Comment gérer les émotions à travers la musique: J2 la colère

Voici le deuxième jour de mon défi!

Celui-ci durera 30 jours, et abordera une émotion par semaine.

Hier je vous parlais de la définition officielle de la colère, et de mon expérience en tant qu’adolescente avec cette émotion. Vous pouvez voir cet article ici.

Je vous expliquais que lors de situations que je trouvais injustes, et que je me mettais en colère, j’aimais bien écouter une musique qui réponde à cette colère. Dans mon cas c’étaient Marylin Manson ou Rage Against The Machine, entre autres. Et je me demandais si, avec les enfants, cette technique marcherait. Du coup, je me suis donné 24 heures pour tester!

Colère jour 2

Jusqu’à 13h20 aujourd’hui, j’ai cru que j’allais vous parler uniquement de ma colère, car aucun de mes enfants n’avait éprouvé cette émotion…

Je me disais, bon, ce n’est pas grave, le but n’est pas que mes enfants ressentent la ire à tout va.

Du coup, comme en ce qui me concerne, je l’avais vécu à plusieurs reprises, et bah, j’ai appliqué la technique sur moi-même! Juste pour voir.

Il est vrai que si la neuroscience a prouvé que la musique était un très bon moyen de développement du cerveau, il y a ce vieux mythe comme quoi le rock rend agressif. Dans les faits, après avoir fait une petite recherche , je trouve aujourd’hui dans un article de France Culture cette phrase:

c’est la musique que l’on aime qui améliorera nos facultés cognitives, parce qu’elle nous procure du plaisir, explique Isabelle Peretz, chercheuse québécoise en neurosciences, dans son livre Apprendre la musique, nouvelles des neurosciences.

Mais encore hier je croyais au mythe des mauvais résultats du rock sur les petits cerveaux, et je ne faisais pas écouter ce genre de musique à mes enfants. Je privilégie le jazz, le classique ou la musique pour enfants: traditionnelle française, du monde et des créations nouvelles. Mais bon, j’étais furieuse, et il fallait que je décharge. De plus, il me fallait une excuse pour mener mon expérience, vu que mes enfants ne se mettaient toujours pas en colère. Puis, y en avait assez de toujours faire attention aux petits cerveaux de nos enfants, alors c’était parti pour un tour de Marylin!!

Résultat de l’expérience 1

Oh! que cela fait du bien! De la décharge totale: danse, chant, mouvements saccadés, le soulagement total.

Mon enfant, le plus jeune, a décidé de me rejoindre assez vite. Il adore danser avec moi en général. D’ailleurs on dit que les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans sont dans les mêmes états émotionnels que les mamans, par conséquence, cela était un soulagement également pour lui.

La grande a continué son activité lecture comme si de rien n’était. Cela ne l’a pas perturbé, ni en bien, ni en mal. Elle s’en fichait complètement.

Conclusion, je me suis dit que franchement je ne mettais pas assez la musique que j’aime. Que je ne me donnais pas assez de liberté en général, et pourtant… Les enfants reçoivent très bien ce qui nous fait du bien, au pire, ils sont trop concentrés dans leur monde pour nous prêter attention. Et nous les adultes nous avons besoin de profiter, de nous lâcher, de nous sentir libres. Alors, je répèterai souvent l’expérience.

Bien.

Mais tout n’est pas fini!

Je vous disais bien au début que mes enfants n’ont pas goûté la colère jusqu’à aujourd’hui 13h20.

Résultat de l’expérience 2

A 13h20 était l’heure d’aller se coucher. Ma fille n’aime pas trop ça, entre autres parce que je sépare mes deux enfants pour qu’ils ne se réveillent pas mutuellement… pourtant, elle n’aime pas dormir toute seule.

Croyez-moi, je la comprends, je valide ses sentiments et angoisses. Mais, comprenez-moi, quand ils dorment bien la sieste tout les deux, ils sont de bonne humeur, alors que quand ils se font réveiller… MAMA MIA!!

C’est pour ma santé mentale et la leur que je le fais!

Bref.

En tout cas, ma fille n’était pas contente, et comme elle était fatiguée, elle s’est mise en colère. Génial!! (ce n’est pas vrai, ce n’était pas génial du tout, mais enfin…) Je vais pouvoir mener à bien ma quête!!!

Une fois au lit, sous les menaces de coups de pieds de la part de ma fille, j’ai décidé de lui mettre de la musique qui pourrait l’aider à se défouler. Je lui ai mis Argippo, RV 697/Act 1 d’Orlando Furioso de Vivaldi interprété par Cecilia Bartoli. Les premières secondes s’écoulèrent sans réaction. Mais ensuite, la magie a opéré. Ma fille s’est mis a donner des coups de pieds au lit, elle a crié dans le coussin (comme je le lui répété moultes fois dans le passé), et tout ça d’une manière fluide. Je n’avais besoin de rien dire. J’observais juste, et constatais à quel point elle se soulageait. Puis, sa colère est passé, elle était souriante, et prête à dormir sa sieste. Magistral. A recommencer!

Cela marchera-t-il à chaque fois, je ne le sais pas. Je pense qu’il vaut le coup que j’essaye toute la semaine pour voir. Vous serez au courant des résultats!

Voilà tout pour la deuxième journée de mon défi de 30 jours!

N’oubliez pas de liker et commenter la vidéo!

Comment gérer les émotions à travers la musique: J1 la colère

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Bonjour! Je suis Eirene, chanteuse, auteur compositeur et professeur de musique, et notamment d’éveil musical. Je viens de créer un projet qui s’appelle Petit Doremi, même nom que le personnage que j’ai créé pour animer mes ateliers d’éveil musical. J’ai commencé cet aventure car j’aimerais  vraiment que la musique soit accessible à tous les enfants. Je pense que c’est un excellent moyen de communication et de connexion entre adultes et enfants. Les neurosciences ont prouvé son efficacité lors du développement de l’intelligence émotionnelle, la motricité, la créativité, et la connexion entre les hémisphères droit et gauche.

Du coup, je voudrais commencer l’année en lançant mon projet à travers un défi: chercher et dévoiler comment aborder les émotions de nos enfants et de nous mêmes à travers la musique, en réalisant 1 article par jour pendant 30 jours, traitant un sentiment par semaine.

Je vais débuter avec l’émotion la plus à la mode en ce moment: la colère.

Pourquoi la colère?

En ce que me concerne, j’ai deux enfants: une fille de 4 ans et un garçon de 2 ans, et la colère c’est quelque chose que je vis à travers eux, mais aussi à travers moi-même, tout les jours. Si vous êtes parents de petits ou professionnels de petite enfance ou maternelle, vous voyez bien de quoi je parle, n’est-ce pas? Pour moi la colère est assez dévastatrice, et non pas par le sentiment en lui même, si non par le control qu’elle peut prendre sur nous, et du coup ressentir une haine qui a envie que de vengeance. Alors, la quête de comment faire pour gérer le mieux cette émotion sans faire du mal à l’autre est vraiment très important chez moi. Car j’aimerai le plus grand respect et bienveillance au sein de ma famille!

Ensuite, la conjoncture actuelle: la colère est par tout, dans les différentes manifestations en France, dans les réseaux sociaux, à la télé, dans les journaux. Et si tout ça ce n’était qu’une mauvaise gestion de cette émotion qui a été pendant si longtemps réprimée? Et si l’éveil musical dans les crèches, chez les assistantes maternelles et dans les écoles maternelles donnait des outils de gestion des émotions pour les générations futures? Est-ce que cela permettrait ces générations de construire un monde plus serein?

Sans prétendre changer le monde avec ce défi, je suis quand même très curiose de trouver plusieurs outils qui pourraient servir à ma famille, et à vous, qui regardez ce défi!

Allons-y!

Pour ce premier jour de défi, j’ai décidé de démarrer par la définition: qu’est ce que c’est la colère?

La suite dans la vidéo

Mon enfant ne veut plus faire de la musique

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Comment réagir face à cette situation? Pourtant quand vous l’aviez inscrit au cours de musique il était super motivé! Est-ce que le problème vient du professeur? Ou alors, est-ce que mon enfant n’est pas fait pour la musique? Pourquoi mon enfant ne veut plus faire de la musique?

J’avoue que ce sujet est assez délicat, mais c’est une question que l’on me pose très régulièrement.

Quand on expose le problème au professeur, on touche à sa confiance en lui. Les musiciens étant souvent très sensibles (d’ailleurs c’est en général pour cela qu’ils font de la musique) les critiques les touchent énormément. Et le fait qu’un parent lui dise que son enfant n’aime pas venir au cours de musique, le professeur le prend comme une critique. Du coup, les réactions sont diverses: il est offensé par conséquence il met en cause votre enfant, ou alors il pense qu’il a raté son enseignement et il se remet en question et finit par s’excuser. Bref. Dur d’avoir un avis objectif de sa part.

Je le sais, car, je suis une prof…

A chaque fois que l’on me met face à cette problématique je suis très très gênée… Je me dis que je ne suis pas une bonne prof et que je devrais changer de métier.

Enfin, vous voyez le genre.

Pour répondre donc à la question du pourquoi votre enfant ne s’intéresse plus à la musique, la première chose que je voudrais mettre en avant est la suivante: chaque cas est unique, et je ne peux absolument pas tout savoir. Donc, je vais répondre à cette question avec des généralités, et que des généralités. Ceci sera bien évidemment un inconvénient, mais, cela pourrait peut-être vous donner des pistes à creuser pour votre enfant.

Le prof ne lui convient pas

Oui, ça arrive. Tout le monde ne peut pas nous convenir, pour les enfants c’est pareil. Si l’enfant est super timide et le prof a une personnalité trop forte, parfois ça ne colle pas, car l’enfant n’a pas sa place, et cela le frustre. Cela ne veut absolument pas dire que le prof est nul. Non! Juste il y a incompatibilité de personnalités.

Dans la musique c’est très important que tous aient leur place. Le prof et l’élève. Car les deux ont besoin de s’exprimer. Et même si le prof est là pour être à l’écoute de l’élève, il ne pourra pas faire abstraction de ce qu’il est. Cela le frustrerait aussi, et du coup il ne donnerait pas un enseignement de qualité. Il est important, donc, de déterminer ça très objectivement.

Pour cela personne de mieux placé que vous! Vous, en tant que parent, avez la distance de voir et étudier de manière la plus objective, si le problème vient de là. Si vous trouvez que c’est le cas, et bien, remerciez gentiment le prof et changez-le.

L’instrument ne lui convient pas

Vous aurez vraiment aimé qu’il joue du violon. Il vous a dit timidement qu’il préférerait jouer du piano, mais, vous avez insisté. Il a choisi le violon.

Erreur fatale.

Apprendre à jouer d’un instrument demande de la discipline, de la régularité, de la volonté. Cela ne va pas marcher si l’instrument qu’a choisi votre enfant ne le passionne pas. C’est voué à l’échec.

Conclusion: choisir un mauvais instrument mène l’enfant à abandonner la musique.

La méthode ne lui convient pas

Oui. Il y a différentes méthodes d’apprentissage de la musique.

La méthode classique de conservatoire.

La méthode américaine des écoles de jazz.

Puis les pédagogies actives comme Martenot, Willems, Dalcroze, Kodaly, etc. Et elles ont toutes des avantages, et des désavantages.

Je ne vais pas parler de tous ces méthodes dans cet article, sinon je me lance sur un bouquin, et franchement, je n’en ai pas l’intention. Du moins, pour l’instant.

Ce que je peux vous dire c’est à quel genre d’enfant correspond chaque pédagogie. Bien sûr cela reste très subjectif. Ce n’est que mon opinion.

  • Dans les conservatoires classiques on va chercher des élèves sérieux. Ceux qui écrivent avec une écriture très claire à l’école, qui n’ont aucun problème de discipline, qui sont ce qu’on appelle intellectuels. Moi je les appelle cérébraux. Qui sont dans l’analyse, la conceptualisation et aiment les choses très structurées.
  • Les écoles de jazz vont chercher des élèves curieux. Qui aiment le son, la recherche, l’expérimentation. Ce n’est pas très grave s’ils sont bavards, mais, il faut qu’ils travaillent. Il faut quand même de la discipline.
  • Les écoles utilisant les pédagogies actives vont chercher des enfants libres. Elles se basent sur une philosophie de respect du rythme de l’enfant, de ses émotions, et jouent avec ça. Elles utilisent les différents moyens qu’a l’enfant pour apprendre.

Ce qu’ont en commun ces différentes méthodes c’est qu’il faut que l’élève soit passionné par la musique et qu’il accepte de travailler son instrument tous les jours.

Par contre si vous me demandez par rapport aux résultats. Je ne peux pas vous dire qu’il y a une méthode qui réussisse mieux que l’autre. CELA DÉPEND ENTIÈREMENT DE L’ENFANT.

C’est juste que la mauvaise méthode conduit l’enfant à ne plus vouloir faire de la musique.

Il n’est pas fait pour la musique

pfff… je vous préviens dès maintenant, je ne pourrai pas tenir un paragraphe avec ce titre. Je n’y crois pas. Ceci est pour moi inconcevable. Désolée. C’est ce que je pense.

Il y a des gens qui, paraît-il, ne supportent pas la musique. Pour moi, très sincèrement, il faut qu’ils se rendent à une séance ou deux de musicothérapie. Il y a forcément quelque chose qui ne va pas…

En tous cas, les enfants sont tous attirés par la musique naturellement. Néanmoins, ils sont moins « friands » par la régularité et la discipline. Surtout quand elle est exigée. Et il y a aussi des âges critiques: les 7 – 9 ans, les 14-15 ans. Ce sont des âges où les enfants remettent en question pas mal de choses, et selon, comment est venue l’envie de jouer de la musique cela va influencer l’abandon ou non de la pratique.

J’espère vous avoir éclairé un tout petit peu sur le sujet. Maintenant il ne me reste plus qu’à recevoir les critiques de mes collègues…

Alors s’il vous plaît, si vous avez quelque chose de sympa à dire, faite-le… ci-dessous aux commentaires, où dans notre groupe Facebook, cela va me faire du bien…

Aborder les instruments: les cordes (suite 2)

 

Ceci est la suite de l’article “aborder les instruments: les percussions”, que vous pouvez lire ici.

Comment était le voyage dans le monde des percussions? Cela a-t-il plu aux enfants? Prêts pour aller dans le monde des cordes?

Cette famille est, elle aussi, très variée en formes et couleurs. Mais aussi en manière de jouer. D’ailleurs il existe de sous familles: les instruments à cordes pincées, à cordes frottées, et les frappées.

Et oui! encore une famille composée!

“Que c’est compliqué!” vous allez me dire…

Mais attendez!

Ne vous inquiétez pas!

Cette famille est très connue. Vous allez reconnaître la plupart de ses intégrants.

Alors venez, ne soyez pas timides, nous allons entrer dans le monde des stars!

 

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Les cordes pincées

Pourquoi elles s’appellent ainsi? Car on doit pincer les cordes pour qu’elles sonnent. On peut les pincer une à une, ou plusieurs en même temps.

Nous avons des instruments à cordes pincées qu’on peut porter, grâce à leur taille moyenne ou petite, comme la guitare classique, la guitare folk, le ukulélé, la cithare, le luth, le banjo, etc. Selon leur confection et la matière utilisée, nous allons distinguer un timbre ou un autre. Je pense que vous êtes d’accord avec moi que le son d’une guitare classique n’a rien à voir avec le banjo.

En effet, le corps de la guitare, ainsi que le ukulélé et le luth par exemple, sont faits en bois. Pour écouter la guitare classique c’est ici, la folk ici, le ukulélé ici et le luth ici et sa version chinoise ici. Le banjo, lui, est fait en bois ou en métal, mais la partie de devant, là où on a les cordes, est faite d’une membrane, qui va donner un son très particulier. Ecoutez ici!

Ensuite nous avons la harpe. Ah! la belle harpe! L’instrument des anges et des êtres purs! Enfin, c’est ce que nous évoque cet instrument, mais parfois ça donne ça. Il y a différentes sortes: la celtique (celle utilisée par le métalleux par exemple), la diatonique et autres comme la chromatique, la mexicaine, la éolienne, etc. La diatonique est grande, avec deux rangées de cordes, qui sont pour la plupart en boyau, sauf les deux plus graves qui sont en métal, et les aiguës en nylon. Les cordes sont asymétriques, leur taille varie selon la note qu’elle produisent.  La diatonique a des pédales qui permettent de faire les dièses et les bémols (les touches noires du piano!).

 

Les cordes frottées

Comme le nom l’indique, ce sont des instruments dont on doit frotter les cordes pour que celles-ci sonnent.

En réalité ce n’est pas tout à fait vrai.

On pourrait aussi pincer les cordes de ces artefacts, mais, ça n’a pas du tout la même intensité, ni le même son.  Ce sont des instruments qu’on va utiliser pour jouer des mélodies, alors que les cordes pincées sont aussi utilisés pour jouer l’harmonie (des accords, jouer plusieurs notes en même temps).

Cette famille est composée de quatre membres. Ils sont majestueux, ils sont beaux, ils sont en bois et on adore les entendre jouer ensemble. Même si ce n’est pas toujours le cas… je vous montrerai plus tard…

Voici le quatuor des cordes!

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Le violon: Le plus petit, et le plus aigüe du quatuor. On le joue donc avec un archet, tout comme les autres composants de la famille. Il a quatre cordes. Pour jouer on le met sur l’épaule, et on le tient avec le menton. Ecoutez! Non, je plaisante, écoutez ici! Il semble simple, mais c’est un instrument assez difficile à jouer, si vous ne me croyez pas, je vous invite à passer voir un cours de débutant… même de deuxième année… Nous pouvons l’entendre dans les orchestres classiques, mais il est très utilisé dans le jazz manouche où vous le verrez avec ses copains contrebasse et guitare, et maintenant dans la chanson.

Le alto: c’est un violon qui joue dans une tessiture plus grave. Il ressemble au violon. On peut l’apercevoir dans les orchestres ou lors des quatuor classiques.

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Le violoncelle: est un instrument beaucoup plus gros, il est plus grand qu’une guitare. On en joue assis. Comme les autres, il a quatre cordes, et on joue avec un archet.  Comme vous pourrez l’entendre ici, il a un son beaucoup plus grave également.

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La contrebasse: le plus gros des quatre, se joue debout et fait les sons graves. Cet instrument se joue à l’archet dans les orchestres classiques, mais il a décidé de tester d’autres sonorités. Alors il est allé voir dans le jazz et la chanson française, pour se faire pincer les cordes, et ça a donné quelque chose comme ça.

Les cordes frappées

L’un d’eux est très connu, et vu sa popularité, je vais jouer aux devinettes.

Pour commencer, si on ne regarde pas bien, on ne pense pas qu’il s’agit d’un instrument à cordes. C’est le plus grand des instruments à corde et il a en commun avec les instruments à vent des touches, même si elle ne sont pas les mêmes. Il en existe des droits et à queue. Ses touches sont noires et blanches. C’est bon? Vous avez deviné?

Le piano!

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C’est un instrument à cordes frappées car les touches du piano viennent frapper les cordes pour les faire sonner. C’est un système qu’on peut voir très clairement quand on ouvre le piano, comme la photo ci-dessus. Il a aussi deux ou trois pédales pour faire varier la durée ou la nature de la note. Voici un exemple classique et jazz.

Puis nous avons son ancêtre: le clavecin

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Avec ses deux rangées de touches, et pas de pédales. Il diffère du piano car les cordes ne sont pas frappées, mais pincées. Mais c’est lui qui a inspiré le créateur du piano, qui d’ailleurs travaillait comme facteur de clavecins. Vous pouvez l’écouter ici pour vous faire une idée du son, très différent de celui du piano.

Les cordes branchées

Cette famille je l’ai inventée! Je trouvais qu’il n’y en avait pas assez alors… Non! C’est juste que je voulais vous donner un aperçu des mêmes instruments mais électriques. Leur son est très différent, et du coup ces instruments peuvent s’inviter dans d’autres styles de musique.

Guitare électrique par Tibam

Clavier par Nicolas Dérand

Basse par Marcus Miller (oui, lui il est vraiment connu par contre Winking smile)

entre autres…

Sur ce, messieurs, dames, je vous laisse continuer à vous délecter avec ce dernier, et je vous dis à la semaine prochaine pour la suite et dernier article!

N’oubliez pas de commenter et partager!

 

 

 

 

Aborder les instruments: les percussions

Comment aborder les instruments de musique avec les enfants? Vous ne connaissez pas très bien les instruments? Leur nom vous échappe? Vous aimeriez les apprendre aux enfants tout de même?

Pour ceux qui habitent Paris ou certaines villes comme Montreuil ou Antony, je recommande d’inscrire votre enfant au cours de Découverte Instrumentale. Mais si vous êtes un habitant du reste de la France, cela est en effet très compliqué à trouver.

En étant prof de Découverte moi-même, je me suis évidemment posé la question de comment aborder les instruments aux enfants. Comment leur montrer le plus grand nombre, sans savoir les jouer? Sans savoir même les noms de tous les instruments. Car il y en a beaucoup dans le monde entier!

Alors, une méthode que je me suis appliquée était de voir les instruments par famille. Cela est le plus logique et le plus facile à réaliser. 

Mais le plus gros du problème est de : comment approcher le sujet sans que cela devienne rébarbatif? Quand j’ai commencé à donner des cours de découverte instrumentale j’avais cette fâcheuse tendance à monologuer au sujet des instruments pendant un petit bout de temps. Du coup les enfants ne prêtaient plus attention, se dispersaient, baillaient. Bref. Je les perdais…

Du coup, j’ai commencé à créer des fiches, avec les images d’instruments, puis je les ai accrochées au mur pour que l’enfant puisse les visualiser. Ensuite, je faisais des jeux autour de la famille que j’abordais ce jour là, afin que les noms soient intégrés plus facilement.

Donc voici quelques propositions pour intéresser les enfants aux instruments.

A travers une histoire

Vous connaissez Piccolo et SaxoC’est une histoire sur les instruments d’orchestre. Le seul problème est qu’elle est longue pour les petits. Même en la faisant en plusieurs fois, les enfants ne retiennent pas. Je pense qu’elle est bien pour les enfants à partir de 5 ans. Il y a même Piccolo et Saxo 2 qui rencontrent les instruments “branchés”.

Il y a aussi les imagiers de Fuzeau avec Noumba que les petits de 2-3 ans adorent. 

Vous pouvez aussi inventer une histoire à ce sujet. Une qui s’adapte à l’âge de votre enfant. Par exemple, si votre enfant est petit, de 12 mois à 3 ans, vous pouvez créer un personnage qui lui ressemble, ou carrément le prendre lui comme personnage.

Il rencontre la famille d’instruments que vous avez choisie ce jour là: les percussions, les vents ou les cordes. Vous choisissez juste quelques instruments. Pour les percussions cela pourrait être le djembé, le tambourin, le güiro, les œufs et les claves. Ensuite ce personnage doit examiner les instruments comme un vrai petit scientifique! 

Une fois que vous avez fini votre histoire, si vous avez quelques uns de ces instruments chez vous, vous pourriez le découvrir comme le faisait le personnage.

Par contre, cela demande que vous ayez une idée des instruments. Ne vous inquiétez pas, je vais vous écrire un petit résumé. Bientôt je mettrai à disposition des fiches. Sinon, Fuzeau en publie (non, je ne travaille pas pour Fuzeau…) le seul hic est qu’il n’a pas d’affiches des instruments qu’on utilise régulièrement en éveil musical. Mais je les réaliserai bientôt, soyez patients!

Famille des percussions

Les instruments à percussion sont ceux qu’on doit percuter pour qu’ils sonnent. D’où leur nom percussion.

Il existe plusieurs sortes: les instruments à peaux, les métalliques, les bois, les mélodiques, les rythmiques, etc. D’ailleurs, la première chose qu’on peut demander à l’enfant ce sont ses sensations au toucher de l’instrument. Est-ce qu’il est froid? Est-ce qu’il est doux? Est-ce qu’il y a des notes quand on le joue?

Nous pouvons également trouver des percussions dans beaucoup de cultures différentes. Je vais citer les plus connues et utilisées en éveil musical. Si vous voulez que je parle d’instruments qui n’apparaissent pas, n’hésitez pas à me le signaler, pour que je fasse une recherche, et je l’inclus dans mon article.

Je vais les classer par continent, pour qu’on s’y retrouve plus facilement. J’ai inséré des liens sur les noms pour que vous puissiez les voir.

Europe

Dans la musique classique nous avons: les timbales, la caisse claireCastagnettesCloches, cymbalesGlockenspiel, Grosse caissetambour,  Tambourin, Triangle, Xylophone

Amériques

Congas, maracas, claves (si vous voulez en construire c’est par ici!), güiro, tambores, bongo, cajón, marimbula, pandeiro, repinique, bombo, agogo, chékéré.

Afrique

Dundun, djembé, balafon, djabara, et des instruments qui ressemblent à ceux d’Amérique latine, pour des raisons évidentes. (Au cas où ce ne soit pas évident pour vous, voici un article qui pourra vous aider)

Asie

Tamtam, gong, bols chantants, cymbales chinoises.

Dans le prochain article je vous parlerai de la famille des cordes.

En attendant, je vous dis bonne semaine, et n’hésitez pas à me laisser vos impressions dans les commentaires ou dans le groupe Facebook!