Les émotions qui explosent

Ecouter les jugements de notre tête nuit à la santé et nous mène à un arc-en-ciel d’émotions.

Jusque là je vous ai parlé des différentes émotions, en me dédiant à une en particulier dans chaque article.

Pour les trois derniers articles de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vais vous parler de toutes les émotions en général.

Car dans la journée nous en vivons plusieurs, et leur cause est souvent liée.

La frustration qui mène à la colère, la colère qui donne peur aux autres, et la tristesse qui en découle pour toute l’injustice ressenti de deux côtés.

Avez-vous déjà ressenti tout ça sous la pression de la famille?

Car la famille est bénéfique, on est tous d’accord. Il faut voir ses parents, ses beaux parents, tout le monde, nous sommes d’accord. Surtout si on a des enfants. La famille est le socle de notre histoire, elle est l’explication de pourquoi nous sommes comme nous sommes, pourquoi on explose quand on explose, pourquoi on mange ce que l’on mange, etc, etc…

Mais convenons sur quelque chose: voir la famille est un immense défi en soi, et une immense opportunité pour travailler avec soi-même. Et, j’avoue qu’on a pas toujours envie de vivre l’expérience…

Aujourd’hui j’ai fait l’expérience d’une pas très bonne gestion des émotions de ma part, et pas un très bon accompagnement des émotions de mes enfants.

Tellement de gens qui arrivent à s’abstraire du regard des autres, tellement de théories pour ne pas se laisser démonter par les croyances des autres.

Mais moi je n’arrive toujours pas.

Je ressens tellement fort le jugement des autres, leur attitude.

Je sais parfaitement que s’il y a quelque chose que les gène c’est de leur responsabilité et non pas de la mienne ou celles de mes enfants. Nous ne sommes absolument pas responsables du bonheur ou du malheur des autres.

Ok.

Mais…

Je n’ai pas été éduqué comme ça.

On m’a éduqué pour être empathique, totalement empathique et cela à mon détriment. Et malheureusement je suis en train de faire la même chose avec mes enfants.

Car être empathique oui il est nécessaire, mais pas à notre détriment.

Exemple: hier on attendait avec mes enfants que mes beaux parents passent à la caisse. Mes enfants se sont mis à jouer, à courir en faisant de ronds autour de moi. Ils ne faisaient du mal à personne, rien de méchant ou qui transgresse aucune règle. Ils s’amusaient uniquement dans un magasin. Il y avait aucun risque de que quelque chose se casse, ils ne criaient pas fort non plus. Juste ils rigolaient et ils couraient autour de moi, joyeusement.

Dans l’absolu il n’y avait aucune raison logique de les arrêter.

Aucune.

Mais j’ai senti le regard du beau père.

Alors je leur dis: plus doucement les enfants, faites plus doucement.

Mais ils ont continué. Normal: moi j’étais en train de donner une limite à laquelle je n’étais pas d’accord. Puis ils ne faisaient rien qui ne soit interdit à leurs yeux. Ils ne faisaient que s’amuser.

Mais le beau père leur dit: arrêtez maintenant de faire n’importe quoi.

Ils se sont arrêtés net.

Oui, car en plus ils ont peur de leur grand père… j’avoue que moi aussi… un peu.

Mais j’ai senti une énorme tristesse sur tout, car j’ai interdit à mes enfants un moment de bonheur pour satisfaire le malheur de quelqu’un d’autre. Et ça je ne veux pas continuer à le faire.

Aujourd’hui je devais partir de chez mes beaux parents.

Les émotions battaient à tout rompre:

– les enfants qui ne veulent pas vraiment que je parte

– moi je ne veux pas vraiment les laisser

Alors il y avait de la tristesse, de la colère et de la peur.

Tristesse de la séparation pour eux, à chaque séparation ils ont l’impression qu’on les abandonne, qu’on ne les aime pas.

Par contre mes enfants ne l’expriment pas en pleurant à chaudes larmes en me suppliant que je ne parte pas. Non.

Ils ne disent rien, comme dirait leur grand père.

Toutefois ils cassent des trucs, ils deviennent surexcités, ils disent non à tout, ils sont violents.

Moi aussi j’étais triste.

Triste de les laisser car c’est très difficile de travailler à la maison avec eux dans les parages, et pour l’instant je ne peux pas faire autrement. Puis quand je le pourrai (car je compte y arriver), ils seront certainement suffisamment grands pour faire la part des choses.

Ce qui m’emmène à la colère.

Eux ils passent à la colère quasiment sans passer par la case tristesse, mais c’est la tristesse qui la déclenche.

Moi je réagi avec colère face à leur comportement: je me sens complètement blessée par leur coup de pieds, par leur manière de me parler.

Après quelques tentatives de décharge, la première je ne l’ai pas réussi du tout. La deuxième oui.

Ce qui m’emmène à la peur.

Ma fille qui pleure car elle a eu peur de moi, mon fils qui a eu peur de moi et de son grand père qui ajouté une couche. Tout le monde en pleurs…

Je me suis excusée, bien sûr, je suis là pour les protéger non pas pour les effrayer. Pour continuer à avoir une relation de confiance la peur ne doit pas avoir lieu.

Généralement ils n’ont pas peur  quand j’explose, ils ont compris que je n’étais pas encore au point dans la décharge de l’émotion dans un lieu sûr… comme eux, et que j’apprend, comme eux.

Mais chez les grands parents ce n’est pas pareil. Et à quelques heures de mon départ encore moins.

Silence, maestro.

Quand une situation du genre arrive, la première chose que je fais est de trouver un lieu calme, isolé.

Alors, je respire profondément.

Je commence par me pardonner.

Oui.

Errare humanum est…

Culpabiliser à cause de ses erreurs ne sers pas à grand chose. Par contre, apprendre de ses erreurs ça nous emmène à un niveau supérieur dans l’école de la vie.

C’est une leçon que je veux apprendre à mes enfants, et à tous les enfants que je rencontre. 

Je t’aime malgré tes erreurs. Même si ceux-ci me blessent, même s’ils réveillent ma colère la plus puissante. Je t’aime.

Errare humanum est.

Place à la musique

Voici une chanson Québécoise qui illustre bien ce que vous expliquais!

Pour alléger la situation gênante d’avoir blessé quelqu’un ou l’avoir rendu triste car on lui a cassé quelque chose, nous pouvons toujours chanter. 

Ce n’est pas que cela résous le problème, mais c’est en acceptant les choses d’abord qu’on peut apprendre et agir autrement la prochaine fois.

Comme activité, nous pouvons prendre une feuille et noter toutes les choses dont on n’est pas fier d’avoir accompli. Ensuite nous pouvons lire la liste et dire ce qu’on a tiré comme leçon. Puis, pardonner, se pardonner, et chanter la chanson.

Qu’est ce que vous en dites? Etes vous prêts à pardonner et vous pardonner?

Dites le moi en commentaires! et n’hésitez pas à partager cet article avec ceux qui en auraient besoin.

Du bonheur, de la sagesse et un rythme flamenco.

Chanter les émotions 1/3

Saviez-vous que chanter aide à verbaliser ce que l’on ressent? Chanter les émotions peut aider les enfants à comprendre un peu mieux ce qui leur arrive.

C’est pour cela que dans ce 26ème article du défi “comment aborder les émotions à travers la musique” je vous ai concocté une compilation de chansons que vous pourriez chanter avec vos enfants.

Bien sûr, ce ne sont pas de chansons à chanter sous l’emprise de l’émotion… D’abord il faut l’apprendre, la comprendre. 

Je pense que c’est un excellent moyen pour parler de ce ressenti, de ce qui nous arrive tant physiquement comme mentalement. Évoquer les raisons, ce qu’on a envie de faire quand on est dans tel ou tel émotion. 

Quand les enfants ont moins de trois ans, ils n’ont pas ni le vocabulaire, ni la maturité pour comprendre. Leur cerveau reptilien est celui qui les guide. Le cerveau logique est en train de se construire. Du coup, chanter des chansons simples qui en parlent peuvent l’aider à comprendre le lien entre l’émotion et la cause, puis petit à petit aussi la conséquence. 

A partir de 4 ans le langage commence à s’acquérir et se maîtriser. Du coup la chanson va être de mieux en mieux comprise, elle pourra être de plus en plus complexe et exprimer ainsi ce que l’enfant ressent. 

Pour cette première parti, je vous ai sélectionné des chansons pour différentes âges. Parfois les paroles sont longues, et selon l’âge il ne faut pas hésiter à raccourcir à un couplé et un refrain. Les grands peuvent apprendre toute la chanson, l’analyser, trouver des exemples dans leur quotidien, et même trouver une chorégraphie.

Allons chanter les émotions!

Alors voici la liste:

Pour la colère

Pour moi cette chanson on peut la chanter avec des enfants qui ont jusqu’à 3 – 4 ans, pas plus. Bien sûr les bébés ne chanteront pas. A partir de 2 ans ils commenceront à chanter quelques mots. Mais avec la chorégraphie elle doit marcher d’enfer!

Cela n’est pas une chanson, même si lui ajouter de la musique peut être facile (peut-être je vous le chanterai une prochaine fois). Mais elle peut très bien marcher à partir de 4 -5 ans. Comme vous voyez il y a aussi une chorégraphie à apprendre.

La tristesse

Cette comptine toute simple est idéal pour les moins de 3 ans. Elle est courte et efficace. On peut expliquer à l’enfant que comme le lapin, nous pouvons être tristes quand on arrive pas à faire quelque chose. Mais quand on persévère la tristesse s’en va pour laisser place à la joie d’y arriver!

Celle-ci est pour les plus grands. Selon l’âge vous pouvez diviser la chanson ou l’apprendre en entier. Personnellement je chanterais un couplé et un refrain pour les PS et MS, deux couplés et refrain pour GS, toute la chanson pour les 6 -7 ans. Pour l’apprendre on peut commencer par aborder le sujet: “comment te sentirais-tu si tu perdais ton doudou?”, et les emmener petit à petit aux paroles de la chanson.

La peur

Chanson pour les moins de 3 ans alternative à “promenons nous dans le bois”. Les enfants de 2 ans par exemple ont tendance à jouer qu’ils ont peur du loup, cette chanson peut les amuser.

A apprendre aux enfants à partir de 4 ans, à condition de diviser la chanson, car un peu longue. Déjà à 5-6 ans ils peuvent l’apprendre en entier. Elle est facile à chorégraphier, et elle est très parlante aux enfants.

Le dégoût

Une autre chanson d’Alain Schneider super rigolote pour parler des choses dégoûtantes! Pour les enfants à partir de 4 si on simplifie la chanson, et on doit la décortiquer, car beaucoup de vocabulaire d’un coup! Même moi (en sachant que le français n’est pas ma langue maternelle, mais j’ai un petit niveau de français quand même) j’ai dû recourir au dictionnaire pour certains mots… 😂

Je n’ai pas trouvé évidemment de chanson du genre pour les petits… mais je pense qu’il n’y a pas besoin de parler du dégoût au moins de 3 ans. Ils découvrent le monde, rien ne les dégoûte encore…

La joie

Ici je vous laisse la liberté de trouver. Il y en a pour tout les goûts, les âges. Toutes les comptines de ronde, par exemple, sont un excellent exemple, même si les paroles, auxquelles on ne prête pas attention, ne sont pas toujours très… politiquement correctes…

Dites moi en commentaire les chansons qui vous viennent à l’esprit pour chaque émotion, ce sont les mêmes que je vous ai proposé? vous en avez d’autres?

La semaine prochaine je vous prépare une deuxième partie de chansons… originelles!!

D’ici là, je vous souhaite le bonheur, la sagesse et des rythmes bossa.

 

Ce n’est pas bien la joie dans la musique

Vos enfants sont TROP joyeux. Excités même. Ils faut les calmer?

Ils sont un peu comme cette chanson:

Il y a des jours comme ceux où nos enfants reviennent de chez Papy et Mamy, ou alors ils ont fêté un anniversaire avec plein de bonbons, ou des jours qu’ils savent qu’il y aura du monde à venir et qu’ils auront le droit à l’apéro.

L’APEROOOOOO!!!!

Wuuuuuuhuuuuuu!!!

Alors ça chante, ça crie, ça saute partout dans tous les sens. Les voisins d’en bas, d’en haut et même ceux d’à coté, pour ceux qui n’ont pas de maison, se demandent si la révolution est arrivée chez eux.

Ou alors c’est peut-être une bande de punks qui a décidé de faire la fête tôt… beaucoup trop tôt pour un punk… tellement tôt qu’on se doute que ce ne soit pas la bonne réponse…

La fête pour un punk c’est davantage ça:

Et vue notre condition, parfois on aimerait y être… 😨😅😂

Non, nos enfants c’est plutôt ça…

 

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Quand ils sont comme ça, nous avons la fâcheuse tendance…

mmm….

comment dire?

à être un peu casse fête…

“Calme toi! tu es trop excité!”, “NE CRIEZ PAS!!!”, “les enfants, vous avez le droit d’être contents, mais là c’est TROP”.

Trop?

La première fois que j’ai entendu des adultes dire ça aux enfants, j’ai été un peu surprise…

Voilà pourquoi je me suis dit que mon 25ème article du “défi comment aborder les émotions à travers la musique”, allait parler de la si redoutée joie.

Arrête ta joie, tu me fais mal aux oreilles

Oui, je suis sure que vous avez entendu cette phrase, bon, d’accord, pas comme ça, mais… presque…

D’ailleurs ils en parlent dans cet article, et vous aurez des astuces pour travailler avec ça dans cet article.

Quand je suis arrivée en France c’est la première chose que j’ai remarqué: le peu de tolérance aux expressions de joie. Je n’avais pas ressenti la même chose en tant que adolescente ou enfant dans mon pays (Uruguay, Amérique du Sud, ou si vraiment vous ne situez pas regardez ici).

J’avoue qu’en Uruguay, nous avons énormément d’opportunités pour exprimer la joie, comme le Carnaval, les spectacles de rue, de murga, et même qu’on peut chanter et danser spontanément dans la rue, et les gens vont accueillir l’événement plutôt joyeusement. C’est pareil pour la joie des enfants. D’ailleurs on rigole et on crie avec eux.

Nous n’avons pas de problème à applaudir les feux d’artifices, les atterrissages des avions, à sauter de joie quand on voit quelqu’un qu’on aime bien, et le prendre fort dans nos bras.

Il y en a qui cataloguent les latino-américains de grands enfants à cause de cela.

Oui, peut-être…

Du coup je vous pose la question: est-ce un mal?

Vivre la joie

OK, je ne vais pas vous demander de sauter et crier de joie la prochaine fois que votre enfant l’exprime en plein milieu d’un enterrement. N’ayez crainte.

Bien sûr, il y a des lieux où exprimer sa joie est un peu déplacé… (vraiment?)

Mais, on peut commencer à faire un exercice pour s’entraîner à être plus tolérant aux bruits et expressions de celle-ci.

Voyons comment s’aider du meilleur outil, à mon sens, pour ce faire: LET’S PLAY MUSIC!!!!

3 astuces pour connecter avec votre joie et celle de votre enfant

Première astuce:

Quelle est la chanson sur laquelle vous dansiez, quoi qu’il se passe, quand vous étiez dans un âge moins sérieux?

Mettez-là.

Allez-y, vous n’avez plus l’excuse que vous avez perdu le CD ou pire: la cassette, vous avez Spotify, Deezer ou Youtube maintenant.

Montez le son.

DANSEZ!!!!!!!!! et chantez, et profitez de ce moment de joie et de bons souvenirs en les partageant avec vos enfants.

Deuxième astuce:

Quelle est la chanson préférée de votre enfant? Celle qui le fait danser quoi qu’il se passe, qui le met en complète extase.

Mettez-la.

Montez le son.

Et répétez la même opération que pour l’astuce précédente.

Troisième astuce

Prenez vos habits les plus fous ou déguisez-vous (enfants aussi). Si vous le souhaitez, vous pouvez même vous maquiller. Mettez beaucoup de couleurs, sortez de votre zone de confort.

Ensuite, vous pouvez prendre des articles sonores comme des tupper-ware, casseroles, flûtes à bec, appeaux, tambours, ou ce que vous avez de bruyant chez vous.

Si vous n’osez vraiment pas déranger les voisins allez dans un parc ou forêt, si vous n’en avez pas, chez-vous.

Vous allez jouer sans retenue. Il y a des réticences qui arrivent à votre tête?, jouez plus fort! C’est l’heure de guérir. Vous avez le droit d’exprimer votre joie. La joie est positive et emmène des choses positives. La joie est la santé, l’abondance, l’éveil spirituel, l’intelligence. Rien ne vaut d’être vécu si ce n’est pas avec joie.

Alors, SOYONS JOYEUX.

Dites-moi en commentaires les chansons qui vous donnent la joie et l’envie de danser, j’ai envie de danser avec vous!!!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et du rythme binaire.

5 manières de voir la peur à travers la musique

Clickez sur play pour écouter

Encore une soirée où votre enfant n’arrive pas à s’endormir? Les montres sont partout? Sa panique est incontrôlable? Il a peur?

C’était une journée fatigante. Le changement d’heure, le weekend hyper rempli, le printemps qui arrive avec toutes les allergies. Tout ça fatigue, il n’y a pas de doute.

Alors, l’heure du coucher est très attendu… par vous. Mais, visiblement, pas par vos enfants. 

“J’ai soif!”

“Encore une histoire!”

Etc.

Etc.

Enfin tout le monde est couché! Vous vous asseyez dans le canapé, et mettez quelque chose de léger à regarder à la télé. 

Vous respirez, vous commencez à vous détendre. Vous sentez chaque nœud formé sur vos épaules se défaire petit à petit. 

Oui! C’est bon, le silence, s’écouter soi-même. Enfin vous pouvez aller boire cette boisson que vous vous êtes servie il y a deux heures mais que vous n’avez pas encore réussi à boire. Vous déconnectez. Votre tête se vide.

Et là vous entendez un “MAMAN!!!!” (ou PAPA selon…)

“Oh non!” dit votre pensée.

Armé de courage vous allez voir ce que veut votre enfant.

La chambre est éclairée par la fine lumière verte de la veilleuse, alors vous mettez un certain temps à vous habituer à cette nouvelle lumière.

Vous vous approchez de votre enfant et…

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Il a peur de l’obscurité et de ce qui se cache derrière les rideaux.

C’est là que se présentent beaucoup d’options:

🙄 Vous lisez cet article et vous appliquez son exercice, mais cela risque d’être un peu bruyant et excitant avant de s’endormir…

😒 Vous vous mettez en colère, vous lui dites d’arrêter d’inventer des histoires pour ne pas dormir, que c’est l’heure, qu’il s’endorme et puis c’est tout! Puis vous retournez vers le canapé et culpabilisez car peut-être avait-il vraiment peur? et maintenant il est seul dans la chambre, en pensant qu’il ne peut pas compter sur vous car vous êtes en colère… Alors vous retournez, et essayez une autre option…

😖 Après avoir lu quelques livres ensemble sur comment gérer la peur, vous l’invitez à réaliser un des multiples exercices proposés: l’armure dorée de la licorne par exemple:

😨 Vous lui faites parler de sa peur, et l’exprimer à travers une courte histoire bruité, comme l’explique cet article.

Quelque chose marchera, sûr!

Puis le lendemain, pour reprendre courage essayez de vous donner de l’énergie avec la musique que cet article vous propose. Cela va vous détendre et la joie va apparaître pour que votre journée devienne magique.

C’est le 24ème article du défi!

Je ne voulais pas manquer de vous faire un résumé des articles sur la peur écrits pour ce défi de 30 articles en total. Du coup vous aurez plusieurs manières de voir la peur à travers la musique.

Comme utiliser la musique pour donner plus d’ambiance à vos histoires comme c’est décrit ici. Car la peur n’est pas une émotion toujours désagréable! Elle donne de l’adrénaline, et nous nous sentons vivants! 

De plus n’oublions pas qu’à la base la peur est là pour nous protéger! C’est grâce à elle que nous avons envie de fuir face à un danger. Donc, nous devons la visualiser comme une amie qui marche avec nous, et non pas comme une émotion qui nous bloque. Pour s’aider nous pouvons jouer les méchants: jouer la peur!

Ensuite vous pouvez l’utiliser pour vous inspirer vous et vos enfants dans des nouveaux jeux, comme c’est suggéré ici. Il n’y a pas que la tristesse qui marche! 😁

Alors? Qu’allez vous faire maintenant face à la peur?

Dites-moi tout dans les commentaires!!

Je vous souhaite le bonheur, la sagesse et du rythme saccadé.

 

 

 

4 astuces pour accompagner la tristesse en musique

Saviez-vous que selon des études écouter la musique triste a des effets bénéfiques sur le ressenti des gens?

Pour le 23ème article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vous ai fait un petit résumé de mes articles sur le sujet de la tristesse pour que vous puissiez vous y retrouver.

Tout au long de ce défi j’ai exploré différentes techniques que je connaissais de par ma culture générale ou que j’ai empruntées à mes recherches ou études psychologiques. Appliquées directement dans les situations de tristesse de ma famille, j’ai pu constater leur efficacité, pour la plupart, à condition que certaines conditions se remplissent.

Cette émotion m’a spécialement fait travailler, car bien si la colère n’est pas acceptée par la société en général car agressive, et par les conséquences destructives qu’elle peut avoir, la tristesse n’est pas non plus la plus aimée des émotions.

Combien de fois avez-vous entendu l’ordre d’arrêter de pleurer? On vous a déjà dit: “ce n’est rien, arrête de te plaindre, c’est déjà passé?”

Cela montre à quel point cette émotion, acceptée à son tout début, n’est plus supportée si ça dure longtemps.

Pourtant, ça dure longtemps.

Je me suis retrouvé à dire les mêmes choses à mes enfants, même si je travaille énormément pour les dire le moins possible, jusqu’à ce que ça disparaisse de mon vocabulaire. Et quand je leur dis ces fameuses phrases je me demande quelle blessure réveille en moi l’impossibilité d’accepter cette émotion chez eux.

Bien sûr, cela m’évoque plein de choses. Je ne vais pas vous écrire un topo psychologique autobiographique, car sinon nous sommes jusqu’à demain, et vous allez vous endormir avant…

 

Avant tout cela m’évoque la passivité, la victimisation et la culpabilité

Etre triste suite au décès de quelqu’un est très normal. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais cette tristesse ne doit pas dépasser le mois… voyons, un mois est largement suffisant pour dépasser un décès, non?

Non?!

Etre triste suite à une séparation chez l’adulte est normal aussi. Mais bon, on l’a cherché, alors, allez, on vous donne quinze jours.

La peine d’un enfant suite à une séparation, si c’est une courte elle doit durer, allez, cinq minutes. Si c’est l’abandon de nos parents dont on parle, bon, ok, trois – quatre mois? 

Passé ce temps accepté d’amertume, les gens qui nous entourent ne soutiennent plus la possibilité qu’on ressente encore de la douleur…

Encore?

“Non, mais, voyons, tu en pleures encore?

Vas-y! Sors! Penses à autre chose! La vie continue, quoi!”

Avez-vous déjà entendu ces phrases?

Technique 1

C’est là que le débat technique européenne versus technique brésilienne a lieu pour la gestion de cette émotion qui dure, j’en parle davantage dans cet article.

Puis, c’est là que le conflit à l’intérieur de nous mêmes commence: “ce n’est pas normal, je suis encore déprimé, et si je suis dépressif-ve? Devrais-je aller voir quelqu’un? Je me sens seul-e. Personne ne me comprend.”

Oui!! tout le monde vous comprend, bon sang!! Juste, personne ne veut l’avouer!!!

Ce n’est pas que cela vous exempte d’aller voir un professionnel pour vous aider à gérer la tristesse, tout le contraire, allez-y! Faites vous du bien!!

Par contre, ne culpabilisez pas pour l’expérimenter.

Souvent, quand on dépasse la durée du ressenti de la douleur acceptée par la société on pense que nous sommes en dépression. Celle-ci n’a rien à avoir avec la tristesse, même si elle pourrait-être la cause. La dépression est un état d’apathie totale! On se lève le matin par réflexe, on sort travailler, on cuisine, on nettoie car ce doit être accompli. Mais il n’y a absolument pas de motivation. Tout est fade, il n’y a pas de sens. Souvent accompagné d’insomnies, car trop de passivité dans la journée, et la tête qui n’arrête pas de tourner, de se tourmenter.

Alors qu’avoir du chagrin ne nous enlève pas l’impression d’être vivants. Tout le contraire! On se sent très vivants.

Technique 2: Se connecter avec soi, se connecter avec ses enfants

Parfois pour se sortir de la tristesse, ou aider les enfants à s’en sortir, il faut juste se connecter avec soi ou les autres. En finir avec ce mur qui nous soi-disant protège de cette chose, et affronter l’émotion telle qu’elle est.

La tristesse est une énorme opportunité pour guérir de blessures. Elle est là pour ça. Si on la refoule, la blessure se transformera en cicatrice mal fermée, et sera beaucoup plus dure à soigner… sans parler qu’il restera toujours une trace. C’est pour ça que je vous ai parlé des techniques de connexion à travers la musique dans cet article.

Technique 3:

Parfois nous pouvons l’utiliser pour créer de belles choses! Lisez cet article, il est écrit grâce à la musique triste!! Si vous voulez savoir plus sur l’inspiration à travers l’écoute de la musique triste, vous pouvez aller voir cet article de Courrier International, super intéressant.

Technique 4: J’ai rendez-vous… avec moi-même

Ensuite vous pouvez aller plus profondément dans la connexion avec vous même. Car parfois nous avons un trop plein. Vous trouver un espace uniquement pour vous, et l’utiliser quand vous avez le blues. Je vous raconte une super technique que je réalisais quand j’étais ado dans cet article.

J’espère que ce résumé vous a servi pour aborder l’effondrement à la maison, ou même dans votre classe! Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager avec ceux qui pourraient trouver ça utile.

Commentez comment la musique vous aide à surmonter les moments d’obscurité, quelles sont vos chansons tristes préférées, et quelles sont celles de vos enfants!

En attendant le prochain article, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!!