3 astuces pour une vie plus intéressante avec vos enfants

Une vie intéressante avec votre famille vous manque? Avez-vous l’impression d’être tombé.e dans une routine pesante à la maison? Les journées se ressemblent les unes avec les autres, et vous ne savez pas comment remédier à cela?

Vous vous réveillez le matin et déjà vous êtes en train de courir. S’habiller et se disputer avec les enfants pour les habiller , petit déjeuner (allez, il faut manger là!), brossage de dents (c’est la troisième fois que je vous le dis! venez vous brosser les dents!), entre deux éventuellement prendre une douche et se maquiller pour aller au travail (si on travaille, sinon, la douche passe à la trappe…). Les affaires! Les oublier serait juste un cauchemar!

Puis la journée n’est pas mieux, que ce soit au travail ou à la maison toujours la même chose, le soir on doit aller chercher les enfants, leur donner à goûter, parc, jeux, bain, dîner, re brossage de dents, histoires, luttes pour qu’ils aillent se coucher jusqu’au dodo.

Et cela tous les jours, même les week-ends.

Vous ne savez plus quel jour vous vivez tellement ils se ressemblent.

Au bord du burn-out car il y a énormément de choses à penser, à planifier, à anticiper. Et votre tête est si remplie qu’il ne rentre même pas une décision de plus, pas une idée, et surtout pas de créativité.

Puis votre conjoint.e vous demande ce que vous voulez regarder ce soir, ou ce que vous voulez faire pour les vacances, et là c’est trop. Vous n’arrivez pas à réfléchir.

Je pense qu’on y passe tous par là: papa, maman, indistinctement.

Alors, quand Laura du blog Cosmétique info a proposé l’évènement inter blogueurs sur le thème “Tous les jours un conseil pour une vie plus intéressante”, j’ai décidé d’y participer en écrivant cet article. Je me suis dit que peut-être je peux vous donner quelques astuces pour rendre votre vie quotidienne plus amusante et palpitante.

C’est quoi une vie plus intéressante?

Alors là, ça dépend de vous bien sûr…

Il y en a qui pensent qu’une vie plus intéressante est de pratiquer des sports à haut risque, d’autres trouvent plus plaisant de pratiquer un art quelconque, ensuite nous avons ceux qui préfèrent une vie spirituelle, et encore ceux qui veulent vivre en famille dans une belle maison.

Tout est valide, même les options auxquelles je n’ai pas pensées.

Intéressant, selon le Larousse est quelque chose:

  • Qui suscite l’intérêt : Un conférencier intéressant.
  • Qui retient l’attention par quelque trait particulier : Avoir un visage intéressant.
  • Digne de considération, qui mérite une attention bienveillante : Ces gens-là ne sont pas intéressants.
  • Qui sert les intérêts matériels ; avantageux.

Donc la définition est très vaste et subjective.

Même qu’elle pourrait varier d’un jour à un autre, d’une période à une autre, etc.

Avant que j’aie des enfants, une vie intéressante pour moi était de voyager régulièrement, jouer des concerts, voir des amis, accomplir des défis.

Maintenant une vie captivante serait pour moi de passer une journée amusante avec mes enfants, sans disputes, avec des bons repas, un soleil radiant dehors pour goûter dans le parc, avoir un travail qui me permette de voir mes enfants mais en même temps de voyager avec ou sans eux. Enfin, ma perception a un petit peu changé. Même si j’aimerais toujours avoir la vie passionnante que je voulais avant, maintenant elle inclut mes enfants avec le rythme que cela implique.

Comment arriver à avoir une vie plus intéressante?

D’abord vous allez devoir définir ce que vous entendez par vie intéressante.

On ne peut atteindre un but si on ne le connaît pas avant.

Une fois que vous savez ce que vous voulez, vous pourrez voir plus clairement ce que vous pouvez réaliser afin d’approcher cette vie meilleure.

Ensuite vous allez vous attaquer au comment améliorer votre quotidien à la maison.

Quand nous avons des enfants en bas âge, nous rencontrons plein de défis: notamment la PATIENCE. En parlant avec des parents d’enfants plus âgés, on me disait que pendant cette période nous sommes plus sur les nerfs avec des conflits d’intérêt.

Par exemple: à partir de l’âge de 18 mois plus ou moins, selon l’enfant, les petits veulent “faire tout seuls”. C’est super, génial, nous avons envie plus que tout qu’ils deviennent autonomes!

Sauf que…

A 8h nous devons quitter la maison pour les emmener à la crèche/école/assistante maternelle. Nous n’avons pas du tout un temps indéfini pour s’habiller. C’est là que le conflit d’intérêt survient.

D’un côté nous avons un petit bébé qui veut apprendre à mettre ses chaussures, et qui pense prendre tout le temps qu’il faut pour ça.

D’un autre nous sommes nous. Nous voulons arriver à l’heure.

ROUND 1: gling gling gling (les cloches du ring sonnent)

Parents: allez, vite, on se dépêche, on met les chaussures!!

Enfant: bruit de quelqu’un qui essaye de mettre les chaussures

Parents: tu veux que je t’aide mon.ma chéri.e?

Enfant: non! tout seul!

Enfant 1 point, parent 0.

 

ROUND 2:

 

Parent: tu as mis tes chaussures à l’envers! Vas-y! Je t’aide!

Enfant: non! tout seul!

Parents: non, mais vas-y, il faut y aller là! Vas-y, je t’aide! Tu mettras tes chaussures un autre jour OK?!

Enfant 1 point, parent 1

 

ROUND 3:

 

Enfant: pleurs et cris NON!! TOUT SEEEUUUL!!!

et la crise dure pendant un moment, ce qui nous met finalement en retard…

Personne ne gagne.

Et ça, c’est sûr, personne ne le trouve intéressant.

Donc, voyons trois astuces pour rendre notre vie quotidienne plus amène, amusante et moins conflictuelle.

Astuce 1

Et si on commençait bien la journée?

J’ai remarqué que quand on la débutait avec de la bonne humeur et des actions d’amour et de joie, les conflits diminuaient énormément.

Du coup, je me suis mise un mot sur les murs: fais lui un câlin.

Saviez-vous que se prendre dans les bras pendant 20 à 40 secondes diminue les maladies, améliore les relations, atténue la mauvaise humeur et les émotions du genre la colère, la tristesse ou la peur? Et bien oui. Un acte aussi simple que celui-là!

Après le câlin, une chanson de bonjour.

Car chanter chauffe la voix, le cœur et change l’Energie négative en positive en un rien de temps!

Alors j’ai inventé une chanson de bonjour, où chacun peut exprimer ce qu’il a vécu dans la nuit, et où nous racontons à l’enfant ce que nous allons faire dans la journée. En général ça les rassure, et ils adorent chanter.

Voici quelques options trouvés sur YouTube:

Cette dernière il faut vraiment l’adapter: à la fin on peut dire, et “viens t’habiller” ou “viens petit déjeuner”, par exemple.

Astuce 2

Trouver des chansons pour chaque activité qui cause problème. Et si possible toujours la même chanson.  La chanson aura une double fonction:

👌 prévenir l’enfant que son activité actuelle doit se finir pour commencer l’activité que vous suggérez,

✨ motiver à faire l’activité avec joie

Voici quelques propositions:

Astuce 3

Parfois nous sommes grognons, rien ne va. 

Les enfants ne veulent rien choisir, tout est catastrophique, nous sommes irrités, et les cris peuvent vite arriver. Et ça, ce n’est pas du tout intéressant…

Alors, pour que ça le devienne, j’applique la technique de remerciements. On prend un moment pour remercier tout ce que l’on a: un toit, à manger tous les jours, des jambes, des bras, des yeux, des jouets, etc.

Nous le faisons avant le repas généralement, ou lors d’une crise “tout est horrible et il n’y a pas de solution” qui vienne des enfants ou des parents, d’ailleurs 😉

Je n’ai pas trouvé de chanson de remerciement adapté aux enfants, mais rien ne vous empêche de changer les paroles d’une que vous aimez bien. Voici une chanson de remerciement qui pourrait vous inspirer, et assez facile à adapter je trouve:

J’espère que ces astuces vont vous donner un goût de renouveau et rendre votre quotidien plus divertissant. 

Dites-moi dans les commentaires si vous avez été inspirés, si vous avez d’autres chansons qui pourraient vous aider dans votre quotidien. Et n’hésitez pas à partager si vous trouvez que cet article peut convenir à quelqu’un de votre entourage.

Beaucoup de bonheur, de sagesse et du rythme congolais.

 

5 manières de voir la peur à travers la musique

Clickez sur play pour écouter

Encore une soirée où votre enfant n’arrive pas à s’endormir? Les montres sont partout? Sa panique est incontrôlable? Il a peur?

C’était une journée fatigante. Le changement d’heure, le weekend hyper rempli, le printemps qui arrive avec toutes les allergies. Tout ça fatigue, il n’y a pas de doute.

Alors, l’heure du coucher est très attendu… par vous. Mais, visiblement, pas par vos enfants. 

“J’ai soif!”

“Encore une histoire!”

Etc.

Etc.

Enfin tout le monde est couché! Vous vous asseyez dans le canapé, et mettez quelque chose de léger à regarder à la télé. 

Vous respirez, vous commencez à vous détendre. Vous sentez chaque nœud formé sur vos épaules se défaire petit à petit. 

Oui! C’est bon, le silence, s’écouter soi-même. Enfin vous pouvez aller boire cette boisson que vous vous êtes servie il y a deux heures mais que vous n’avez pas encore réussi à boire. Vous déconnectez. Votre tête se vide.

Et là vous entendez un “MAMAN!!!!” (ou PAPA selon…)

“Oh non!” dit votre pensée.

Armé de courage vous allez voir ce que veut votre enfant.

La chambre est éclairée par la fine lumière verte de la veilleuse, alors vous mettez un certain temps à vous habituer à cette nouvelle lumière.

Vous vous approchez de votre enfant et…

via GIPHY

Il a peur de l’obscurité et de ce qui se cache derrière les rideaux.

C’est là que se présentent beaucoup d’options:

🙄 Vous lisez cet article et vous appliquez son exercice, mais cela risque d’être un peu bruyant et excitant avant de s’endormir…

😒 Vous vous mettez en colère, vous lui dites d’arrêter d’inventer des histoires pour ne pas dormir, que c’est l’heure, qu’il s’endorme et puis c’est tout! Puis vous retournez vers le canapé et culpabilisez car peut-être avait-il vraiment peur? et maintenant il est seul dans la chambre, en pensant qu’il ne peut pas compter sur vous car vous êtes en colère… Alors vous retournez, et essayez une autre option…

😖 Après avoir lu quelques livres ensemble sur comment gérer la peur, vous l’invitez à réaliser un des multiples exercices proposés: l’armure dorée de la licorne par exemple:

😨 Vous lui faites parler de sa peur, et l’exprimer à travers une courte histoire bruité, comme l’explique cet article.

Quelque chose marchera, sûr!

Puis le lendemain, pour reprendre courage essayez de vous donner de l’énergie avec la musique que cet article vous propose. Cela va vous détendre et la joie va apparaître pour que votre journée devienne magique.

C’est le 24ème article du défi!

Je ne voulais pas manquer de vous faire un résumé des articles sur la peur écrits pour ce défi de 30 articles en total. Du coup vous aurez plusieurs manières de voir la peur à travers la musique.

Comme utiliser la musique pour donner plus d’ambiance à vos histoires comme c’est décrit ici. Car la peur n’est pas une émotion toujours désagréable! Elle donne de l’adrénaline, et nous nous sentons vivants! 

De plus n’oublions pas qu’à la base la peur est là pour nous protéger! C’est grâce à elle que nous avons envie de fuir face à un danger. Donc, nous devons la visualiser comme une amie qui marche avec nous, et non pas comme une émotion qui nous bloque. Pour s’aider nous pouvons jouer les méchants: jouer la peur!

Ensuite vous pouvez l’utiliser pour vous inspirer vous et vos enfants dans des nouveaux jeux, comme c’est suggéré ici. Il n’y a pas que la tristesse qui marche! 😁

Alors? Qu’allez vous faire maintenant face à la peur?

Dites-moi tout dans les commentaires!!

Je vous souhaite le bonheur, la sagesse et du rythme saccadé.

 

 

 

4 astuces pour accompagner la tristesse en musique

Saviez-vous que selon des études écouter la musique triste a des effets bénéfiques sur le ressenti des gens?

Pour le 23ème article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vous ai fait un petit résumé de mes articles sur le sujet de la tristesse pour que vous puissiez vous y retrouver.

Tout au long de ce défi j’ai exploré différentes techniques que je connaissais de par ma culture générale ou que j’ai empruntées à mes recherches ou études psychologiques. Appliquées directement dans les situations de tristesse de ma famille, j’ai pu constater leur efficacité, pour la plupart, à condition que certaines conditions se remplissent.

Cette émotion m’a spécialement fait travailler, car bien si la colère n’est pas acceptée par la société en général car agressive, et par les conséquences destructives qu’elle peut avoir, la tristesse n’est pas non plus la plus aimée des émotions.

Combien de fois avez-vous entendu l’ordre d’arrêter de pleurer? On vous a déjà dit: “ce n’est rien, arrête de te plaindre, c’est déjà passé?”

Cela montre à quel point cette émotion, acceptée à son tout début, n’est plus supportée si ça dure longtemps.

Pourtant, ça dure longtemps.

Je me suis retrouvé à dire les mêmes choses à mes enfants, même si je travaille énormément pour les dire le moins possible, jusqu’à ce que ça disparaisse de mon vocabulaire. Et quand je leur dis ces fameuses phrases je me demande quelle blessure réveille en moi l’impossibilité d’accepter cette émotion chez eux.

Bien sûr, cela m’évoque plein de choses. Je ne vais pas vous écrire un topo psychologique autobiographique, car sinon nous sommes jusqu’à demain, et vous allez vous endormir avant…

 

Avant tout cela m’évoque la passivité, la victimisation et la culpabilité

Etre triste suite au décès de quelqu’un est très normal. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais cette tristesse ne doit pas dépasser le mois… voyons, un mois est largement suffisant pour dépasser un décès, non?

Non?!

Etre triste suite à une séparation chez l’adulte est normal aussi. Mais bon, on l’a cherché, alors, allez, on vous donne quinze jours.

La peine d’un enfant suite à une séparation, si c’est une courte elle doit durer, allez, cinq minutes. Si c’est l’abandon de nos parents dont on parle, bon, ok, trois – quatre mois? 

Passé ce temps accepté d’amertume, les gens qui nous entourent ne soutiennent plus la possibilité qu’on ressente encore de la douleur…

Encore?

“Non, mais, voyons, tu en pleures encore?

Vas-y! Sors! Penses à autre chose! La vie continue, quoi!”

Avez-vous déjà entendu ces phrases?

Technique 1

C’est là que le débat technique européenne versus technique brésilienne a lieu pour la gestion de cette émotion qui dure, j’en parle davantage dans cet article.

Puis, c’est là que le conflit à l’intérieur de nous mêmes commence: “ce n’est pas normal, je suis encore déprimé, et si je suis dépressif-ve? Devrais-je aller voir quelqu’un? Je me sens seul-e. Personne ne me comprend.”

Oui!! tout le monde vous comprend, bon sang!! Juste, personne ne veut l’avouer!!!

Ce n’est pas que cela vous exempte d’aller voir un professionnel pour vous aider à gérer la tristesse, tout le contraire, allez-y! Faites vous du bien!!

Par contre, ne culpabilisez pas pour l’expérimenter.

Souvent, quand on dépasse la durée du ressenti de la douleur acceptée par la société on pense que nous sommes en dépression. Celle-ci n’a rien à avoir avec la tristesse, même si elle pourrait-être la cause. La dépression est un état d’apathie totale! On se lève le matin par réflexe, on sort travailler, on cuisine, on nettoie car ce doit être accompli. Mais il n’y a absolument pas de motivation. Tout est fade, il n’y a pas de sens. Souvent accompagné d’insomnies, car trop de passivité dans la journée, et la tête qui n’arrête pas de tourner, de se tourmenter.

Alors qu’avoir du chagrin ne nous enlève pas l’impression d’être vivants. Tout le contraire! On se sent très vivants.

Technique 2: Se connecter avec soi, se connecter avec ses enfants

Parfois pour se sortir de la tristesse, ou aider les enfants à s’en sortir, il faut juste se connecter avec soi ou les autres. En finir avec ce mur qui nous soi-disant protège de cette chose, et affronter l’émotion telle qu’elle est.

La tristesse est une énorme opportunité pour guérir de blessures. Elle est là pour ça. Si on la refoule, la blessure se transformera en cicatrice mal fermée, et sera beaucoup plus dure à soigner… sans parler qu’il restera toujours une trace. C’est pour ça que je vous ai parlé des techniques de connexion à travers la musique dans cet article.

Technique 3:

Parfois nous pouvons l’utiliser pour créer de belles choses! Lisez cet article, il est écrit grâce à la musique triste!! Si vous voulez savoir plus sur l’inspiration à travers l’écoute de la musique triste, vous pouvez aller voir cet article de Courrier International, super intéressant.

Technique 4: J’ai rendez-vous… avec moi-même

Ensuite vous pouvez aller plus profondément dans la connexion avec vous même. Car parfois nous avons un trop plein. Vous trouver un espace uniquement pour vous, et l’utiliser quand vous avez le blues. Je vous raconte une super technique que je réalisais quand j’étais ado dans cet article.

J’espère que ce résumé vous a servi pour aborder l’effondrement à la maison, ou même dans votre classe! Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager avec ceux qui pourraient trouver ça utile.

Commentez comment la musique vous aide à surmonter les moments d’obscurité, quelles sont vos chansons tristes préférées, et quelles sont celles de vos enfants!

En attendant le prochain article, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!!

 

 

 

L’histoire d’Ella

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les femmes qui font l’histoire” du blog Prince.sse si je veux. Découvrez d’autres histoires inspirantes sur www.princessesijeveux.com

En 2013 les femmes musiciennes sont présentes, selon le magazine Rolling Stone, dans 30% des meilleurs albums de l’année. Pour le magazine Hip Hop DX seulement un 5%.

Quand Juliana, du blog Prince.sse si je veux, a organisé l’évènement interblogeur sous “le sujet des femmes qui font l’Histoire, je me suis dit, génial! Je vais parler de Ella, ou de Marie Jaell, ou peut-être de Marie Louise Aucher.

Très enthousiaste je vais sur internet, et par curiosité je tape sur mon moteur de recherches “les femmes dans l’Histoire de la musique”. Et là…

Et là…

J’ai pris un gros coup.

Où sont les femmes?

Certes, quand j’ai étudié la musique, je m’étais déjà rendu compte qu’il y avait beaucoup d’hommes dans le milieu. Mais je n’y ai pas prêté trop d’attention, jusqu’à ce qu’un jour, ma mère, venant me voir dans l’une des écoles de musique où j’ai étudiais, me dise: “c’est un monde très masculin! il n’y a pas beaucoup de filles!”.

C’est là que j’ai regardé autour de moi et, en effet, il y avait surtout des hommes…

Mais, à l’époque j’avais d’autres choses à penser: mes examens, finir de payer mes études, etc… Je n’ai pas trop mis d’énergie dessus.

C’est au moment de faire mes recherches pour écrire cet article que tout d’un coup j’ai réalisé à quel point nous sommes loin de l’égalité… de participation du moins.

Fou, non?

Pourtant, en tant que professeur de musique, je ne vois pas une disparité si importante entre mes élèves.

J’avoue que quand je donne de cours de chant, la plupart sont des filles, mais quand c’est un cours plus général comme l’Eveil Musical ou la Formation Musicale, il y a à peu près la même quantité des deux genres, avec une légère majorité de garçons.

Je ne sais pas ce qui se passe à l’heure de devenir musicien professionnel, mais voyons ça de plus près, à travers la biographie d’une de mes musiciennes préférées: Ella Fitzgerald.

Ella Fitzgerald

Ella Fitzgerald

Une de plus célèbres chanteuses de jazz; elle a enregistré plus de 200 albums, gagné 14 Grammy Awards, 60 ans de carrière.

Elle est très connue par son scat et improvisation vocale. Très impressionnante au niveau technique, drôle, émouvante, elle était admirée de son vivant et encore aujourd’hui.

Toutes les biographies que je trouve à son sujet, en français et en anglais, mettent  l’accent sur son surnom de “First lady of song”. Mais elle était considérée comme une musicienne à part entière.

Née à Newport News, le 25 Avril 1917 elle a vu ses parents se séparer quelques mois après sa naissance. En effet, William, son père, les a quittées. Suite à ça elles ont déménagé à Yonkers, New York, où Tempie (sa mère) a connu son petit ami Joseph da Silva. Ella a eu une demi sœur appelée Frances en 1923.

La famille était humble, les deux parents travaillaient dans plusieurs endroits, et Ella a contribué financièrement en réalisant des petits boulots.

Aimant la danse et la musique, et ayant beaucoup d’amis, elle allait souvent avec eux à Harlem pour voir des pièces au Théâtre Apollo.

Puis en 1937 sa mère décède à la suite d’un accident de voiture.

Ce fut un moment très dur pour Ella.

Cry me a river

Elle a vécu très peu de temps chez son beau père puis elle a été prise en charge par sa tante Virginia. Après son beau père meurt d’un arrêt cardiaque, et Frances rejoint Ella et leur tante.

Ella a commencé à avoir de très mauvaises notes à l’école, puis a séché les cours. Après avoir eu des problèmes avec la Police on l’a envoyé dans une école de correction. Dans cette école elle a souffert de violences de la part des adultes qui la gardaient, lui rendant la vie encore plus difficile.

C’est ainsi qu’elle décide de s’enfuir quand elle a 15 ans, et se retrouve seule, sans un sou, dans la rue, en pleine crise économique (la Grande Dépression du 29).

Got that swing

Un beau jour le nom d’Ella est tiré, pour participer à un concours au Théâtre Apollo.

La jeune-fille prépare un spectacle de danse. Une fois arrivée, elle découvre les Edward Sisters, et elle se dit qu’il y aura de nombreuses danseuses très douées. Du coup, elle pense ne pas avoir sa chance et change d’idée à la dernière minute.

Quand elle arrive sur scène, c’est la panique totale.

Que va t-elle va faire?

Elle s’approche du groupe de musique et demande qu’ils jouent “Judy” de Hoagy Carmichael, bien connu par elle car sa mère adorait la version de Connee Boswell. 

Tout le monde se tait.

A la fin de la chanson on lui demande tellement “encore” qu’elle doit enchaîner sur une autre chanson!

Lors de ce concours il y a le saxophoniste Benny Carter qui esst très impressionné par sa prestation. Depuis ce jour là il la présente à toutes les personnes qui pourraient booster sa carrière, et devient un très bon ami de la vie.

C’est le début de plusieurs participations à des “talent shows” et des réussites. Un jour de Janvier de 1935 elle gagne, lors d’un de ces concours, l’opportunité de jouer avec le Tiny Bradshaw band, et elle rencontre pour la première fois Chick Webb. Celui-ci, après l’avoir testée sur scène, l’embauche dans son groupe.

A-tisket, a-tasket

Avec l’évolution du jazz, et l’essor du Be-bop, Ella commence a expérimenter avec sa voix et invente le scat, qu’elle améliore tout au long de sa carrière.

Le scat est une manière de vocaliser des phrasés mélodiques, pour les faire sonner comme un instrument à vent. Il consiste à chanter des onomatopées.

D’ailleurs vous pouvez essayer avec vos enfants, en prenant n’importe quelle mélodie, et essayant d’imiter la trompette, le sax, le piano, etc. Quelles onomatopées mettriez-vous?

En parlant d’enfants, Ella est devenue vraiment très connue quand elle a enregistré la chanson pour enfants A-tisket, a-tasket. L’album s’est vendu 1 million de fois!

Ensuite, quand Chick Webb décède, Ella décide tout doucement d’avoir une carrière solo.

Elle travaille tout de même avec de nombreux musiciens très connus comme Louis Armstrong, Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Cole Porter, Gerswhings, etc, sous l’aile du manager Norman Granz, qui était aussi le manager de Ray Brown, le mari d’Ella.

Elle participe a de nombreux shows télévisés, enregistre énormément d’albums, et fait des tournées internationales. Du coup l’agenda d’Ella est complètement rempli, et son mariage en pâtît. Ella et Ray divorcent en 1952.

Quand la fille aux diamonds rencontre Ella

Admirée par plusieurs stars, elle a bénéficié de l’aide de l’une d’elles.

La star des stars: Marilyn Monroe.

Fan de Fitzgerald, Marilyn décide d’appeler le gérant de la boîte de nuit Mocambo et lui dit de booker Ella Fitzgerald immédiatement, et en échange elle viendra à la table la plus proche de la scène tous les soirs où Ella se produira. Elle lui rappelle que la presse serait sûrement très présente.

Le manager de Mocambo accepte, Marilyn respecte sa promesse, et la boîte  devient la plus connue, et Ella ne jouera plus jamais dans des petites salles.

Ella Fitzgerald dit avoir une dette envers Marilyn!

Suite à des problèmes de santé, notamment ses diabètes, Ella subit plusieurs chirurgies. Son dernier concert se joue en 1991 à New York dans le renommé Carnegie Hall.

Ensuite son seul désir est de: “sentir l’odeur de l’air, écouter les oiseaux et entendre le rire d’Alice (sa petite fille)”.

Le 15 Juin en 1996, Ella meurt dans sa demeure à Beverly Hills.

Comment raconter son histoire aux enfants?

Pas toujours très facile d’aborder l’histoire d’une telle personnalité avec les petits!

Mais ce que l’on peut faire est tout simplement leur faire découvrir sa musique, tester son scat.

Constater combien c’est dur à reproduire, mais, avec l’entraînement on y arrive!

Comment avez vous connu Ella? Avez-vous d’autres musiciennes que vous admirez? Partagez vos réponses dans les commentaires, et n’hésitez pas à faire circuler si l’article vous a plu!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!

 

6 réponses en musique face à la colère

Quand les enfants sont en colère, nous avons une forte tendance à nous mettre en colère à notre tour. Du coup la tempête s’agrandit de manière exponentielle, jusqu’à parfois arriver à la violence verbale ou physique.

Ceci est le 22ème article du défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, et aujourd’hui je voulais vous résumer les articles de la colère.

En effet, il y a plusieurs techniques face à cette émotion qui peut être si destructrice. Pendant des générations on a opté pour la réprimer chez les enfants, et la défouler en tant qu’adultes soit au travail, soit après quelques verres d’alcool, à la guerre, ou alors avec nos propres enfants.

Aujourd’hui, dans la quête d’améliorer cet état de mal-être, on étudie la psychologie pour comprendre. Nous nous rendons compte que l’ancienne manière de gérer les émotions  ne fonctionne plus. Les adultes qui ressortent de cette éducation sont malheureux et sèment le malheur autour d’eux, et nous ne pouvons plus vivre ainsi.

En tant que maman, professeur de musique, mais surtout en tant personne qui veut devenir une meilleure version d’elle même, je me suis penchée sur la question de la colère. Du coup je l’observe énormément, comme je le montre dans cet article, où j’ai explosé suite au mensonge de ma fille.

 

Ire si tu me tiens

 

La colère, comme je l’explique dans le premier article de mon défi, est une émotion assez peu acceptée par pas mal de disciplines, reniée, réprimée par la plupart des personnes. Mais c’est quoi cet ennemi si détesté de tous?

Un monstre? Une petite chose toute poilue qui devient géante quand on lui donne de l’énergie?

Pour les enfants, la colère est très bien expliquée dans ces livres:

 

Cette émotion monte doucement, mais sûrement après une sensation d’injustice, d’une situation. Nous sentons bouillir le sang, la chaleur monte jusqu’à notre tête. Généralement, à ce moment là nous avons une envie irrépressible de crier, même de frapper, secouer, que nous avons tendance quand on est adulte à pouvoir refréner, ou pas… Les enfants de moins de 5 ans sont incapables de refréner ces impulsions, sauf si la peur de la réponse en face est trop grande. A ce moment là ils se feront du mal eux mêmes pour ne subir la répression de l’adulte. Mais cela ne fait que retarder les choses… Ces enfants là deviennent des adultes “bombes”.

Chez les adultes la psychologie détaille très bien la définition de la colère et ses différentes techniques de gestion, le résumé de mes recherches, à ce sujet, vous pouvez les trouver ici.

Dans cet article je vous explique mieux les dégâts de la colère et quelques solutions d’Art Thérapie pour y remédier.

Exercices pour gérer en musique

Tout au long de ces articles je vous ai suggéré des exercices que vous pourriez faire pour vous-mêmes et avec vos enfants pour apprendre à gérer cette émotion, l’aborder sainement, et qu’elle devienne une amie plutôt qu’une ennemie.

Dès le deuxième jour du défi je vous donne des exercices d’écoute active pour accompagner l’enfant dans sa crise de fureur avec quelques exemples des musiques que j’ai utilisées moi-même avec mes enfants.

Nous avons vu des activités à travers le chant, comme, chanter ce qui nous a mis en colère et les conséquences de nos actes, pour que l’enfant prenne conscience de ce qu’il a effectué tout en dédramatisant la situation, j’en parle davantage ici.

Mais, je dois vous avouer qu’en ce moment, ce qui marche à merveille est la roue des options, ma fille adore cet outil! Malheureusement il n’est pas très musical, mais je tenais à vous en parler quand même.

Et si rien de tout ça ne marche?

Surtout dé-cul-pa-bi-li-sez.

Franchement, c’est comme ça.

Il explose, tu exploses, nous explosons, vous explosez. Oui, c’est vrai.

OUPS!

Puis, on fera mieux la prochaine fois.

Demander pardon est l’antidote, en parler, accepter les blessures de l’autre et les nôtres. De plus, en faire des chansons pourrait être une merveilleuse idée! Ou trouver les chansons qui collent bien à la situation en particulier, et la chanter à tue-tête jusqu’à ce qu’on se sente mieux.

Nous ne sommes pas parfaits, nous sommes juste dans la quête du bonheur. On a tous été blessés dans le passé, et nous devons guérir avec les outils qu’on a. Alors, ne vous en faites pas.

Vous n’êtes pas seul!

J’espère que ce petit résumé vous a aidés à trouver des outils qui vous conviennent. N’hésitez pas à partager si cela vous a été utile, et à commenter d’autres idées musicales que vous avez pour aborder cette émotion si puissante!

Du bonheur, de la sagesse et de la musique!!