Ce n’est pas bien la joie dans la musique

Vos enfants sont TROP joyeux. Excités même. Ils faut les calmer.

Un peu comme cette chanson:

Il y a des jours comme ceux où nos enfants reviennent de chez Papy et Mamy, ou ils ont fêté un anniversaire avec plein de bonbons, ou alors ils savent qu’il y aura du monde qui va venir et qu’ils auront le droit à l’apéro.

L’APEROOOOOO!!!!

Wuuuuuuhuuuuuu!!!

Alors ça chante, ça crie, ça saute partout dans tous les sens. Les voisins d’en bas, d’en haut et même ceux d’à coté, pour ceux qui n’ont pas de maison, se demandent si la révolution est arrivée chez eux. Ou alors une bande de punk qui a décidé de faire la fête tôt… beaucoup trop tôt pour un punk… tellement tôt qu’on se doute que ce ne soit pas la bonne réponse…

La fête pour un punk c’est davantage ça:

Et vue notre condition, parfois on aimerait y être… 😨😅😂

Non, nos enfants c’est plutôt ça…

 

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Quand ils sont comme ça, nous avons la fâcheuse tendance…

mmm….

comment dire?

à être un peu casse fête…

“Calme toi! tu es trop excité!”, “NE CRIEZ PAS!!!”, “les enfants, vous avez le droit d’être contents, mais là c’est TROP”.

Trop?

La première fois que j’ai entendu des adultes dire ça aux enfants, j’ai été un peu surprise…

Voilà pourquoi je me suis dit que mon 25ème article du “défi comment aborder les émotions à travers la musique”, allait parler de la si redoutée joie.

Arrête ta joie, tu me fais mal aux oreilles

Oui, je suis sure que vous avez entendu cette phrase, bon, d’accord, pas comme ça, mais… presque…

D’ailleurs ils en parlent dans cet article, et vous aurez des astuces pour travailler avec ça dans cet article.

Quand je suis arrivée en France c’est la première chose que j’ai remarqué: le peu de tolérance aux expressions de joie. Je n’avais pas ressenti la même chose en tant que adolescente ou enfant dans mon pays (Uruguay, Amérique du Sud, ou si vraiment vous ne situez pas regardez ici).

J’avoue que nous avons énormément d’opportunités pour exprimer la joie, comme le Carnaval, les spectacles de rue, de murga, et même on peut chanter et danser spontanément dans la rue, et les gens vont accueillir l’événement plutôt joyeusement. C’est pareil pour la joie des enfants. Même qu’on rigole et on crie avec eux.

Nous n’avons pas de problème à applaudir les feux d’artifices, les atterrissages des avions, à sauter de joie quand on voit quelqu’un qu’on aime bien, et le prendre fort dans nos bras.

Il y en a qui cataloguent les latino-américains de grands enfants à cause de cela.

Oui, peut-être…

Du coup je vous pose la question: est-ce un mal?

Vivre la joie

OK, je ne vais pas vous demander de sauter et crier de joie la prochaine fois que votre enfant l’exprime en plein milieu d’un enterrement. N’ayez crainte.

Bien sûr, il y a des lieux où exprimer sa joie est un peu déplacé… (vraiment?)

Mais, on peut commencer à faire un exercice pour s’entraîner à être plus tolérant aux bruits et expressions de celle-ci.

Voyons comment s’aider du meilleur outil, à mon sens, pour ce faire: LET’S PLAY MUSIC!!!!

3 astuces pour connecter avec votre joie et celle de votre enfant

Première astuce:

Quelle est la chanson sur laquelle vous dansiez quoi qu’il se passe quand vous étiez dans un âge moins sérieux?

Mettez-là.

Allez-y, vous n’avez plus l’excuse que vous avez perdu le CD ou pire: la cassette, vous avez Spotify, Deezer ou Youtube maintenant.

Montez le son.

DANSEZ!!!!!!!!! et chantez, et profitez de ce moment de joie et de bons souvenirs en les partageant avec vos enfants.

Deuxième astuce:

Quelle est la chanson préférée de votre enfant? Celle qui le fait danser quoi qu’il se passe, qui le met en complète extase.

Mettez-la.

Montez le son.

Et répétez la même opération que pour l’astuce précédente.

Troisième astuce

Prenez vos habits les plus fous ou déguisez-vous (enfants aussi). Si vous le souhaitez vous pouvez même vous maquiller. Mettez beaucoup de couleurs, sortez de votre zone de confort.

Ensuite, vous pouvez prendre des articles sonores comme des tupper-ware, casseroles, flûtes à bec, appeaux, tambours, ou ce que vous avez de bruyant chez vous.

Si vous n’osez vraiment pas déranger les voisins allez dans un parc ou forêt, sinon, chez-vous.

Vous allez jouer sans retenue. Il y a des reticenses qui arrivent à votre tête?, jouez plus fort! C’est l’heure de guérir. Vous avez le droit d’exprimer votre joie. La joie est positive et emmène des choses positives. La joie est la santé, l’abondance, l’éveil spirituel, l’intelligence. Rien ne vaut d’être vécu si ce n’est pas avec joie.

Alors, SOYONS JOYEUX.

Dites-moi en commentaires les chansons qui vous donnent la joie et l’envie de danser, j’ai envie de danser avec vous!!!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et du rythme binaire.

5 manières de voir la peur à travers la musique

Clickez sur play pour écouter

Encore une soirée où votre enfant n’arrive pas à s’endormir? Les montres sont partout? Sa panique est incontrôlable? Il a peur?

C’était une journée fatigante. Le changement d’heure, le weekend hyper rempli, le printemps qui arrive avec toutes les allergies. Tout ça fatigue, il n’y a pas de doute.

Alors, l’heure du coucher est très attendu… par vous. Mais, visiblement, pas par vos enfants. 

“J’ai soif!”

“Encore une histoire!”

Etc.

Etc.

Enfin tout le monde est couché! Vous vous asseyez dans le canapé, et mettez quelque chose de léger à regarder à la télé. 

Vous respirez, vous commencez à vous détendre. Vous sentez chaque nœud formé sur vos épaules se défaire petit à petit. 

Oui! C’est bon, le silence, s’écouter soi-même. Enfin vous pouvez aller boire cette boisson que vous vous êtes servie il y a deux heures mais que vous n’avez pas encore réussi à boire. Vous déconnectez. Votre tête se vide.

Et là vous entendez un “MAMAN!!!!” (ou PAPA selon…)

“Oh non!” dit votre pensée.

Armé de courage vous allez voir ce que veut votre enfant.

La chambre est éclairée par la fine lumière verte de la veilleuse, alors vous mettez un certain temps à vous habituer à cette nouvelle lumière.

Vous vous approchez de votre enfant et…

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Il a peur de l’obscurité et de ce qui se cache derrière les rideaux.

C’est là que se présentent beaucoup d’options:

🙄 Vous lisez cet article et vous appliquez son exercice, mais cela risque d’être un peu bruyant et excitant avant de s’endormir…

😒 Vous vous mettez en colère, vous lui dites d’arrêter d’inventer des histoires pour ne pas dormir, que c’est l’heure, qu’il s’endorme et puis c’est tout! Puis vous retournez vers le canapé et culpabilisez car peut-être avait-il vraiment peur? et maintenant il est seul dans la chambre, en pensant qu’il ne peut pas compter sur vous car vous êtes en colère… Alors vous retournez, et essayez une autre option…

😖 Après avoir lu quelques livres ensemble sur comment gérer la peur, vous l’invitez à réaliser un des multiples exercices proposés: l’armure dorée de la licorne par exemple:

😨 Vous lui faites parler de sa peur, et l’exprimer à travers une courte histoire bruité, comme l’explique cet article.

Quelque chose marchera, sûr!

Puis le lendemain, pour reprendre courage essayez de vous donner de l’énergie avec la musique que cet article vous propose. Cela va vous détendre et la joie va apparaître pour que votre journée devienne magique.

C’est le 24ème article du défi!

Je ne voulais pas manquer de vous faire un résumé des articles sur la peur écrits pour ce défi de 30 articles en total. Du coup vous aurez plusieurs manières de voir la peur à travers la musique.

Comme utiliser la musique pour donner plus d’ambiance à vos histoires comme c’est décrit ici. Car la peur n’est pas une émotion toujours désagréable! Elle donne de l’adrénaline, et nous nous sentons vivants! 

De plus n’oublions pas qu’à la base la peur est là pour nous protéger! C’est grâce à elle que nous avons envie de fuir face à un danger. Donc, nous devons la visualiser comme une amie qui marche avec nous, et non pas comme une émotion qui nous bloque. Pour s’aider nous pouvons jouer les méchants: jouer la peur!

Ensuite vous pouvez l’utiliser pour vous inspirer vous et vos enfants dans des nouveaux jeux, comme c’est suggéré ici. Il n’y a pas que la tristesse qui marche! 😁

Alors? Qu’allez vous faire maintenant face à la peur?

Dites-moi tout dans les commentaires!!

Je vous souhaite le bonheur, la sagesse et du rythme saccadé.

 

 

 

4 astuces pour accompagner la tristesse en musique

Saviez-vous que selon des études écouter la musique triste a des effets bénéfiques sur le ressenti des gens?

Pour le 23ème article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vous ai fait un petit résumé de mes articles sur le sujet de la tristesse pour que vous puissiez vous y retrouver.

Tout au long de ce défi j’ai exploré différentes techniques que je connaissais de par ma culture générale ou que j’ai empruntées à mes recherches ou études psychologiques. Appliquées directement dans les situations de tristesse de ma famille, j’ai pu constater leur efficacité, pour la plupart, à condition que certaines conditions se remplissent.

Cette émotion m’a spécialement fait travailler, car bien si la colère n’est pas acceptée par la société en général car agressive, et par les conséquences destructives qu’elle peut avoir, la tristesse n’est pas non plus la plus aimée des émotions.

Combien de fois avez-vous entendu l’ordre d’arrêter de pleurer? On vous a déjà dit: “ce n’est rien, arrête de te plaindre, c’est déjà passé?”

Cela montre à quel point cette émotion, acceptée à son tout début, n’est plus supportée si ça dure longtemps.

Pourtant, ça dure longtemps.

Je me suis retrouvé à dire les mêmes choses à mes enfants, même si je travaille énormément pour les dire le moins possible, jusqu’à ce que ça disparaisse de mon vocabulaire. Et quand je leur dis ces fameuses phrases je me demande quelle blessure réveille en moi l’impossibilité d’accepter cette émotion chez eux.

Bien sûr, cela m’évoque plein de choses. Je ne vais pas vous écrire un topo psychologique autobiographique, car sinon nous sommes jusqu’à demain, et vous allez vous endormir avant…

 

Avant tout cela m’évoque la passivité, la victimisation et la culpabilité

Etre triste suite au décès de quelqu’un est très normal. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais cette tristesse ne doit pas dépasser le mois… voyons, un mois est largement suffisant pour dépasser un décès, non?

Non?!

Etre triste suite à une séparation chez l’adulte est normal aussi. Mais bon, on l’a cherché, alors, allez, on vous donne quinze jours.

La peine d’un enfant suite à une séparation, si c’est une courte elle doit durer, allez, cinq minutes. Si c’est l’abandon de nos parents dont on parle, bon, ok, trois – quatre mois? 

Passé ce temps accepté d’amertume, les gens qui nous entourent ne soutiennent plus la possibilité qu’on ressente encore de la douleur…

Encore?

“Non, mais, voyons, tu en pleures encore?

Vas-y! Sors! Penses à autre chose! La vie continue, quoi!”

Avez-vous déjà entendu ces phrases?

Technique 1

C’est là que le débat technique européenne versus technique brésilienne a lieu pour la gestion de cette émotion qui dure, j’en parle davantage dans cet article.

Puis, c’est là que le conflit à l’intérieur de nous mêmes commence: “ce n’est pas normal, je suis encore déprimé, et si je suis dépressif-ve? Devrais-je aller voir quelqu’un? Je me sens seul-e. Personne ne me comprend.”

Oui!! tout le monde vous comprend, bon sang!! Juste, personne ne veut l’avouer!!!

Ce n’est pas que cela vous exempte d’aller voir un professionnel pour vous aider à gérer la tristesse, tout le contraire, allez-y! Faites vous du bien!!

Par contre, ne culpabilisez pas pour l’expérimenter.

Souvent, quand on dépasse la durée du ressenti de la douleur acceptée par la société on pense que nous sommes en dépression. Celle-ci n’a rien à avoir avec la tristesse, même si elle pourrait-être la cause. La dépression est un état d’apathie totale! On se lève le matin par réflexe, on sort travailler, on cuisine, on nettoie car ce doit être accompli. Mais il n’y a absolument pas de motivation. Tout est fade, il n’y a pas de sens. Souvent accompagné d’insomnies, car trop de passivité dans la journée, et la tête qui n’arrête pas de tourner, de se tourmenter.

Alors qu’avoir du chagrin ne nous enlève pas l’impression d’être vivants. Tout le contraire! On se sent très vivants.

Technique 2: Se connecter avec soi, se connecter avec ses enfants

Parfois pour se sortir de la tristesse, ou aider les enfants à s’en sortir, il faut juste se connecter avec soi ou les autres. En finir avec ce mur qui nous soi-disant protège de cette chose, et affronter l’émotion telle qu’elle est.

La tristesse est une énorme opportunité pour guérir de blessures. Elle est là pour ça. Si on la refoule, la blessure se transformera en cicatrice mal fermée, et sera beaucoup plus dure à soigner… sans parler qu’il restera toujours une trace. C’est pour ça que je vous ai parlé des techniques de connexion à travers la musique dans cet article.

Technique 3:

Parfois nous pouvons l’utiliser pour créer de belles choses! Lisez cet article, il est écrit grâce à la musique triste!! Si vous voulez savoir plus sur l’inspiration à travers l’écoute de la musique triste, vous pouvez aller voir cet article de Courrier International, super intéressant.

Technique 4: J’ai rendez-vous… avec moi-même

Ensuite vous pouvez aller plus profondément dans la connexion avec vous même. Car parfois nous avons un trop plein. Vous trouver un espace uniquement pour vous, et l’utiliser quand vous avez le blues. Je vous raconte une super technique que je réalisais quand j’étais ado dans cet article.

J’espère que ce résumé vous a servi pour aborder l’effondrement à la maison, ou même dans votre classe! Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager avec ceux qui pourraient trouver ça utile.

Commentez comment la musique vous aide à surmonter les moments d’obscurité, quelles sont vos chansons tristes préférées, et quelles sont celles de vos enfants!

En attendant le prochain article, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!!

 

 

 

Le trou noir et la musique

Photo d’en tête by Yves Merckx

Vous êtes en plein syndrome de la page blanche? Face aux émotions de vos enfants vous ne savez quoi faire? A court d’idées?

Et bien…

Moi aussi…

“Encore?” Vous allez me dire… “Mais tu nous as déjà fait la même il y a quelques semaines!! Il suffi!!!”

A ce moment là vous allez peut-être essayer de trouver plusieurs manières de me remonter le moral. M’inviter à respirer profondément comme je vous l’ai si bien conseillé lors de mon article sur la colère, ou c’était plutôt celui ?

Vous ne savez plus, mais l’histoire est qu’il faut que je respire…

Photo by Mon Œil

Tout en écoutant la marche funèbre de Chopin. (Allez! mettez “PLAY” sur la vidéo et respirez avec moi pour voir)

Alors je respire une fois…

Je détend mes épaules, malgré la peur que me donne cette musique…

Une deuxième fois…

Je suis surprise par le “refrain” en majeur très surprenant, et  que jusque là je ne connaissait pas du tout, car je ne suis jamais arrivé jusque là dans l’écoute de cette oeuvre de Chopin… Ah la vache! Pourquoi de la joie au milieu d’autant de lourdeur?

Je respire une troisième fois…

L’inspiration ne viens toujours pas, le trou noir est là et ne veut absolument pas me quitter. 

Mais…

Je commence à prendre goût à cette expérience.

Une petite lueur d’espoir, peut-être dû au refrain majeur de la marche, commence à apparaître.

Récapitulons

 

En effet, depuis vingt articles maintenant je vous parle de comment aborder les émotions à travers la musique. Je les ai appliqué moi-même avec mes enfants ET sur moi… J’ai eu plus ou moins de résultats positifs.

De toutes façons, la musicothérapie et la psycophonie existent bel et bien, et s’occupent de toutes ces émotions bloqués chez nous avec un très bon résultat. Donc, aborder les émotions à travers la musique devrait être agréable et utile.

Des enfants épanouis feront des adultes apaisés.

Imaginez ce que serait devenu Dark Vador s’il avait appris à manifester d’une manière zen et musicale toute sa colère!

 

 

 

 

 

Si Dark Vador avait appris à respirer pendant l’écoute de la marche funèbre, plutôt que de demander au compositeur John Williams de s’y inspirer, il aurait évacué sa tristesse. 

A la place de devenir un Jedi super méchant, il serait peut-être un super puissant maître qui aurait emmené tout le monde au bonheur et à la sagesse comme maître Yoda…

Ou alors devenir le premier Jedi-métallo de l’histoire!

Merci musique:

Tu es une méthode puissante pour exprimer nos émotions de manière sure. Puis tu nous inspires, la preuve, je ne savais absolument pas quoi écrire aujourd’hui, et voici que je suis à mon 452ème mot. 

Incroyable!

Bien…

Par contre, j’entends déjà dans votre pensée, car vous n’osez pas vraiment le dire: “quel est le rapport entre les enfants le trou noir?”

Cette question est tout à fait valide. Mais je l’ai déjà répondu au début de mon article quand je posais la question: “Vous êtes en plein syndrome de la page blanche? Face aux émotions de vos enfants vous ne savez quoi faire? A court d’idées?”

Quand vous êtes dans le même état que moi au début de cet article (vous avez le syndrome de la page blanche) et que vos enfants vous demandent de passer un moment avec eux, vous cherchez une solution.

Du coup vous éloignez ce moment là le plus possible: “pas maintenant, je dois laver les assiettes”, ou alors “oh non! j’ai oublié d’acheter le pain! on y va?” Et le moment spécial qu’ils vous demandent n’est toujours pas là…

Activité anti trou noir

Tout d’abord, il va falloir que je vous raconte mon secret.

Car, en vérité, j’ai un petit peu triché sur ce coup.

En effet,  j’ai été inspiré par la respiration que vous m’avez obligé à mener, et l’écoute de Chopin. Mais, ce n’est pas du tout la première chose que j’ai fait pour pouvoir écrire cet article.

La première astuce que j’ai appliqué est: (roulement de tambourrrrrrr)

M’offrir du temps pour pouvoir travailler. Je me suis assise, j’ai mit une alarme sur mon téléphone pour m’imposer un temps de travail.

C’est exactement ce que vous allez faire maintenant. Vous mettez une alarme et vous vous asseyez avec vos enfants. Ensuite vous mettez une musique inspirante (bizarre, pas bizarre, à vous de voir, mais sortez de votre zone de confort de préférence). Puis inspirez-vous de cette musique pour jouer.

Si j’avais dû m’amuser avec la musique de Dark Vador, cela aurait été facile. Tout de suite je me serait imaginé comme une espionne des forces obscures, en train de gravir des obstacles…

POUR CHATOUILLER MES ENFANTS!!!!

Dites moi dans les commentaires quels ont été vos trous noires, et comment vous les avez résolus. Est-ce que la musique vous a aidé? Avez-vous essayé d’inspirer vos enfants avec la musique?

J’ai hâte de vous lire!!

Bonheur, sagesse et du rythme latin pour tout le monde!

 

Carnaval

Le Carnaval ou Mardi Gras se fête un peu partout dans le monde. Mais cet événement n’a pas le même sens partout. Et si on faisait un tour des différents façons de manifester ce jour pour choisir celui qui nous convient le mieux?

J’avoue: j’adore le Carnaval. Je viens de l’Uruguay, et chez nous cela se fête pendant plus d’un mois. Nous avons de spectacles tous les jours. Deux ou trois défilés. Beaucoup de guerres d’eau improvisées. Car c’est l’été et beaucoup d’entre nous est en vacances à ce moment là.

Le mois de Février et Mars en Europe sont, par contre, bien différents. Le Carnaval, ou Mardi Gras, aussi. Ce n’est pas pour autant que c’est moins amusant, mais plusieurs villes et écoles préfèrent du coup, fêter le Carnaval plus tard, en printemps, avec des journées plus belles et moins pluvieuses!

Alors ce matin j’ai décidé de fêter le Carnaval avec mes enfants. Nous avons créé des masques avec des paillettes, une chanson sur le Carnaval (un dragon qui mangeait des lettres…), et ils se sont déguisés.

Origines du Carnaval

On retrouve son essence dans des fêtes très anciennes qui vont de l’ancienne Babylone, en passant par la Grèce et Rome, elle existe également dans la tradition Juive, et la religion Chrétienne qui récupère la fête au Moyen Age.

Depuis le départ cela consiste en porter des masques, défiler, renverser les rôles et la transgression de certaines règles. On y retrouve du vin, des orgies, de la joie. 

C’est la signification qui change selon les traditions.

Les civilisations antiques fêtent la fin de l’hiver. Il y en a qui pensent que les morts nous rejoignent à ce moment là et font que les cultures deviennent plus abondantes. Pour les attirer on porte des masques avec beaucoup de couleurs et des brillants. 

Dans la religion chrétienne, le Carnaval précède le carême. Nous devons profiter de cette fête pour manger gras (d’où le nom Mardi Gras), de transgresser les règles et nous amuser, car une période d’abstinence commence durant 40 jours.

Carnaval en France

Les plus célébres se déroulent à Nice et à Dunkerque.

Le carnaval à Nice est caractérisé d’un défilé de chars assez sophistiqués, chorégraphies de danseurs, caisses claires, déguisements, gaufres et la fin de cette fête est au même temps que la mise au feu du Roi du Carnaval.

A Dunkerque il n’y a pas de Chars, mais les gens se déguisent énormément et défilent tous ensemble. Il n’y a pas de public, tout le monde participe!

Dans les autres endroits de la France en fête le Carnaval également, mais plus discrètement. Dans les écoles les enfants se déguisent, puis dans certaines villes on attend les beaux jours pour organiser des défilés avec des fanfares et confettis.

Le Carnaval dans le Monde

Les plus connus sont ceux de Venise, de Rio de Janeiro au Brésil, et celui de la Nouvelle Orléans aux Etats Unis d’Amérique. Mais par fierté, je vais aussi écrire un mot du Carnaval Uruguayen, qui est réputé le plus long du Monde! 😜

Celui de Venise est caractérisé par ses beaux masques et ses belles robes. En effet, l’idée était de sortir dans la rue caché, masquant la richesse ou la pauvreté et stimulant les intrigues amoureuses. Le peuple se confond avec la noblesse. Nous sommes tous égaux avec des masques!

Les Carnavals du continent Américain consistent également en défilés. Mais ils ont eu une autre signification. Car si bien la fête a été gardé des Européens, ils l’ont bien personnalisé. Le jour du Carnaval (ou Mardi Gras pour la Nouvelle Orléans), était le seul jour de liberté des esclaves. L’unique opportunité qui avaient les africains emmenés de force en Amérique d’exprimer leur culture, prier leurs Dieux, danser, etc.

Celui de la Nouvelle Orléans se ressemble fortement à la fête de Mardi Gras Française. Et pour cause! Cette ville était auparavant une colonie Française. Sauf que les fanfares et les troupes qui défilent ce sont des fanfares de Jazz, et de personnes costumés de vêtements traditionnels indiens en souvenir de ceux qui habitaient là avant la colonisation.

Ensuite nous avons le Carnaval de Rio, qui dure 3 jours. C’est également un défilé avec des Chars, des comparsas de Samba et des danseur et danseuses qui dansent au rythme saccadé des caisses claires et des sourdos, entre autres instruments. Il est fort en couleurs et paillettes. Les écoles, qui sont celles qui défilent, préparent cette fête toute l’année, en y mettant tout les moyens possibles.

Carnaval en Uruguay

Comme les Carnavals de tout le continent, il fête cette journée de liberté pour les esclaves. Mais on l’a développé sous plusieurs formes, et au fur et à mesure que le temps est passé, le Carnaval a pris d’autres significations en plus.

Il existent au moins deux défilés à Montevideo, capital d’Uruguay: l’un où défilent les comparsas de Candombe (rythme et musique originaire des Afro-uruguayens). Comparsas avec des tambores: chico, piano et repique, des danseurs, et des personnages de Carnaval comme le Papa vieux, la Maman vielle y le porteur de drapeau.

Puis nous avons les Murgas, formations de chanteurs et percussionnistes, qui font des spectacles costumés. Ils critiquent avec humour la politique ou les événements sociaux du moment. Pendant la dictature, c’était le seul moment d’expression permis pour les opposants, à conditions que les paroles cachent très intelligemment le discours de liberté.

Alors pour bien honorer cette fête de folies, profitons ce jour pour changer de rôle avec nos enfants, nous amuser, chanter et danser sans limites. Car la joie est important de la vivre aussi. Elle nous apporte bonheur, sagesse et générosité!

Bonne fête de Carnaval!!

Partagez vos moments de joie sous cet article, et n’hésitez pas à partager!

P.S. cet article est le 20ème du défi comment aborder les émotions à travers la musique, aujourd’hui, vous l’aurez deviné, c’est la joie qui était au rendez-vous.