Comptines du monde pour enfants

Les comptines du monde pour enfants vous attirent? Vous ne savez pas comment les aborder avec vos enfants?

Dans cet interview Sandra Ellama vous dit tout sur les comptines du monde pour enfants et l’importance qu’elles peuvent avoir dans la vie de votre petit.

Vous pouvez écouter l’interview ci-dessus en cliquant sur play, ou vous pouvez voir la transcription ci-bas.

Bonjour je suis Eirene de Petit Doremi, bienvenue!

E: Bonjour Sandra comment ça va?

S: Bonjour Eirene ça va très bien, bonjour Eirene, et toi, j’espère que tu vas bien?

E: ça va, merci! Sandra Ellama tu es musicienne, tu joues de la flûte traversière. Tu es aussi auteur-compositeur. Est-ce que tu pourrais nous dire les projets que tu as?

S: J’ai en tant que flûtiste traversière j’ai un projet sur la musique réunionnaise. Le style c’est Gamaloya, qui s’appelle Solehya (le groupe). Le deuxième projet qui s’appelle Dez’akor davan qui est un style nawa et réunion.

Puis après j’ai d’autres petits projets comme musique classique et musiques actuelles, avec un quatuor des flûtes traversières, une fanfare de musique réunionnaise. Je joue aussi dans un cirque avec des Colombiens.

Après je suis flûtiste dans d’autres projets, comme la chanson française avec Solveig et musique brésilienne Riviera.

E: Tu es aussi prof de flûte traversière et d’éveil musical.

S: Oui, aussi d’atelier ado et de formation musical.

E: tu travailles où?

S: je travaille à l’EDIM, une école qui est à Cachan? J’ai aussi mon association pour tout ce qui est stage qui s’appelle Kiffer en musique.

E: tu fais des stages de musique du monde pour les petits?

S: Voilà, pour les 3-6 ans. Des stages de musique du monde à l’EDIM et dans les écoles primaires et maternelles.

E: pourquoi te semble important d’enseigner des chansons étrangères ? les comptines du monde?

S: c’est pour permettre aux enfants d’avoir une ouverture sur des styles qui n’entendent pas forcément à la radio ou chez eux. Pour les emmener dans un autre monde, parce que les enfants utilisent beaucoup l’imaginaire. Ils sont très créatifs, donc, pour les emmener dans un pays qui ne connaissent pas par le biais de la musique, le rythme et la langue.

E: est-ce que le fait d’apprendre des chansons étrangères ça donne une ouverture d’esprit en plus, selon toi?

S: oui. Parce qu’en plus d’apprendre la chanson, mon objectif c’est d’expliquer aux enfants d’expliquer comment les enfants vivent là bas. A quoi servent les chansons, qu’est ce qu’elles racontent. Quand je fais des chansons sur la Réunion, qui est mon nid d’origine, j’explique aux enfants pourquoi ils chantaient ça, dans quelle époque c’était chanté. Je trouve que c’est bien qu’ils voient d’autres modes de vie d’enfant, d’autres cultures. 

E: qu’est-ce que c’est la musique du monde? Pourquoi on l’appelle comme ça?

S: pourquoi on l’appelle musique du monde, bonne question. Toutes les musiques sont des musiques du monde, de toutes façons même la musique française c’est de la musique du monde. C’est la musique des différentes cultures, différentes origines, différentes ethnies, différents pays. 

E: est-ce que les petits sont réceptifs à cette musique là, même s’il ne comprennent pas la langue?

S: oui. Très réceptifs. Parce que justement l’enfant, surtout les 3-4 ans, et 5 ans, ils aiment inventer des mots. Ils aiment parler dans leur propre langue parfois. Si on les écoute bien ils aiment inventer des mots, pas parler français. C’est amusant pour eux. Ils sont très réceptifs surtout si on emmène ces chansons par le biais d’histoires qui concernent ces chansons, oui ils sont réceptifs. 

E: comment tu fais pour apprendre ces comptines du monde aux petits justement, quels astuces pourrais tu donner à de non musiciens?

S: Quelques astuces pour apprendre des chansons du monde c’est la danse d’abord. Danser sur ces chansons, faire écouter l’enfant les chansons. Voir leur réactions. Normalement tout ce qui est chanson du monde les enfants, pas tous mais en majorité, adorent danser.  Donc, je fais écouter les chansons, ils dansent dessus. Je raconte l’histoire en français de ce qu’elle raconte cette chanson. Ensuite lentement je chante la chanson. Afin qu’il puissent répéter après moi les mots. 

Des chansons très simples pour les enfants de trois ans. Il ne faut pas aussi que ce soit avec beaucoup de paroles. Des chansons simples qui parlent de l’amitié qui est du Mali. Ça s’appelle Amiyé. Ça fait: ami, ami, amiyé. Donc le fait déjà de dire “ami” c’est déjà français. Donc il faut simplement ramener le yé. C’est facile. Ce sont des astuces de prononciation, d’accentuation et surtout expliquer aux enfants  de quoi parle la chanson. Donc ça, la danse et le rythme.

L’astuce pour le rythme c’est utiliser des mots français. Par exemple quand j’enseigne la musique knawa, la musique Belbère, d’Algérie et Maroc. Quand on dit le rythme (écouter le podcast pour avoir le rythme) tac tacatac, tac tacatac que font les karcabout. Je dis aux enfants: “vous mangez des bonbons? ” “oui!” “vous connaissez les fraises Tagada?” “oui!” “Fraises tagada, fraises tagada”. Pour les 5-6 ans on dit ça, ou même pour les tout petits, on dit des mots qu’ils connaissent, qu’ils voient tous les jours, qu’ils mangent. Surtout les bonbon ça marche bien, très très bien. 

E: est-ce que les langues étrangères ne risquent pas de confondre les petits qui ne maîtrisent pas encore le français? JE pense notamment aux tous petits, ceux qui rentrent à l’ecole en petite section. 

S: Non parce que c’est quelque chose de ponctuel. Ce n’est pas une langue qu’ils vont entendre parler toute la journée chez eux. C’est un problème qu’on rencontre à la Réunion. Pour les enfants Réunionnais. Où chez nous, pas moi parce que mes parents parlent le Français, mais dans les familles purement Réunionnaises qui parlent la langue Réunionnaise, à la maison le Français ce n’est pas du tout la langue que les  parents maîtrisaient, ils parlent que Réunionnais, et à l’école c’est Français. Donc là oui ça crée un déséquilibre pour l’enfant. Mais là comme c’est des stages ponctuels ça ne va déranger ou changer quoi que ce soit, ni influencer, ni déséquilibrer l’enfant dans l’apprentissage de la langue Française. Ce ne sera pas une langue maternelle pour eux. 

Et aussi ça n’aura pas d’influence ni de déséquilibre,  parce que je pense que les enfants sont des éponges. On peut leur apprendre ce qu’on veut, ils vont enregistrer. Mais si ce n’est pas quelque chose de récurrent, ce n’est pas de tous les jours, ils vont même oublier. 

E: Est-ce que les rythmes sont trop difficiles?

S: Pour l’enfant rien n’est difficile si on aborde ça de manière ludique. Sous forme de jeux. Comme je l’ai dit tout à l’heure, apprendre un rythme qui est très complexe pour les adultes, il suffit de mettre un nom de bonbon dessus et les enfants vont avoir ce rythme. Comme les triolets, c’est très dur, il suffit de dire, pas les triolets, j’avais fait un rythme latin: la clave. J’ai dit aux enfants on pense à chocolat, gâteaux, chocolat, gâteaux. Parce que dans la chanson ça parlais de chocolat et des gâteaux. Donc par les biais des mots que les enfants connaissent, qui comprennent, on peut tout leur faire apprendre. Les enfants sont des éponges. 

E: est-ce que l’adulte doit savoir parler la langue pour apprendre à chanter la chanson avec le petit?

S: Non. Moi il y a plein de chansons que je chante que j’ai les traductions, mais je ne parle pas cette langue, je ne maîtrise pas cette langue. Il suffit de pouvoir le prononcer phonétiquement par une transcription phonétique est suffisante. Avoir le texte écris dans la langue. Il n’y a pas besoin d’apprendre cette langue puisque la musique knawa, la musique brésilienne, la musique réunionnaise, il faudrait avoir toutes ces cultures, toutes ces langues. Donc non, non, ce n’est pas obligé. 

E: est-ce que c’est bien de traduire ces chanson pour savoir ce qu’elle disent?

S: oui, c’est bien parce que ça permet de mettre la chanson dans leur contexte. Et puis bien sûr on choisit des chansons pour les enfants, donc ce sont des chansons qui soit racontent une histoire de conte, soit qu’il racontent une vie d’un enfant dans un pays. C’est important qu’ils connaissent. Pour les 3-5 ans, moi ce que je conseille c’est de le faire sous forme d’histoire. 6 ans on peut leur expliquer en disant cette chanson ça raconte cet histoire là, même eux il faut l’introduire sous forme d’histoire. Ça permet de faire une introduction à la chanson.

E: est-ce que c’est fondamentale de traduire les comptines du monde pour apprendre la chanson?

S: de traduire? fondamentale, non. Puisqu’on va utiliser surtout l’oralité, la chanson au niveau auditif, au niveau de l’audition. Pour pouvoir la chanter, pouvoir transmettre les émotions que la chanson donne. Ce n’est pas la traduction qui va à apporter ça. Ce qui est important dans cette traduction c’est de pouvoir faire l’histoire autour de cette chanson. Mais traduire pour apprendre la chanson, non. C’est vraiment pour voir le contexte de la chanson et voir ce qu’elle raconte. 

E: où est-ce qu’on peut te trouver Sandra? où peut-on te trouver en tant que prof et en tant que musicienne?

S: on peut me retrouver sur le site de Solehya. Sur YouTube vous pouvez voir des vidéos, des audios. Sur Facebook, Soundcloud. 

Quelles chansons pour les enfants de 3 ans?

Votre enfant écoute en boucle le même CD? Vous aimeriez qu’il découvre d’autres chansons pour enfants de 3 ans, mais vous ne savez pas lesquelles?

C’est la fin de la journée, et vous êtes décidé.e.

Vous allez assassiner quelqu’un

La relation que vous avez eu jusque là avec elle est devenue trop toxique. “Je t’aime au début, je m’habitue à toi ensuite, puis je n’en peux plus de toi à la fin.”

Du matin au soir toujours, toujours, la même chose.

Vous connaissez tout d’elle. Plus rien ne pourra vous surprendre. Et vu qu’elle ne veut pas partir d’elle même, vous allez commettre l’irrémédiable.

Elle vous a lassé tellement, que si vous croisez sur votre chemin quelque chose qui s’y ressemble, vous tremblez, vous commencez à voir des petites lumières qui scintillent dans vos yeux.

“ARRÊTEZ CETTE CHANSON!!!!”

Un peu comme “Un jour sans fin”

Mais toute la journée, tous les jours de votre semaine, depuis que votre enfant a eu ce misérable CD pour son anniversaire.

Alors vous vous dites, c’est bon, je dois absolument lui trouver d’autres CDs.

La chanson: un atout pour l’enfant

 

Les chansons, comme je vous l’ai expliqué dans cet article, peuvent vous aider à rythmer votre quotidien. C’est toujours plus amusant de se brosser les dents, ou aller au bain en chantant qu’en entendant des cris. 

Puis, elles aident à développer le langage de votre enfant. C’est pour cette même raison que les enfants de 3 ans aiment tant écouter les chansons à répétition. Cela leur permet de les apprendre et se constituer d’un nouveau vocabulaire. 

Et devinez quoi? Un CD ne se fatigue jamais de répéter! (CD ou mp3 d’ailleurs… c’est juste que c’est plus sympa pour eux s’ils ont une chaîne où ils peuvent mettre leur disque dedans que s’ils doivent juste appuyer sur des boutons au hasard… mais on fait avec les moyens du bord…)

Ceci ne veut pas dire qu’ils n’aiment pas varier de temps en temps. Ou qu’ils ne sont pas ouverts à des nouvelles propositions. 

C’est juste qu’ils ont besoin d’une répétition pour apprendre. Combien de fois ils vous ont regardé marcher, courir, parler avant de se lancer?

Alors pour sauver des millions de parents las, et des petites oreilles curieuses, j’ai décidé de vous sélectionner des albums qui plaisent aux petits.

Quel est le genre de chanson qui conviennent mieux aux enfants de 3 ans?

👍 Pour moi les meilleures chansons seront toujours celles qui décriront le quotidien de l’enfant. Je rejoins Maria Montessori quand elle dit que l’enfant a besoin qu’on lui explique ce qu’il vit tous les jours, qu’on mette des mots aux choses, aux émotions, aux situations.

L’enfant de 3 ans ne sera pas  attiré autant par une chanson qui parle de l’économie et de la politique que d’une chanson qui lui parle des loups, des forêts, des animaux ou des fêtes de l’année comme Noël. Et ceci même s’il n’a jamais rencontré des loups de sa vie.

Le loup représente toutes les peurs qu’ils ont vers ces âges là (ça commence vers les deux ans). La forêt, les animaux, Noël, ce sont des choses qu’il adore. 

👍 Si en plus des paroles parlantes on ajoute un rythme entraînant. Cela va augmenter encore plus les chances pour que la nouvelle chanson soit accepté.

👍 Mais le top du top, est quelque chose auquel aucun enfant résiste. Beaucoup de parents ont horreur de ça.

Peut-être vous savez déjà où je veux en venir…

Que ce soit chanté par des enfants.

 

Woooohhh! Vous êtes encore là? Je ne vous ai pas perdu encore? Car l’article n’est pas fini et… j’aimerais bien que vous me donniez encore une petite opportunité pour que cela s’améliore…

En effet, en général ce type d’œuvres où les enfants chantent, n’est pas toujours agréable à écouter (pas toujours? non, mais, tu te moques de moi?!). Pourtant si, il y a des bons albums. Ouvrez vous à cette perspective!

👍 Enfin, pour que votre enfant aime le nouveau CD que vous lui proposez vous devez l’aimer aussi et il doit vous donner envie de chanter ses chansons avec lui.

Rien de mieux qu’une chanson qui nous rappelle des bons souvenirs. 

Même nous, on n’aime pas forcément une chanson par sa qualité, sinon par les moments qu’on a vécu avec elle et qu’on sera capable de revivre une et une autre fois grâce à celle-ci. (D’ailleurs on connaît bien cet astuce chez les publicitaires, les politiciens et les très bon show-mans)

Que la chanson commence!

Du coup, remplir toutes ces caractéristiques que j’ai nommé précédemment n’est pas forcément tache facile. 

Mais elle ne doivent pas toutes y être EN MEME TEMPS!

J’entends déjà des gros “OUF” de soulagement. 😉

Un artiste qui fait chanter les enfants, et qui a des rythmes entraînants, c’est Olivier Caillard. Peut-être vous le connaissez à travers les Petits Loups du Jazz. Il a enregistré un album avec les chansons de Jean Naty Boyer. Et je trouve ces chansons très chouettes pour les petits. Car je connais d’autres albums des Petits Loups, mais ils sont un peu durs pour les 3 ans. Celles-ci sont très abordables!

Nous avons aussi des enfants qui chantent juste avec des arrangements très sympas avec Bernard Davois. Et le plus top du top c’est qu’il reprend des comptines: succès extra garanti!

Un grand classique est Rémi. Il réveille carrément des passions chez les petits. Un peu moins apprécié des personnes qui aiment la justesse vraiment juste dans le chant… Mais peut-être vous ne faites pas parti de ces personnes là…

Il est aimé même des petits de 2 ans. Très utilisé en crèche et par les assistantes maternelles, car il inclue une gestuelle qui facilite énormément l’apprentissage des chansons. 

Ce sont également des comptines. Puis il y en a un tas d’albums… je vous met que trois… à vous de chercher les autres si vous devenez fan!

Pour finir, des comptines utilisés pour se relaxer. Cela peut s’avérer utile!

Voici deux propositions:

Par contre n’oubliez pas que les enfants adorent chanter avec vous, et passer des moments de qualité avec vous. Alors, ne vous étonnez pas s’il aime la musique que vous chantez et dansez à la maison. Ou celles qu’il a entendu dans un club de vacances où il a passé des bonnes vacances avec vous.

Nous depuis le dernier club de vacances qu’on a fait, on ne peut plus se séparer de “Catchou catchou” de l’Artiste (😱), “Tic tic tac” (Carrapicho), et “Live it up” la chanson du Mondial… Pour le bon… et pour le pire… 

A vous de jouer!

Je veux absolument que vous m’écriviez dans les commentaires les chansons que vous aimez chanter avec vos enfants de 3 ans. Comme ça on fera une playlist géante! Et on ne s’ennuiera jamais!! 

Le rêve non?

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes qui accélèrent russes.

Chanter les émotions 3/3

Il vous manquent des chansons sur la colère et la tristesse pour vos enfants? Chanter les émotions vous plaît?

Voici le dernier article de la série “chanter les émotions” et aussi le dernier article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”.

Après vous avoir dévoilé ma chanson sur la peur. Alors pour commencer, je vous propose comme promis, la chanson que j’ai composée sur la colère:

C’est une chanson très facile à réaliser, et les enfants en général adhèrent complètement. Il faut juste rajouter des gestes, et ne pas hésiter à se lâcher dans les cris!! Ça décharge bien 😉 

Ensuite, une chanson qui a bien fait pleurer mes enfants… comme quoi, elle est vraiment triste:

Accompagnée tout simplement avec xylophone, ce sont les accords de A (la) mineur et D (ré) majeur 9, puis le refrain F (fa) majeur et E (mi) mineur.

C’est la fin!!!!

 

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Je suis si heureuse!

J’ai fini mon défi!!!!

 

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Alors c’est la fiesta!

Cela n’a pas toujours été facile. Surtout qu’au début je m’étais fixé un article par jour, puis je me suis soulagé en espaçant à un par semaine…

Ce sujet me tenais vraiment à cœur, et j’ai appris énormément des choses. 

Avant tout, j’ai gagné en expérience. Je suis vraiment contente de l’avoir fait.

Le Bilan

Le travail sur les émotions est une profonde introspection. On ne peut pas apprendre aux enfants ce que l’on ne sait soit même. Alors il faut pour le bien être de tous qu’on apprenne à gérer les émotions. 

Mais pour les gérer nous devons d’abord les connaître. Les aborder comme si elles étaient des nouvelles connaissances. Les accueillir avec bienveillance, patience et compassion. Les comprendre et réaliser leur véritable essence.

Les émotions sont éphémères, mais elles peuvent endommager énormément si on ne prête pas attention.  Nous ne sommes pas nos émotions, et nous avons énormément du mal à voir ça. Du coup, on a tendance à voir nos enfants à travers ces émotions là.

Mais elles ne sont qu’une tempête qui passera…

Pour ma part, j’ai commencé ce voyage il y a longtemps, et j’en ai pour encore un petit bout de chemin. Mais j’adore la sagesse que j’en tire.

Surtout…

J’adore savoir que devenir une meilleure personne pour mes enfants et tous ceux qui m’entourent est une possibilité réelle. 

Je ne peux que vous inviter à parcourir cette aventure avec moi!

En musique biensûr 😉

Du bonheur, de la sagesse, et du rythme techno, car là, je fais la fête!!!!!

Chanter les émotions 2/3 (musique et peur)

Saviez-vous que mettre une musique pour accompagner une chose qui nous fait peur nous aide à la surmonter?

Je l’ai vérifié aujourd’hui même.

Dans l’appartemment juste au dessus de chez moi il y a des travaux. Et je ne sais pas ce qu’ils sont en train de rénover, mais on dirai que notre plafond va s’effondrer d’une minute à l’autre.

Ou alors, que de dinosaures sont venus vivre au dessus de chez nous…

Parfois, le bruit qu’il y a me rappelle aux pas de Jurassic Park

 

Du coup mon petit a peur…

Il ne me lâche pas d’une semelle… Alors que d’habitude il joue tout seul sans problèmes. 

C’est une peur animal qu’il ressent. 

Je le sais, car si je me laisse guider par mon instinct (mon cerveau reptilien comme on aime l’appeler), je le prends et je pars en courant.

Heureusement je sais ce que c’est. Ma partie rationnelle gagne la partie et j’essaye tout simplement d’expliquer à mon fils que tout va bien. Que de toutes façons je serai là pour le protéger.

Mais lui dire cela a, à peu près, le même effet que quand vous essayez de raisonner un chien qui entend des feux d’artifices ou des tonnerres: AUCUN.

 

Du coup j’ai eu une idée.

Je me suis souvenu que pendant mes périodes de peur irrationnel, ce qui m’aidait était de mettre une musique qui me rassure ou me fasse oublier la source de ma peur.

Cela a eu l’effet escompté.

Je vous ai proposé lors d’un article précédant, des chansons pour accompagner différentes émotions. Mais c’étaient des chansons trouvés par internet.

Aujourd’hui je vous propose une chanson composée par moi… 😱😉😊

Tout est expliqué dans la vidéo.

Dites moi ce que vous en pensez… Vos questions… et surtout: est-ce que ça a plu à vos enfants?

Si c’est le cas n’hésitez pas à partager et de vous abonner à ma chaîne. Je suis en train de préparer le 3ème article de cette volée avec des chansons originelles sur la colère et la tristesse. Et les chansons sortent avant l’article!

D’ailleurs nous sommes au 29ème article du défi “comment aborder les émotions à travers la musique”… la semaine prochaine ce sera le dernier!! Tenez-vous prêt pour la fiesta!!!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et un rythme cha cha cha.

Photo by Marcovdz

Les émotions qui explosent

Ecouter les jugements de notre tête nuit à la santé et nous mène à un arc-en-ciel d’émotions.

Jusque là je vous ai parlé des différentes émotions, en me dédiant à une en particulier dans chaque article.

Pour les trois derniers articles de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vais vous parler de toutes les émotions en général.

Car dans la journée nous en vivons plusieurs, et leur cause est souvent liée.

La frustration qui mène à la colère, la colère qui donne peur aux autres, et la tristesse qui en découle pour toute l’injustice ressenti de deux côtés.

Avez-vous déjà ressenti tout ça sous la pression de la famille?

Car la famille est bénéfique, on est tous d’accord. Il faut voir ses parents, ses beaux parents, tout le monde, nous sommes d’accord. Surtout si on a des enfants. La famille est le socle de notre histoire, elle est l’explication de pourquoi nous sommes comme nous sommes, pourquoi on explose quand on explose, pourquoi on mange ce que l’on mange, etc, etc…

Mais convenons sur quelque chose: voir la famille est un immense défi en soi, et une immense opportunité pour travailler avec soi-même. Et, j’avoue qu’on a pas toujours envie de vivre l’expérience…

Aujourd’hui j’ai fait l’expérience d’une pas très bonne gestion des émotions de ma part, et pas un très bon accompagnement des émotions de mes enfants.

Tellement de gens qui arrivent à s’abstraire du regard des autres, tellement de théories pour ne pas se laisser démonter par les croyances des autres.

Mais moi je n’arrive toujours pas.

Je ressens tellement fort le jugement des autres, leur attitude.

Je sais parfaitement que s’il y a quelque chose que les gène c’est de leur responsabilité et non pas de la mienne ou celles de mes enfants. Nous ne sommes absolument pas responsables du bonheur ou du malheur des autres.

Ok.

Mais…

Je n’ai pas été éduqué comme ça.

On m’a éduqué pour être empathique, totalement empathique et cela à mon détriment. Et malheureusement je suis en train de faire la même chose avec mes enfants.

Car être empathique oui il est nécessaire, mais pas à notre détriment.

Exemple: hier on attendait avec mes enfants que mes beaux parents passent à la caisse. Mes enfants se sont mis à jouer, à courir en faisant de ronds autour de moi. Ils ne faisaient du mal à personne, rien de méchant ou qui transgresse aucune règle. Ils s’amusaient uniquement dans un magasin. Il y avait aucun risque de que quelque chose se casse, ils ne criaient pas fort non plus. Juste ils rigolaient et ils couraient autour de moi, joyeusement.

Dans l’absolu il n’y avait aucune raison logique de les arrêter.

Aucune.

Mais j’ai senti le regard du beau père.

Alors je leur dis: plus doucement les enfants, faites plus doucement.

Mais ils ont continué. Normal: moi j’étais en train de donner une limite à laquelle je n’étais pas d’accord. Puis ils ne faisaient rien qui ne soit interdit à leurs yeux. Ils ne faisaient que s’amuser.

Mais le beau père leur dit: arrêtez maintenant de faire n’importe quoi.

Ils se sont arrêtés net.

Oui, car en plus ils ont peur de leur grand père… j’avoue que moi aussi… un peu.

Mais j’ai senti une énorme tristesse sur tout, car j’ai interdit à mes enfants un moment de bonheur pour satisfaire le malheur de quelqu’un d’autre. Et ça je ne veux pas continuer à le faire.

Aujourd’hui je devais partir de chez mes beaux parents.

Les émotions battaient à tout rompre:

– les enfants qui ne veulent pas vraiment que je parte

– moi je ne veux pas vraiment les laisser

Alors il y avait de la tristesse, de la colère et de la peur.

Tristesse de la séparation pour eux, à chaque séparation ils ont l’impression qu’on les abandonne, qu’on ne les aime pas.

Par contre mes enfants ne l’expriment pas en pleurant à chaudes larmes en me suppliant que je ne parte pas. Non.

Ils ne disent rien, comme dirait leur grand père.

Toutefois ils cassent des trucs, ils deviennent surexcités, ils disent non à tout, ils sont violents.

Moi aussi j’étais triste.

Triste de les laisser car c’est très difficile de travailler à la maison avec eux dans les parages, et pour l’instant je ne peux pas faire autrement. Puis quand je le pourrai (car je compte y arriver), ils seront certainement suffisamment grands pour faire la part des choses.

Ce qui m’emmène à la colère.

Eux ils passent à la colère quasiment sans passer par la case tristesse, mais c’est la tristesse qui la déclenche.

Moi je réagi avec colère face à leur comportement: je me sens complètement blessée par leur coup de pieds, par leur manière de me parler.

Après quelques tentatives de décharge, la première je ne l’ai pas réussi du tout. La deuxième oui.

Ce qui m’emmène à la peur.

Ma fille qui pleure car elle a eu peur de moi, mon fils qui a eu peur de moi et de son grand père qui ajouté une couche. Tout le monde en pleurs…

Je me suis excusée, bien sûr, je suis là pour les protéger non pas pour les effrayer. Pour continuer à avoir une relation de confiance la peur ne doit pas avoir lieu.

Généralement ils n’ont pas peur  quand j’explose, ils ont compris que je n’étais pas encore au point dans la décharge de l’émotion dans un lieu sûr… comme eux, et que j’apprend, comme eux.

Mais chez les grands parents ce n’est pas pareil. Et à quelques heures de mon départ encore moins.

Silence, maestro.

Quand une situation du genre arrive, la première chose que je fais est de trouver un lieu calme, isolé.

Alors, je respire profondément.

Je commence par me pardonner.

Oui.

Errare humanum est…

Culpabiliser à cause de ses erreurs ne sers pas à grand chose. Par contre, apprendre de ses erreurs ça nous emmène à un niveau supérieur dans l’école de la vie.

C’est une leçon que je veux apprendre à mes enfants, et à tous les enfants que je rencontre. 

Je t’aime malgré tes erreurs. Même si ceux-ci me blessent, même s’ils réveillent ma colère la plus puissante. Je t’aime.

Errare humanum est.

Place à la musique

Voici une chanson Québécoise qui illustre bien ce que vous expliquais!

Pour alléger la situation gênante d’avoir blessé quelqu’un ou l’avoir rendu triste car on lui a cassé quelque chose, nous pouvons toujours chanter. 

Ce n’est pas que cela résous le problème, mais c’est en acceptant les choses d’abord qu’on peut apprendre et agir autrement la prochaine fois.

Comme activité, nous pouvons prendre une feuille et noter toutes les choses dont on n’est pas fier d’avoir accompli. Ensuite nous pouvons lire la liste et dire ce qu’on a tiré comme leçon. Puis, pardonner, se pardonner, et chanter la chanson.

Qu’est ce que vous en dites? Etes vous prêts à pardonner et vous pardonner?

Dites le moi en commentaires! et n’hésitez pas à partager cet article avec ceux qui en auraient besoin.

Du bonheur, de la sagesse et un rythme flamenco.