard, des pleurs inconsolables.

Soupires. Les miens bien sûr…

J’ai ferme le robinet. J’enlève mes gants, car je lave avec des gants, autrement, mes mains deviennent rouges d’eczéma. Je les regarde.

La scène devant moi était la suivante: un petit en train de pleurer à cœur ouvert, par terre, en train de pointer avec sa petite main sa grande sœur. La grande en train de chercher quelque chose dans un tiroir en même temps qu’elle criait sur son frère. Quelle est votre première pensé?

Elle l’a poussé.

Ok.

Mais allons plus loin avant d’exploser et rendre la scène encore plus chaotique.

Je dis: qu’est ce qu’il se passe? Tu as poussé ton frère?

La grande réponds: oui, mais il a grabouillé (elle dit grabouiller et non pas gribouiller) sur mon dessin, il n’est pas gentil, maintenant je dois tout effacer (mystère de la chose qu’elle cherchait dans le tiroir résolu!).

Ok.

Je dis: d’accord, il n’avait pas à détruire ton travail, je comprends ta colère, mais on ne doit pas pousser quiconque sous aucun prétexte. Et toi, tu dois trouver une autre manière d’attirer l’attention de ta sœur.

Le petit était inconsolable. La fatigue, la frustration, l’ennui.

Je l’ai pris dans mes bras, pour aller le changer. L’heure de la sieste avait très clairement sonné. Mais il ne se calmait pas. C’est à ce moment là que je me suis souvenu d’une de moultes laissons que j’ai apprise avec la Méthode Parents efficaces, méthode créé par un couple de psychologues mexicains: Luis Carlos Flores y Gabriela Gonzáles. J’ai raconté tel quelle la situation arrivé. Toutefois, j’ai rajouté une petite amélioration: je l’ai chanté. L’effet était instantanée. Chanter ce qu’il s’était passé l’a interpellé tout de suite. Il s’est calmé immédiatement, tout en écoutant ma chanson.

Une fois changé, ils se sont demandé pardon mutuellement, ils se sont fait plein des bisous (ils adorent ça), et au lit!

Je vous avoue que j’étais fière de moi! Non seulement j’ai gardé le calme, sinon qu’en plus tout s’est bien passé!

Cela ne m’arrive pas souvent je dois vous le préciser. Surtout que moi aussi je suis fatiguée après le repas!

Voilà que l’histoire est fini. Et une nouvelle méthode de gestion de colère est apparu!

Chanter la situation vécue par l’enfant a plusieurs avantages:

  • La chanson attire son attention.
  • Raconter la situation tel quel permet à l’enfant de prendre du recul face à ce qu’il a vécu.
  • Cela lui apprend à prendre conscience de ses actes et de ces conséquences. Cela lui emmène à une réflexion sur soi.

Dites-moi, si vous avez l’opportunité de tester cette technique, si cela a bien marché avec vous.

Sur ce, je vous dis à demain pour la suite de mon défi!

Commentez, likez! et si vous désirer ne rien rater de la suite: abonnez-vous!

 

 

Gérer les émotions à travers la musique: la colère (3/6)

Gérer les émotions d’une manière alternative? Oui! Mais comment?

Bonjour! Nous sommes dans le jour 3 du défi où j’explore comment aborder les émotions à travers la musique pendant 30 jours. 

Hier je vous racontais comment pendant une crise de colère de ma fille, j’avais mis un extrait d’Orlando furioso de Vivaldi, et comment celui-ci l’avait aidé dans l’expression de l’émotion. Ceci dans sur le lit où elle ne pouvait blesser personne. Si vous voulez en savoir plus regardez l’article d’hier ici.

Après la sieste, ma fille était encore perturbée par la frustration de ne pas avoir été à l’école due à l’absence de sa maîtresse. Conclusion: elle était irritable. N’importe quelle situation qui la contredisait était un petit drame. Elle n’arrivait pas à gérer ses émotions. Normal: elle doit apprendre… tout comme moi.

“Je veux que tu me construises une cabane maman!” – dit-elle alors que je l’avais déjà fait quatre fois dans la journée. Je ne travaille pas, mais je construis des cabanes messieurs, dames. Le prochain qui pense qu’être femme au foyer est l’équivalent de ne rien faire je le défierai à rester chez lui avec deux enfants en bas âge!

“Non, je suis désolée. A chaque fois que je construis la cabane, elle dure cinq minutes, puis elle est détruite. Alors non, je suis fatiguée. Je te construirai une autre demain. Maintenant, jouons à autre chose”.- lui ai je répondu.

Après avoir répété deux ou trois fois “oui, je comprends que tu veuilles que je te construise une autre cabane” et un “essaye de la construire toi même pour voir?”, et le ton de ma fille qui devient de moins en moins poli.

Gérer les émotions: Crise

C’est normal. Dur à gérer tout ça à quatre ans.

C’est à ce moment là que je décide de mettre à nouveau la musique, mais cette fois-ci non pas pour qu’elle s’exprime et reste dans cette colère, mais pour l’en sortir. Alors que la première fois je lui avait mis la musique dans un but de défoulement, je trouvais que cette fois-ci il serait plus juste de la détourner de ses pensées négatives. Qu’elle puisse passer à autre chose. J’ai mis une musique dansante.

Au début elle continuait dans sa frustration, car, ce n’était pas la musique qu’elle voulait!!!

Mais, petit à petit, me voyant danser des chorégraphies marrantes (enfin, moi dans ma tête j’étais Michael Jackson, mais apparemment ce n’était pas le cas…), elle pleurait et elle commençait à rire en même temps.

Mmm, intéressant!” j’ai pensé. Et j’ai continué. Une fois qu’elle a été calmée, j’ai mis leurs chansons préférées.

Et là…

 

Et là…

 

On a dansé toute la nuit!!!

 

Enfin, une bonne partie de la soirée du moins. Cela s’est fini en cache cache chatouilles assez rapidement. Puis l’heure de la routine du soir est vite arrivée.

Les résultats donc sont assez bons, du moins, je suis contente de tenter l’expérience!

Du coup, j’ai envie d’aller plus loin. Ok, la musique, en tant qu’accompagnatrice, ça marche. Mais, y aurait-il d’autres moyens de gérer les émotions, dans le cas par exemple que nous n’ayons pas de moyen d’écouter de la musique?

A la recherche d’autres méthodes

D’abord j’ai cherché dans la psychologie. Il y a plusieurs courants, et plusieurs avis sur la chose. Mais je vais tenter en faire un résumé, et le lier à la musique.

Oui, je sais, ça a l’air lourd comme mission pour aujourd’hui. Même moi je suis en train de me dire que je vais un peu trop loin…

Enfin, je n’essaye pas de faire le travail d’une recherche entière en quelques heures. Non, non.

Je vais juste résumer, très vite, ce que j’ai lu au cours de ma vie, et aujourd’hui, au sujet de la colère et la manière de la gérer. Concernant la liaison à la musique, je ne donnerai pas de résultat aujourd’hui. Je m’aiderais de l’art thérapie et de la musicothérapie pour trouver d’autres méthodes musicales.

Dans la thérapie comportementale et cognitive

on va travailler cette émotion à travers la pensée. En effet, on y dit que:

[La colère] est toujours le résultat d’une interaction entre un désir, une attente et un événement contraire.

Je me demande, en appliquant ce constat avec les enfants en bas âge, et au contexte de la musique, si ce ne serait pas un bon investissement de mettre à plusieurs reprises dans la journée, des musiques de fond qui ont des messages positifs. Cet expérience demanderai, toutefois, une longue période d’essai, car ce n’est pas en quelques jours que l’on va s’en rendre compte. Mais je vais quand même essayer d’y penser.

Alexander Lowen

Un des fondateurs de la psychanalyse bioénergétique disait que la colère était une émotion souvent réprimé lors de la petite enfance, et que notre corps en soufre les conséquences. Si nous sommes trop irritables, ou trop colériques, c’est comme quand nous avons la vessie pleine. Si nous n’avons pas un endroit approprié pour décharger, et bien, on se fait pipi dessus.

Il a écrit un tas d’exercices pour décharger toute cette colère cumulé avec les années dirigé aux adultes. Mais ces techniques, si bien peuvent apprendre aux enfants à comment exprimer leur agressivité d’une manière sure, en général, ils n’ont pas trop le temps de cumuler. Ils expriment, puis c’est tout.

Peut-être ici ce serait intéressant d’associer un mouvement à un son, pour rendre l’exercice de décharge pour l’enfant comme un jeux. Je testerai ça aussi. Cette mission sera un plus facile à déterminer si ça marche ou pas dans le court terme!

Je vous laisse découvrir la suite demain!

Puis laissez-moi vos commentaires ici bas! Je me ferai un plaisir de le lire!

Comment gérer les émotions à travers la musique: J2 la colère

Voici le deuxième jour de mon défi!

Celui-ci durera 30 jours, et abordera une émotion par semaine.

Hier je vous parlais de la définition officielle de la colère, et de mon expérience en tant qu’adolescente avec cette émotion. Vous pouvez voir cet article ici.

Je vous expliquais que lors de situations que je trouvais injustes, et que je me mettais en colère, j’aimais bien écouter une musique qui réponde à cette colère. Dans mon cas c’étaient Marylin Manson ou Rage Against The Machine, entre autres. Et je me demandais si, avec les enfants, cette technique marcherait. Du coup, je me suis donné 24 heures pour tester!

Colère jour 2

Jusqu’à 13h20 aujourd’hui, j’ai cru que j’allais vous parler uniquement de ma colère, car aucun de mes enfants n’avait éprouvé cette émotion…

Je me disais, bon, ce n’est pas grave, le but n’est pas que mes enfants ressentent la ire à tout va.

Du coup, comme en ce qui me concerne, je l’avais vécu à plusieurs reprises, et bah, j’ai appliqué la technique sur moi-même! Juste pour voir.

Il est vrai que si la neuroscience a prouvé que la musique était un très bon moyen de développement du cerveau, il y a ce vieux mythe comme quoi le rock rend agressif. Dans les faits, après avoir fait une petite recherche , je trouve aujourd’hui dans un article de France Culture cette phrase:

c’est la musique que l’on aime qui améliorera nos facultés cognitives, parce qu’elle nous procure du plaisir, explique Isabelle Peretz, chercheuse québécoise en neurosciences, dans son livre Apprendre la musique, nouvelles des neurosciences.

Mais encore hier je croyais au mythe des mauvais résultats du rock sur les petits cerveaux, et je ne faisais pas écouter ce genre de musique à mes enfants. Je privilégie le jazz, le classique ou la musique pour enfants: traditionnelle française, du monde et des créations nouvelles. Mais bon, j’étais furieuse, et il fallait que je décharge. De plus, il me fallait une excuse pour mener mon expérience, vu que mes enfants ne se mettaient toujours pas en colère. Puis, y en avait assez de toujours faire attention aux petits cerveaux de nos enfants, alors c’était parti pour un tour de Marylin!!

Résultat de l’expérience 1

Oh! que cela fait du bien! De la décharge totale: danse, chant, mouvements saccadés, le soulagement total.

Mon enfant, le plus jeune, a décidé de me rejoindre assez vite. Il adore danser avec moi en général. D’ailleurs on dit que les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans sont dans les mêmes états émotionnels que les mamans, par conséquence, cela était un soulagement également pour lui.

La grande a continué son activité lecture comme si de rien n’était. Cela ne l’a pas perturbé, ni en bien, ni en mal. Elle s’en fichait complètement.

Conclusion, je me suis dit que franchement je ne mettais pas assez la musique que j’aime. Que je ne me donnais pas assez de liberté en général, et pourtant… Les enfants reçoivent très bien ce qui nous fait du bien, au pire, ils sont trop concentrés dans leur monde pour nous prêter attention. Et nous les adultes nous avons besoin de profiter, de nous lâcher, de nous sentir libres. Alors, je répèterai souvent l’expérience.

Bien.

Mais tout n’est pas fini!

Je vous disais bien au début que mes enfants n’ont pas goûté la colère jusqu’à aujourd’hui 13h20.

Résultat de l’expérience 2

A 13h20 était l’heure d’aller se coucher. Ma fille n’aime pas trop ça, entre autres parce que je sépare mes deux enfants pour qu’ils ne se réveillent pas mutuellement… pourtant, elle n’aime pas dormir toute seule.

Croyez-moi, je la comprends, je valide ses sentiments et angoisses. Mais, comprenez-moi, quand ils dorment bien la sieste tout les deux, ils sont de bonne humeur, alors que quand ils se font réveiller… MAMA MIA!!

C’est pour ma santé mentale et la leur que je le fais!

Bref.

En tout cas, ma fille n’était pas contente, et comme elle était fatiguée, elle s’est mise en colère. Génial!! (ce n’est pas vrai, ce n’était pas génial du tout, mais enfin…) Je vais pouvoir mener à bien ma quête!!!

Une fois au lit, sous les menaces de coups de pieds de la part de ma fille, j’ai décidé de lui mettre de la musique qui pourrait l’aider à se défouler. Je lui ai mis Argippo, RV 697/Act 1 d’Orlando Furioso de Vivaldi interprété par Cecilia Bartoli. Les premières secondes s’écoulèrent sans réaction. Mais ensuite, la magie a opéré. Ma fille s’est mis a donner des coups de pieds au lit, elle a crié dans le coussin (comme je le lui répété moultes fois dans le passé), et tout ça d’une manière fluide. Je n’avais besoin de rien dire. J’observais juste, et constatais à quel point elle se soulageait. Puis, sa colère est passé, elle était souriante, et prête à dormir sa sieste. Magistral. A recommencer!

Cela marchera-t-il à chaque fois, je ne le sais pas. Je pense qu’il vaut le coup que j’essaye toute la semaine pour voir. Vous serez au courant des résultats!

Voilà tout pour la deuxième journée de mon défi de 30 jours!

N’oubliez pas de liker et commenter la vidéo!

Comment gérer les émotions à travers la musique: J1 la colère

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Bonjour! Je suis Eirene, chanteuse, auteur compositeur et professeur de musique, et notamment d’éveil musical. Je viens de créer un projet qui s’appelle Petit Doremi, même nom que le personnage que j’ai créé pour animer mes ateliers d’éveil musical. J’ai commencé cet aventure car j’aimerais  vraiment que la musique soit accessible à tous les enfants. Je pense que c’est un excellent moyen de communication et de connexion entre adultes et enfants. Les neurosciences ont prouvé son efficacité lors du développement de l’intelligence émotionnelle, la motricité, la créativité, et la connexion entre les hémisphères droit et gauche.

Du coup, je voudrais commencer l’année en lançant mon projet à travers un défi: chercher et dévoiler comment aborder les émotions de nos enfants et de nous mêmes à travers la musique, en réalisant 1 article par jour pendant 30 jours, traitant un sentiment par semaine.

Je vais débuter avec l’émotion la plus à la mode en ce moment: la colère.

Pourquoi la colère?

En ce que me concerne, j’ai deux enfants: une fille de 4 ans et un garçon de 2 ans, et la colère c’est quelque chose que je vis à travers eux, mais aussi à travers moi-même, tout les jours. Si vous êtes parents de petits ou professionnels de petite enfance ou maternelle, vous voyez bien de quoi je parle, n’est-ce pas? Pour moi la colère est assez dévastatrice, et non pas par le sentiment en lui même, si non par le control qu’elle peut prendre sur nous, et du coup ressentir une haine qui a envie que de vengeance. Alors, la quête de comment faire pour gérer le mieux cette émotion sans faire du mal à l’autre est vraiment très important chez moi. Car j’aimerai le plus grand respect et bienveillance au sein de ma famille!

Ensuite, la conjoncture actuelle: la colère est par tout, dans les différentes manifestations en France, dans les réseaux sociaux, à la télé, dans les journaux. Et si tout ça ce n’était qu’une mauvaise gestion de cette émotion qui a été pendant si longtemps réprimée? Et si l’éveil musical dans les crèches, chez les assistantes maternelles et dans les écoles maternelles donnait des outils de gestion des émotions pour les générations futures? Est-ce que cela permettrait ces générations de construire un monde plus serein?

Sans prétendre changer le monde avec ce défi, je suis quand même très curiose de trouver plusieurs outils qui pourraient servir à ma famille, et à vous, qui regardez ce défi!

Allons-y!

Pour ce premier jour de défi, j’ai décidé de démarrer par la définition: qu’est ce que c’est la colère?

La suite dans la vidéo

Mon enfant ne veut plus faire de la musique

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Comment réagir face à cette situation? Pourtant quand vous l’aviez inscrit au cours de musique il était super motivé! Est-ce que le problème vient du professeur? Ou alors, est-ce que mon enfant n’est pas fait pour la musique? Pourquoi mon enfant ne veut plus faire de la musique?

J’avoue que ce sujet est assez délicat, mais c’est une question que l’on me pose très régulièrement.

Quand on expose le problème au professeur, on touche à sa confiance en lui. Les musiciens étant souvent très sensibles (d’ailleurs c’est en général pour cela qu’ils font de la musique) les critiques les touchent énormément. Et le fait qu’un parent lui dise que son enfant n’aime pas venir au cours de musique, le professeur le prend comme une critique. Du coup, les réactions sont diverses: il est offensé par conséquence il met en cause votre enfant, ou alors il pense qu’il a raté son enseignement et il se remet en question et finit par s’excuser. Bref. Dur d’avoir un avis objectif de sa part.

Je le sais, car, je suis une prof…

A chaque fois que l’on me met face à cette problématique je suis très très gênée… Je me dis que je ne suis pas une bonne prof et que je devrais changer de métier.

Enfin, vous voyez le genre.

Pour répondre donc à la question du pourquoi votre enfant ne s’intéresse plus à la musique, la première chose que je voudrais mettre en avant est la suivante: chaque cas est unique, et je ne peux absolument pas tout savoir. Donc, je vais répondre à cette question avec des généralités, et que des généralités. Ceci sera bien évidemment un inconvénient, mais, cela pourrait peut-être vous donner des pistes à creuser pour votre enfant.

Le prof ne lui convient pas

Oui, ça arrive. Tout le monde ne peut pas nous convenir, pour les enfants c’est pareil. Si l’enfant est super timide et le prof a une personnalité trop forte, parfois ça ne colle pas, car l’enfant n’a pas sa place, et cela le frustre. Cela ne veut absolument pas dire que le prof est nul. Non! Juste il y a incompatibilité de personnalités.

Dans la musique c’est très important que tous aient leur place. Le prof et l’élève. Car les deux ont besoin de s’exprimer. Et même si le prof est là pour être à l’écoute de l’élève, il ne pourra pas faire abstraction de ce qu’il est. Cela le frustrerait aussi, et du coup il ne donnerait pas un enseignement de qualité. Il est important, donc, de déterminer ça très objectivement.

Pour cela personne de mieux placé que vous! Vous, en tant que parent, avez la distance de voir et étudier de manière la plus objective, si le problème vient de là. Si vous trouvez que c’est le cas, et bien, remerciez gentiment le prof et changez-le.

L’instrument ne lui convient pas

Vous aurez vraiment aimé qu’il joue du violon. Il vous a dit timidement qu’il préférerait jouer du piano, mais, vous avez insisté. Il a choisi le violon.

Erreur fatale.

Apprendre à jouer d’un instrument demande de la discipline, de la régularité, de la volonté. Cela ne va pas marcher si l’instrument qu’a choisi votre enfant ne le passionne pas. C’est voué à l’échec.

Conclusion: choisir un mauvais instrument mène l’enfant à abandonner la musique.

La méthode ne lui convient pas

Oui. Il y a différentes méthodes d’apprentissage de la musique.

La méthode classique de conservatoire.

La méthode américaine des écoles de jazz.

Puis les pédagogies actives comme Martenot, Willems, Dalcroze, Kodaly, etc. Et elles ont toutes des avantages, et des désavantages.

Je ne vais pas parler de tous ces méthodes dans cet article, sinon je me lance sur un bouquin, et franchement, je n’en ai pas l’intention. Du moins, pour l’instant.

Ce que je peux vous dire c’est à quel genre d’enfant correspond chaque pédagogie. Bien sûr cela reste très subjectif. Ce n’est que mon opinion.

  • Dans les conservatoires classiques on va chercher des élèves sérieux. Ceux qui écrivent avec une écriture très claire à l’école, qui n’ont aucun problème de discipline, qui sont ce qu’on appelle intellectuels. Moi je les appelle cérébraux. Qui sont dans l’analyse, la conceptualisation et aiment les choses très structurées.
  • Les écoles de jazz vont chercher des élèves curieux. Qui aiment le son, la recherche, l’expérimentation. Ce n’est pas très grave s’ils sont bavards, mais, il faut qu’ils travaillent. Il faut quand même de la discipline.
  • Les écoles utilisant les pédagogies actives vont chercher des enfants libres. Elles se basent sur une philosophie de respect du rythme de l’enfant, de ses émotions, et jouent avec ça. Elles utilisent les différents moyens qu’a l’enfant pour apprendre.

Ce qu’ont en commun ces différentes méthodes c’est qu’il faut que l’élève soit passionné par la musique et qu’il accepte de travailler son instrument tous les jours.

Par contre si vous me demandez par rapport aux résultats. Je ne peux pas vous dire qu’il y a une méthode qui réussisse mieux que l’autre. CELA DÉPEND ENTIÈREMENT DE L’ENFANT.

C’est juste que la mauvaise méthode conduit l’enfant à ne plus vouloir faire de la musique.

Il n’est pas fait pour la musique

pfff… je vous préviens dès maintenant, je ne pourrai pas tenir un paragraphe avec ce titre. Je n’y crois pas. Ceci est pour moi inconcevable. Désolée. C’est ce que je pense.

Il y a des gens qui, paraît-il, ne supportent pas la musique. Pour moi, très sincèrement, il faut qu’ils se rendent à une séance ou deux de musicothérapie. Il y a forcément quelque chose qui ne va pas…

En tous cas, les enfants sont tous attirés par la musique naturellement. Néanmoins, ils sont moins « friands » par la régularité et la discipline. Surtout quand elle est exigée. Et il y a aussi des âges critiques: les 7 – 9 ans, les 14-15 ans. Ce sont des âges où les enfants remettent en question pas mal de choses, et selon, comment est venue l’envie de jouer de la musique cela va influencer l’abandon ou non de la pratique.

J’espère vous avoir éclairé un tout petit peu sur le sujet. Maintenant il ne me reste plus qu’à recevoir les critiques de mes collègues…

Alors s’il vous plaît, si vous avez quelque chose de sympa à dire, faite-le… ci-dessous aux commentaires, où dans notre groupe Facebook, cela va me faire du bien…