Chanter les émotions 1/2

Saviez-vous que chanter aide à verbaliser ce que l’on ressent? Chanter les émotions peut aider les enfants à comprendre un peu mieux ce qui leur arrive.

C’est pour cela que dans ce 26ème article du défi “comment aborder les émotions à travers la musique” je vous ai concocté une compilation de chansons que vous pourriez chanter avec vos enfants.

Bien sûr, ce ne sont pas de chansons à chanter sous l’emprise de l’émotion… D’abord il faut l’apprendre, la comprendre. 

Je pense que c’est un excellent moyen pour parler de ce ressenti, de ce qui nous arrive tant physiquement comme mentalement. Évoquer les raisons, ce qu’on a envie de faire quand on est dans tel ou tel émotion. 

Quand les enfants ont moins de trois ans, ils n’ont pas ni le vocabulaire, ni la maturité pour comprendre. Leur cerveau reptilien est celui qui les guide. Le cerveau logique est en train de se construire. Du coup, chanter des chansons simples qui en parlent peuvent l’aider à comprendre le lien entre l’émotion et la cause, puis petit à petit aussi la conséquence. 

A partir de 4 ans le langage commence à s’acquérir et se maîtriser. Du coup la chanson va être de mieux en mieux comprise, elle pourra être de plus en plus complexe et exprimer ainsi ce que l’enfant ressent. 

Pour cette première parti, je vous ai sélectionné des chansons pour différentes âges. Parfois les paroles sont longues, et selon l’âge il ne faut pas hésiter à raccourcir à un couplé et un refrain. Les grands peuvent apprendre toute la chanson, l’analyser, trouver des exemples dans leur quotidien, et même trouver une chorégraphie.

Alors voici la liste:

Pour la colère

Pour moi cette chanson on peut la chanter avec des enfants qui ont jusqu’à 3 – 4 ans, pas plus. Bien sûr les bébés ne chanteront pas. A partir de 2 ans ils commenceront à chanter quelques mots. Mais avec la chorégraphie elle doit marcher d’enfer!

Cela n’est pas une chanson, même si lui ajouter de la musique peut être facile (peut-être je vous le chanterai une prochaine fois). Mais elle peut très bien marcher à partir de 4 -5 ans. Comme vous voyez il y a aussi une chorégraphie à apprendre.

La tristesse

Cette comptine toute simple est idéal pour les moins de 3 ans. Elle est courte et efficace. On peut expliquer à l’enfant que comme le lapin, nous pouvons être tristes quand on arrive pas à faire quelque chose. Mais quand on persévère la tristesse s’en va pour laisser place à la joie d’y arriver!

Celle-ci est pour les plus grands. Selon l’âge vous pouvez diviser la chanson ou l’apprendre en entier. Personnellement je chanterais un couplé et un refrain pour les PS et MS, deux couplés et refrain pour GS, toute la chanson pour les 6 -7 ans. Pour l’apprendre on peut commencer par aborder le sujet: “comment te sentirais-tu si tu perdais ton doudou?”, et les emmener petit à petit aux paroles de la chanson.

La peur

Chanson pour les moins de 3 ans alternative à “promenons nous dans le bois”. Les enfants de 2 ans par exemple ont tendance à jouer qu’ils ont peur du loup, cette chanson peut les amuser.

A apprendre aux enfants à partir de 4 ans, à condition de diviser la chanson, car un peu longue. Déjà à 5-6 ans ils peuvent l’apprendre en entier. Elle est facile à chorégraphier, et elle est très parlante aux enfants.

Le dégoût

Une autre chanson d’Alain Schneider super rigolote pour parler des choses dégoûtantes! Pour les enfants à partir de 4 si on simplifie la chanson, et on doit la décortiquer, car beaucoup de vocabulaire d’un coup! Même moi (en sachant que le français n’est pas ma langue maternelle, mais j’ai un petit niveau de français quand même) j’ai dû recourir au dictionnaire pour certains mots… 😂

Je n’ai pas trouvé évidemment de chanson du genre pour les petits… mais je pense qu’il n’y a pas besoin de parler du dégoût au moins de 3 ans. Ils découvrent le monde, rien ne les dégoûte encore…

La joie

Ici je vous laisse la liberté de trouver. Il y en a pour tout les goûts, les âges. Toutes les comptines de ronde, par exemple, sont un excellent exemple, même si les paroles, auxquelles on ne prête pas attention, ne sont pas toujours très… politiquement correctes…

Dites moi en commentaire les chansons qui vous viennent à l’esprit pour chaque émotion, ce sont les mêmes que je vous ai proposé? vous en avez d’autres?

La semaine prochaine je vous prépare une deuxième partie de chansons… originelles!!

D’ici là, je vous souhaite le bonheur, la sagesse et des rythmes bossa.

 

Ce n’est pas bien la joie dans la musique

Vos enfants sont TROP joyeux. Excités même. Ils faut les calmer.

Un peu comme cette chanson:

Il y a des jours comme ceux où nos enfants reviennent de chez Papy et Mamy, ou ils ont fêté un anniversaire avec plein de bonbons, ou alors ils savent qu’il y aura du monde qui va venir et qu’ils auront le droit à l’apéro.

L’APEROOOOOO!!!!

Wuuuuuuhuuuuuu!!!

Alors ça chante, ça crie, ça saute partout dans tous les sens. Les voisins d’en bas, d’en haut et même ceux d’à coté, pour ceux qui n’ont pas de maison, se demandent si la révolution est arrivée chez eux. Ou alors une bande de punk qui a décidé de faire la fête tôt… beaucoup trop tôt pour un punk… tellement tôt qu’on se doute que ce ne soit pas la bonne réponse…

La fête pour un punk c’est davantage ça:

Et vue notre condition, parfois on aimerait y être… 😨😅😂

Non, nos enfants c’est plutôt ça…

 

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Quand ils sont comme ça, nous avons la fâcheuse tendance…

mmm….

comment dire?

à être un peu casse fête…

“Calme toi! tu es trop excité!”, “NE CRIEZ PAS!!!”, “les enfants, vous avez le droit d’être contents, mais là c’est TROP”.

Trop?

La première fois que j’ai entendu des adultes dire ça aux enfants, j’ai été un peu surprise…

Voilà pourquoi je me suis dit que mon 25ème article du “défi comment aborder les émotions à travers la musique”, allait parler de la si redoutée joie.

Arrête ta joie, tu me fais mal aux oreilles

Oui, je suis sure que vous avez entendu cette phrase, bon, d’accord, pas comme ça, mais… presque…

D’ailleurs ils en parlent dans cet article, et vous aurez des astuces pour travailler avec ça dans cet article.

Quand je suis arrivée en France c’est la première chose que j’ai remarqué: le peu de tolérance aux expressions de joie. Je n’avais pas ressenti la même chose en tant que adolescente ou enfant dans mon pays (Uruguay, Amérique du Sud, ou si vraiment vous ne situez pas regardez ici).

J’avoue que nous avons énormément d’opportunités pour exprimer la joie, comme le Carnaval, les spectacles de rue, de murga, et même on peut chanter et danser spontanément dans la rue, et les gens vont accueillir l’événement plutôt joyeusement. C’est pareil pour la joie des enfants. Même qu’on rigole et on crie avec eux.

Nous n’avons pas de problème à applaudir les feux d’artifices, les atterrissages des avions, à sauter de joie quand on voit quelqu’un qu’on aime bien, et le prendre fort dans nos bras.

Il y en a qui cataloguent les latino-américains de grands enfants à cause de cela.

Oui, peut-être…

Du coup je vous pose la question: est-ce un mal?

Vivre la joie

OK, je ne vais pas vous demander de sauter et crier de joie la prochaine fois que votre enfant l’exprime en plein milieu d’un enterrement. N’ayez crainte.

Bien sûr, il y a des lieux où exprimer sa joie est un peu déplacé… (vraiment?)

Mais, on peut commencer à faire un exercice pour s’entraîner à être plus tolérant aux bruits et expressions de celle-ci.

Voyons comment s’aider du meilleur outil, à mon sens, pour ce faire: LET’S PLAY MUSIC!!!!

3 astuces pour connecter avec votre joie et celle de votre enfant

Première astuce:

Quelle est la chanson sur laquelle vous dansiez quoi qu’il se passe quand vous étiez dans un âge moins sérieux?

Mettez-là.

Allez-y, vous n’avez plus l’excuse que vous avez perdu le CD ou pire: la cassette, vous avez Spotify, Deezer ou Youtube maintenant.

Montez le son.

DANSEZ!!!!!!!!! et chantez, et profitez de ce moment de joie et de bons souvenirs en les partageant avec vos enfants.

Deuxième astuce:

Quelle est la chanson préférée de votre enfant? Celle qui le fait danser quoi qu’il se passe, qui le met en complète extase.

Mettez-la.

Montez le son.

Et répétez la même opération que pour l’astuce précédente.

Troisième astuce

Prenez vos habits les plus fous ou déguisez-vous (enfants aussi). Si vous le souhaitez vous pouvez même vous maquiller. Mettez beaucoup de couleurs, sortez de votre zone de confort.

Ensuite, vous pouvez prendre des articles sonores comme des tupper-ware, casseroles, flûtes à bec, appeaux, tambours, ou ce que vous avez de bruyant chez vous.

Si vous n’osez vraiment pas déranger les voisins allez dans un parc ou forêt, sinon, chez-vous.

Vous allez jouer sans retenue. Il y a des reticenses qui arrivent à votre tête?, jouez plus fort! C’est l’heure de guérir. Vous avez le droit d’exprimer votre joie. La joie est positive et emmène des choses positives. La joie est la santé, l’abondance, l’éveil spirituel, l’intelligence. Rien ne vaut d’être vécu si ce n’est pas avec joie.

Alors, SOYONS JOYEUX.

Dites-moi en commentaires les chansons qui vous donnent la joie et l’envie de danser, j’ai envie de danser avec vous!!!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et du rythme binaire.

5 manières de voir la peur à travers la musique

Clickez sur play pour écouter

Encore une soirée où votre enfant n’arrive pas à s’endormir? Les montres sont partout? Sa panique est incontrôlable? Il a peur?

C’était une journée fatigante. Le changement d’heure, le weekend hyper rempli, le printemps qui arrive avec toutes les allergies. Tout ça fatigue, il n’y a pas de doute.

Alors, l’heure du coucher est très attendu… par vous. Mais, visiblement, pas par vos enfants. 

“J’ai soif!”

“Encore une histoire!”

Etc.

Etc.

Enfin tout le monde est couché! Vous vous asseyez dans le canapé, et mettez quelque chose de léger à regarder à la télé. 

Vous respirez, vous commencez à vous détendre. Vous sentez chaque nœud formé sur vos épaules se défaire petit à petit. 

Oui! C’est bon, le silence, s’écouter soi-même. Enfin vous pouvez aller boire cette boisson que vous vous êtes servie il y a deux heures mais que vous n’avez pas encore réussi à boire. Vous déconnectez. Votre tête se vide.

Et là vous entendez un “MAMAN!!!!” (ou PAPA selon…)

“Oh non!” dit votre pensée.

Armé de courage vous allez voir ce que veut votre enfant.

La chambre est éclairée par la fine lumière verte de la veilleuse, alors vous mettez un certain temps à vous habituer à cette nouvelle lumière.

Vous vous approchez de votre enfant et…

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Il a peur de l’obscurité et de ce qui se cache derrière les rideaux.

C’est là que se présentent beaucoup d’options:

🙄 Vous lisez cet article et vous appliquez son exercice, mais cela risque d’être un peu bruyant et excitant avant de s’endormir…

😒 Vous vous mettez en colère, vous lui dites d’arrêter d’inventer des histoires pour ne pas dormir, que c’est l’heure, qu’il s’endorme et puis c’est tout! Puis vous retournez vers le canapé et culpabilisez car peut-être avait-il vraiment peur? et maintenant il est seul dans la chambre, en pensant qu’il ne peut pas compter sur vous car vous êtes en colère… Alors vous retournez, et essayez une autre option…

😖 Après avoir lu quelques livres ensemble sur comment gérer la peur, vous l’invitez à réaliser un des multiples exercices proposés: l’armure dorée de la licorne par exemple:

😨 Vous lui faites parler de sa peur, et l’exprimer à travers une courte histoire bruité, comme l’explique cet article.

Quelque chose marchera, sûr!

Puis le lendemain, pour reprendre courage essayez de vous donner de l’énergie avec la musique que cet article vous propose. Cela va vous détendre et la joie va apparaître pour que votre journée devienne magique.

C’est le 24ème article du défi!

Je ne voulais pas manquer de vous faire un résumé des articles sur la peur écrits pour ce défi de 30 articles en total. Du coup vous aurez plusieurs manières de voir la peur à travers la musique.

Comme utiliser la musique pour donner plus d’ambiance à vos histoires comme c’est décrit ici. Car la peur n’est pas une émotion toujours désagréable! Elle donne de l’adrénaline, et nous nous sentons vivants! 

De plus n’oublions pas qu’à la base la peur est là pour nous protéger! C’est grâce à elle que nous avons envie de fuir face à un danger. Donc, nous devons la visualiser comme une amie qui marche avec nous, et non pas comme une émotion qui nous bloque. Pour s’aider nous pouvons jouer les méchants: jouer la peur!

Ensuite vous pouvez l’utiliser pour vous inspirer vous et vos enfants dans des nouveaux jeux, comme c’est suggéré ici. Il n’y a pas que la tristesse qui marche! 😁

Alors? Qu’allez vous faire maintenant face à la peur?

Dites-moi tout dans les commentaires!!

Je vous souhaite le bonheur, la sagesse et du rythme saccadé.

 

 

 

4 astuces pour accompagner la tristesse en musique

Saviez-vous que selon des études écouter la musique triste a des effets bénéfiques sur le ressenti des gens?

Pour le 23ème article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vous ai fait un petit résumé de mes articles sur le sujet de la tristesse pour que vous puissiez vous y retrouver.

Tout au long de ce défi j’ai exploré différentes techniques que je connaissais de par ma culture générale ou que j’ai empruntées à mes recherches ou études psychologiques. Appliquées directement dans les situations de tristesse de ma famille, j’ai pu constater leur efficacité, pour la plupart, à condition que certaines conditions se remplissent.

Cette émotion m’a spécialement fait travailler, car bien si la colère n’est pas acceptée par la société en général car agressive, et par les conséquences destructives qu’elle peut avoir, la tristesse n’est pas non plus la plus aimée des émotions.

Combien de fois avez-vous entendu l’ordre d’arrêter de pleurer? On vous a déjà dit: “ce n’est rien, arrête de te plaindre, c’est déjà passé?”

Cela montre à quel point cette émotion, acceptée à son tout début, n’est plus supportée si ça dure longtemps.

Pourtant, ça dure longtemps.

Je me suis retrouvé à dire les mêmes choses à mes enfants, même si je travaille énormément pour les dire le moins possible, jusqu’à ce que ça disparaisse de mon vocabulaire. Et quand je leur dis ces fameuses phrases je me demande quelle blessure réveille en moi l’impossibilité d’accepter cette émotion chez eux.

Bien sûr, cela m’évoque plein de choses. Je ne vais pas vous écrire un topo psychologique autobiographique, car sinon nous sommes jusqu’à demain, et vous allez vous endormir avant…

 

Avant tout cela m’évoque la passivité, la victimisation et la culpabilité

Etre triste suite au décès de quelqu’un est très normal. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais cette tristesse ne doit pas dépasser le mois… voyons, un mois est largement suffisant pour dépasser un décès, non?

Non?!

Etre triste suite à une séparation chez l’adulte est normal aussi. Mais bon, on l’a cherché, alors, allez, on vous donne quinze jours.

La peine d’un enfant suite à une séparation, si c’est une courte elle doit durer, allez, cinq minutes. Si c’est l’abandon de nos parents dont on parle, bon, ok, trois – quatre mois? 

Passé ce temps accepté d’amertume, les gens qui nous entourent ne soutiennent plus la possibilité qu’on ressente encore de la douleur…

Encore?

“Non, mais, voyons, tu en pleures encore?

Vas-y! Sors! Penses à autre chose! La vie continue, quoi!”

Avez-vous déjà entendu ces phrases?

Technique 1

C’est là que le débat technique européenne versus technique brésilienne a lieu pour la gestion de cette émotion qui dure, j’en parle davantage dans cet article.

Puis, c’est là que le conflit à l’intérieur de nous mêmes commence: “ce n’est pas normal, je suis encore déprimé, et si je suis dépressif-ve? Devrais-je aller voir quelqu’un? Je me sens seul-e. Personne ne me comprend.”

Oui!! tout le monde vous comprend, bon sang!! Juste, personne ne veut l’avouer!!!

Ce n’est pas que cela vous exempte d’aller voir un professionnel pour vous aider à gérer la tristesse, tout le contraire, allez-y! Faites vous du bien!!

Par contre, ne culpabilisez pas pour l’expérimenter.

Souvent, quand on dépasse la durée du ressenti de la douleur acceptée par la société on pense que nous sommes en dépression. Celle-ci n’a rien à avoir avec la tristesse, même si elle pourrait-être la cause. La dépression est un état d’apathie totale! On se lève le matin par réflexe, on sort travailler, on cuisine, on nettoie car ce doit être accompli. Mais il n’y a absolument pas de motivation. Tout est fade, il n’y a pas de sens. Souvent accompagné d’insomnies, car trop de passivité dans la journée, et la tête qui n’arrête pas de tourner, de se tourmenter.

Alors qu’avoir du chagrin ne nous enlève pas l’impression d’être vivants. Tout le contraire! On se sent très vivants.

Technique 2: Se connecter avec soi, se connecter avec ses enfants

Parfois pour se sortir de la tristesse, ou aider les enfants à s’en sortir, il faut juste se connecter avec soi ou les autres. En finir avec ce mur qui nous soi-disant protège de cette chose, et affronter l’émotion telle qu’elle est.

La tristesse est une énorme opportunité pour guérir de blessures. Elle est là pour ça. Si on la refoule, la blessure se transformera en cicatrice mal fermée, et sera beaucoup plus dure à soigner… sans parler qu’il restera toujours une trace. C’est pour ça que je vous ai parlé des techniques de connexion à travers la musique dans cet article.

Technique 3:

Parfois nous pouvons l’utiliser pour créer de belles choses! Lisez cet article, il est écrit grâce à la musique triste!! Si vous voulez savoir plus sur l’inspiration à travers l’écoute de la musique triste, vous pouvez aller voir cet article de Courrier International, super intéressant.

Technique 4: J’ai rendez-vous… avec moi-même

Ensuite vous pouvez aller plus profondément dans la connexion avec vous même. Car parfois nous avons un trop plein. Vous trouver un espace uniquement pour vous, et l’utiliser quand vous avez le blues. Je vous raconte une super technique que je réalisais quand j’étais ado dans cet article.

J’espère que ce résumé vous a servi pour aborder l’effondrement à la maison, ou même dans votre classe! Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager avec ceux qui pourraient trouver ça utile.

Commentez comment la musique vous aide à surmonter les moments d’obscurité, quelles sont vos chansons tristes préférées, et quelles sont celles de vos enfants!

En attendant le prochain article, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!!

 

 

 

L’histoire d’Ella

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les femmes qui font l’histoire” du blog Prince.sse si je veux. Découvrez d’autres histoires inspirantes sur www.princessesijeveux.com

En 2013 les femmes musiciennes sont présentes, selon le magazine Rolling Stone, dans 30% des meilleurs albums de l’année. Pour le magazine Hip Hop DX seulement un 5%.

Quand Juliana, du blog Prince.sse si je veux, a organisé l’évènement interblogeur sous “le sujet des femmes qui font l’Histoire, je me suis dit, génial! Je vais parler de Ella, ou de Marie Jaell, ou peut-être de Marie Louise Aucher.

Très enthousiaste je vais sur internet, et par curiosité je tape sur mon moteur de recherches “les femmes dans l’Histoire de la musique”. Et là…

Et là…

J’ai pris un gros coup.

Où sont les femmes?

Certes, quand j’ai étudié la musique, je m’étais déjà rendu compte qu’il y avait beaucoup d’hommes dans le milieu. Mais je n’y ai pas prêté trop d’attention, jusqu’à ce qu’un jour, ma mère, venant me voir dans l’une des écoles de musique où j’ai étudiais, me dise: “c’est un monde très masculin! il n’y a pas beaucoup de filles!”.

C’est là que j’ai regardé autour de moi et, en effet, il y avait surtout des hommes…

Mais, à l’époque j’avais d’autres choses à penser: mes examens, finir de payer mes études, etc… Je n’ai pas trop mis d’énergie dessus.

C’est au moment de faire mes recherches pour écrire cet article que tout d’un coup j’ai réalisé à quel point nous sommes loin de l’égalité… de participation du moins.

Fou, non?

Pourtant, en tant que professeur de musique, je ne vois pas une disparité si importante entre mes élèves.

J’avoue que quand je donne de cours de chant, la plupart sont des filles, mais quand c’est un cours plus général comme l’Eveil Musical ou la Formation Musicale, il y a à peu près la même quantité des deux genres, avec une légère majorité de garçons.

Je ne sais pas ce qui se passe à l’heure de devenir musicien professionnel, mais voyons ça de plus près, à travers la biographie d’une de mes musiciennes préférées: Ella Fitzgerald.

Ella Fitzgerald

Ella Fitzgerald

Une de plus célèbres chanteuses de jazz; elle a enregistré plus de 200 albums, gagné 14 Grammy Awards, 60 ans de carrière.

Elle est très connue par son scat et improvisation vocale. Très impressionnante au niveau technique, drôle, émouvante, elle était admirée de son vivant et encore aujourd’hui.

Toutes les biographies que je trouve à son sujet, en français et en anglais, mettent  l’accent sur son surnom de “First lady of song”. Mais elle était considérée comme une musicienne à part entière.

Née à Newport News, le 25 Avril 1917 elle a vu ses parents se séparer quelques mois après sa naissance. En effet, William, son père, les a quittées. Suite à ça elles ont déménagé à Yonkers, New York, où Tempie (sa mère) a connu son petit ami Joseph da Silva. Ella a eu une demi sœur appelée Frances en 1923.

La famille était humble, les deux parents travaillaient dans plusieurs endroits, et Ella a contribué financièrement en réalisant des petits boulots.

Aimant la danse et la musique, et ayant beaucoup d’amis, elle allait souvent avec eux à Harlem pour voir des pièces au Théâtre Apollo.

Puis en 1937 sa mère décède à la suite d’un accident de voiture.

Ce fut un moment très dur pour Ella.

Cry me a river

Elle a vécu très peu de temps chez son beau père puis elle a été prise en charge par sa tante Virginia. Après son beau père meurt d’un arrêt cardiaque, et Frances rejoint Ella et leur tante.

Ella a commencé à avoir de très mauvaises notes à l’école, puis a séché les cours. Après avoir eu des problèmes avec la Police on l’a envoyé dans une école de correction. Dans cette école elle a souffert de violences de la part des adultes qui la gardaient, lui rendant la vie encore plus difficile.

C’est ainsi qu’elle décide de s’enfuir quand elle a 15 ans, et se retrouve seule, sans un sou, dans la rue, en pleine crise économique (la Grande Dépression du 29).

Got that swing

Un beau jour le nom d’Ella est tiré, pour participer à un concours au Théâtre Apollo.

La jeune-fille prépare un spectacle de danse. Une fois arrivée, elle découvre les Edward Sisters, et elle se dit qu’il y aura de nombreuses danseuses très douées. Du coup, elle pense ne pas avoir sa chance et change d’idée à la dernière minute.

Quand elle arrive sur scène, c’est la panique totale.

Que va t-elle va faire?

Elle s’approche du groupe de musique et demande qu’ils jouent “Judy” de Hoagy Carmichael, bien connu par elle car sa mère adorait la version de Connee Boswell. 

Tout le monde se tait.

A la fin de la chanson on lui demande tellement “encore” qu’elle doit enchaîner sur une autre chanson!

Lors de ce concours il y a le saxophoniste Benny Carter qui esst très impressionné par sa prestation. Depuis ce jour là il la présente à toutes les personnes qui pourraient booster sa carrière, et devient un très bon ami de la vie.

C’est le début de plusieurs participations à des “talent shows” et des réussites. Un jour de Janvier de 1935 elle gagne, lors d’un de ces concours, l’opportunité de jouer avec le Tiny Bradshaw band, et elle rencontre pour la première fois Chick Webb. Celui-ci, après l’avoir testée sur scène, l’embauche dans son groupe.

A-tisket, a-tasket

Avec l’évolution du jazz, et l’essor du Be-bop, Ella commence a expérimenter avec sa voix et invente le scat, qu’elle améliore tout au long de sa carrière.

Le scat est une manière de vocaliser des phrasés mélodiques, pour les faire sonner comme un instrument à vent. Il consiste à chanter des onomatopées.

D’ailleurs vous pouvez essayer avec vos enfants, en prenant n’importe quelle mélodie, et essayant d’imiter la trompette, le sax, le piano, etc. Quelles onomatopées mettriez-vous?

En parlant d’enfants, Ella est devenue vraiment très connue quand elle a enregistré la chanson pour enfants A-tisket, a-tasket. L’album s’est vendu 1 million de fois!

Ensuite, quand Chick Webb décède, Ella décide tout doucement d’avoir une carrière solo.

Elle travaille tout de même avec de nombreux musiciens très connus comme Louis Armstrong, Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Cole Porter, Gerswhings, etc, sous l’aile du manager Norman Granz, qui était aussi le manager de Ray Brown, le mari d’Ella.

Elle participe a de nombreux shows télévisés, enregistre énormément d’albums, et fait des tournées internationales. Du coup l’agenda d’Ella est complètement rempli, et son mariage en pâtît. Ella et Ray divorcent en 1952.

Quand la fille aux diamonds rencontre Ella

Admirée par plusieurs stars, elle a bénéficié de l’aide de l’une d’elles.

La star des stars: Marilyn Monroe.

Fan de Fitzgerald, Marilyn décide d’appeler le gérant de la boîte de nuit Mocambo et lui dit de booker Ella Fitzgerald immédiatement, et en échange elle viendra à la table la plus proche de la scène tous les soirs où Ella se produira. Elle lui rappelle que la presse serait sûrement très présente.

Le manager de Mocambo accepte, Marilyn respecte sa promesse, et la boîte  devient la plus connue, et Ella ne jouera plus jamais dans des petites salles.

Ella Fitzgerald dit avoir une dette envers Marilyn!

Suite à des problèmes de santé, notamment ses diabètes, Ella subit plusieurs chirurgies. Son dernier concert se joue en 1991 à New York dans le renommé Carnegie Hall.

Ensuite son seul désir est de: “sentir l’odeur de l’air, écouter les oiseaux et entendre le rire d’Alice (sa petite fille)”.

Le 15 Juin en 1996, Ella meurt dans sa demeure à Beverly Hills.

Comment raconter son histoire aux enfants?

Pas toujours très facile d’aborder l’histoire d’une telle personnalité avec les petits!

Mais ce que l’on peut faire est tout simplement leur faire découvrir sa musique, tester son scat.

Constater combien c’est dur à reproduire, mais, avec l’entraînement on y arrive!

Comment avez vous connu Ella? Avez-vous d’autres musiciennes que vous admirez? Partagez vos réponses dans les commentaires, et n’hésitez pas à faire circuler si l’article vous a plu!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!