Comment gérer la tristesse à travers la musique: J9 du défi

Vous vous êtes déjà trouvé à court de mots?

L’amertume m’accable lentement.

C’est le troisième jour du sujet (la tristesse), et je ne sais vraiment pas quoi dire de plus. Je suis en manque d’inspiration…

Mais, attendez!

Je viens de lire un article sur Le Figaro comme quoi la musique triste peut devenir notre muse.

Testons tout de suite! 

 

Je vais vous avouer quelque chose. Si je n’ai pas grand chose à dire sur la tristesse, ce n’est pas parce que je ne la connais pas, mais parce que je ne l’ai pas beaucoup vue chez mes enfants.

Pourtant je vous avais écrit dans l’article d’hier que la tristesse peut arriver lorsqu’un événement ou une activité arrivent à leur fin. Les enfants subissent beaucoup de fins, souvent non choisies par eux et du coup, accompagnées de la colère due à la frustration. C’est ainsi que nous voyons cette tristesse déguisée en crises et en “caprices”.

Mais ce n’est que de la tristesse.

Comment l’accompagner?

Imaginons pendant un instant que nous sommes des petits enfants.

Nous avons 2-3 ans et nous avons perdu notre doudou ou notre tétine.

Sentez la douleur du à la disparition de notre plus fidèle compagnon. Celui qui ne nous juge jamais. Cet ami qui est tout le temps avec nous, surtout quand maman et papa nous “abandonnent” l’espace d’une soirée (week-end ou semaine)… Notre bien si précieux qui ne nous disputera jamais, qui nous aimera toujours malgré le papier toilette déchiqueté, le coup de poing  donné à notre petite sœur, le maquillage effectué sur notre poupée. Le seul qui a admiré nos débuts de muraliste (bah oui, comment croyez vous que Diego Rivera a commencé, voyons…).

Imaginez que nos parents arrivent, nous voyant si affligés, plutôt que de dire: “ce n’est rien, ce n’est pas grave, on en achètera un autre”, ils nous réconfortent, nous fassent un gros câlin tout en écoutant une douce mélodie.

Comment vous sentiriez-vous?

Réconforté?

Peut-être que pour gérer la tristesse des enfants à travers la musique, il ne suffit que de cela.

Du moins, j’aimerais beaucoup qu’on accompagne ma tristesse ainsi…

J’espère que ce court article vous a éclairé un peu plus.

En ce que me concerne, je change d’émotion pour demain.

Serez-vous toujours là?

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Allez, je vous laisse une dernière pour la route:

Comment gérer la tristesse à travers la musique: J8 du défi

Il fait gris. Ce n’est que la moitié de la semaine. Vous avez l’impression d’être tombé dans une routine sans fin. Le cafard vous gagne à grands pas. Au travail tout le monde partage votre mélancolie.

Tout d’un coup, vous entendez une petite musique de fond:

No I can’t forget this evening (Non, je ne peux oublier cette soirée)

Nor your face as you were leaving (Ni ton visage quand tu partais)

But I guesse that’s just the way the story goes (Mais je suppose que c’est ainsi que les choses se passent)

You always smile but in your eyes your sorrow shows (Tu souris toujours mais dans tes yeux la peine se montre)

Yes it shows (oui, elle se voit)

 C’est la bonne chanson. Elle a fini de vous achever.

La nostalgie envahit votre tête. Tout ce dont vous avez eu envie un jour vous revient à l’esprit, et vous réalisez que…

I CAN’T LIVE (Je ne peux pas vivre)

IF LIVING IS WITHOUT YOU (si vivre est sans toi)

… si vous continuez à entendre Mariah Carey vous allez tomber dans une sorte d’asthénie.

Car la musique peut nous aider à gérer les émotions. Mais elle peut aussi nous provoquer de mauvaises sensations…

D’ailleurs, rien qu’en écrivant ça, je ressens des idées noires m’envahir…

I CAN’T GIIIIIVE, I CAN’T GIVE ANYMOOOOORE

Heureusement, mes enfants sont là.

Ils ne vont pas me laisser tomber comme ça.

Cela fait plus d’une demi-heure que je ne suis pas avec eux.

Scandale!

Vite, nous devons passer au rituel de l’avant repas. Car il reste un quart d’heure pour se mettre à table.

Musique maestro!

Le jeu consiste à imiter l’un d’entre nous (gestes, déplacements), pendant toute une chanson. La musique est festive, parmi celles qu’ils préfèrent (dans notre cas ce sont: Catchou catchou, Live it up et Magic in the Air… oui je sais… mais c’est leur choix, qu’est ce que vous voulez?)

C’est parti pour imiter le petit: déchaînement total.

C’est le tour de la grande, et on tombe par terre, et on saute.

Puis mon tour: la “relou” qui veut danser des vrais chorégraphies pour développer la motricité des enfants.

Plus de trace d’amertume. Oubliée la monotonie. La fadeur? C’est quoi ça?

Ohohohoh hey! ohohoho hey!

La méthode Brésilienne l’a emporté!!!!! (si vous ne comprenez pas c’est parce que vous n’avez pas lu mon article d’hier)

Ok. STOP

J’ai triché.

Vous vous êtes bien fait avoir. (Enfin j’espère, car j’ai tout misé sur ça)

Je n’étais pas triste au départ. Je le suis devenue en écrivant des choses tristes, et en pensant à une musique triste. Donc, la méthode Brésilienne ne l’emporte peut être pas.

D’ailleurs, j’ai essayé de suivre les deux méthodes hier avec ma fille. Aucune des deux n’a vraiment marché.

Cela est peut être dû à ce qu’elle n’était pas triste. Je ne le sais pas. Peut être même que je ne le saurai jamais.

Le fait est que Chopin, le Unplugged de Nirvana et la samba Brésilienne n’ont pas résolu les conflits de ma fille. Mais je dois dire que sur ce coup là, je suspecte énormément la fatigue, et non pas une émotion…

Bref.

Revenons à nos oignons.

Car je dois toujours trouver comment gérer la tristesse à travers la musique, et je m’égare…

Qu’est ce que c’est la tristesse, alors?

Selon Larousse la tristesse est un état de quelqu’un qui éprouve du chagrin, de la mélancolie; affliction.

Je pense qu’il y a différents degrés mais ne la confondons pas avec la dépression, qui est une autre chose totalement différente.


La tristesse d’un deuil peut être accompagnée de la musique. Dans les églises par exemple on chante lors d’une cérémonie. Chez les Tibétains aussi, tout comme beaucoup de cultures africaines, et afro-américaines. Je pense que chanter lors d’un deuil, pour l’avoir fait personnellement, aide à la guérison.

Voici un exemple:

 

 

 

Bien sûr au départ nous aurons la voix entrecoupée. Quand on pleure, comme je l’expliquais hier, on bloque la respiration et le diaphragme, pour  pouvoir, après, tout lâcher d’un coup. Le chant a besoin d’air. La chanson aura forcément des cassures. Ce n’est pas grave. Lâchez…

Aimez très fort, ne vous jugez pas…

Pleurez et chantez.

Le deuil doit se vivre par tous. Les adultes, les enfants et même les tout petits.

La perte n’est pas forcément due à la mort de quelqu’un. Cela peut être la fin du sein, la fin de la tétine, la fin des bras, la fin du jeu, la fin de notre programme favori. N’importe quelle fin.

Nous devons célébrer cette fin.

A demain pour la suite du défi!

Commentez vos ressentis, dites moi la musique qui vous soulage de vos peines!

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Comment gérer la tristesse à travers la musique: défi jour 7

La tristesse. Drôle d’émotion celle là.

On se réveille, on ouvre les yeux, et on se souvient. Une perte, une séparation, une blessure profonde réouverte. Notre cœur se contracte, nous sommes en apnée. Le diaphragme descend pour laisser place à l’air qui rentrera bientôt dans nous poumons. Air qui nous aidera à lâcher ces larmes contenues pendant un instant.

Pendant qu’on se vide de ses larmes, de ses tripes, on nettoie toute cette noirceur qu’on était en train de cumuler, et dont notre corps ne veut plus. Car l’évacuation de la tristesse c’est ça: un nettoyage.

Cette émotion qui est souvent accompagnée de la colère, comment est-elle ressentie par les enfants?

Quand ils sont petits ces deux émotions ont tellement tendance à se mélanger et s’alimenter l’une avec l’autre.

Quoi que…

Chez les adultes aussi.

Musique et peines

Paradoxalement, la tristesse peut durer plus longtemps que la colère, mais on la cache plus facilement.

Comme on l’a vu les jours précédents, une fois qu’on est sous l’emprise de la ire, mis à part l’exprimer dans un lieu sûr, il n’y a rien d’autre à accomplir. On ne peut l’arrêter.

Par contre, la douleur due à une perte, une blessure, un abandon, on peut la vivre plusieurs jours, semaines, voir des mois. Pourtant, nous ne sommes pas dans une sensation constante de chagrin. Nous pouvons nous laisser distraire par la télé, les spectacles, une bonne musique, une réunion avec des amis bienveillants et amusants. La souffrance est toujours là. On l’a juste trompée.

J’entends en boucle la phrase: tristeza nao tem fim, felicidade sim.

En Uruguay on admire les Brésiliens pour leurs manière de gérer la tristesse. Malgré toutes leur peines ils continuent à danser et chanter sur des rythmes saccadés.

Ils ont peut être compris que c’est la manière de s’en sortir. Ou alors c’est une manière de ne pas affronter l’émotion et la blessure.

Car en écoutant la musique “triste” on se morfond probablement. Toutefois, on pleure jusqu’à se vider complètement, on affronte notre malheur, puis, quand nous sommes vraiment guéris, c’est peut être là qu’on s’en sort naturellement.

Il était une fois

Une fille de quatre ans qui était très irritable depuis quelques jours.

La banane a du noir. Je ne veux pas m’habiller pour aller à l’école. Il n’y a pas eu assez de temps pour jouer. Cela est moche, je ne veux pas le mettre. Je ne veux pas du chocolat, je veux du miel. Pas de miel, je veux du chocolat. Laisse-moi à la cantine et au centre de loisirs. Je ne veux pas rester à la cantine et au centre de loisirs. Tu es méchante. Mon frère est méchant. Mon père est méchant.

Bref. Plein de pensées positives!!

Ses parents se posent très sérieusement des questions: comment agir face à cette attitude? Quel est le problème de fond? Ils aimeraient trouver la solution. Ils n’en peuvent plus.

De plus, elle est très violente avec son frère. Et ça, les parents ne le supportent pas. Alors ils sont en colère. Du coup, elle aussi se met en colère: cercle vicieux.

C’est à ce moment là que sa mère se demande si ce n’est pas la tristesse qui est derrière le mal-être de sa fille. Elle décide alors d’approfondir sa recherche: comment gérer les émotions à travers la musique et elle découvre la méthode Brésilienne, la méthode la plus courante, pour se sortir de la tristesse.

Elle va chercher sa fille à l’école. Au programme: goûter avec Chopin, peinture avec le Unplugged de Nirvana.

Si tout ça ne marche pas.

Ce sera la méthode Brésilienne!

La suite de l’aventure demain.

Likez, partagez, commentez! Et au plaisir de se revoir pour le jour 8 du défi.

Défi jour 6: comment gérer la colère à travers la musique

Nous y sommes! Dernier jour d’exploration de comment gérer la colère, la rage, l’agressivité, la fureur à travers la musique!

Vous pouvez écouter la version audio de cet article en faisant “Play” ci-dessus!

Si vous avez raté les jours précédents, vous pouvez voir le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4 et jour 5 en cliquant dans les liens.

Je vous avoue que je suis contente. 6 jours d’exploration de comment aborder et gérer la colère n’est pas toujours très gaie!! Mais nous voilà arrivés à la fin de cet émotion. J’espère que du coup mes journées deviendrons un peu moins colériques!

Oui, je sais. Je rêve un peu là. Comme si j’avais fait exprès de provoquer la colère en moi et mes enfants pour écrire ces articles… Non. Nous n’avons pas besoin de ça pour qu’elle arrive dans nos cœurs, et bousille nos cordes vocales et oreilles!

Car j’ai omis parler des dégâts d’une colère mal exprimée, ou non exprimée.

Mais il y en a plusieurs!

Dommages de l’émotion rouge

Les plus évidentes sont:

  • mal au poings pour avoir cogné quelque chose ou quelqu’un de trop dur.
  • hématomes au visage à cause des coup de poings que vous avez reçu en retour
  • migraines
  • plus d’amis
  • plus de conjoint
  • enfants traumatisés
  • pneus brûlés
  • les Champs Elysées en feu
  • gazes lacrymogènes qui ont utilisé la CRS (ok, ok, je m’éloigne du sujet… mais pas trop quand même!)
  • solitude
  • alcoolisme (enfin, je vais un peu loin ici… mais ça peut arriver jusque là..)
  • drogaddiction (même chose que pour le point précédant)

Les moins évidentes mais ça va vous donner quelques pistes pour travailler avec votre colère cumulée:

  • mal au dos, notamment au trapèze: douleurs musculaires, à cause de la contraction qui provoque la colère
  • selon la médecine Chinoise, le foie soufre à cause d’une colère mal géré
  • l’arythmie
  • affecte la vésicule biliaire, à ce qu’il paraît, quand nous sommes en colère nous produisons trop de bile, qui doit être expulsé par la vésicule, qui du coup, se dégrade.
  • déséquilibres intestinaux, la colère fait partie de ces émotions qui la provoquent, avec le stress et la peur
  • gastrite: la colère génère des acidités stomacales qui enflamment la muqueuse quand la ire est trop fréquente
  • dermatite: démangeaisons, éruptions cutanées, etc

Ah! tout de suite nous avons plus envie de mal gérer la colère eh?

Oh oui! Nous faisons moins le malin là!

En tout cas, c’est cet effet là que ça me donne…

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Je reviens aux techniques…

Pour bien finaliser la semaine, voyons comment font les thérapies artistiques pour gérer cet émotion. Et nous éviter ainsi cette destruction.

Art thérapie

Comme son nom l’indique, c’est le travail psychologique à travers l’art. En général ils vont utiliser la peinture et le théâtre comme outil d’expression, car la musique à sa propre discipline.

Ce que j’ai trouvé concernant sa méthode de traiter les émotions est le suivant:

D’abord le thérapeute observe la personne, pour y découvrir l’émotion qui prédomine ce jour là.

Si la colère est au rendez- vous, je cite:

le thérapeute pourra suggérer un atelier dynamique autour de gestes rapides, saccadés, rythmés, ce que permettent aisément la peinture acrylique et les couteaux à peindre par exemple. (Voici l’article entier)

 

Du coup, rien n’empêche de faire dessiner les enfants, tout en leur faisant écouter une musique dynamique pour accompagner leur gestes, et qu’ils puissent s’exprimer plus facilement.

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Musicothérapie

Cette thérapie utilise la musique et les instruments comme outil d’expression.

Le principe est qu’on met à disposition des instruments à la personne. Celle-ci en choisi un à sa convenance. Puis elle a 5-10 minutes pour s’exprimer. Nous pouvons jouer en groupe, seul, ou avec le thérapeute. Ensuite, généralement, il y a la verbalisation de ce qu’il s’est passé, de ce qu’on a ressenti.

Je sais que cette pratique marche à merveille dans les groupes d’enfants de toute âge.

On cherche pas à jouer quelque chose de beau ou harmonieux, mais juste à communiquer.

C’est très beau de voir la cacophonie du début devenir quelque chose de plus écoutable voir plus musicale vers la fin, et surtout, voir les sourires qui sortent de leurs visages.

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A la maison on peut réaliser l’exercice très facilement avec des instruments, ou des éléments de cuisine, ou n’importe quel chose qui fasse du bruit. Cela pourrait être intéressant d’essayer du moins!

Alors, voici la fin de mon exploration de cette émotion, demain je m’attaque à l’émotion la plus marrante: la tristesse.

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Je m’en réjouie déjà…

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Oui, et j’ai découvert comment mettre de gifs dans mes articles… J’entre dans une nouvelle ère!!

A demain pour la suite de mon défi, et commentez vos ressentis, savoirs ou ce que vous voulez, cela fait toujours plaisir de vous lire!

Puis likez, partagez et abonnez vous si vous aimez ça!

Comment gérer la colère à travers la musique

Cinquième jour du défi comment gérer les émotions à travers la musique! On explore toujours la colère, émotion qui peut être un défi en soi pour nous tous.

Qu’est ce que dit la religion à ce sujet?

Je me suis un peu penchée sur le sujet. En effet cette émotion suscite un problème, car très difficile à maîtriser. Et quand on ne maîtrise pas la colère, elle peut devenir très dangereuse. La vengeance, la violence et même l’assassinat de personnes peuvent être une conséquence de la ire. Du coup, la religion s’est très vite intéressée à la chose.

Dans les trois grandes religions monothéistes: chrétienne, juive et musulmane, on voit la colère d’une manière assez similaire. Il y a la colère de Dieu, qui se traduit par la punition à l’homme à chaque fois que celui-ci commet une erreur ou un péché, surtout ceux qui nuisent à la collectivité. Il y a la colère de l’homme, que si elle est reconnue comme quelque chose de normal, on est invité à la maîtriser. Je n’ai pas trouvé de technique pour apprendre à la maîtriser. Et comme je ne suis pas pratiquante d’aucune de ces religions, du coup je ne sais rien à ce sujet. Par contre je suis très preneuse des informations la dessus! N’hésitez pas à me sortir de mon ignorance! Je vous avoue que je n’ai pas le temps en ce moment de mener de recherches actives en allant aux différents lieux de pratique.

Dans le Bouddhisme par contre, sa méthode est la méditation. Plus on médite, plus on sera capable de reconnaître la colère quand elle arrive, plus on pourra la maîtriser ou l’exprimer d’une manière sure pour tout le monde. Dans cette pratique on récite des mantras: vibrations ou phrases en sanscrit ou en tibétain (selon l’école que l’on pratique). Très intéressant au niveau musical. La syllabe Om par exemple, fait vibrer tout le masque facial, et je me suis posé la question si ces vibrations, comme en chant, produisent un effet particulier sur le corps en plus du mental. Et si cela aidait à apaiser la colère!

En tant que chanteuse je me suis toujours intéressée à l’effet du son dans notre corps, car clairement chanter fait du bien à l’esprit (d’ailleurs on chante dans toutes les religions: monothéistes, et polythéistes), et à la psyché. Mais je sentais par exemple, que quand j’avais mal à la tête, les sons très aiguës pouvaient soulager la douleur. C’est en recherchant des informations là dessus que j’ai découvert la psychophonie. Je m’éloigne un petit peu du sujet, mais c’est une bonne excuse pour passer aux solutions qui pourraient nous donner la psychophonie et la musicothérapie, en passant peut-être par l’art-thérapie.

Psychophonie

Fondée par Marie-Louise Aucher, elle établit des rapports entre les sons, le corps et l’esprit. Se révélant très efficace dans les hôpitaux et aussi dans le prénatal.

Elle va lier les différents sons à des différentes parties du corps: les sons graves sont liés aux pieds et jambes, les médiums hanches, abdomen et torse, les aiguës la tête.

Alors quels sons sortent de nous quand on exprime la colère?

Si on écoute la musique qui nous fait penser à cette émotion, on dirait les médiums aiguës. Par conséquent cela viendrait du tronc de notre corps, cou et tête. Toutefois, la voix sort en général assez saturée par le cri, et dans la psychophonie on dit que si le corps est sain, la voix sort harmonieuse. Evidemment, si nous sommes en colère, nous ne sommes pas en harmonie. Du coup cela est logique.

Conclusion: devrait-on sortir la voix quand on est en colère jusqu’à ce qu’elle sorte d’une manière harmonieuse et facile?

A ce sujet, je vais vous raconter quelque chose que j’ai vécu justement hier.

La fille qui voulait devenir coiffeuse

J’étais en train de découper une couronne pour mon fils, car ma fille avait gagné la sienne lors de la dégustation de la galette des Rois. Je ne voulais pas qu’il y ait des disputes, donc j’ai résolu le problème comme ça.

C’est à ce moment là que ma fille me demande d’utiliser les ciseaux elle aussi. Je lui ai répondu que oui, je lui ai dessiné des courbes pour qu’elle découpe. Etant occupés tous les deux, je suis partie dans la cuisine pour finaliser le plat que j’avais planifié pour le dîner.

Quelques dizaines de minutes plus tard, ma fille me demande si elle peut accéder à la poubelle, qui est dans la cuisine, car elle a trouvé des cheveux sous le meuble et elle voudrait les jeter. Comme c’est quelque chose d’assez courant de trouver des cheveux et de la poussière sous le meuble, je me suis dit, bien sûr! Je lui demande plutôt d’utiliser la poubelle du salon.

J’arrive à l’étape où je met tout à cuire, et je reviens dans le salon, pour jouer de nouveau avec les enfants.

Je regarde ma fille, et là, j’aperçois une petite mèche de cheveux tomber de sa tête.

 

Des cheveux qui tombent de sa tête?

Elle n’a que quatre ans. Des cheveux qui tombent de sa tête n’est absolument par normal. Au moins qu’elle ait une maladie grave.

 

  • Ciseaux.
  • Jeter des cheveux dans la poubelle.

 

ça y est. Mes neurones viennent de comprendre.

 

TU AS COUPE TES CHEVEUX???!!!!- dis-je avec un ton plutôt désespéré

Tête de ma fille:

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Non. Non, non, non, non et non! Pourquoi? , et plein d’autres choses que disent les personnes désespérées qui ne veulent pas croire que ce qu’elles vivent en ce moment est vrai et non pas un mauvais rêve.

Une toute petite voix me disait: “bon, les cheveux poussent, il n’y a pas mort d’homme”.

Mais, c’était un désastre.

Le sol. Ses cheveux.

Enfin, je les envoie se laver. Furax.

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Attention: elle arrive!

Mais je me contiens encore un peu. Juste un peu.

Toutefois, une fois que je vois le petit et sa tête.

La rétention de la colère a juste fait:

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TU AS COUPE LES CHEVEUX DE TON FRERE?!!!

Elle répond non. Et je voudrais la croire très fort, donc je la crois le temps de la douche.

Puis je sors le petit du bain, et je le peigne et lui sèche les cheveux.

Entre temps le père arrive.

Il dit: Elle a coupé aussi les cheveux du petit!

Là c’était trop.

DERNIERE CHANCE MA FILLE, DIS MOI LA VÉRITÉ, AS TU COUPE LES CHEVEUX DE TON FRÈRE?

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non – répond-elle

ALORS EN PLUS TU ME MENS?!!! JE TE DONNE L’OPPORTUNITÉ DE ME DIRE LA VÉRITÉ ET TU ME MENS?!!

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Trop tard, on m’avait perdu.

La colère, je l’ai vécue pendant au moins une bonne demie heure. Mon mari a tout essayé pour me calmer. La grande s’est fait toute petite. Le petit a essayé de détendre l’atmosphère avec des clowneries.

La musique, le défi, la discipline positive, les années de travail sur moi, la méditation journalière, la respiration. Tout ça à la poubelle.

Rien ni personne n’a pu éviter que je me laisse emporter complètement, le corps entier, par cette émotion.

Et ce n’est pas que les techniques ne me sont pas venues à l’esprit. Non. Car je les avais très présentes dans mon esprit. Mais j’ai décidé, très en colère, de ne pas les appliquer, car ENOUGH IS ENOUGH!!! (assez est assez en anglais, au cas où)

Bref.

Vous avez deviné que ceci est l’histoire de comment j’ai explosé.

Un petit dérapage quoi.

Alors je suis désolée.

Aujourd’hui pas de technique nouvelle à vous annoncer.

En revanche, je peux vous dire ce que j’ai constaté:

Quelques conclusions.

Au moment de crier toutes les bêtises que j’ai criées, ma voix s’est coupée en toussant, car j’ai forcé. Elle n’était pas du tout harmonieuse ni libre. Ce fait m’a tout de suite mis sur la touche et je devais arrêter. Non pas parce que je faisais du mal aux autres, mais parce que j’étais en train de me faire du mal. Intéressant, non? Je me disais que je ne pouvais pas continuer à crier comme ça. Ma voix n’allait pas tenir le coup.

Et j’ai arrêté.

Puis, petit à petit, j’ai commencé à me calmer.

La sagesse m’est revenue.

Nous avons pu finir la soirée à peu près normalement. 

Ma conclusion est qu’on doit s’exprimer par la voix car, c’est elle qui donnera les limites. En tout cas, elle a été ma sauveuse.

L’idéal étant bien sûr de l’exprimer d’une manière plus sûre pour tout le monde: chanter, ou crier dans le coussin, ou partir courir et crier en même temps, comme vous le sentez. Mais ne vous attendez pas à maîtriser cet art tout de suite. Et quand ça dérape, sachez vous pardonner, et passer à autre chose.

Puis s’excuser si on a blessé quelqu’un.

Et continuer à travailler avec ses émotions…

Sur ce, je vous dis à demain!

Commentez vos dérapages ici bas! cela va nous soulager tous de voir qu’on est plusieurs à commettre des erreurs!!

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