Chanter les émotions 3/3

Il vous manquent des chansons sur la colère et la tristesse pour vos enfants? Chanter les émotions vous plaît?

Voici le dernier article de la série “chanter les émotions” et aussi le dernier article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”.

Après vous avoir dévoilé ma chanson sur la peur. Alors pour commencer, je vous propose comme promis, la chanson que j’ai composée sur la colère:

C’est une chanson très facile à réaliser, et les enfants en général adhèrent complètement. Il faut juste rajouter des gestes, et ne pas hésiter à se lâcher dans les cris!! Ça décharge bien 😉 

Ensuite, une chanson qui a bien fait pleurer mes enfants… comme quoi, elle est vraiment triste:

Accompagnée tout simplement avec xylophone, ce sont les accords de A (la) mineur et D (ré) majeur 9, puis le refrain F (fa) majeur et E (mi) mineur.

C’est la fin!!!!

 

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Je suis si heureuse!

J’ai fini mon défi!!!!

 

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Alors c’est la fiesta!

Cela n’a pas toujours été facile. Surtout qu’au début je m’étais fixé un article par jour, puis je me suis soulagé en espaçant à un par semaine…

Ce sujet me tenais vraiment à cœur, et j’ai appris énormément des choses. 

Avant tout, j’ai gagné en expérience. Je suis vraiment contente de l’avoir fait.

Le Bilan

Le travail sur les émotions est une profonde introspection. On ne peut pas apprendre aux enfants ce que l’on ne sait soit même. Alors il faut pour le bien être de tous qu’on apprenne à gérer les émotions. 

Mais pour les gérer nous devons d’abord les connaître. Les aborder comme si elles étaient des nouvelles connaissances. Les accueillir avec bienveillance, patience et compassion. Les comprendre et réaliser leur véritable essence.

Les émotions sont éphémères, mais elles peuvent endommager énormément si on ne prête pas attention.  Nous ne sommes pas nos émotions, et nous avons énormément du mal à voir ça. Du coup, on a tendance à voir nos enfants à travers ces émotions là.

Mais elles ne sont qu’une tempête qui passera…

Pour ma part, j’ai commencé ce voyage il y a longtemps, et j’en ai pour encore un petit bout de chemin. Mais j’adore la sagesse que j’en tire.

Surtout…

J’adore savoir que devenir une meilleure personne pour mes enfants et tous ceux qui m’entourent est une possibilité réelle. 

Je ne peux que vous inviter à parcourir cette aventure avec moi!

En musique biensûr 😉

Du bonheur, de la sagesse, et du rythme techno, car là, je fais la fête!!!!!

Chanter les émotions 2/3 (musique et peur)

Saviez-vous que mettre une musique pour accompagner une chose qui nous fait peur nous aide à la surmonter?

Je l’ai vérifié aujourd’hui même.

Dans l’appartemment juste au dessus de chez moi il y a des travaux. Et je ne sais pas ce qu’ils sont en train de rénover, mais on dirai que notre plafond va s’effondrer d’une minute à l’autre.

Ou alors, que de dinosaures sont venus vivre au dessus de chez nous…

Parfois, le bruit qu’il y a me rappelle aux pas de Jurassic Park

 

Du coup mon petit a peur…

Il ne me lâche pas d’une semelle… Alors que d’habitude il joue tout seul sans problèmes. 

C’est une peur animal qu’il ressent. 

Je le sais, car si je me laisse guider par mon instinct (mon cerveau reptilien comme on aime l’appeler), je le prends et je pars en courant.

Heureusement je sais ce que c’est. Ma partie rationnelle gagne la partie et j’essaye tout simplement d’expliquer à mon fils que tout va bien. Que de toutes façons je serai là pour le protéger.

Mais lui dire cela a, à peu près, le même effet que quand vous essayez de raisonner un chien qui entend des feux d’artifices ou des tonnerres: AUCUN.

 

Du coup j’ai eu une idée.

Je me suis souvenu que pendant mes périodes de peur irrationnel, ce qui m’aidait était de mettre une musique qui me rassure ou me fasse oublier la source de ma peur.

Cela a eu l’effet escompté.

Je vous ai proposé lors d’un article précédant, des chansons pour accompagner différentes émotions. Mais c’étaient des chansons trouvés par internet.

Aujourd’hui je vous propose une chanson composée par moi… 😱😉😊

Tout est expliqué dans la vidéo.

Dites moi ce que vous en pensez… Vos questions… et surtout: est-ce que ça a plu à vos enfants?

Si c’est le cas n’hésitez pas à partager et de vous abonner à ma chaîne. Je suis en train de préparer le 3ème article de cette volée avec des chansons originelles sur la colère et la tristesse. Et les chansons sortent avant l’article!

D’ailleurs nous sommes au 29ème article du défi “comment aborder les émotions à travers la musique”… la semaine prochaine ce sera le dernier!! Tenez-vous prêt pour la fiesta!!!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et un rythme cha cha cha.

Photo by Marcovdz

Musicothérapie et émotions


Interview Violetta Donini

Bienvenue à un nouvel podcast sur la musicothérapie et les émotions.

Pour écouter le podcast clikez sur play. Pour le télécharger il suffit de faire clic droit et enregistrer.

En dessous la transcription de l’interview.

Bonjour, je suis Eirene de Petit Doremi, aujourd’hui je vais vous présenter ma première interview de la musicothérapeute Violetta Donini qui est également professeur de piano et d’éveil musical. En espérant que cela vous plaise!

E: Déjà je voulais savoir un petit peu ta présentation? Qui tu es? Qu’est- ce que tu fais?

V: Je m’appelle Violetta, je suis pianiste, professeur de musique et musicothérapeute. J’ai la double casquette éducative et thérapeutique.

E: ça fait longtemps que tu es professeur d’éveil musical?

V: Oui, une dixaine  d’années.

E: D’accord. Est- ce que depuis que tu fais les deux (musicothérapie et éveil musical) ça t’arrive de mélanger les deux?

V: Non, justement ça a clarifié dans ma tête les différences entre l’éducatif et le thérapeutique. Les objectifs éducatifs et thérapeutiques ne sont pas les mêmes. Donc, évidemment selon l’endroit où je suis et selon ce que je fais, si je suis dans un cours d’éveil musical je vais être appelé à enseigner la musique , enseigner les bases de la musique et tout ça dans un esprit ludique  et bien être aussi. Mais mon but ne sera pas thérapeutique. C’est à dire que je n’aurais pas pensé à chaque élève dans un but thérapeutique. 

Alors que dans les institutions, quand je travaille en tant que musico-thérapeute, un vrai projet thérapeutique est pensé, et on n’est pas sur des objectifs éducatifs ni sur des objectifs d’apprentissage. Au contraire on utilise les instruments comme un médiateur thérapeutique, mais en aucun cas on utilise l’instrument pour leur apprendre des bases musicales.

Evidemment les deux peuvent se regrouper par moments mais pour moi ça a plus clarifié la différence entre les deux situations finalement.

Après il se peut, il est déjà arrivé qu’on demande qu’il y est de la confusion entre les deux. Par exemple en thérapie souvent les parents me disent “ah! ils vont en cours de musique!” et la je dois clarifier que ce n’est pas un cours. Pareil en éveil musical dès fois on peut demander “ce serait bien qui ait un objectif de bien être, etc”. Je dis oui, mais, ce ne sera pas de la thérapie.

E: justement, est-ce que tu pourrais nous donner une petite définition de la musicothérapie

V:  parce-que justement c’est important de clarifier qu’est-ce que c’est la musicothérapie,  parce qu’il y a tellement de confusion dans le domaine. Et des charlatans aussi.

Donc pour la définition de la musicothérapie je pense que le mieux c’est d’en lire une, qui a mon avis est assez complète. C’est la définition qui se trouve sur le site de la Fédération Française de la Musicothérapie.

La Musicothérapie est une pratique de soin, de relation d’aide, d’accompagnement, de soutien ou de rééducation, utilisant le son et la musique sous tous leurs formes comme moyen d’expression, de communication, de structuration et d’analyse de la relation. 

Donc ce qui est le plus important à retenir c’est vraiment aussi que, donc on est dans le soin bien sûr, et qu’on utilise le son et pas que la musique, en fait.  La musique ce serait presque restrictif. On utilise le son, le sonore dans toutes ses formes. Cela peut être  avec des instruments bien sûr, mais ça peut être aussi avec la table, le mur, la chaise. Cela ce sont des choses, que même en éveil musical on peut utiliser. Pas besoin d’avoir des super instruments pour faire de l’éveil musical. Par exemple.

E: Je voulais savoir aussi, car on est dans le cadre de comment aborder les émotions à travers la musique, et je voulais profiter de ta présence  pour savoir quelle était la différence entre aborder et gérer.

V: A mon sens, gérer une émotion c’est quelque chose qui se fait sur le long terme, quelque chose qui  ne s’apprend pas forcément dans le cadre éducatif d’un éveil musical.  On n’a pas le temps en tant que prof d’éveil musical de s’occuper de chaque émotion de chaque enfant surtout si c’est dans les écoles (maternelles). Je sais que nous avons eu toutes les deux cette expérience là, où on avait quinze enfants par classe. Bien sûr apprendre à gérer une émotion dans un cadre éducatif c’est compliqué.

Mais, évidemment on peut les aborder. Mais, à mon sens, si l’enfant a vraiment un problème de gestion d’une émotion ça se travaillera plutôt d’un setting thérapeutique plus qu’à l’école. A l’école on est dans une optique d’apprentissage. Je dis école mais ça peut être aussi des cours d’éveil musical privés.

Après on peut aborder les émotions aussi bien dans le cadre thérapeutique que dans le cadre éducatif. Aborder ce serait faire des activités autour des émotions pour pouvoir travailler, dans notre cas, avec des instruments. 

E: Comment, en musicothérapie, on aborde les émotions, et comment est-ce qu’en éveil musical on aborde les émotions?

V: Dans le premier cas ce sera un objectif thérapeutique, pensé dans un suivi avec une équipe disciplinaire en général. Alors qu’à l’école ou dans un cadre éducatif en général ce sera: pour aborder les émotions, on va faire quelque chose aussi. Evidemment on les aborde dans les deux cas. C’est juste pas le même objectif.

E: Est-ce que, ça t’arrive, depuis que tu as fait des études de musicothérapie, de, par exemple quand tu trouves un groupe qui est agité de trouver des exercices nouveaux qui pourrait leur faire décharger ce qu’ils ont, pour pouvoir après mieux suivre ton cours.

V: Je ne sais pas. Ce que je peux dire, qu’en tant que prof j’ai changé, parce que j’ai changé moi aussi de part ma formation. Peut-être que j’essaye plus d’intégrer les problématiques des enfants, malgré moi, je ne peux pas m’en empêcher. Peut-être je suis un peu moins exigeante si je vois quelque chose que j’aurais identifié, et qui n’aurait pas été identifié par l’entourage. 

Par exemple, je donne des cours de piano actuellement, et dans le passé il m’est arrivé de découvrir que j’avais une élève qui était dyslexique, alors que ça ne m’avait pas été dit par l’entourage, par la famille, et là j’étais un peu plus armé pour pouvoir adapter mon enseignement à cet enfant. Mais c’est vraiment au cas par cas. Dans son cas je savais que si je mettais une partition en plus grand ça l’aiderait. Je pense pas qu’avant j’aurais eu accès à ce genre de  technique.

Dans ma tête j’essaie vraiment de différencier le thérapeutique de l’éducatif. Avant je pense, bon, ça c’est personnel, j’avais plus tendance à tout mélanger, et je ne pense pas que ce soit bon pour l’enfant ou l’élève d’être trop dans le thérapeutique malgré eux.  Donc, maintenant j’essaie plus de différencier ma place et selon les circonstances.

E: est-ce que la musique pourrait être un bon moyen d’évacuation des émotions réprimés ou des choses réprimés qu’on aurait dans la journée même?

V: Je suis tout pour l’expression musical et l’expression même dans le corporel, ou quelque chose qui mélange l’expression en général. Je pense qu’il y a beaucoup à faire avec ça. Effectivement il y a l’éducation musical: l’idée d’emmener la musique et l’expression musical, entre autres, à l’école. Je pense que c’est une très très bonne chose et effectivement si on pouvait avoir des cours d’expression musicale, plutôt que des cours. Même le terme d’éveil musical, c’est bien déjà, parce qu’on éveil. Mais l’éveil musical existe (que) à la maternelle. 

Le but c’est de l’expression. Est-ce que ça permettrait de résoudre tout ce qu’il se passe en ce moment, toutes les tensions? Je ne pense pas. Parce que je pense que c’est un problème de fond, d’organisation scolaire, des moyens financiers, des profs qui n’ont pas suffisamment de moyens, d’aide, etc. Donc ça c’est autre chose. C’est un autre discours.

Mais je pense que bien sûr si on pouvait déjà une idée d’assouplir l’enseignement musical je pense que ce serait une bonne chose. Il ne faut pas oublier que la musique est quelque chose d’accessible à tous. Et pas tous les enfants qui font de la musique vont être concertistes.  Et ce n’est pas parce qu’ils ne vont pas être concertistes qui ne vont pas avoir non plus un bon niveau.

Après au Conservatoire c’est autre chose, parce qu’il y a une sélection. Car il y a des moyens, là aussi, limités, donc il faut bien qu’ils sélectionnent d’une certaine façon pour pouvoir avoir les élèves qu’ils ont. Mais il y a une telle demande que c’est un peu, et c’est subventionnée par ailleurs, donc c’est compréhensible qu’il y ait des critères d’excellence.   

Je ne pense pas que ce soit bon pour la musique qu’il y ait que ça.

Après, pour répondre à ta question sur la décharge, c’est aussi tout une question. Est-ce qu’on se défoulant on va résoudre quelque chose? Je ne sais pas non plus. Parce que la décharge c’est une chose, mais après il y a ce qu’il y a derrière. Cela peut être apaisant un certain temps, mais ça dépends pour qui, et ça dépends comment. 

Plus dans l’histoire de parler d’expression musicale j’aime bien cette idée là.  Où justement un travail des émotions peut être possible. Et d’autres choses aussi, mais c’est de ça qu’on parlait aussi. L’histoire de se défouler et que ça apaiserait les tensions, je pense que oui.

Je pense qu’à l’école, et au fur et à mesure des niveaux la place pour l’expression individuelle de chaque personne est réduite, faute de moyens, faute de temps, faute de plein de choses. Mais c’est vrai que s’il y avait des temps plus marqués, d’expression ou avec des gens qui sont formés, pas forcément des musicothérapeutes. Ce n’est pas du tout de la musicothérapie, encore une fois. Mais, oui, a ne peut être que bon, je pense, pour les enfants.

E: est-ce que tu aurais un conseil à donner aux parents?

V: pour le travail autour des émotions? tu veux que je te parle de ça?

E: oui. Comment aborder les émotions pour les parents des enfants de 0 à 6 ans.

V: A mon sens, ce qui est important sur un travail autour des émotions c’est de pouvoir les nommer. Identifier les émotions serait une première étape. Si c’est possible bien sûr. Si ce n’est pas possible, justement, ça peut être un axe possible qui peut être intéressant aussi. 

En utilisant les instruments on peut se dire: sur quel instrument on pourrait représenter la colère? Avec le tambour? Alors, comment on fait la colère avec cet instrument?  ah, on tape très fort. Et sinon, la joie, comment tu ferais? Ah, bah, tiens, les cymbales pour toi c’est très fort, c’est très gai. Ou un autre instrument, ce sont des exemples, bien sûr.

Et le calme, comment tu ferais un état de calme? Tu le montrerais avec quel instrument? Et bah, tiens, avec le bâton de pluie, pourquoi pas? etc.

On peut utiliser différents instruments, pour dire, cet instrument là peut représenter telle émotion. C’est un exercice.

Après on pourrait se dire, tiens, on va se raconter une histoire avec ces instruments. Qu’est-ce qu’on pourrait faire en premier? Donc, c’est calme, après c’est la colère, après c’est de la joie et c’est de la peur, enfin, toutes les émotions qui auront été identifiés au préalable. Cela peut être aussi une façon de les aborder sans utiliser uniquement les mots.

Une autre chose intéressante que j’ai déjà faite aussi c’est d’utiliser le même instrument, pour exprimer des émotions différentes. On pourrait dire bah, tiens, le tambour, si je tape dessus très fort qu’est-ce que ça représente, par contre si je le caresse doucement, qu’est-ce que ça fait? Par contre si je tapote? Voilà, il y a plein de choses qu’on peut faire avec le même instrument.

Cela peut aussi  aborder des aspects plus créatifs. Avec un instrument qu’est-ce qu’on peut faire? C’est intéressant. Finalement c’est comme une personne, la même personne peut avoir différentes émotions. Je schématise bien sûr. C’est juste pour donner quelques exemples de détournement par les instruments pour pouvoir mieux parler des émotions. Les aborder.

Je pense que l’important c’est de pouvoir les identifier et pouvoir en parler. Déjà si on pouvait arriver à faire ça avec son propre enfant ou l’enfant qu’on garde si c’est une assistante maternelle, ça peut être très intéressant. Et après avoir des moments ludiques, où on s’amuse tout simplement avec les instruments. Ou ça peut être tout simplement, si c’est un enfant très petit de 3-4 ans qui tape très fort sur un instrument, on peut dire: “ah je vois que tu es en colère,  et puis tiens, ça qu’est-ce que c’est?”. Enfin, voilà.  Ce sont quelques pistes, quelques idées. 

E: super! Merci beaucoup Violetta.

N’hésitez pas à commenter ce que vous en avez pensé, à liker et à partager.

Du bonheur, de la sagesse, et un tempo allegro.

Les émotions qui explosent

Ecouter les jugements de notre tête nuit à la santé et nous mène à un arc-en-ciel d’émotions.

Jusque là je vous ai parlé des différentes émotions, en me dédiant à une en particulier dans chaque article.

Pour les trois derniers articles de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vais vous parler de toutes les émotions en général.

Car dans la journée nous en vivons plusieurs, et leur cause est souvent liée.

La frustration qui mène à la colère, la colère qui donne peur aux autres, et la tristesse qui en découle pour toute l’injustice ressenti de deux côtés.

Avez-vous déjà ressenti tout ça sous la pression de la famille?

Car la famille est bénéfique, on est tous d’accord. Il faut voir ses parents, ses beaux parents, tout le monde, nous sommes d’accord. Surtout si on a des enfants. La famille est le socle de notre histoire, elle est l’explication de pourquoi nous sommes comme nous sommes, pourquoi on explose quand on explose, pourquoi on mange ce que l’on mange, etc, etc…

Mais convenons sur quelque chose: voir la famille est un immense défi en soi, et une immense opportunité pour travailler avec soi-même. Et, j’avoue qu’on a pas toujours envie de vivre l’expérience…

Aujourd’hui j’ai fait l’expérience d’une pas très bonne gestion des émotions de ma part, et pas un très bon accompagnement des émotions de mes enfants.

Tellement de gens qui arrivent à s’abstraire du regard des autres, tellement de théories pour ne pas se laisser démonter par les croyances des autres.

Mais moi je n’arrive toujours pas.

Je ressens tellement fort le jugement des autres, leur attitude.

Je sais parfaitement que s’il y a quelque chose que les gène c’est de leur responsabilité et non pas de la mienne ou celles de mes enfants. Nous ne sommes absolument pas responsables du bonheur ou du malheur des autres.

Ok.

Mais…

Je n’ai pas été éduqué comme ça.

On m’a éduqué pour être empathique, totalement empathique et cela à mon détriment. Et malheureusement je suis en train de faire la même chose avec mes enfants.

Car être empathique oui il est nécessaire, mais pas à notre détriment.

Exemple: hier on attendait avec mes enfants que mes beaux parents passent à la caisse. Mes enfants se sont mis à jouer, à courir en faisant de ronds autour de moi. Ils ne faisaient du mal à personne, rien de méchant ou qui transgresse aucune règle. Ils s’amusaient uniquement dans un magasin. Il y avait aucun risque de que quelque chose se casse, ils ne criaient pas fort non plus. Juste ils rigolaient et ils couraient autour de moi, joyeusement.

Dans l’absolu il n’y avait aucune raison logique de les arrêter.

Aucune.

Mais j’ai senti le regard du beau père.

Alors je leur dis: plus doucement les enfants, faites plus doucement.

Mais ils ont continué. Normal: moi j’étais en train de donner une limite à laquelle je n’étais pas d’accord. Puis ils ne faisaient rien qui ne soit interdit à leurs yeux. Ils ne faisaient que s’amuser.

Mais le beau père leur dit: arrêtez maintenant de faire n’importe quoi.

Ils se sont arrêtés net.

Oui, car en plus ils ont peur de leur grand père… j’avoue que moi aussi… un peu.

Mais j’ai senti une énorme tristesse sur tout, car j’ai interdit à mes enfants un moment de bonheur pour satisfaire le malheur de quelqu’un d’autre. Et ça je ne veux pas continuer à le faire.

Aujourd’hui je devais partir de chez mes beaux parents.

Les émotions battaient à tout rompre:

– les enfants qui ne veulent pas vraiment que je parte

– moi je ne veux pas vraiment les laisser

Alors il y avait de la tristesse, de la colère et de la peur.

Tristesse de la séparation pour eux, à chaque séparation ils ont l’impression qu’on les abandonne, qu’on ne les aime pas.

Par contre mes enfants ne l’expriment pas en pleurant à chaudes larmes en me suppliant que je ne parte pas. Non.

Ils ne disent rien, comme dirait leur grand père.

Toutefois ils cassent des trucs, ils deviennent surexcités, ils disent non à tout, ils sont violents.

Moi aussi j’étais triste.

Triste de les laisser car c’est très difficile de travailler à la maison avec eux dans les parages, et pour l’instant je ne peux pas faire autrement. Puis quand je le pourrai (car je compte y arriver), ils seront certainement suffisamment grands pour faire la part des choses.

Ce qui m’emmène à la colère.

Eux ils passent à la colère quasiment sans passer par la case tristesse, mais c’est la tristesse qui la déclenche.

Moi je réagi avec colère face à leur comportement: je me sens complètement blessée par leur coup de pieds, par leur manière de me parler.

Après quelques tentatives de décharge, la première je ne l’ai pas réussi du tout. La deuxième oui.

Ce qui m’emmène à la peur.

Ma fille qui pleure car elle a eu peur de moi, mon fils qui a eu peur de moi et de son grand père qui ajouté une couche. Tout le monde en pleurs…

Je me suis excusée, bien sûr, je suis là pour les protéger non pas pour les effrayer. Pour continuer à avoir une relation de confiance la peur ne doit pas avoir lieu.

Généralement ils n’ont pas peur  quand j’explose, ils ont compris que je n’étais pas encore au point dans la décharge de l’émotion dans un lieu sûr… comme eux, et que j’apprend, comme eux.

Mais chez les grands parents ce n’est pas pareil. Et à quelques heures de mon départ encore moins.

Silence, maestro.

Quand une situation du genre arrive, la première chose que je fais est de trouver un lieu calme, isolé.

Alors, je respire profondément.

Je commence par me pardonner.

Oui.

Errare humanum est…

Culpabiliser à cause de ses erreurs ne sers pas à grand chose. Par contre, apprendre de ses erreurs ça nous emmène à un niveau supérieur dans l’école de la vie.

C’est une leçon que je veux apprendre à mes enfants, et à tous les enfants que je rencontre. 

Je t’aime malgré tes erreurs. Même si ceux-ci me blessent, même s’ils réveillent ma colère la plus puissante. Je t’aime.

Errare humanum est.

Place à la musique

Voici une chanson Québécoise qui illustre bien ce que vous expliquais!

Pour alléger la situation gênante d’avoir blessé quelqu’un ou l’avoir rendu triste car on lui a cassé quelque chose, nous pouvons toujours chanter. 

Ce n’est pas que cela résous le problème, mais c’est en acceptant les choses d’abord qu’on peut apprendre et agir autrement la prochaine fois.

Comme activité, nous pouvons prendre une feuille et noter toutes les choses dont on n’est pas fier d’avoir accompli. Ensuite nous pouvons lire la liste et dire ce qu’on a tiré comme leçon. Puis, pardonner, se pardonner, et chanter la chanson.

Qu’est ce que vous en dites? Etes vous prêts à pardonner et vous pardonner?

Dites le moi en commentaires! et n’hésitez pas à partager cet article avec ceux qui en auraient besoin.

Du bonheur, de la sagesse et un rythme flamenco.

Chanter les émotions 1/3

Saviez-vous que chanter aide à verbaliser ce que l’on ressent? Chanter les émotions peut aider les enfants à comprendre un peu mieux ce qui leur arrive.

C’est pour cela que dans ce 26ème article du défi “comment aborder les émotions à travers la musique” je vous ai concocté une compilation de chansons que vous pourriez chanter avec vos enfants.

Bien sûr, ce ne sont pas de chansons à chanter sous l’emprise de l’émotion… D’abord il faut l’apprendre, la comprendre. 

Je pense que c’est un excellent moyen pour parler de ce ressenti, de ce qui nous arrive tant physiquement comme mentalement. Évoquer les raisons, ce qu’on a envie de faire quand on est dans tel ou tel émotion. 

Quand les enfants ont moins de trois ans, ils n’ont pas ni le vocabulaire, ni la maturité pour comprendre. Leur cerveau reptilien est celui qui les guide. Le cerveau logique est en train de se construire. Du coup, chanter des chansons simples qui en parlent peuvent l’aider à comprendre le lien entre l’émotion et la cause, puis petit à petit aussi la conséquence. 

A partir de 4 ans le langage commence à s’acquérir et se maîtriser. Du coup la chanson va être de mieux en mieux comprise, elle pourra être de plus en plus complexe et exprimer ainsi ce que l’enfant ressent. 

Pour cette première parti, je vous ai sélectionné des chansons pour différentes âges. Parfois les paroles sont longues, et selon l’âge il ne faut pas hésiter à raccourcir à un couplé et un refrain. Les grands peuvent apprendre toute la chanson, l’analyser, trouver des exemples dans leur quotidien, et même trouver une chorégraphie.

Allons chanter les émotions!

Alors voici la liste:

Pour la colère

Pour moi cette chanson on peut la chanter avec des enfants qui ont jusqu’à 3 – 4 ans, pas plus. Bien sûr les bébés ne chanteront pas. A partir de 2 ans ils commenceront à chanter quelques mots. Mais avec la chorégraphie elle doit marcher d’enfer!

Cela n’est pas une chanson, même si lui ajouter de la musique peut être facile (peut-être je vous le chanterai une prochaine fois). Mais elle peut très bien marcher à partir de 4 -5 ans. Comme vous voyez il y a aussi une chorégraphie à apprendre.

La tristesse

Cette comptine toute simple est idéal pour les moins de 3 ans. Elle est courte et efficace. On peut expliquer à l’enfant que comme le lapin, nous pouvons être tristes quand on arrive pas à faire quelque chose. Mais quand on persévère la tristesse s’en va pour laisser place à la joie d’y arriver!

Celle-ci est pour les plus grands. Selon l’âge vous pouvez diviser la chanson ou l’apprendre en entier. Personnellement je chanterais un couplé et un refrain pour les PS et MS, deux couplés et refrain pour GS, toute la chanson pour les 6 -7 ans. Pour l’apprendre on peut commencer par aborder le sujet: “comment te sentirais-tu si tu perdais ton doudou?”, et les emmener petit à petit aux paroles de la chanson.

La peur

Chanson pour les moins de 3 ans alternative à “promenons nous dans le bois”. Les enfants de 2 ans par exemple ont tendance à jouer qu’ils ont peur du loup, cette chanson peut les amuser.

A apprendre aux enfants à partir de 4 ans, à condition de diviser la chanson, car un peu longue. Déjà à 5-6 ans ils peuvent l’apprendre en entier. Elle est facile à chorégraphier, et elle est très parlante aux enfants.

Le dégoût

Une autre chanson d’Alain Schneider super rigolote pour parler des choses dégoûtantes! Pour les enfants à partir de 4 si on simplifie la chanson, et on doit la décortiquer, car beaucoup de vocabulaire d’un coup! Même moi (en sachant que le français n’est pas ma langue maternelle, mais j’ai un petit niveau de français quand même) j’ai dû recourir au dictionnaire pour certains mots… 😂

Je n’ai pas trouvé évidemment de chanson du genre pour les petits… mais je pense qu’il n’y a pas besoin de parler du dégoût au moins de 3 ans. Ils découvrent le monde, rien ne les dégoûte encore…

La joie

Ici je vous laisse la liberté de trouver. Il y en a pour tout les goûts, les âges. Toutes les comptines de ronde, par exemple, sont un excellent exemple, même si les paroles, auxquelles on ne prête pas attention, ne sont pas toujours très… politiquement correctes…

Dites moi en commentaire les chansons qui vous viennent à l’esprit pour chaque émotion, ce sont les mêmes que je vous ai proposé? vous en avez d’autres?

La semaine prochaine je vous prépare une deuxième partie de chansons… originelles!!

D’ici là, je vous souhaite le bonheur, la sagesse et des rythmes bossa.