Jour 13: la musique qui fait peur aux enfants

Mais, pourquoi les effrayer? Nous ne voulons pas plutôt les rassurer et leur donner confiance en la vie? En quoi la peur peut être utile?

Nous sommes le jour 13 du défi. Le chiffre 13 étant LE chiffre de la mauvaise chance, ou des film d’horreur, j’en profite pour parler de la terreur!

Hier nous avons vu les sons qui peuvent faire peur ou rassurer. Aujourd’hui nous allons écouter des musiques qui peuvent faire peur, mais aussi passer un message.

A la base, toutes les histoires écrites pour les enfants, même chez Disney, ont des passages qui épouvantent les enfants. Ces moments apprennent aux enfants ce que serait la réalité si les choses mauvaises arrivaient, ou que le méchant était le chef. Cela donne une véritable idée des conséquences aux enfants qui souhaitent très vite que cela ne se passe pas comme ça. Le message rentre inconsciemment dans leur cerveaux qu’on ne doit pas réaliser certaines actions, sinon, le méchant du dessin animé ou de l’histoire va prendre le dessus.

Cela d’un coté, est bien pratique. Car l’histoire nous évite que l’enfant vive véritablement le danger, mais il apprend d’une manière naturelles certaines règles de sécurité… Ne parle pas avec le loup (l’étranger);ne mange pas trop des bonbons car la sorcière va te manger; attention avec les belles-mères jalouses, ah non, la dernière non… C’est le coté négatif… On peut aussi emmener des messages erronés sans se rendre compte. Bah oui. Les pauvres belles-mères ont pris cher dans les histoires! Puis la dualité féminine: la plus méchante (la sorcière, la belle-mère, la méchante reine, la méchante fée, etc), et la plus douce et gentille (toutes les princesses de première génération, maintenant elles se rebellent un peu les filles… mais ça reste gentillet…); nous avons l’impression que les femmes normales n’existent pas.

Pour accompagner ces scènes troublantes, la musique est là pour remettre une couche.

 

Musique de film d’horreur

Caractérisée par des sons plutôt graves au départ, longs, lents, répétitifs, qui accélèrent leur tempo au fur et à mesure, pour être interrompus par des notes soudaines plutôt criardes, qui surprennent, qui nous font sursauter. La musique nous donne une sensation de stress, d’anxiété. Nous savons que quelque chose de mauvais va se passer.

D’ailleurs, pendant que je vous écrivais ça, j’écoutais la musique de Shark, puis j’ai du arrêter. J’avais l’impression que si je ne finissais pas vite la phrase que j’exprimais un malheur me tomberais sur la tête. Quand j’ai mis stop, la sensation s’est évanoui. J’ai pu enfin me relaxer et me dire: t’inquiète! ce n’est qu’un article.

Ufff.

Imaginez l’effet chez les enfants. Les avez-vous déjà observé pendant qu’ils regardaient un dessin animé ou un film? (D’ailleurs, je profite pour vous rappeler de ne pas les mettre devant des écrans avant l’âge de 3 ans, cela est vraiment mauvais. Lisez ceci ou ceci.) Avez-vous vu ce qu’ils ressentent? Parfois ils pleurent!

Ma fille a regardé un de ses premiers films à l’école pour les fêtes: Niko le petit renne. Elle a été assez perturbée. Elle nous en a parlé pendant un bon moment.

Alors imaginez complémenter vos histoires, à la moral parfois douteuse (je n’ai rien contre Blanche Neige, mais bon, les rôles de femmes ne sont pas géniaux quand même!), avec de la musique.

Sonoriser ses histoires pour que l’on saisisse mieux son message

Pour cela il faudrait bien sûr pré établir sa playlist. S’assurer que l’histoire qu’on a choisi ou inventé passe le message voulu pour éviter une bêtise concrète. Par exemple: pourquoi nous devons toujours traverser la rue en regardant vers les cotés et en respectant les feux multicolores.

Ensuite raconter.

N’oubliez pas que généralement les méchants ont des voix graaaaves, même les femmes. Enfin, sauf les sorcières, qui ont une voix horriblement aigüe…

Cela peut se réaliser aussi avec du simple bruitage vocal. L’effet sera à peu près le même, et il y aura moins de pauses pour mettre play ou stop. 😉

A la fin de l’expérience, vous pouvez passer à l’étape de verbalisation. “Alors ma/mon chéri/e? Qu’est ce que tu as compris de l’histoire?” Si l’enfant vous dit le message que vous aviez envie de lui apprendre (dans notre exemple, comment bien traverser la rue), la mission a été accompli!

Sinon…

Retentez demain!

Pour ma part, je vais tester mon idée dès ce soir… Car j’ai raconté des histoires avec des effet sonores des milliers de fois, certes, mais ce n’est qu’aujourd’hui que l’idée d’insérer un message/règle dans l’histoire m’est venu…  XD

Dites-moi si vous avez appliqué le conseil et comment ça s’est passé!

Enfin, surtout, est-ce qu’ils respectent mieux la règle maintenant? 😛

Je vous dis à demain pour la suite du défi!

10 chansons qui aident à gérer la peur des enfants

Les enfants sont souvent confrontés à des appréhensions. Ils sont timides quand ils rencontrent une nouvelle personne ou un nouvel endroit. Ils craignent l’obscurité, l’aversion les terrorise. Comment peut-on les aider à gérer la peur?

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Pourquoi je commence cet article avec la vidéo de Eye of the tiger? Mettez “play”. La réponse viendra toute seule. C’est une de meilleures chansons pour se motiver à confronter la peur, gérer l’angoisse et avoir la pêche pour toute la journée.

Peut être vous pensez que cela n’a pas grand chose à avoir avec les enfants. Qu’ils n’ont jamais vu Rocky, et que c’est trop vieux.

C’EST FAUX!!! Archi faux!!!

La première fois que j’ai mis cette chansons à mes enfants, avant d’emmener la grande à l’école, ils ont adoré!

Il y a des chansons qui marchent face à certaines émotions à tout les coups.

Ok.

J’entends déjà ce que vous allez me dire. “La musique est culturelle, la même chanson n’évoque pas les mêmes choses à tout le monde!” Et je vais vous répondre: oui, en effet.

Mais…

Musique dans les ateliers pour enfants

J’ai eu l’immense bonheur de donner des cours d’éveil musical à plein d’enfants. A chaque fois j’adore tester leur réactions face à des différentes musiques qui sont sensés provoquer des sensations précises  à ceux d’une certaine génération. Je met des classiques de rock, de classique, de jazz, de la pop, etc.

Ces enfants évidemment sont hors contexte. Ils n’ont jamais regardé un autre film que de l’animation pour petits, à la maison écoutent la musique de leurs parents certes, mais ceux-ci ne sont pas toujours très cultivés musicalement parlant. Ou alors, ils préfèrent tout simplement écouter un genre de musique plus que d’autres. Ce serait complètement normal, d’ailleurs… L’éclectisme ne convient pas à tout le monde. D’ailleurs, tout le monde n’est pas d’accord avec l’éclectisme… même chez les musiciens…

Bref.

Je teste la manière des enfants de se comporter quand je leurs mets différents classiques. En général ils ne connaissent pas, ou ils ne se sont pas intéressés auparavant… Mais là, c’est l’heure de la statue musicale, alors il faut écouter… Et bien, il s’avère que cette chanson est hyper motivante pour la plus part des enfants. Ils perdent toute timidité, ils se lâchent!!

Excellente piste n’est ce pas?

Je voudrais, d’ailleurs, profiter de ce paragraphe pour remercier, du plus profond de mon cœur, à Survivor pour avoir composé, arrangé et interprété cette chanson à merveille. 

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Je met cette chanson en deuxième tout simplement parce que je pense à votre tête. Si jamais j’osais vous la mettre à la fin, je sais que vous en avez pour une semaine de Liberéééé, délivrééé, et vous allez m’en vouloir. Avec raison, en plus.

Oui. Peut-être.

N’empêche, cette chanson a tout pour prendre notre courage en main et affronter toutes les choses effroyables qui existent dans la vie. Le monde nous appartient après notre belle rebelle!

Puis, regardez la réaction de votre enfant. Ce n’est pas une belle image que vous avez là?

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Cela, même si la plus part d’entre vous ne la connais pas, a un bon effet chez les enfants.

Chez moi aussi d’ailleurs…

Elle est en espagnol, c’est un groupe Uruguayen, mais il n’y a pas de raison qu’elle n’aide pas à braver les inquiétudes!

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Cette chanson donne la recette pour changer les pensées noires en positives!

On peut même se donner l’exercice de l’apprendre avec les enfants. Une très bonne manière de travailler le langage pour les enfants de 5 et 6 ans!

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Celle-ci est la préférée de mes enfants. Je ne pouvais pas l’omettre. Puis, c’est vrai qu’elle nous détourne de la peur et  nous invite à agir quoi qu’il se passe. Alors… mission accompli!

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Encore une musique de footeux?

Oui, mais pas que…

I will survive est une chanson qui est très bien reçue par les enfants. Elle les met dans un état plus courageux, et c’est le but.

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Un autre classique.

Je crois qu’il n’y a pas grande chose à ajouter…

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Pour croire un peu plus, qui de mieux que Shrek?

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Ah! l’été de Vivaldi!

Voici un bon moyen de nettoyer tous les cauchemars et passer à autre chose. 

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La chanson pour que les frayeurs deviennent les amis de vos enfants!

Hakuna matata pour tout le monde!!

J’espère que cette petite liste vous ai donné plein de pouvoir et confiance pour affronter tout les obstacles que vous et vos enfants puissent avoir.

A demain pour la suite! N’oubliez pas de liker et commenter!!!

Comment gérer la peur à travers la musique: J10 du défi

Vos enfants ont souvent peur? Ils ont des cauchemars ou alors ils s’inventent des loups partout? Vous vous demandez en quoi la musique pourrait vous aider su ce coup? L’obscurité, la solitude, l’abandon, les adultes qui font des gros yeux, les monstres, les loups, ce sont des objets récurrents qui effraient les petits. Ce malgré tout effort d’apaisement de la part des adultes. Même que plus on essaye de les rassurer, plus ils focalisent sur la chose… Pourtant, parfois, on dirait qu’ils aiment ça. Un peu comme nous quand nous regardons un film d’horreur… Qu’on ne veut pas regarder… mais on regarde quand même. Confronter la peur donne de l’adrénaline, sensation plutôt agréable. D’ailleurs les meilleurs mentors recommandent réaliser tout les jours quelque chose que nous  appréhendons pour être plus heureux… Ce n’est pas pour rien! Cette émotion donc a double tranchant: d’une part peut nous paralyser, d’une autre peut nous donner énormément de plaisir. A la base elle est là pour nous protéger du danger. Sans elle, nous serions dans la bouche du loup depuis longtemps… Le problème est, comme vous l’avez certainement deviné, quand on est terrorisés, au point qu’on ne bouge plus, restant dans la situation peu convenable que nous sommes. Par exemple: nous arrivons dans une fête ou réunion où nous ne connaissons personne, et nous sommes angoissés à l’idée de parler avec de nouvelles personnes. Nous passons notre soirée seuls et frustrées d’avoir certainement manqué l’opportunité de rencontrer de gens intéressants.

La peur chez les enfants

Mais comment agir quand cela arrive à nos enfants? Nous voudrions tous que nos enfants soient sociables, qui disent bonjour à tout le monde, qu’ils osent prendre des risques physiques (mais pas trop…), qu’ils parlent aux gens (mais pas aux inconnus de nous). Malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Evidemment, nous ne pourrons pas utiliser les techniques qu’on a vus pour la colère et la tristesse. Si nous mettons une musique qui angoisse les enfants, nous risquons plutôt de passer de très mauvaises nuits…

Et d’avoir des enfants traumatisés…

Non, pensons à autre chose.

Comme je le disais au début de l’article, rassurer l’enfant ne marche pas toujours. Cela dépend de la peur. Mais si ça consiste dans une crainte qui le bloque, cela va plutôt le renfermer, et il se dira: “on ne me comprends pas, ma peur est réelle, et je ne peux pas l’éviter”. Du coup il va penser que personne peut l’aider, et il aura encore plus peur.

En effet, je pense que la première chose que l’on pourrais faire est lui donner la chance de l’exprimer.

 

Jouer la peur

Nous pourrions rassembler plusieurs instruments, si on en a, ou plusieurs objet qui pourraient officialiser d’instruments: casseroles, tupperwares, cuillères en bois, des ballons de baudruche, etc. Laissez votre imagination trouver.

Ensuite lui demander de penser à sa peur et la jouer avec les outils qu’il a à disposition.

Laissons lui le temps dont il a besoin pour avoir le courage de la confronter et la jouer. S’il arrive, ce sera déjà un grand pas de donné!

Bien sûr, nous n’intervenons pas du tout. Nous restons à coté de lui, sans rien dire, sans juger. Nous observons uniquement. Peut-être nous pouvons le toucher à l’épaule pour le rassurer et qu’il comprenne que nous à proximité.

Ensuite, s’il réussi à jouer sa peur, nous pouvons passer à l’étape suivante. Qu’il imagine que les instruments sont sa peur. Qu’est ce qu’il veut en faire? Quelle solution peut-il trouver pour qu’elle devienne une amie? Ou simplement qu’elle disparaisse?

Encore une fois, nous lui laissons du temps pour qu’il trouve. S’il ne trouve pas ce n’est pas grave. Nous pouvons répéter cet exercice toutes les fois qu’il le désire. Il trouvera à un moment donné la porte de sortie.

Ceci ne remplace certainement pas des séances de psychologue s’il y a un trauma. Cet exercice je le met en mode d’exemple pour aborder des “petites” peurs.

Les peurs dus à des traumatismes majeurs (je parle de tragédies là… malheureusement ça arrive) doivent être traités par un professionnel. Même si cela n’empêche pas de l’aider. Mais laissez un professionnel vous guider pour cela.

Ok.

Le dernier paragraphe m’a laissé une sensation de mal-être… je me sens obligée de finir l’article par une note un peu plus heureuse…

Voyez? Un peu comme dans les films d’horreur. Nous avons vécu les pires atrocités ensemble, mais nous devons vivre vite un happy ending… sauf qu’elle n’arrive pas…

Car nous devons justifier l’épisode 2.

Du coup, je vous donne rendez-vous demain.

Pour la suite.

 

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Comment gérer la tristesse à travers la musique: J9 du défi

Vous vous êtes déjà trouvé à court de mots?

L’amertume m’accable lentement.

C’est le troisième jour du sujet (la tristesse), et je ne sais vraiment pas quoi dire de plus. Je suis en manque d’inspiration…

Mais, attendez!

Je viens de lire un article sur Le Figaro comme quoi la musique triste peut devenir notre muse.

Testons tout de suite! 

 

Je vais vous avouer quelque chose. Si je n’ai pas grand chose à dire sur la tristesse, ce n’est pas parce que je ne la connais pas, mais parce que je ne l’ai pas beaucoup vue chez mes enfants.

Pourtant je vous avais écrit dans l’article d’hier que la tristesse peut arriver lorsqu’un événement ou une activité arrivent à leur fin. Les enfants subissent beaucoup de fins, souvent non choisies par eux et du coup, accompagnées de la colère due à la frustration. C’est ainsi que nous voyons cette tristesse déguisée en crises et en “caprices”.

Mais ce n’est que de la tristesse.

Comment l’accompagner?

Imaginons pendant un instant que nous sommes des petits enfants.

Nous avons 2-3 ans et nous avons perdu notre doudou ou notre tétine.

Sentez la douleur du à la disparition de notre plus fidèle compagnon. Celui qui ne nous juge jamais. Cet ami qui est tout le temps avec nous, surtout quand maman et papa nous “abandonnent” l’espace d’une soirée (week-end ou semaine)… Notre bien si précieux qui ne nous disputera jamais, qui nous aimera toujours malgré le papier toilette déchiqueté, le coup de poing  donné à notre petite sœur, le maquillage effectué sur notre poupée. Le seul qui a admiré nos débuts de muraliste (bah oui, comment croyez vous que Diego Rivera a commencé, voyons…).

Imaginez que nos parents arrivent, nous voyant si affligés, plutôt que de dire: “ce n’est rien, ce n’est pas grave, on en achètera un autre”, ils nous réconfortent, nous fassent un gros câlin tout en écoutant une douce mélodie.

Comment vous sentiriez-vous?

Réconforté?

Peut-être que pour gérer la tristesse des enfants à travers la musique, il ne suffit que de cela.

Du moins, j’aimerais beaucoup qu’on accompagne ma tristesse ainsi…

J’espère que ce court article vous a éclairé un peu plus.

En ce que me concerne, je change d’émotion pour demain.

Serez-vous toujours là?

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Allez, je vous laisse une dernière pour la route: