Le dégoût des enfants en rythme

Cet article est le 19ème du défi 30 articles pour aborder les émotions à travers la musique.

Ew! Beurk! C’est caca boudin! ça sent pas bon… ew! je n’aime pas ça! J’ai envie de vomir! C’est DÉGOÛTANT!!!

Oui, les enfants adorent dire ça, n’est-ce pas?

On ne sais jamais s’ils disent ça parce qu’ils le croient vraiment, ou si c’est juste pour jouer, ou les deux…

Par contre nous les adultes on a du mal à comprendre ce genre de blagues. Surtout s’il s’agit du plat qu’on vient de cuisiner pendant plus d’une heure, ou si c’est le cadeau que son copain vient de lui offrir pour son anniversaire… Ou quand ils commencent à traiter un camarade de classe de “caca boudin”, ou tout simplement quand ils disent que la petite fille du parc a une robe “beurk”.

Cela devient… gênant…

Le dégoût est une émotion très particulière et très personnelle. Du coup nous avons du mal à l’aborder avec les enfants d’une manière saine, sans préjugés. Car nous mêmes nous avons du mal à comprendre cette émotion. D’où vient-elle? De la culture? C’est familial? Est-ce qu’elle nous est intrinsèque à nous? Ou cela vient-il d’un traumatisme quelconque?

Qu’est-ce que le dégoût?

Selon le Larousse le dégoût est une “sensation d’écœurement, haut-le-cœur provoqué par quelque chose qui dégoûte”. Et aussi un “sentiment d’aversion, de répulsion, provoqué par quelqu’un, quelque chose; fait d’être dégoûté, de ne plus avoir de goût pour quelque chose, d’intérêt, d’attachement ou d’estime pour quelqu’un”.

C’est une de 8 émotions de base selon la roue des émotions de Plutchik, une de 7 émotions de base selon Filliozat, et une de 6 émotions de base selon la communication non violente, la discipline positive et beaucoup de psychologues.

Bref.

Elle est l’origine du rejet.

Quand on la ressent, on ne supporte pas l’objet de notre dégoût, on se sent agressé, nous avons envie de quitter l’endroit tout de suite.

En général ce qu’on ne supporte pas de l’autre, on ne va pas le supporter de soi non plus. Par exemple, si on croise quelqu’un qui a transpiré suite à une journée de chaleur passée dans les transports et si l’odeur de transpiration nous dégoûte, cette personne nous écœurera aussi. De la même manière, si c’est nous qui avons passé une journée chaude dans le métro, on se sentira désagréables, mal à l’aise, on se déplaira.

 

Cette émotion a une fonction très intéressante.

Imaginez que vous partez vacances dans le désert. Vous logez dans un Air b n’b et vous avez loué un chameau pour une promenade.

Arrivé à une oasis, vous vous laissez tenter par de la viande juteuse dans un des magasins. Vous avez déjà l’image de cette viande dans votre assiette, bien cuite, avec des bons légumes du pays, cuisinés avec amour dans votre location.

Vous mettez la viande dans un sac isotherme, puis dans votre sac à dos et vous montez sur le chameau. Et c’est parti pour la traversée du désert. 

50° C en plein cagnard.

De plus ce jour là vous vous êtes dit que vous n’aviez pas besoin cette fois-ci de guide. Vous avez mémorisé le chemin! (Bah oui, voyons, c’est connu que le désert a énormément de points de références! Tout le monde peut le traverser sans problèmes…)

La première heure passe, et vous commencez à vous poser des questions. Normalement vous devriez être arrivé depuis une demie heure… Or, ce n’est pas le cas.

Même que, vous avez l’impression d’être seul au milieu du désert.

Pas de trace d’oasis.

 

La ville où vous logez disparue comme l’Atlantide…

La nuit ne va pas tarder à arriver. Avec elle, le froid.

Au bout de ce qui vous semble être deux heures votre estomac commence à se plaindre.

Vous avez de l’eau, heureusement, mais pas de la nourriture.

Quand tout d’un coup vous vous souvenez de la viande que vous aviez achetée il y a maintenant… une éternité.

Vous vous dites qu’avec 50°C vous allez bien pouvoir cuire cette viande. 

Oui, vous n’avez jamais été fort en physique à l’école. 

Vous sortez la viande du sac isotherme en vous léchant les babines, et…

La putréfaction

Vous sortez un truc d’une odeur la plus pestilentielle. Vos tripes, vos intestins, vos poumons et même votre cœur ont envie de fuir et vous laisser là. Tout seul. Avec ce truc pourri appelé viande.

Vous sentez le dégoût?

Il est là pour vous sauver la vie! Car si vous mangez ceci vous mettez votre santé en danger.

Voilà à quoi il sert le dégoût.

Quand la musique rit de l’aversion

Les chansons pour enfants sur le dégoût sont en général moqueuses, rigolotes. Elles dédramatisent complètement l’émotion.

Il est vrai que chez les enfants le dégoût n’a pas pris une très grande ampleur. C’est une émotion qui se construit avec le temps. 

Les petits rejettent uniquement ce qui leur semble inconnu ou ce qui leur fait peur.

Les choses dégoûtantes sont amusantes! Il n’y a pas de meilleure pâte à modeler que le caca, ou de meilleur minéral que les cailloux. Ne parlons pas des excellentes sources de protéines qui représentent les vers de terre!!

Du coup nous n’avons qu’à rigoler avec eux!

Dans cet article je vous ai laissé quelques exemples de chansons sur le sujetLes enfants adorent les apprendre et les chanter. Alors n’hésitez pas à les apprendre ensemble!

Il y en a pour différents âges: “C’est sale ça” est pour les enfants à partir de 5 ans, “La sorcière Grabouilla” 4-5 ans et “Au jardin de ma grand mère” à partir de 2 ans.

Si vous avez un problème pour chanter, c’est certainement parce que vous n’avez pas lu mon article sur le chant: ici.

Bon concert, et n’hésitez pas à liker, et laisser des commentaires sous cet article avec vos chansons préférées sur les choses dégoûtantes. Je serai toujours ravie de connaître de nouvelles chansons! J’adore ça!

A très bientôt sur Petitdoremi.com!

Du bonheur, de la sagesse et de la musique!!

La confiance en soi chez les petits et la musique

Est-ce possible de travailler la confiance en soi à travers la musique? On a connu beaucoup de vies de musiciens finissant tragiquement. Pourquoi n’ont-ils pas eu cette confiance? Les enfants pourraient-ils retrouver l’amour de soi à travers cet art?

Cet article participe à l’évènement “La confiance en soi » du blog les-enfants-avenir.com. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci

Quand Marion, a lancé ce carnaval d’articles avec le sujet de la confiance en soi, je me suis posé la question.

 

interrogationPhoto d’Alan Levin

En effet, arriver à trouver cette perception est vital:

  • quand on éprouve la confiance en soi, on se sent bien
  • pour citer le XVIIème Karmapa Trinley Thaye Dorje: “cela donne joie à mon cœur, et quand on a de la joie, on fait du bien aux autres”
  • elle emmène la sagesse, l’intelligence, la paix intérieure, le bonheur

Toutes les religions du monde la recherchent avec leurs différents outils: prière, méditation, confession, refuge spirituel, etc.

Toutes les philosophies ont étudié le pourquoi et le comment la trouver.

Les psychologues y travaillent tous les jours afin que leurs patients s’en approchent ne serait-ce qu’un peu.

Si elle n’est pas là, nous ressentons très souvent la peur. On pense ne pas mériter les bonnes choses. On est incapable de s’aimer, par conséquence, il est très difficile d’aimer quelqu’un d’autre. Nous ne pouvons pas donner ce qu’on n’a pas! On se sent inutile, bon à rien.

Et, ne parlons pas des soucis de santé que cela entraîne. Esprit sain, mental sain et corps sain. Le contraire est tout aussi vrai.

Voilà pourquoi cela me semble important de savoir si la musique peut apporter son petit grain de sable.

Je m’aime? C’est quoi s’aimer?

diamonds on the inside

Photo by Yann Coeuru

Un enfant ou un adulte qui s’aime a un Petit Prince à l’intérieur de lui.

Quelqu’un qui est capable de voir ce qui est “invisible aux yeux”.

Il n’arrête pas le dessin quand les autres voient un chapeau à la place du boa qui digère l’éléphant.  Il continue, il s’exprime, il accroche ses dessins dans une galerie d’art, et laisse les autres les interpréter comme ils veulent.

Lui, l’artiste, sait parfaitement ce qu’il a peint et pourquoi.

S’aimer c’est:

  • s’accepter tel qu’on est.
  • accepter de se tromper, car il n’y a que comme ça qu’on apprend.
  • se pardonner les mauvaises actions qu’on aurait pu avoir dans le passé.
  • savoir qu’on mérite toutes les choses bonnes de ce monde malgré les erreurs que l’on puisse commettre
  • prendre soin de l’équilibre de son triangle: mental, corps et esprit

On s’aime quand on a tous les réservoirs remplis

réservoirs

Photo by Pedro Ribeiro Simões

 

Les voitures ont besoin d’huile, d’eau et de l’essence. Si un de ces réservoirs n’est pas rempli, la voiture ne marchera pas correctement, voir pas du tout. Nous devons nous aussi nous assurer que tout soit en équilibre chez-nous.

  • Que l’on ait confiance dans le monde extérieur. Pouvons-nous bouger et voyager et oublier qu’on puisse nous blesser, nous voler ou tuer?
  • Qu’on puisse oser faire ce qu’on aime. Méritons-nous toutes les bonnes choses qui nous arrivent? Et ce malgré toutes les erreurs qu’on ait pu commettre? Ceci me rappelle une phrase très connue de la Bible. Il disait “que celui qui n’a jamais pêché, jette la première pierre”.
  • Etre dans la capacité de nous écouter et écouter les autres.
  • Enfin, savoir que l’on vaut. La quantité, la qualité, ce n’est pas ce qui compte. Juste parce qu’on est né, on vaut.

Chez les enfants cela se traduit dans des comportements d’amour à l’autre, jouer, crier, sauter, rire, oser l’interdit et les nouvelles choses. Un enfant qui s’aime et a confiance en lui mange bien (on ne compte pas les périodes de maladies ou de dents, bien sûr), joue avec les autres (à partir de 3 ans), demande les choses dont il a besoin ou veut, refuse les choses dont il n’a pas besoin ou pas envie, exprime librement ses émotions (avant 7 ans vraiment librement au détriment des autres, après ils commencent à pouvoir s’exprimer dans des lieux sûrs, à condition qu’on le lui ait appris à le faire).

Un enfant qui s’aime ne cherche pas à plaire constamment, car il se plaît, et cela lui suffit. Un adulte qui s’aime aussi, d’ailleurs.

Comment développer cette confiance en soi?

Les psychologues sont assez d’accord sur un point: donner des responsabilités aux enfants.

En effet, leur donner des tâches précises à la maison ou dans la classe, non seulement les aide à développer la motricité fine et autres capacités selon la tâche. En ayant un rôle à jouer dans l’univers des adultes, l’enfant ressent une sensation d’appartenance, d’utilité. Il sent qu’il est le bienvenu dans ce monde, et qu’on compte sur lui.

enfant heureux

Photo by Guillaume

Avez-vous vu à quel point les petits sont heureux d’emmener leur assiette à table, ou de le remettre dans l’évier? Quelle joie leur procure de balayer, jeter des choses à la poubelle, ou même de ranger?

On voit dans leurs yeux à quel point ils se sentent aimés, car on leur fait confiance.

Et un enfant qui a confiance en lui est avant tout un enfant à qui on a fait confiance.

Du coup, comment appliquer tout ça dans le sujet qui nous concerne: la musique?

Au delà de l’activité rangement, ou participation à la mise en place de l’activité, y a-t-il d’autres choses que l’on puisse réaliser?

Que le spectacle commence!

spectacle

Photo by Jonathan Dinh

 

En tant que professeur d’éveil musical, on me demandait tous les ans de présenter un spectacle de fin d’année. Alors je préparais les chansons que l’on apprenait durant l’année, je créais une histoire à bruiter avec les instruments, et je montrais un ou deux exercices de rythmes appris pendant la période scolaire.

Mais souvent les enfants n’étaient pas motivés. Les uns car ils n’aimaient pas une de chansons, les autres car ils ne voulaient rien présenter devant les parents. Puis il y avait les “bons élèves” qui acceptaient tout, de toute façon, le jour J, ils ne bougeraient pas d’un poil sur scène.

Du coup je me suis posé cette question de confiance et de responsabilité. C’est vrai que créer le super spectacle pour en mettre plein la vue aux parents était bien beau. Mais cela ne concernait que mon égo…

Alors, l’idée d’écrire le spectacle ensemble m’est venu.

Ecrire une histoire à bruiter

Nous avons utilisé la technique de surréalistes en moins compliqué et plus “réaliste”. Je commence l’histoire en présentant le héros, puis je laisse la parole à l’enfant qui se trouve à mon côté, ensuite au suivant. Chacun doit ajouter un événement dans la continuité de l’action.

Je les aide quand ils partent un peu trop loin, que le nombre d’enfants diminue, et que la fin de l’histoire n’arrive toujours pas.

Cela donne… une histoire assez particulière.

Mais.

Les enfants adorent. Le public enfant aussi adore. Et les parents adorent quoiqu’il se passe sur scène car leur enfant participe. C’est là tout l’intérêt! Que tous les enfants participent avec joie.

En effet c’est leur histoire, ce sont eux qui choisissent tout! Le déroulement, les personnages rencontrés par le héros, les difficultés, les solutions, les instruments utilisés pour bruiter tout ça. Cela leur donne une motivation.

Pour la suite du spectacle, c’est la même chose: ils choisissent les chansons, voire on en apprend des nouvelles en urgence car le sujet abordé ne figure pas dans celles apprises dans le courant de l’année.

A vous de jouer!

Que vous soyez parent ou professionnel de la petite enfance ou maternelle, profitez des  différents événements de l’année pour créer un petit spectacle!

Celui-ci ne dure pas plus de 10 minutes. Même moins pour les plus petits.

Vous pouvez fêter les saisons, les fêtes religieuses, les païennes, les anniversaires. Tout est motif de spectacle.

Vous pouvez également choisir un sujet spécifique quand il s’agit de consolider l’apprentissage d’un concept particulier comme le respect, la paix, le partage, etc.

N’hésitez pas à nous raconter vos spectacles dans notre groupe Facebook ou dans les commentaires ci-dessous. Puis likez et partagez, cela fait toujours plaisir!

 

 

 

Quand l’angoisse s’invite à la maison

Peut être cela vous est déjà arrivé? L’angoisse qui envahit votre chez vous petit à petit? Elle arrive sans frapper à la porte, sans demander la permission, et surtout elle est très difficile à sortir.

Cette émotion est un dérivé de la peur. Elle mène souvent au stress. Elle est vraiment très mauvaise pour plein de choses:

  • la santé
  • l’ambiance générale
  • la patience
  • la bienveillance
  • la confiance en soi

Physiquement on sent un malaise au niveau du cœur, on se sent compressé, réduit à très peu de chose. Cela nous met à fleur de peau, et est très difficile à supporter.

Les motifs des adultes peuvent être financiers, grands changements, grandes décisions à prendre.

Pour les enfants cela peut être aussi les grands changements, l’acceptation des copains à l’école, avoir de mauvais résultats scolaires, avoir des grandes décisions à prendre.

Je suis actuellement dans un état comme ça.

Cela me ramène aux moments de décisions où je sentais que je sautais dans le vide. Je me lance, car il le faut: quand on n’agit pas, on n’a rien, mais…

Si c’était vraiment le vide? Et si cela me menait vraiment à la mort? Est-ce que je vais vraiment mourir ou j’ai juste un risque de rejet?

Mon corps tremble, mon cœur bat à tout rompre. Mes épaules sont tendues, mes jambes ne me tiennent plus.

Paralysée, endolorie… mon corps, mon cœur et mon esprit en pâtissent très fortement.

Un peu comme avant de sauter pour faire du parachutisme. Ou avant de rentrer sur scène. Ou avant de déclarer son amour à notre bien aimé. Peut être avant de lever la main pour intervenir en classe ou même de rencontrer notre banquier pour un prêt immobilier. Avant de regarder le test de grossesse ou de dire à notre ami/e ou mari/épouse que c’est fini…

Enfin.

Tellement d’exemples.

Le fait est qu’on ne sait pas vraiment comment s’en débarrasser.

C’est une émotion si désagréable et passionnante à la fois.

Nous aimerions enlever ce coté désagréable avec des choses externes à nous: un calmant, une tisane, une boisson alcoolisée, une cigarette, une cigarette un peu plus colorée, chocolat. Peu importe. Quelque chose qui atténue le tremblement.

Puis, d’un autre côté, c’est une sensation vraiment forte, qui nous rappelle qu’on est vivant, nous donne énormément d’adrénaline. Et nous pouvons très vite en vouloir plus.

Alors, quoi faire? Comment réagir?

Voici ma chanson décompresse

Quand j’entends cette basse commencer à jouer, tout de suite je sais ce que je dois faire. 

On m’invite à vivre l’instant présent. 

Ce qui arrivera, arrivera.

Entrer dans la danse, il n’y a que comme ça que les soucis n’auront pas de chance. Que la musique commence!!

Viva Fraggle Rock!!!!

Ok.

Petit exercice en famille: 

Nous allons mettre sur papier tout ce qui nous tracasse en ce moment. Ceux qui savent écrire, écrivent, ceux qui savent dessiner, dessinent.

Ensuite nous allons nous jouer les pires scénarios. Nous allons raconter des histoires d’horreurs avec nos propres peurs et angoisses. 

Puis, nous prendrons n’importe quel instrument qui se trouve à la maison, et nous jouerons la bande de son de ces histoires. 

Pensez bien à transmettre la tension au début, quelque chose qui nous compresse, qui nous écrase. Pour ensuite aller vers ce moment ou on n’en peut plus, et….

On se libère!

On s’exprime, on lâche, on frappe, on chante, et s’il n’y a pas de voisins, on crie!!! 

Nous pouvons réaliser l’exercice au parc si le climat est clément. C’est encore plus libérateur. On ne dérange personne, et on se sent en sécurité entre les arbres et la nature. 

Veuillez simplement vous mettre le plus isolé possible. Comme ça on évite les nouvelles angoisses des timides. 😉

Cet article est le 18ème du défi: comment aborder les émotions à travers la musique. Ce défi consiste à écrire 30 articles sur ce sujet, un par semaine.

Si vous souhaitez connaître les autres articles sur la peur:

Si vous aimez cet article, faites-le nous savoir! Dites-nous ce que vous avez ressenti, et partagez! Cela me fera toujours plaisir!

A vous le bonheur, la sagesse et la musique!!!

 

Le mois de l’Amour en musique!

Red heart Fêter la Saint-Valentin en famille? Red heart Non, mais, ça ne va pas non? L’amour en musique?

Ce jour est souvent dédié aux restos en amoureux, aux films d’amour, aux balades en couples. Les publicités parlent d’offrir du chocolat, des roses ou des bijoux.

Le problème est que quand nous avons des petits, sauf si on les confie à une baby-sitter ou aux grands parents ce jour là et que nous sommes en forme pour sortir, nous ne le fêtons pas tellement. Nous sommes fatigués, les nuits ne sont pas toujours très reposantes, les journées non plus… Alors nous avons tendance à laisser tomber assez rapidement cette opportunité de se retrouver avec notre compagnon.

Alors, dans ce cas là, pourraiton transformer la Saint Valentin en la journée de l’amour? Même, si on allait plus loin et que tout le mois devienne celui de l’amour?

Car l’Amour se fête. Il ne s’agit pas seulement de la liaison de couple, de la passion et des chocolats.  Ce “sentiment” nous touche tous. Car nous le méritons tous! Et sans lui nous serions morts depuis très longtemps. Alors trouvons comment lui rendre hommage! Remercions la vie de nous permettre d’avoir plein d’affection.

De plus, l’amour résoud bien des problèmes. La preuve: ce matin ma fille me détestait. Elle trouvait qu’aller s’habiller était trop injuste. De toutes façons à quoi bon? Aujourd’hui il n’y a pas école (nous sommes un mercredi). Du coup, son père: son héros, son amour de la vie est allé la voir. Il lui a suggéré de changer cette émotion de colère en amour. Qu’elle pouvait le faire. Qu’elle aime sa maman, et qu’elle pourrait le lui montrer. Alors, quelques secondes plus tard elle s’est habillée. Puis, quelques minutes plus tard, elle m’a donné plein de bisous!!!

All you need is love!!

Fêtons l’Amour en musique avec nos petits!

Celui-ci peut être représenté par tout ce qu’on aime dans nos vies: la nature, le soleil, les chevaux, la famille, la musique, etc. Nous allons rassembler les amours de tous les membres de la familles.

Il n’y a pas de petit amour. Les petites choses ont le droit d’être aimées. L’escargot et la coccinelle sont les amours du plus petit de ma famille, les chevaux et les sapins sont ceux de ma fille. Et les vôtres? Quels sont vos amours?

Activités tendres Red lips

Chantons nos chansons préférées à tous ceux qu’on aime!

En Uruguay, plus précisément à la Ciudad de la Costa, nous avons un homme qui sort quasiment tous les jours pour nettoyer les rues de la région. Il balaye, et ramasse bénévolement tous les déchets que les riverains ont laissés sur leur passage. Et tout ça en chantant des chansons d’amour à la Mère Terre.

Vous allez peut-être me dire “attends un peu! mais il est fou cet homme! Tu ne vas quand même pas me demander de chanter des chansons d’amour à la Mère Terre!”

Et bien, vous savez quoi? Je pense que ce monsieur n’est pas du tout fou. Je pense qu’il est même plus sain d’esprit que tous les riverains qui jettent leurs déchets sans vergogne. 

Mais surtout, je pense qu’il est l’exemple génial de la façon dont nous devrions rendre hommage à l’Amour qui nous entoure. Cette Nature qui nous donne tant, sans demander quoi que ce soit en échange.

C’est pour cela qu’aujourd’hui je vous propose cet exercice. Chantons l’amour à l’Amour! Tout est permis: comptines, chansons de danse, chansons du monde. Le tout c’est d’y mettre les pensées et les intentions les plus affectueuses.

Car on devrait montrer notre amour tous les jours, mais, on n’y pense pas forcément. Alors donnons des sérénades au monde entier!

 

L’amour en musique a travers les instruments

Si vous avez des instruments mélodiques avec des notes séparées, type cloches Montessori, ou les tubes sonores, voir de métallo notes, vous pourriez organiser une orchestre en famille!

Toujours avec le thème de l’amour, vous pourriez jouer et chanter des chansons en inventant des paroles. Ainsi vous pourriez chanter “Frère Jacques” tout en récitant votre amour aux canards.

Qu’est ce que vous en dites?

Cela est parfait pour développer la créativité et l’imagination. Ceci nous mène à la pensée positive aimée de toutes les religions, de tous les psychologues et même les plus pessimiste des philosophes.

Peut être que vous n’avez aucun de ces instruments: ce n’est pas grave! Sortez vos tupperwares, vos casseroles, et bouchez les oreilles de vos voisins! Ou encore mieux: invitez-les, et faites tous ensemble l’orchestre de l’Amour!

Puis, n’oubliez pas que nous avons tous un super instruments lié à notre corps! Le chant. Si vous n’osez pas chanter, je vous invite à lire cet article.

 

 

Je vous souhaite le meilleur des jours de l’Amour. Je vous offre tout mon coeur. Et n’oubliez pas que je vous aime!

Likez, partagez et faites plein de bisous, à très bientôt les amoureux!!

Quand les parents ont le blues

Aujourd’hui je vous livre l’article 17 du défi comment aborder les émotions à travers la musique. L’émotion du jour est la tristesse.

Les choses ne vont pas comme on le voudrait? Les fêtes, la saint-valentin, les anniversaires approchent et vous sentez la déprime arriver? Le nuage de la tristesse est arrivé sur vous, et il tarde à partir? Chantons le blues des parents.

Quand on est triste nous sommes moins présents. Nous ne pouvons pas donner tout de nous mêmes. On n’a tout simplement pas l’énergie, l’envie, ou même la capacité d’être là pour les autres.

Pourtant… les enfants ont besoin de nous tout le temps. Surtout les petits bien sûr. Cela est normal. Ils ne sont pas autonomes, même s’il le deviennent de plus en plus. Ils dépendent de nous pour tout: manger, boire, se laver, même se coucher, et surtout au niveau émotionnel. Car ils ont besoin de se sentir aimés. Hors, quand on est triste, on ne s’aime pas vraiment, et c’est très dur de partager ce qu’on n’a pas.

Puis, nous ne devons pas tomber dans le piège qui peut être la consolation de nos enfants. Leurs bras sont doux, mais ils ne sont pas là pour ça. C’est à nous de les protéger. Chacun son rôle.

C’est pour cela que la tristesse, quand elle arrive, nous devons y remédier.

Sans la réprimer pour autant.

Car vous le savez bien, quand on réprime, on cumule. Quand on cumule, on cumule, on cumule…

Et à un moment donné ça explose.

La tristesse : émotion assez passive.

Quand on est triste les choses de la vie quotidienne deviennent peu importantes. Du coup on les laisse de côté. A quoi bon?

On devient morose. On se laisse aller. Nous sommes plus sensibles, et peu confiants en soi.

Un rien nous touche, et nous pleurons, à condition de nous laisser aller.

Une situation difficile, même si elle est toute petite, peut devenir une tragédie Grecque. Car tout nous rappelle le malheur que l’on vit.

Heureusement il y a la musique

Comment alors dépasser cette émotion si obscure, et si tentante à la fois?

Car la tristesse est aussi inspirante!

Je me souviens, quand j’étais ado, et que cette émotion était assez récurrente chez moi, j’avais un rituel que j’avais inventé. Je m’étais inspirée des rituels Celtes, des images regardées dans des films de sorcière, puis quelques trucs chamaniques.

Ouh là là…

Ce rituel avait énormément d’avantages. Il me permettait de me centrer, d’exprimer ma peine en toute sécurité à l’abri de toute personne moqueuse ou juge. Je pouvais donner libre cours à tout ce qui se passait en moi.

Et c’est cet exercice que je vais vous proposer aujourd’hui.

Vous allez voir, vous allez a-do-rer.

Rituel

Tout d’abord, il faut que vous soyez seul/e. Mettez tout le monde dehors. De toutes façons vu votre état, ça ne va pas faire de mal qu’il y ait une pause entre vous et le reste du monde. Donnez-vous une heure. Le temps pour le papa ou maman et les enfants d’aller au parc passer un bon moment.

Démarquez un cercle suffisamment grand pour y entrer. Moi j’utilisais des cailloux et des bougies, car il fallait que ça fasse invocation d’esprits, mais n’importe quoi fera l’affaire. L’important est de délimiter un espace, qui sera le votre, qui vous fera sentir en sécurité.

Dans ce cercle vous allez mettre tous ce qui vous permettra d’exprimer le nœud qu’il y a en vous. A l’époque je fumais (oh!!!! quoi????!!!) alors je mettais mes cigarettes, un briquet et un cendrier, puis aussi un cahier avec un stylo. A l’époque j’écoutais encore des CDs, du coup je mettais mon cercle à côté de la chaîne Hi fi.  Mais maintenant je mettrais juste le cahier et le stylo, puis mon téléphone, car j’aurais besoin de la musique, vu que je n’ai plus de chaîne Hi fi…

Téléphone en mode avion, bien sûr.

Enfin vous choisissez la musique qui vous fait déchirer le cœur, les tripes, tout. Quelque chose que vous aimez chanter, jusqu’à vous casser la voix. En ce qui me concerne je choisis toujours “Cry Baby” de Janis Joplin.

Vous vous mettez à l’intérieur du cercle. Vous fermez les yeux. Mettez play à la musique. Montez le volume. Plus fort! Au maximum bon sang!!!! Et laissez-vous aller.

La musique apaise l’émotion, la valide, la conforte. Elle est comme un gros câlin doux, fort et chaud à notre cœur.

Quand on écoute quelque chose qui nous rappelle des choses du passé, qui nous rend nostalgique, ça nous fait pleurer, on se nettoie, ça soulage.

Pleurez, chantez, écrivez, dessinez, peignez, faites ce que vous voulez. Vous êtes dans votre cercle, avec votre musique préférée, vous êtes seul. Allez-y. Déchargez!!!

Ah….

Mieux?

Variante

Si vous jouez d’un instrument vous pouvez faire la même chose avec celui-ci.

Jouer la musique triste nous dépasse, nous transporte, nous donne des frissons. Frissons qu’on transmet très facilement à notre public s’il y en a.

Quand on chante la tristesse on a envie d’élever la voix au ciel. Nous voulons dépasser toutes les limites vocales et physiques, laisser la voix partir loin… jusqu’à l’infini et au delà. Car l’agonie s’exprime, la blessure se guérit avec les larmes. Et tout d’un coup chanter nous vide, nous élève, nous suspend…

Jusqu’à l’apothéose du silence mental.

Corps, esprit et mental deviennent de nouveau un.

Le nuage part.

Imaginez que cet exercice vous pourrez l’apprendre à vos enfants plus tard. Vous pouvez l’appliquer aussi maintenant, quand ils sont petits, mais l’adapter. Dans le cercle il y aurait aussi vous. Soit je mettrais une musique classique “triste” ou alors des instruments mélodiques et percussifs pour que l’enfant puisse s’exprimer. Puis vous observez, sans juger. Vous pouvez même fermer les yeux s’il veut bien. Et attendre que le nuage de sa tête passe.

Qu’est ce qui se passe si on n’a pas le temps?

Cela dépend de l’état de votre nuage.

S’il est trop rempli, il va falloir se faire une place dans l’agenda. On peut toujours la trouver. Ce n’est qu’une question de survie…

De la même manière qu’on prend toujours un temps pour manger et se laver, un temps pour décharger est indispensable.

N’est-ce pas?

Alors, si vous avez l’opportunité d’expérimenter ceci, dites-moi ce que vous avez ressenti.

Puis likez, partagez! Cela pourrait soulager quelqu’un d’autre!