Quand l’angoisse s’invite à la maison

Peut être cela vous est déjà arrivé? L’angoisse qui envahi votre chez vous petit à petit? Elle arrive sans frapper à la porte, sans demander la permission, et surtout elle est très difficile à sortir.

Cet émotion est un dérivé de la peur. Elle mène souvent au stress. Elle est vraiment très mauvaise pour plein de choses:

  • la santé
  • l’ambiance général
  • la patience
  • la bienveillance
  • la confiance en soi

Physiquement on sent un malaise au niveau du cœur, on se sent compressé, réduit à très peu de chose. Cela nous met à fleur de peau, et est très difficile à supporter.

Les motifs des adultes peuvent être financiers, grands changements, grandes décisions à prendre.

Pour les enfants cela peut être aussi les grands changements, l’acceptation des copains à l’école, avoir de mauvais résultats scolaires, avoir des grandes décisions à prendre.

Je suis actuellement dans un état comme ça.

Cela me rappelle aux moments de décisions où je sentais que je sautais dans le vide. Je me lance, car il le faut: quand on n’agit pas, on n’a rien, mais…

Si c’était vraiment le vide? Et si cela me menait vraiment à la mort? Est-ce que je vais vraiment mourir ou j’ai juste un risque de rejet?

Mon corps tremble, mon cœur bat à tout rompre. Mes épaules sont tendues, mes jambes ne me tiennent plus.

Paralysée, endolorie, mon corps, mon cœur et mon esprit en pâtissent très fortement.

Un peu comme avant de sauter pour faire du parachutisme. Ou avant de rentrer sur scène. Ou avant de déclarer son amour à notre bien aimé. Peut être avant de lever la main pour intervenir en classe ou même de rencontrer notre banquier pour un prêt immobilier. Avant de regarder le test de grossesse ou de dire à notre ami/e ou mari/épouse que c’est fini…

Enfin.

Tellement d’exemples.

Le fait est qu’on ne sais pas vraiment comment s’en débarrasser.

C’est une émotion si désagréable et passionnante à la fois.

Nous aimerions enlever ce coté désagréable avec des choses externes à nous: un calmant, une tisane, une boisson alcoolisée, une cigarette, une cigarette un peu plus colorée, chocolat. Peu importe. Quelque chose qui atténue le tremblement.

Puis, d’un autre coté, c’est une sensation vraiment forte, qui nous rappelle qu’on est vivants, nous donne énormément d’adrénaline. Et nous pouvons très vite en vouloir plus.

Alors, quoi faire? Comment réagir?

Voici ma chanson décompresse

Quand j’entends cette basse commencer à jouer, tout de suite je sais ce que je dois faire. 

On m’invite à vivre l’instant présent. 

Ce qu’il arrivera, arrivera.

Entrer dans la danse, il y a que comme ça que les soucis n’auront pas de chance, que la musique commence!!

Viva Fraggle Rock!!!!

Ok.

Petit exercice en famille: 

Nous allons mettre sur papier tous ce qui nous tracasse en ce moment. Ceux qui savent écrire, écrivent, ceux qui savent dessiner, dessinent.

Ensuite nous allons nous jouer les pires scénarios. Nous allons raconter des histoires d’horreurs avec nos propres peurs et angoisses. 

Puis, nous prendrons n’importe quel instrument qui se trouve à la maison, et nous jouerons la bande de son de ces histoires. 

Pensez bien à transmettre la tension au début, quelque chose qui nous compresse, qui nous écrase. Pour ensuite aller vers ce moment ou on n’en peut plus, et….

On se libère!

On s’exprime, on lâche, on frappe, on chante, et s’il n’y a pas de voisins, on crie!!! 

Nous pouvons réaliser l’exercice au parc si le climat est clément. C’est encore plus libérateur. On ne dérange personne, et on se sent en sécurité entre les arbres et la nature. 

Veuillez simplement à vous mettre le plus isolés possible. Comme ça on évite les nouvelles angoisses des timides. 😉

Cet article est le 18ème du défi: comment aborder les émotions à travers la musique. Ce défi consiste à écrire 30 articles sur ce sujet, un par semaine.

Si vous souhaitez connaître les autres articles sur la peur:

Si vous aimez cet article, faites-le nous savoir! Dites-nous ce que vous avez ressenti, et partagez! Cela me fera toujours plaisir!

A vous le bonheur, la sagesse et la musique!!!

 

Quand les parents ont le blues

Aujourd’hui je vous livre l’article 17 du défi comment aborder les émotions à travers la musique. L’émotion du jour est la tristesse.

Les choses ne vont pas comme on le voudrait? Les fêtes, la saint-valentin, les anniversaires approchent et vous sentez la déprime arriver? Le nuage de la tristesse est arrivé sur vous, et il tarde à partir? Chantons le blues de parents.

Quand on est tristes nous sommes moins présents. Nous ne pouvons pas donner de nous mêmes. On n’a tout simplement pas l’énergie, l’envie, ou même la capacité d’être là pour le monde.

Pourtant… les enfants ont besoin de nous tout le temps. Sur tout les petits bien sûr. Cela est normal. Ils ne sont pas autonomes, même s’il le deviennent de plus en plus. Ils dépendent de nous pour tout: manger, boire, se laver, même se coucher, et surtout au niveau émotionnel. Car ils ont besoin de se sentir aimés. Hors, quand on est tristes, on ne s’aime pas vraiment, et c’est très dur de partager ce qu’on n’a pas.

Puis, nous ne devons pas tomber au piège qui peut être la consolation de nos enfants. Leurs bras sont doux, mais ils ne sont pas là pour ça. C’est à nous de les protéger. Chacun son rôle.

C’est pour cela que la tristesse, quand elle arrive, nous devons y remédier.

Sans la réprimer pour autant.

Car vous le savez bien, quand on réprime, on cumule. Quand on cumule, on cumule, on cumule…

Et bien à un moment donné ça explose.

La tristesse : émotion assez passive.

Quand on est tristes les choses de la vie quotidienne deviennent très peu importantes. Du coup on les laisse de coté. A quoi bon?

On devient morose. On se laisse aller. Nous sommes plus sensibles, et peu confiants en soi.

Un rien nous touche, et nous pleurons, à condition de nous laisser faire.

Une situation difficile, même si elle est toute petite, peut devenir une tragédie Grecque. Car tout nous rappelle le malheur que l’on vit.

Heureusement il y a la musique

Comment alors dépasser cette émotion si obscure, et si tentante à la fois?

Car la tristesse est aussi inspirante!

Je me souviens, quand j’étais ado, et que cette émotion était assez récurant chez moi, j’avais un rituel que j’avais inventé. Je m’étais inspirée des rituels Celtes, des images regardées dans de films de sorcière, puis quelques trucs chamaniques.

Ouh là là…

Ce rituel avait énormément d’avantages. Il me permettais de me centrer, d’exprimer ma peine en toute sécurité à l’abri de toute personne moqueuse ou juge. Je pouvais donner libre cours à tous ce qu’il se passait en moi.

Et c’est cet exercice que je vais vous proposer aujourd’hui.

Vous allez voir, vous allez a-do-rer.

Rituel

Tout d’abord, il faut que vous soyez seul/e. Mettez tout le monde dehors. De toutes façons vu votre état, ça ne va pas faire de mal qu’il y ait une pause entre vous et le reste du monde. Donnez-vous une heure. Le temps pour le papa ou maman et les enfants d’aller au parc passer un bon moment.

Démarquez un cercle suffisamment grand pour y entrer. Moi j’utilisais des cailloux et des bougies, car il fallait que ça fasse invocation d’esprits, mais n’importe quoi fera l’affaire. L’important est de délimiter un espace, qui sera le votre, qui vous fera sentir en sécurité.

Dans ce cercle vous allez mettre tous ce dont vous pensez qui va vous aider à exprimer le nœud qu’il y a en vous. A l’époque je fumais (oh!!!! quoi????!!!) alors je mettais mes cigarettes, un briquet et un cendrier, puis aussi un cahier avec un stylo. A l’époque j’écoutais encore des CDs, du coup je mettais mon cercle à coté de la chaîne Hi fi.  Mais maintenant je mettrait juste le cahier et le stylo, puis mon téléphone, car j’aurais besoin de la musique, vu que je n’ai plus de chaîne Hi fi…

Téléphone en mode avion, bien sûr.

Enfin vous choisissez la musique qui vous fait déchirer le cœur, les tripes, tout. Quelque chose que vous aimez chanter, jusqu’à vous casser la voix. En ce qui me concerne je choisi toujours “Cry Baby” de Janis Joplin.

Vous vous mettez à l’intérieur du cercle. Vous fermez les yeux. Mettez play à la musique. Montez le volume. Plus fort! Au maximum bon sang!!!! Et laissez-vous aller.

La musique apaise l’émotion, la valide, la conforte. Elle est comme un gros câlin doux, fort et chaud à notre cœur.

Quand on écoute quelque chose qui nous rappelle à des choses du passé, qui nous rendent nostalgiques, ça nous fait pleurer, on se nettoie, ça soulage.

Pleurez, chantez, écrivez, dessinez, peignez, faites ce que vous voulez. Vous êtes dans votre cercle, avec votre musique préférée, vous êtes seul. Allez-y. Déchargez!!!

Ah….

Mieux?

Variante

Si vous jouez d’un instrument vous pouvez faire la même chose avec celui-ci.

Jouer la musique triste nous dépasse, nous transporte, nous donne des frissons. Frissons qu’on transmet très facilement à notre public s’il y en a.

Quand on chante la tristesse on a envie d’élever la voix au ciel. Nous voulons dépasser toutes les limites vocales et physiques, laisser la voix partir loin… jusqu’à l’infini et au delà. Car l’agonie s’exprime, la blessure se guéris avec les larmes. Et tout d’un coup chanter nous vide, nous élève, nous suspend…

Jusqu’à l’apothéose du silence mental.

Corps, esprit et mental deviennent de nouveau un.

Le nuage part.

Imaginez que cet exercice vous pourrez l’apprendre à vos enfants plus tard. Vous pouvez l’appliquer aussi maintenant, quand ils sont petits, mais l’adapter. Dans le cercle il y aurait aussi vous. Et soit je mettrais une musique classique “triste” ou alors des instruments mélodiques et percussifs pour que l’enfant puisse s’exprimer. Puis vous observez, sans juger. Vous pouvez même fermer les yeux s’il veut bien. Et attendre que le nuage de sa tête passe.

Qu’est ce qu’il se passe si on n’a pas le temps?

Cela dépend de l’état de votre nuage.

S’il est trop rempli, il va falloir se faire une place dans l’agenda. On peut toujours se le trouver. Ce n’est qu’une question de survie…

De la même manière qu’on prend toujours un temps pour manger et se laver, un temps pour décharger est indispensable.

N’est-ce pas?

Alors, si vous avez l’opportunité d’expérimenter ceci, dites-moi ce que vous avez ressenti.

Puis likez, partagez! Cela pourrait soulager quelqu’un d’autre!

Les émotions, la musique et le silence

Souvent nos enfants se sentent dépassés par leur émotions. Tout les dérangent, ils pleurent face à n’importe quelle frustration. Bref. Rien ne vas.

Du coup ils s’en prennent à tous ceux qui sont autour d’eux.

Et les plus démunis sont les petits…

Quoi faire dans ces cas là? Comment agir sans se laisser prendre par leurs émotions?

Car c’est tellement facile de rentrer dans le tourbillon, et finir par s’énerver, et que tout devienne un chaos total rempli de cris, de menaces, les enfants qui frappent, les joués qui volent, enfin, la tempête.

Il existe bien sûr plein de techniques, mais aujourd’hui je vais vous parler d’une en particulière, très appréciée des musiciens, mais aussi redoutée au plus haut point!

Mais laissez moi vous raconter une petite histoire avant:

 

Histoire d’une pirate pas contente

Il était une fois, dans un village calme de la banlieue parisienne, une petite fille qui voulait être une pirate.

Bien sûr à l’école on lui avait bien dit que les pirates était un truc de garçon, tout comme Flash Mc Queen et les ninjas.

Pas de bol.

C’est tout ce qu’elle aime.

Du coup elle se battait contre vents et marées et tous les copains qui pensent qu’être une fille est aimer les princesses.

Elle, elle savait bien la vérité: être une fille c’est avoir une minette!

Elle a quand même le droit de vouloir être une belle voleuse, et jouer aux pirates dans la cour! N’est-ce pas?

C’est après une journée entière de bataille contre tous ces préjugées qu’elle rentra à la maison épuisée. Se battre pour ses droits n’est pas chose facile! De plus, elle doit se montrer forte! Et les filles fortes ne pleurent pas!

Finis les masques

Une fois à la maison par contre, elle peut se détendre. Elle peut être moins forte. Car à la maison elle n’a plus à se battre pour ses droits.

Maman lui a bien dit qu’elle l’aime quoi qu’il se passe. Alors elle s’en fiche qu’elle veuille être pirate, ou mettre les t-shirts de Flash Mc Queen ou se déguiser en ninja.

Même que maman aime bien jouer à la sorcière et se cacher, et les chatouiller quand on la trouve!

Pour toutes ces raisons, quand elle rentre à la maison, elle se dit qu’elle a aussi le droit de ne pas être contente.

Elle en a assez d’être la fille forte qui ne pleure pas.

Ceci explique pourquoi quand ils font une activité après le goûter, et son petit frère prend quelque chose qu’elle voulait, elle pleure. Quand la maman décide de se défouler en dansant avec une musique que ne lui plaît pas, elle se roule parterre. Si les choses ne sont pas exactement comme elle les veux à l’instant qu’elle les veux, elle trouve que c’est une catastrophe.

La petite pirate n’est pas du tout contente. Elle est triste, avec une pointe de peur.

Pendant des jours, voir de semaines la situation se répétais.

En voyant cela la maman essaye de trouver une solution au plus vite. L’harmonie de la maison était en danger. Bientôt une explosion aller y avoir lieu, et désamorcer la bombe devient sa priorité.

Et le silence fut

A ce moment là, la maman tombe sur un article qui parle d’une technique Montessori qu’elle connaît bien.

Jusque là elle ne l’avais pas appliqué car ses enfants étaient trop jeunes, et cela était recommandé pour les enfants à partir de 4 ans.

“Eureka!” s’écris la maman.

Elle appelle sa fille lors d’un des conflits qui ont mal fini entre frère et sœur, où la dernière avait griffé le premier. Une fois dans la chambre, avec une bougie, elles font l’exercice du silence.

Savez-vous que les silence dans les compositions musicales sont écris? La musique commence toujours par un silence. Et on ne peut rien commencer s’il n’y a pas de silence.

Le silence est la vie. Il est aussi la mort. Nous avons besoin du silence.

La petite pirate avait énormément besoin de ce silence.

Très reconnaissante elle reste regarder la bougie sans faire un bruit, calme, assise sur ses pieds. Sa maman voit le visage de la courageuse aventurière se détendre peu à peu. Le repos venir à elle. Un sourire se manifester sur ses lèvres.

Quand on se tait, et on écoute, la magie opère. La clarté est au rendez-vous.

Notre tête à tous aussi a besoin de silence.

 

 

 

Testez vous aussi cet œuvre magistral à la maison. Vous n’avez besoin de rien pour la jouer.

Et commentez vos ressentis! Car l’écriture est silencieuse elle aussi.

Cet article fait parti du défi 30 articles en 30 jours, un par semaine, où j’explore comment aborder les émotions à travers la musique. Si vous avez raté les premiers 15 articles les voici: 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15

 

3 Remèdes musicaux qui trouvent mes enfants contre l’ennui

Vos enfants s’ennuient? Leur trouver une activité vous agace? L’hiver vous rend las?

Laissez cet émotion vous envahir! Cela n’a pas l’air très marrant, mais, elle passera, comme toutes les autres!

Notre copine a tendance à nous embêter très sérieusement. Tout le monde devient nerveux à la maison. Surtout avec ce temps pluvieux, froid, quasiment neigeux.

Si vous êtes comme moi, en plus, vous ne voulais surtout pas vous offrir un temps d’écran en famille.

Surtout pas!

Pourquoi déjà?

Ah oui… la myopie, le cerveau, etc, etc… bla bla bla

Fffffff

Alors qu’est ce qu’on fait?

Voici un très court article qui va vous donner des idées pour que vos enfants trouvent tout seuls comment s’occuper musicalement.

Cet article est le 14ème du défi de 30 jours pour explorer comment gérer les émotions des enfants à travers la musique. Pour la colère vous pouvez voir le premier article, le deuxième, le 3, le 4, le 5 et le 6; pour la tristesse plutôt , et encore là; pour la peur, si vous l’osez, lisez ceci, écoutez ça, regardez ici pour fini avec ça.

Remède contre l’ennui n°1

“Maman! je m’ennui! Tu peux jouer avec moi?”

– “Ma chérie, j’adorerais jouer avec toi, mais là je cuisine, et si je ne cuisine pas, et bien, on n’a rien à manger…”

– “Mais maman, je ne sais pas quoi faire!”

– “Oui, je sais. Mais j’ai confiance en ton imagination. Je suis sûr que tu vas trouver”

Ceci est un dialogue qui a lieu très souvent chez-nous.

Cela vous arrive-t-il?

Voici comment ça se passe par la suite des nombreuses fois.

Quelques minutes plus tard j’entends un CD qui tourne dans la chambre des enfants, puis des voix chanter en l’accompagnant.

C’est bon.

Ils ont trouvé une activité qui leur prend en général la durée du CD, ou le temps que celui-ci les inspire pour jouer à autre chose.

Pour cela le matériel nécessaire est: un lecteur CD dans leur chambre et un porte CD avec un nombre assez conséquent de musiques pour enfants et pas que.

Mes enfants étant bilingues, car je leur parle en espagnol depuis qu’ils sont dans mon ventre, ont des musiques traditionnelles de deux langues. Mais aussi d’autres pays du monde. Des comptines en anglais. Et une sélection que j’ai réalisé pour mes cours d’éveil musical, qu’ensuite je leur ai prêté très généreusement…

Du coup ils ont un répertoire très riche, et selon leur humeur ils mettent untel ou un autre CD.

Evidemment leur apprendre à utiliser correctement le CD est essentiel. Surtout si on a envie qu’ils durent un peu plus d’une semaine…

Remède contre l’ennui n°2

driiiing, draaaang, drouououng!!!!

Ah!

J’entends le son d’une guitare!

fvffvfvfvfvfvfvfvfvffvffvv

oh!

Aussi d’une harmonica!!!

Super!

Pendant 5 minutes j’ai un duo improvisé. Certes pas très harmonieux, mais… on ne peut pas tout demander…

Cette activité a tendance également de les inspirer pour inventer d’autres jeux.

Pour cela j’ai mis dans leur chambre une boîte à instruments. Celle-ci a tout genre d’instruments d’éveil musical, qui est très très sonore.

Les voisins l’adorent!

Les règles d’usage par contre sont très claires: prendre soin des instruments, et ne pas en jouer à n’importe quelle heure. Genre, à 6h du matin non s’il te plaît!

D’ailleurs s’est permis à partir de 9h du matin, 10h les dimanches…

Remède contre l’ennui n°3

Ma fille – IL ETAIT UN PETIT NAVIRE, IL ETAIT UN PETIT NAVIRE

Mon fils – CERF CERF OUOU MOI OU LE SASSEUR ME OURA

Ma fille – SE PASEA POR LA VENTANTA TODA DESPEINADA LA OVEJA MARGARITA

Mon fils – BATEAU SU L’EAU, LA IERE LA IERE

Enfin, vous avez compris le principe.

C’est une battle de chansons…

Improvisé, il n’y a pas de règles entre eux.

Le jeu étant de voir qui chante le plus fort…

Jusqu’à ce que l’un des parents n’en puisse plus et demande “PITIÉ!!! chantez plus doucement!!!”

Ils étaient bien partis pourtant.

Et l’ennui était loin, très loin d’eux…

Pour cette activité il faut… de la patience… voilà… c’est tout…

En espérant que ceci vous ait inspiré, ou au moins donné le sourire, je vous dis à demain pour la suite de mon défi!

Likez, abonnez vous et commentez vos impressions! Je serai ravi de vous lire!

 

Jour 13: la musique qui fait peur aux enfants

Mais, pourquoi les effrayer? Nous ne voulons pas plutôt les rassurer et leur donner confiance en la vie? En quoi la peur peut être utile?

Nous sommes le jour 13 du défi. Le chiffre 13 étant LE chiffre de la mauvaise chance, ou des film d’horreur, j’en profite pour parler de la terreur!

Hier nous avons vu les sons qui peuvent faire peur ou rassurer. Aujourd’hui nous allons écouter des musiques qui peuvent faire peur, mais aussi passer un message.

A la base, toutes les histoires écrites pour les enfants, même chez Disney, ont des passages qui épouvantent les enfants. Ces moments apprennent aux enfants ce que serait la réalité si les choses mauvaises arrivaient, ou que le méchant était le chef. Cela donne une véritable idée des conséquences aux enfants qui souhaitent très vite que cela ne se passe pas comme ça. Le message rentre inconsciemment dans leur cerveaux qu’on ne doit pas réaliser certaines actions, sinon, le méchant du dessin animé ou de l’histoire va prendre le dessus.

Cela d’un coté, est bien pratique. Car l’histoire nous évite que l’enfant vive véritablement le danger, mais il apprend d’une manière naturelles certaines règles de sécurité… Ne parle pas avec le loup (l’étranger);ne mange pas trop des bonbons car la sorcière va te manger; attention avec les belles-mères jalouses, ah non, la dernière non… C’est le coté négatif… On peut aussi emmener des messages erronés sans se rendre compte. Bah oui. Les pauvres belles-mères ont pris cher dans les histoires! Puis la dualité féminine: la plus méchante (la sorcière, la belle-mère, la méchante reine, la méchante fée, etc), et la plus douce et gentille (toutes les princesses de première génération, maintenant elles se rebellent un peu les filles… mais ça reste gentillet…); nous avons l’impression que les femmes normales n’existent pas.

Pour accompagner ces scènes troublantes, la musique est là pour remettre une couche.

 

Musique de film d’horreur

Caractérisée par des sons plutôt graves au départ, longs, lents, répétitifs, qui accélèrent leur tempo au fur et à mesure, pour être interrompus par des notes soudaines plutôt criardes, qui surprennent, qui nous font sursauter. La musique nous donne une sensation de stress, d’anxiété. Nous savons que quelque chose de mauvais va se passer.

D’ailleurs, pendant que je vous écrivais ça, j’écoutais la musique de Shark, puis j’ai du arrêter. J’avais l’impression que si je ne finissais pas vite la phrase que j’exprimais un malheur me tomberais sur la tête. Quand j’ai mis stop, la sensation s’est évanoui. J’ai pu enfin me relaxer et me dire: t’inquiète! ce n’est qu’un article.

Ufff.

Imaginez l’effet chez les enfants. Les avez-vous déjà observé pendant qu’ils regardaient un dessin animé ou un film? (D’ailleurs, je profite pour vous rappeler de ne pas les mettre devant des écrans avant l’âge de 3 ans, cela est vraiment mauvais. Lisez ceci ou ceci.) Avez-vous vu ce qu’ils ressentent? Parfois ils pleurent!

Ma fille a regardé un de ses premiers films à l’école pour les fêtes: Niko le petit renne. Elle a été assez perturbée. Elle nous en a parlé pendant un bon moment.

Alors imaginez complémenter vos histoires, à la moral parfois douteuse (je n’ai rien contre Blanche Neige, mais bon, les rôles de femmes ne sont pas géniaux quand même!), avec de la musique.

Sonoriser ses histoires pour que l’on saisisse mieux son message

Pour cela il faudrait bien sûr pré établir sa playlist. S’assurer que l’histoire qu’on a choisi ou inventé passe le message voulu pour éviter une bêtise concrète. Par exemple: pourquoi nous devons toujours traverser la rue en regardant vers les cotés et en respectant les feux multicolores.

Ensuite raconter.

N’oubliez pas que généralement les méchants ont des voix graaaaves, même les femmes. Enfin, sauf les sorcières, qui ont une voix horriblement aigüe…

Cela peut se réaliser aussi avec du simple bruitage vocal. L’effet sera à peu près le même, et il y aura moins de pauses pour mettre play ou stop. 😉

A la fin de l’expérience, vous pouvez passer à l’étape de verbalisation. “Alors ma/mon chéri/e? Qu’est ce que tu as compris de l’histoire?” Si l’enfant vous dit le message que vous aviez envie de lui apprendre (dans notre exemple, comment bien traverser la rue), la mission a été accompli!

Sinon…

Retentez demain!

Pour ma part, je vais tester mon idée dès ce soir… Car j’ai raconté des histoires avec des effet sonores des milliers de fois, certes, mais ce n’est qu’aujourd’hui que l’idée d’insérer un message/règle dans l’histoire m’est venu…  XD

Dites-moi si vous avez appliqué le conseil et comment ça s’est passé!

Enfin, surtout, est-ce qu’ils respectent mieux la règle maintenant? 😛

Je vous dis à demain pour la suite du défi!