4 astuces pour accompagner la tristesse en musique

Saviez-vous que selon des études écouter la musique triste a des effets bénéfiques sur le ressenti des gens?

Pour le 23ème article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vous ai fait un petit résumé de mes articles sur le sujet de la tristesse pour que vous puissiez vous y retrouver.

Tout au long de ce défi j’ai exploré différentes techniques que je connaissais de par ma culture générale ou que j’ai empruntées à mes recherches ou études psychologiques. Appliquées directement dans les situations de tristesse de ma famille, j’ai pu constater leur efficacité, pour la plupart, à condition que certaines conditions se remplissent.

Cette émotion m’a spécialement fait travailler, car bien si la colère n’est pas acceptée par la société en général car agressive, et par les conséquences destructives qu’elle peut avoir, la tristesse n’est pas non plus la plus aimée des émotions.

Combien de fois avez-vous entendu l’ordre d’arrêter de pleurer? On vous a déjà dit: “ce n’est rien, arrête de te plaindre, c’est déjà passé?”

Cela montre à quel point cette émotion, acceptée à son tout début, n’est plus supportée si ça dure longtemps.

Pourtant, ça dure longtemps.

Je me suis retrouvé à dire les mêmes choses à mes enfants, même si je travaille énormément pour les dire le moins possible, jusqu’à ce que ça disparaisse de mon vocabulaire. Et quand je leur dis ces fameuses phrases je me demande quelle blessure réveille en moi l’impossibilité d’accepter cette émotion chez eux.

Bien sûr, cela m’évoque plein de choses. Je ne vais pas vous écrire un topo psychologique autobiographique, car sinon nous sommes jusqu’à demain, et vous allez vous endormir avant…

 

Avant tout cela m’évoque la passivité, la victimisation et la culpabilité

Etre triste suite au décès de quelqu’un est très normal. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais cette tristesse ne doit pas dépasser le mois… voyons, un mois est largement suffisant pour dépasser un décès, non?

Non?!

Etre triste suite à une séparation chez l’adulte est normal aussi. Mais bon, on l’a cherché, alors, allez, on vous donne quinze jours.

La peine d’un enfant suite à une séparation, si c’est une courte elle doit durer, allez, cinq minutes. Si c’est l’abandon de nos parents dont on parle, bon, ok, trois – quatre mois? 

Passé ce temps accepté d’amertume, les gens qui nous entourent ne soutiennent plus la possibilité qu’on ressente encore de la douleur…

Encore?

“Non, mais, voyons, tu en pleures encore?

Vas-y! Sors! Penses à autre chose! La vie continue, quoi!”

Avez-vous déjà entendu ces phrases?

Technique 1

C’est là que le débat technique européenne versus technique brésilienne a lieu pour la gestion de cette émotion qui dure, j’en parle davantage dans cet article.

Puis, c’est là que le conflit à l’intérieur de nous mêmes commence: “ce n’est pas normal, je suis encore déprimé, et si je suis dépressif-ve? Devrais-je aller voir quelqu’un? Je me sens seul-e. Personne ne me comprend.”

Oui!! tout le monde vous comprend, bon sang!! Juste, personne ne veut l’avouer!!!

Ce n’est pas que cela vous exempte d’aller voir un professionnel pour vous aider à gérer la tristesse, tout le contraire, allez-y! Faites vous du bien!!

Par contre, ne culpabilisez pas pour l’expérimenter.

Souvent, quand on dépasse la durée du ressenti de la douleur acceptée par la société on pense que nous sommes en dépression. Celle-ci n’a rien à avoir avec la tristesse, même si elle pourrait-être la cause. La dépression est un état d’apathie totale! On se lève le matin par réflexe, on sort travailler, on cuisine, on nettoie car ce doit être accompli. Mais il n’y a absolument pas de motivation. Tout est fade, il n’y a pas de sens. Souvent accompagné d’insomnies, car trop de passivité dans la journée, et la tête qui n’arrête pas de tourner, de se tourmenter.

Alors qu’avoir du chagrin ne nous enlève pas l’impression d’être vivants. Tout le contraire! On se sent très vivants.

Technique 2: Se connecter avec soi, se connecter avec ses enfants

Parfois pour se sortir de la tristesse, ou aider les enfants à s’en sortir, il faut juste se connecter avec soi ou les autres. En finir avec ce mur qui nous soi-disant protège de cette chose, et affronter l’émotion telle qu’elle est.

La tristesse est une énorme opportunité pour guérir de blessures. Elle est là pour ça. Si on la refoule, la blessure se transformera en cicatrice mal fermée, et sera beaucoup plus dure à soigner… sans parler qu’il restera toujours une trace. C’est pour ça que je vous ai parlé des techniques de connexion à travers la musique dans cet article.

Technique 3:

Parfois nous pouvons l’utiliser pour créer de belles choses! Lisez cet article, il est écrit grâce à la musique triste!! Si vous voulez savoir plus sur l’inspiration à travers l’écoute de la musique triste, vous pouvez aller voir cet article de Courrier International, super intéressant.

Technique 4: J’ai rendez-vous… avec moi-même

Ensuite vous pouvez aller plus profondément dans la connexion avec vous même. Car parfois nous avons un trop plein. Vous trouver un espace uniquement pour vous, et l’utiliser quand vous avez le blues. Je vous raconte une super technique que je réalisais quand j’étais ado dans cet article.

J’espère que ce résumé vous a servi pour aborder l’effondrement à la maison, ou même dans votre classe! Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager avec ceux qui pourraient trouver ça utile.

Commentez comment la musique vous aide à surmonter les moments d’obscurité, quelles sont vos chansons tristes préférées, et quelles sont celles de vos enfants!

En attendant le prochain article, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!!

 

 

 

L’histoire d’Ella

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les femmes qui font l’histoire” du blog Prince.sse si je veux. Découvrez d’autres histoires inspirantes sur www.princessesijeveux.com

En 2013 les femmes musiciennes sont présentes, selon le magazine Rolling Stone, dans 30% des meilleurs albums de l’année. Pour le magazine Hip Hop DX seulement un 5%.

Quand Juliana, du blog Prince.sse si je veux, a organisé l’évènement interblogeur sous “le sujet des femmes qui font l’Histoire, je me suis dit, génial! Je vais parler de Ella, ou de Marie Jaell, ou peut-être de Marie Louise Aucher.

Très enthousiaste je vais sur internet, et par curiosité je tape sur mon moteur de recherches “les femmes dans l’Histoire de la musique”. Et là…

Et là…

J’ai pris un gros coup.

Où sont les femmes?

Certes, quand j’ai étudié la musique, je m’étais déjà rendu compte qu’il y avait beaucoup d’hommes dans le milieu. Mais je n’y ai pas prêté trop d’attention, jusqu’à ce qu’un jour, ma mère, venant me voir dans l’une des écoles de musique où j’ai étudiais, me dise: “c’est un monde très masculin! il n’y a pas beaucoup de filles!”.

C’est là que j’ai regardé autour de moi et, en effet, il y avait surtout des hommes…

Mais, à l’époque j’avais d’autres choses à penser: mes examens, finir de payer mes études, etc… Je n’ai pas trop mis d’énergie dessus.

C’est au moment de faire mes recherches pour écrire cet article que tout d’un coup j’ai réalisé à quel point nous sommes loin de l’égalité… de participation du moins.

Fou, non?

Pourtant, en tant que professeur de musique, je ne vois pas une disparité si importante entre mes élèves.

J’avoue que quand je donne de cours de chant, la plupart sont des filles, mais quand c’est un cours plus général comme l’Eveil Musical ou la Formation Musicale, il y a à peu près la même quantité des deux genres, avec une légère majorité de garçons.

Je ne sais pas ce qui se passe à l’heure de devenir musicien professionnel, mais voyons ça de plus près, à travers la biographie d’une de mes musiciennes préférées: Ella Fitzgerald.

Ella Fitzgerald

Ella Fitzgerald

Une de plus célèbres chanteuses de jazz; elle a enregistré plus de 200 albums, gagné 14 Grammy Awards, 60 ans de carrière.

Elle est très connue par son scat et improvisation vocale. Très impressionnante au niveau technique, drôle, émouvante, elle était admirée de son vivant et encore aujourd’hui.

Toutes les biographies que je trouve à son sujet, en français et en anglais, mettent  l’accent sur son surnom de “First lady of song”. Mais elle était considérée comme une musicienne à part entière.

Née à Newport News, le 25 Avril 1917 elle a vu ses parents se séparer quelques mois après sa naissance. En effet, William, son père, les a quittées. Suite à ça elles ont déménagé à Yonkers, New York, où Tempie (sa mère) a connu son petit ami Joseph da Silva. Ella a eu une demi sœur appelée Frances en 1923.

La famille était humble, les deux parents travaillaient dans plusieurs endroits, et Ella a contribué financièrement en réalisant des petits boulots.

Aimant la danse et la musique, et ayant beaucoup d’amis, elle allait souvent avec eux à Harlem pour voir des pièces au Théâtre Apollo.

Puis en 1937 sa mère décède à la suite d’un accident de voiture.

Ce fut un moment très dur pour Ella.

Cry me a river

Elle a vécu très peu de temps chez son beau père puis elle a été prise en charge par sa tante Virginia. Après son beau père meurt d’un arrêt cardiaque, et Frances rejoint Ella et leur tante.

Ella a commencé à avoir de très mauvaises notes à l’école, puis a séché les cours. Après avoir eu des problèmes avec la Police on l’a envoyé dans une école de correction. Dans cette école elle a souffert de violences de la part des adultes qui la gardaient, lui rendant la vie encore plus difficile.

C’est ainsi qu’elle décide de s’enfuir quand elle a 15 ans, et se retrouve seule, sans un sou, dans la rue, en pleine crise économique (la Grande Dépression du 29).

Got that swing

Un beau jour le nom d’Ella est tiré, pour participer à un concours au Théâtre Apollo.

La jeune-fille prépare un spectacle de danse. Une fois arrivée, elle découvre les Edward Sisters, et elle se dit qu’il y aura de nombreuses danseuses très douées. Du coup, elle pense ne pas avoir sa chance et change d’idée à la dernière minute.

Quand elle arrive sur scène, c’est la panique totale.

Que va t-elle va faire?

Elle s’approche du groupe de musique et demande qu’ils jouent “Judy” de Hoagy Carmichael, bien connu par elle car sa mère adorait la version de Connee Boswell. 

Tout le monde se tait.

A la fin de la chanson on lui demande tellement “encore” qu’elle doit enchaîner sur une autre chanson!

Lors de ce concours il y a le saxophoniste Benny Carter qui esst très impressionné par sa prestation. Depuis ce jour là il la présente à toutes les personnes qui pourraient booster sa carrière, et devient un très bon ami de la vie.

C’est le début de plusieurs participations à des “talent shows” et des réussites. Un jour de Janvier de 1935 elle gagne, lors d’un de ces concours, l’opportunité de jouer avec le Tiny Bradshaw band, et elle rencontre pour la première fois Chick Webb. Celui-ci, après l’avoir testée sur scène, l’embauche dans son groupe.

A-tisket, a-tasket

Avec l’évolution du jazz, et l’essor du Be-bop, Ella commence a expérimenter avec sa voix et invente le scat, qu’elle améliore tout au long de sa carrière.

Le scat est une manière de vocaliser des phrasés mélodiques, pour les faire sonner comme un instrument à vent. Il consiste à chanter des onomatopées.

D’ailleurs vous pouvez essayer avec vos enfants, en prenant n’importe quelle mélodie, et essayant d’imiter la trompette, le sax, le piano, etc. Quelles onomatopées mettriez-vous?

En parlant d’enfants, Ella est devenue vraiment très connue quand elle a enregistré la chanson pour enfants A-tisket, a-tasket. L’album s’est vendu 1 million de fois!

Ensuite, quand Chick Webb décède, Ella décide tout doucement d’avoir une carrière solo.

Elle travaille tout de même avec de nombreux musiciens très connus comme Louis Armstrong, Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Cole Porter, Gerswhings, etc, sous l’aile du manager Norman Granz, qui était aussi le manager de Ray Brown, le mari d’Ella.

Elle participe a de nombreux shows télévisés, enregistre énormément d’albums, et fait des tournées internationales. Du coup l’agenda d’Ella est complètement rempli, et son mariage en pâtît. Ella et Ray divorcent en 1952.

Quand la fille aux diamonds rencontre Ella

Admirée par plusieurs stars, elle a bénéficié de l’aide de l’une d’elles.

La star des stars: Marilyn Monroe.

Fan de Fitzgerald, Marilyn décide d’appeler le gérant de la boîte de nuit Mocambo et lui dit de booker Ella Fitzgerald immédiatement, et en échange elle viendra à la table la plus proche de la scène tous les soirs où Ella se produira. Elle lui rappelle que la presse serait sûrement très présente.

Le manager de Mocambo accepte, Marilyn respecte sa promesse, et la boîte  devient la plus connue, et Ella ne jouera plus jamais dans des petites salles.

Ella Fitzgerald dit avoir une dette envers Marilyn!

Suite à des problèmes de santé, notamment ses diabètes, Ella subit plusieurs chirurgies. Son dernier concert se joue en 1991 à New York dans le renommé Carnegie Hall.

Ensuite son seul désir est de: “sentir l’odeur de l’air, écouter les oiseaux et entendre le rire d’Alice (sa petite fille)”.

Le 15 Juin en 1996, Ella meurt dans sa demeure à Beverly Hills.

Comment raconter son histoire aux enfants?

Pas toujours très facile d’aborder l’histoire d’une telle personnalité avec les petits!

Mais ce que l’on peut faire est tout simplement leur faire découvrir sa musique, tester son scat.

Constater combien c’est dur à reproduire, mais, avec l’entraînement on y arrive!

Comment avez vous connu Ella? Avez-vous d’autres musiciennes que vous admirez? Partagez vos réponses dans les commentaires, et n’hésitez pas à faire circuler si l’article vous a plu!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!

 

6 réponses en musique face à la colère

Quand les enfants sont en colère, nous avons une forte tendance à nous mettre en colère à notre tour. Du coup la tempête s’agrandit de manière exponentielle, jusqu’à parfois arriver à la violence verbale ou physique.

Ceci est le 22ème article du défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, et aujourd’hui je voulais vous résumer les articles de la colère.

En effet, il y a plusieurs techniques face à cette émotion qui peut être si destructrice. Pendant des générations on a opté pour la réprimer chez les enfants, et la défouler en tant qu’adultes soit au travail, soit après quelques verres d’alcool, à la guerre, ou alors avec nos propres enfants.

Aujourd’hui, dans la quête d’améliorer cet état de mal-être, on étudie la psychologie pour comprendre. Nous nous rendons compte que l’ancienne manière de gérer les émotions  ne fonctionne plus. Les adultes qui ressortent de cette éducation sont malheureux et sèment le malheur autour d’eux, et nous ne pouvons plus vivre ainsi.

En tant que maman, professeur de musique, mais surtout en tant personne qui veut devenir une meilleure version d’elle même, je me suis penchée sur la question de la colère. Du coup je l’observe énormément, comme je le montre dans cet article, où j’ai explosé suite au mensonge de ma fille.

 

Ire si tu me tiens

 

La colère, comme je l’explique dans le premier article de mon défi, est une émotion assez peu acceptée par pas mal de disciplines, reniée, réprimée par la plupart des personnes. Mais c’est quoi cet ennemi si détesté de tous?

Un monstre? Une petite chose toute poilue qui devient géante quand on lui donne de l’énergie?

Pour les enfants, la colère est très bien expliquée dans ces livres:

 

Cette émotion monte doucement, mais sûrement après une sensation d’injustice, d’une situation. Nous sentons bouillir le sang, la chaleur monte jusqu’à notre tête. Généralement, à ce moment là nous avons une envie irrépressible de crier, même de frapper, secouer, que nous avons tendance quand on est adulte à pouvoir refréner, ou pas… Les enfants de moins de 5 ans sont incapables de refréner ces impulsions, sauf si la peur de la réponse en face est trop grande. A ce moment là ils se feront du mal eux mêmes pour ne subir la répression de l’adulte. Mais cela ne fait que retarder les choses… Ces enfants là deviennent des adultes “bombes”.

Chez les adultes la psychologie détaille très bien la définition de la colère et ses différentes techniques de gestion, le résumé de mes recherches, à ce sujet, vous pouvez les trouver ici.

Dans cet article je vous explique mieux les dégâts de la colère et quelques solutions d’Art Thérapie pour y remédier.

Exercices pour gérer en musique

Tout au long de ces articles je vous ai suggéré des exercices que vous pourriez faire pour vous-mêmes et avec vos enfants pour apprendre à gérer cette émotion, l’aborder sainement, et qu’elle devienne une amie plutôt qu’une ennemie.

Dès le deuxième jour du défi je vous donne des exercices d’écoute active pour accompagner l’enfant dans sa crise de fureur avec quelques exemples des musiques que j’ai utilisées moi-même avec mes enfants.

Nous avons vu des activités à travers le chant, comme, chanter ce qui nous a mis en colère et les conséquences de nos actes, pour que l’enfant prenne conscience de ce qu’il a effectué tout en dédramatisant la situation, j’en parle davantage ici.

Mais, je dois vous avouer qu’en ce moment, ce qui marche à merveille est la roue des options, ma fille adore cet outil! Malheureusement il n’est pas très musical, mais je tenais à vous en parler quand même.

Et si rien de tout ça ne marche?

Surtout dé-cul-pa-bi-li-sez.

Franchement, c’est comme ça.

Il explose, tu exploses, nous explosons, vous explosez. Oui, c’est vrai.

OUPS!

Puis, on fera mieux la prochaine fois.

Demander pardon est l’antidote, en parler, accepter les blessures de l’autre et les nôtres. De plus, en faire des chansons pourrait être une merveilleuse idée! Ou trouver les chansons qui collent bien à la situation en particulier, et la chanter à tue-tête jusqu’à ce qu’on se sente mieux.

Nous ne sommes pas parfaits, nous sommes juste dans la quête du bonheur. On a tous été blessés dans le passé, et nous devons guérir avec les outils qu’on a. Alors, ne vous en faites pas.

Vous n’êtes pas seul!

J’espère que ce petit résumé vous a aidés à trouver des outils qui vous conviennent. N’hésitez pas à partager si cela vous a été utile, et à commenter d’autres idées musicales que vous avez pour aborder cette émotion si puissante!

Du bonheur, de la sagesse et de la musique!!

Le trou noir et la musique

Photo d’en tête by Yves Merckx

Vous êtes en plein syndrome de la page blanche? Face aux émotions de vos enfants vous ne savez quoi faire? A court d’idées?

Et bien…

Moi aussi…

“Encore?” Vous allez me dire… “Mais tu nous as déjà fait la même il y a quelques semaines!! Il suffi!!!”

A ce moment là vous allez peut-être essayer de trouver plusieurs manières de me remonter le moral. M’inviter à respirer profondément comme je vous l’ai si bien conseillé lors de mon article sur la colère, ou c’était plutôt celui ?

Vous ne savez plus, mais l’histoire est qu’il faut que je respire…

Photo by Mon Œil

Tout en écoutant la marche funèbre de Chopin. (Allez! mettez “PLAY” sur la vidéo et respirez avec moi pour voir)

Alors je respire une fois…

Je détend mes épaules, malgré la peur que me donne cette musique…

Une deuxième fois…

Je suis surprise par le “refrain” en majeur très surprenant, et  que jusque là je ne connaissait pas du tout, car je ne suis jamais arrivé jusque là dans l’écoute de cette oeuvre de Chopin… Ah la vache! Pourquoi de la joie au milieu d’autant de lourdeur?

Je respire une troisième fois…

L’inspiration ne viens toujours pas, le trou noir est là et ne veut absolument pas me quitter. 

Mais…

Je commence à prendre goût à cette expérience.

Une petite lueur d’espoir, peut-être dû au refrain majeur de la marche, commence à apparaître.

Récapitulons

 

En effet, depuis vingt articles maintenant je vous parle de comment aborder les émotions à travers la musique. Je les ai appliqué moi-même avec mes enfants ET sur moi… J’ai eu plus ou moins de résultats positifs.

De toutes façons, la musicothérapie et la psycophonie existent bel et bien, et s’occupent de toutes ces émotions bloqués chez nous avec un très bon résultat. Donc, aborder les émotions à travers la musique devrait être agréable et utile.

Des enfants épanouis feront des adultes apaisés.

Imaginez ce que serait devenu Dark Vador s’il avait appris à manifester d’une manière zen et musicale toute sa colère!

 

 

 

 

 

Si Dark Vador avait appris à respirer pendant l’écoute de la marche funèbre, plutôt que de demander au compositeur John Williams de s’y inspirer, il aurait évacué sa tristesse. 

A la place de devenir un Jedi super méchant, il serait peut-être un super puissant maître qui aurait emmené tout le monde au bonheur et à la sagesse comme maître Yoda…

Ou alors devenir le premier Jedi-métallo de l’histoire!

Merci musique:

Tu es une méthode puissante pour exprimer nos émotions de manière sure. Puis tu nous inspires, la preuve, je ne savais absolument pas quoi écrire aujourd’hui, et voici que je suis à mon 452ème mot. 

Incroyable!

Bien…

Par contre, j’entends déjà dans votre pensée, car vous n’osez pas vraiment le dire: “quel est le rapport entre les enfants le trou noir?”

Cette question est tout à fait valide. Mais je l’ai déjà répondu au début de mon article quand je posais la question: “Vous êtes en plein syndrome de la page blanche? Face aux émotions de vos enfants vous ne savez quoi faire? A court d’idées?”

Quand vous êtes dans le même état que moi au début de cet article (vous avez le syndrome de la page blanche) et que vos enfants vous demandent de passer un moment avec eux, vous cherchez une solution.

Du coup vous éloignez ce moment là le plus possible: “pas maintenant, je dois laver les assiettes”, ou alors “oh non! j’ai oublié d’acheter le pain! on y va?” Et le moment spécial qu’ils vous demandent n’est toujours pas là…

Activité anti trou noir

Tout d’abord, il va falloir que je vous raconte mon secret.

Car, en vérité, j’ai un petit peu triché sur ce coup.

En effet,  j’ai été inspiré par la respiration que vous m’avez obligé à mener, et l’écoute de Chopin. Mais, ce n’est pas du tout la première chose que j’ai fait pour pouvoir écrire cet article.

La première astuce que j’ai appliqué est: (roulement de tambourrrrrrr)

M’offrir du temps pour pouvoir travailler. Je me suis assise, j’ai mit une alarme sur mon téléphone pour m’imposer un temps de travail.

C’est exactement ce que vous allez faire maintenant. Vous mettez une alarme et vous vous asseyez avec vos enfants. Ensuite vous mettez une musique inspirante (bizarre, pas bizarre, à vous de voir, mais sortez de votre zone de confort de préférence). Puis inspirez-vous de cette musique pour jouer.

Si j’avais dû m’amuser avec la musique de Dark Vador, cela aurait été facile. Tout de suite je me serait imaginé comme une espionne des forces obscures, en train de gravir des obstacles…

POUR CHATOUILLER MES ENFANTS!!!!

Dites moi dans les commentaires quels ont été vos trous noires, et comment vous les avez résolus. Est-ce que la musique vous a aidé? Avez-vous essayé d’inspirer vos enfants avec la musique?

J’ai hâte de vous lire!!

Bonheur, sagesse et du rythme latin pour tout le monde!

 

Carnaval

Le Carnaval ou Mardi Gras se fête un peu partout dans le monde. Mais cet événement n’a pas le même sens partout. Et si on faisait un tour des différents façons de manifester ce jour pour choisir celui qui nous convient le mieux?

J’avoue: j’adore le Carnaval. Je viens de l’Uruguay, et chez nous cela se fête pendant plus d’un mois. Nous avons de spectacles tous les jours. Deux ou trois défilés. Beaucoup de guerres d’eau improvisées. Car c’est l’été et beaucoup d’entre nous est en vacances à ce moment là.

Le mois de Février et Mars en Europe sont, par contre, bien différents. Le Carnaval, ou Mardi Gras, aussi. Ce n’est pas pour autant que c’est moins amusant, mais plusieurs villes et écoles préfèrent du coup, fêter le Carnaval plus tard, en printemps, avec des journées plus belles et moins pluvieuses!

Alors ce matin j’ai décidé de fêter le Carnaval avec mes enfants. Nous avons créé des masques avec des paillettes, une chanson sur le Carnaval (un dragon qui mangeait des lettres…), et ils se sont déguisés.

Origines du Carnaval

On retrouve son essence dans des fêtes très anciennes qui vont de l’ancienne Babylone, en passant par la Grèce et Rome, elle existe également dans la tradition Juive, et la religion Chrétienne qui récupère la fête au Moyen Age.

Depuis le départ cela consiste en porter des masques, défiler, renverser les rôles et la transgression de certaines règles. On y retrouve du vin, des orgies, de la joie. 

C’est la signification qui change selon les traditions.

Les civilisations antiques fêtent la fin de l’hiver. Il y en a qui pensent que les morts nous rejoignent à ce moment là et font que les cultures deviennent plus abondantes. Pour les attirer on porte des masques avec beaucoup de couleurs et des brillants. 

Dans la religion chrétienne, le Carnaval précède le carême. Nous devons profiter de cette fête pour manger gras (d’où le nom Mardi Gras), de transgresser les règles et nous amuser, car une période d’abstinence commence durant 40 jours.

Carnaval en France

Les plus célébres se déroulent à Nice et à Dunkerque.

Le carnaval à Nice est caractérisé d’un défilé de chars assez sophistiqués, chorégraphies de danseurs, caisses claires, déguisements, gaufres et la fin de cette fête est au même temps que la mise au feu du Roi du Carnaval.

A Dunkerque il n’y a pas de Chars, mais les gens se déguisent énormément et défilent tous ensemble. Il n’y a pas de public, tout le monde participe!

Dans les autres endroits de la France en fête le Carnaval également, mais plus discrètement. Dans les écoles les enfants se déguisent, puis dans certaines villes on attend les beaux jours pour organiser des défilés avec des fanfares et confettis.

Le Carnaval dans le Monde

Les plus connus sont ceux de Venise, de Rio de Janeiro au Brésil, et celui de la Nouvelle Orléans aux Etats Unis d’Amérique. Mais par fierté, je vais aussi écrire un mot du Carnaval Uruguayen, qui est réputé le plus long du Monde! 😜

Celui de Venise est caractérisé par ses beaux masques et ses belles robes. En effet, l’idée était de sortir dans la rue caché, masquant la richesse ou la pauvreté et stimulant les intrigues amoureuses. Le peuple se confond avec la noblesse. Nous sommes tous égaux avec des masques!

Les Carnavals du continent Américain consistent également en défilés. Mais ils ont eu une autre signification. Car si bien la fête a été gardé des Européens, ils l’ont bien personnalisé. Le jour du Carnaval (ou Mardi Gras pour la Nouvelle Orléans), était le seul jour de liberté des esclaves. L’unique opportunité qui avaient les africains emmenés de force en Amérique d’exprimer leur culture, prier leurs Dieux, danser, etc.

Celui de la Nouvelle Orléans se ressemble fortement à la fête de Mardi Gras Française. Et pour cause! Cette ville était auparavant une colonie Française. Sauf que les fanfares et les troupes qui défilent ce sont des fanfares de Jazz, et de personnes costumés de vêtements traditionnels indiens en souvenir de ceux qui habitaient là avant la colonisation.

Ensuite nous avons le Carnaval de Rio, qui dure 3 jours. C’est également un défilé avec des Chars, des comparsas de Samba et des danseur et danseuses qui dansent au rythme saccadé des caisses claires et des sourdos, entre autres instruments. Il est fort en couleurs et paillettes. Les écoles, qui sont celles qui défilent, préparent cette fête toute l’année, en y mettant tout les moyens possibles.

Carnaval en Uruguay

Comme les Carnavals de tout le continent, il fête cette journée de liberté pour les esclaves. Mais on l’a développé sous plusieurs formes, et au fur et à mesure que le temps est passé, le Carnaval a pris d’autres significations en plus.

Il existent au moins deux défilés à Montevideo, capital d’Uruguay: l’un où défilent les comparsas de Candombe (rythme et musique originaire des Afro-uruguayens). Comparsas avec des tambores: chico, piano et repique, des danseurs, et des personnages de Carnaval comme le Papa vieux, la Maman vielle y le porteur de drapeau.

Puis nous avons les Murgas, formations de chanteurs et percussionnistes, qui font des spectacles costumés. Ils critiquent avec humour la politique ou les événements sociaux du moment. Pendant la dictature, c’était le seul moment d’expression permis pour les opposants, à conditions que les paroles cachent très intelligemment le discours de liberté.

Alors pour bien honorer cette fête de folies, profitons ce jour pour changer de rôle avec nos enfants, nous amuser, chanter et danser sans limites. Car la joie est important de la vivre aussi. Elle nous apporte bonheur, sagesse et générosité!

Bonne fête de Carnaval!!

Partagez vos moments de joie sous cet article, et n’hésitez pas à partager!

P.S. cet article est le 20ème du défi comment aborder les émotions à travers la musique, aujourd’hui, vous l’aurez deviné, c’est la joie qui était au rendez-vous.