Comment gérer la tristesse à travers la musique: défi jour 7

La tristesse. Drôle d’émotion celle là.

On se réveille, on ouvre les yeux, et on se souvient. Une perte, une séparation, une blessure profonde réouverte. Notre cœur se contracte, nous sommes en apnée. Le diaphragme descend pour laisser place à l’air qui rentrera bientôt dans nous poumons. Air qui nous aidera à lâcher ces larmes contenues pendant un instant.

Pendant qu’on se vide de ses larmes, de ses tripes, on nettoie toute cette noirceur qu’on était en train de cumuler, et dont notre corps ne veut plus. Car l’évacuation de la tristesse c’est ça: un nettoyage.

Cette émotion qui est souvent accompagnée de la colère, comment est-elle ressentie par les enfants?

Quand ils sont petits ces deux émotions ont tellement tendance à se mélanger et s’alimenter l’une avec l’autre.

Quoi que…

Chez les adultes aussi.

Musique et peines

Paradoxalement, la tristesse peut durer plus longtemps que la colère, mais on la cache plus facilement.

Comme on l’a vu les jours précédents, une fois qu’on est sous l’emprise de la ire, mis à part l’exprimer dans un lieu sûr, il n’y a rien d’autre à accomplir. On ne peut l’arrêter.

Par contre, la douleur due à une perte, une blessure, un abandon, on peut la vivre plusieurs jours, semaines, voir des mois. Pourtant, nous ne sommes pas dans une sensation constante de chagrin. Nous pouvons nous laisser distraire par la télé, les spectacles, une bonne musique, une réunion avec des amis bienveillants et amusants. La souffrance est toujours là. On l’a juste trompée.

J’entends en boucle la phrase: tristeza nao tem fim, felicidade sim.

En Uruguay on admire les Brésiliens pour leurs manière de gérer la tristesse. Malgré toutes leur peines ils continuent à danser et chanter sur des rythmes saccadés.

Ils ont peut être compris que c’est la manière de s’en sortir. Ou alors c’est une manière de ne pas affronter l’émotion et la blessure.

Car en écoutant la musique “triste” on se morfond probablement. Toutefois, on pleure jusqu’à se vider complètement, on affronte notre malheur, puis, quand nous sommes vraiment guéris, c’est peut être là qu’on s’en sort naturellement.

Il était une fois

Une fille de quatre ans qui était très irritable depuis quelques jours.

La banane a du noir. Je ne veux pas m’habiller pour aller à l’école. Il n’y a pas eu assez de temps pour jouer. Cela est moche, je ne veux pas le mettre. Je ne veux pas du chocolat, je veux du miel. Pas de miel, je veux du chocolat. Laisse-moi à la cantine et au centre de loisirs. Je ne veux pas rester à la cantine et au centre de loisirs. Tu es méchante. Mon frère est méchant. Mon père est méchant.

Bref. Plein de pensées positives!!

Ses parents se posent très sérieusement des questions: comment agir face à cette attitude? Quel est le problème de fond? Ils aimeraient trouver la solution. Ils n’en peuvent plus.

De plus, elle est très violente avec son frère. Et ça, les parents ne le supportent pas. Alors ils sont en colère. Du coup, elle aussi se met en colère: cercle vicieux.

C’est à ce moment là que sa mère se demande si ce n’est pas la tristesse qui est derrière le mal-être de sa fille. Elle décide alors d’approfondir sa recherche: comment gérer les émotions à travers la musique et elle découvre la méthode Brésilienne, la méthode la plus courante, pour se sortir de la tristesse.

Elle va chercher sa fille à l’école. Au programme: goûter avec Chopin, peinture avec le Unplugged de Nirvana.

Si tout ça ne marche pas.

Ce sera la méthode Brésilienne!

La suite de l’aventure demain.

Likez, partagez, commentez! Et au plaisir de se revoir pour le jour 8 du défi.

Défi jour 6: comment gérer la colère à travers la musique

Nous y sommes! Dernier jour d’exploration de comment gérer la rage, l’agressivité, fureur à travers la musique!

Si vous avez raté les jours précédents, vous pouvez voir le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4 et jour 5 en cliquant dans les liens.

Je vous avoue que je suis contente. 6 jours d’exploration de la colère n’est pas toujours très gaie!! Mais nous voilà arrivés à la fin de cet émotion. J’espère que du coup mes journées deviendrons un peu moins colériques!

Oui, je sais. Je rêve un peu là. Comme si j’avais fait exprès de provoquer la colère en moi et mes enfants pour écrire ces articles… Non. Nous n’avons pas besoin de ça pour qu’elle arrive dans nos cœurs, et bousille nos cordes vocales et oreilles!

Car j’ai omis parler des dégâts d’une colère mal exprimée, ou non exprimée.

Mais il y en a plusieurs!

Dommages de l’émotion rouge

Les plus évidentes sont:

  • mal au poings pour avoir cogné quelque chose ou quelqu’un de trop dur.
  • mal au visage à cause des coup de poings que vous avez reçu en retours
  • mal à la tête
  • plus d’amis
  • plus de conjoint
  • enfants traumatisés
  • pneu brûlés
  • les Champs Elysées en feu
  • gazes lacrymogènes qui ont utilisé la CRS (ok, ok, je m’éloigne du sujet… mais pas trop quand même!)
  • solitude
  • alcoolisme (enfin, je vais un peu loin ici… mais ça peut arriver jusque là..)
  • drogaddiction (même chose que pour le point précédant)

Les moins évidentes mais ça va vous donner quelques pistes pour travailler avec votre colère cumulée:

  • mal au dos, notamment au trapèze: douleurs musculaires, à cause de la contraction qui provoque la colère
  • selon la médecine Chinoise, le foie soufre à cause d’une colère mal géré
  • l’arythmie
  • affecte la vésicule biliaire, à ce qu’il paraît, quand nous sommes en colère nous produisons trop de bile, qui doit être expulsé par la vésicule, qui du coup, se dégrade.
  • déséquilibres intestinaux, la colère fait partie de ces émotions qui la provoquent, avec le stress et la peur
  • gastrite: la colère génère des acidités stomacales qui enflamment la muqueuse quand la ire est trop fréquente
  • dermatite: démangeaisons, éruptions cutanées, etc

Ah! tout de suite nous avons plus envie de mal gérer la fureur eh?

Oh oui! Nous faisons moins le malin là!

En tout cas, c’est cet effet là que ça me donne…

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Je reviens aux techniques…

Pour bien finaliser la semaine, voyons comment font les thérapies artistiques pour gérer cet émotion. Et nous éviter ainsi cette destruction.

Art thérapie

Comme son nom l’indique, c’est le travail psychologique à travers l’art. En général ils vont utiliser la peinture et le théâtre comme outil d’expression, car la musique à sa propre discipline.

Ce que j’ai trouvé concernant sa méthode de traiter les émotions est le suivant:

D’abord le thérapeute observe la personne, pour y découvrir l’émotion qui prédomine ce jour là.

Si la colère est au rendez- vous, je cite:

le thérapeute pourra suggérer un atelier dynamique autour de gestes rapides, saccadés, rythmés, ce que permettent aisément la peinture acrylique et les couteaux à peindre par exemple. (Voici l’article entier)

 

Du coup, rien n’empêche de faire dessiner les enfants, tout en leur faisant écouter une musique dynamique pour accompagner leur gestes, et qu’ils puissent s’exprimer plus facilement.

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Musicothérapie

Cette thérapie utilise la musique et les instruments comme outil d’expression.

Le principe est qu’on met à disposition des instruments à la personne. Celle-ci en choisi un à sa convenance. Puis elle a 5-10 minutes pour s’exprimer. Nous pouvons jouer en groupe, seul, ou avec le thérapeute. Ensuite, généralement, il y a la verbalisation de ce qu’il s’est passé, de ce qu’on a ressenti.

Je sais que cette pratique marche à merveille dans les groupes d’enfants de toute âge.

On cherche pas à jouer quelque chose de beau ou harmonieux, mais juste à communiquer.

C’est très beau de voir la cacophonie du début devenir quelque chose de plus écoutable voir plus musicale vers la fin, et surtout, voir les sourires qui sortent de leurs visages.

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A la maison on peut réaliser l’exercice très facilement avec des instruments, ou des éléments de cuisine, ou n’importe quel chose qui fasse du bruit. Cela pourrait être intéressant d’essayer du moins!

Alors, voici la fin de mon exploration de cette émotion, demain je m’attaque à l’émotion la plus marrante: la tristesse.

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Je m’en réjouie déjà…

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Oui, et j’ai découvert comment mettre de gifs dans mes articles… J’entre dans une nouvelle ère!!

A demain pour la suite de mon défi, et commentez vos ressentis, savoirs ou ce que vous voulez, cela fait toujours plaisir de vous lire!

Puis likez, partagez et abonnez vous si vous aimez ça!

Comment gérer la colère à travers la musique

Cinquième jour du défi comment gérer les émotions à travers la musique! On explore toujours la colère, émotion qui peut être un défi en soi pour nous tous.

Qu’est ce que dit la religion à ce sujet?

Je me suis un peu penchée sur le sujet. En effet cette émotion suscite un problème, car très difficile à maîtriser. Et quand on ne maîtrise pas la colère, elle peut devenir très dangereuse. La vengeance, la violence et même l’assassinat de personnes peuvent être une conséquence de la ire. Du coup, la religion s’est très vite intéressée à la chose.

Dans les trois grandes religions monothéistes: chrétienne, juive et musulmane, on voit la colère d’une manière assez similaire. Il y a la colère de Dieu, qui se traduit par la punition à l’homme à chaque fois que celui-ci commet une erreur ou un péché, surtout ceux qui nuisent à la collectivité. Il y a la colère de l’homme, que si elle est reconnue comme quelque chose de normal, on est invité à la maîtriser. Je n’ai pas trouvé de technique pour apprendre à la maîtriser. Et comme je ne suis pas pratiquante d’aucune de ces religions, du coup je ne sais rien à ce sujet. Par contre je suis très preneuse des informations la dessus! N’hésitez pas à me sortir de mon ignorance! Je vous avoue que je n’ai pas le temps en ce moment de mener de recherches actives en allant aux différents lieux de pratique.

Dans le Bouddhisme par contre, sa méthode est la méditation. Plus on médite, plus on sera capable de reconnaître la colère quand elle arrive, plus on pourra la maîtriser ou l’exprimer d’une manière sure pour tout le monde. Dans cette pratique on récite des mantras: vibrations ou phrases en sanscrit ou en tibétain (selon l’école que l’on pratique). Très intéressant au niveau musical. La syllabe Om par exemple, fait vibrer tout le masque facial, et je me suis posé la question si ces vibrations, comme en chant, produisent un effet particulier sur le corps en plus du mental. Et si cela aidait à apaiser la colère!

En tant que chanteuse je me suis toujours intéressée à l’effet du son dans notre corps, car clairement chanter fait du bien à l’esprit (d’ailleurs on chante dans toutes les religions: monothéistes, et polythéistes), et à la psyché. Mais je sentais par exemple, que quand j’avais mal à la tête, les sons très aiguës pouvaient soulager la douleur. C’est en recherchant des informations là dessus que j’ai découvert la psychophonie. Je m’éloigne un petit peu du sujet, mais c’est une bonne excuse pour passer aux solutions qui pourraient nous donner la psychophonie et la musicothérapie, en passant peut-être par l’art-thérapie.

Psychophonie

Fondée par Marie-Louise Aucher, elle établit des rapports entre les sons, le corps et l’esprit. Se révélant très efficace dans les hôpitaux et aussi dans le prénatal.

Elle va lier les différents sons à des différentes parties du corps: les sons graves sont liés aux pieds et jambes, les médiums hanches, abdomen et torse, les aiguës la tête.

Alors quels sons sortent de nous quand on exprime la colère?

Si on écoute la musique qui nous fait penser à cette émotion, on dirait les médiums aiguës. Par conséquent cela viendrait du tronc de notre corps, cou et tête. Toutefois, la voix sort en général assez saturée par le cri, et dans la psychophonie on dit que si le corps est sain, la voix sort harmonieuse. Evidemment, si nous sommes en colère, nous ne sommes pas en harmonie. Du coup cela est logique.

Conclusion: devrait-on sortir la voix quand on est en colère jusqu’à ce qu’elle sorte d’une manière harmonieuse et facile?

A ce sujet, je vais vous raconter quelque chose que j’ai vécu justement hier.

La fille qui voulait devenir coiffeuse

J’étais en train de découper une couronne pour mon fils, car ma fille avait gagné la sienne lors de la dégustation de la galette des Rois. Je ne voulais pas qu’il y ait des disputes, donc j’ai résolu le problème comme ça.

C’est à ce moment là que ma fille me demande d’utiliser les ciseaux elle aussi. Je lui ai répondu que oui, je lui ai dessiné des courbes pour qu’elle découpe. Etant occupés tous les deux, je suis partie dans la cuisine pour finaliser le plat que j’avais planifié pour le dîner.

Quelques dizaines de minutes plus tard, ma fille me demande si elle peut accéder à la poubelle, qui est dans la cuisine, car elle a trouvé des cheveux sous le meuble et elle voudrait les jeter. Comme c’est quelque chose d’assez courant de trouver des cheveux et de la poussière sous le meuble, je me suis dit, bien sûr! Je lui demande plutôt d’utiliser la poubelle du salon.

J’arrive à l’étape où je met tout à cuire, et je reviens dans le salon, pour jouer de nouveau avec les enfants.

Je regarde ma fille, et là, j’aperçois une petite mèche de cheveux tomber de sa tête.

 

Des cheveux qui tombent de sa tête?

Elle n’a que quatre ans. Des cheveux qui tombent de sa tête n’est absolument par normal. Au moins qu’elle ait une maladie grave.

 

  • Ciseaux.
  • Jeter des cheveux dans la poubelle.

 

ça y est. Mes neurones viennent de comprendre.

 

TU AS COUPE TES CHEVEUX???!!!!- dis-je avec un ton plutôt désespéré

Tête de ma fille:

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Non. Non, non, non, non et non! Pourquoi? , et plein d’autres choses que disent les personnes désespérées qui ne veulent pas croire que ce qu’elles vivent en ce moment est vrai et non pas un mauvais rêve.

Une toute petite voix me disait: “bon, les cheveux poussent, il n’y a pas mort d’homme”.

Mais, c’était un désastre.

Le sol. Ses cheveux.

Enfin, je les envoie se laver. Furax.

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Attention: elle arrive!

Mais je me contiens encore un peu. Juste un peu.

Toutefois, une fois que je vois le petit et sa tête.

La rétention de la colère a juste fait:

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TU AS COUPE LES CHEVEUX DE TON FRERE?!!!

Elle répond non. Et je voudrais la croire très fort, donc je la crois le temps de la douche.

Puis je sors le petit du bain, et je le peigne et lui sèche les cheveux.

Entre temps le père arrive.

Il dit: Elle a coupé aussi les cheveux du petit!

Là c’était trop.

DERNIERE CHANCE MA FILLE, DIS MOI LA VÉRITÉ, AS TU COUPE LES CHEVEUX DE TON FRÈRE?

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non – répond-elle

ALORS EN PLUS TU ME MENS?!!! JE TE DONNE L’OPPORTUNITÉ DE ME DIRE LA VÉRITÉ ET TU ME MENS?!!

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Trop tard, on m’avait perdu.

La colère, je l’ai vécue pendant au moins une bonne demie heure. Mon mari a tout essayé pour me calmer. La grande s’est fait toute petite. Le petit a essayé de détendre l’atmosphère avec des clowneries.

La musique, le défi, la discipline positive, les années de travail sur moi, la méditation journalière, la respiration. Tout ça à la poubelle.

Rien ni personne n’a pu éviter que je me laisse emporter complètement, le corps entier, par cette émotion.

Et ce n’est pas que les techniques ne me sont pas venues à l’esprit. Non. Car je les avais très présentes dans mon esprit. Mais j’ai décidé, très en colère, de ne pas les appliquer, car ENOUGH IS ENOUGH!!! (assez est assez en anglais, au cas où)

Bref.

Vous avez deviné que ceci est l’histoire de comment j’ai explosé.

Un petit dérapage quoi.

Alors je suis désolée.

Aujourd’hui pas de technique nouvelle à vous annoncer.

En revanche, je peux vous dire ce que j’ai constaté:

Quelques conclusions.

Au moment de crier toutes les bêtises que j’ai criées, ma voix s’est coupée en toussant, car j’ai forcé. Elle n’était pas du tout harmonieuse ni libre. Ce fait m’a tout de suite mis sur la touche et je devais arrêter. Non pas parce que je faisais du mal aux autres, mais parce que j’étais en train de me faire du mal. Intéressant, non? Je me disais que je ne pouvais pas continuer à crier comme ça. Ma voix n’allait pas tenir le coup.

Et j’ai arrêté.

Puis, petit à petit, j’ai commencé à me calmer.

La sagesse m’est revenue.

Nous avons pu finir la soirée à peu près normalement. 

Ma conclusion est qu’on doit s’exprimer par la voix car, c’est elle qui donnera les limites. En tout cas, elle a été ma sauveuse.

L’idéal étant bien sûr de l’exprimer d’une manière plus sûre pour tout le monde: chanter, ou crier dans le coussin, ou partir courir et crier en même temps, comme vous le sentez. Mais ne vous attendez pas à maîtriser cet art tout de suite. Et quand ça dérape, sachez vous pardonner, et passer à autre chose.

Puis s’excuser si on a blessé quelqu’un.

Et continuer à travailler avec ses émotions…

Sur ce, je vous dis à demain!

Commentez vos dérapages ici bas! cela va nous soulager tous de voir qu’on est plusieurs à commettre des erreurs!!

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Comment aborder les émotions à travers la musique: J4 la colère

Bonjour! Nous sommes au quatrième jour du défi!! Et le quatrième jour à aborder la colère.

  • Nous avons vu comment une musique pouvait aider nos enfants et nous mêmes à décharger un trop plein de cette émotion. Pour en savoir plus: ici
  • J’ai aussi tenté le détournement d’attention à travers la musique dansante, pour décharger d’une manière plus positive, et pouvoir passer à autre chose. Regardez ici!
  • Le jour 3, nous avons vu la perspective de deux différents courants psychologiques: la thérapie comportementale et cognitive et la bioénergie.

Hier je m’étais proposé de trouver un moyen de lier son avec les exercices de Lowen. Seulement si bien j’ai quelques idées, je ne les ai pas du tout testés sur mes enfants ou moi-même. Donc, j’essaierai de le réaliser dans les jours qui viennent.

Je m’étais demandé aussi, si on mettait une musique de fond avec des messages positifs, est-ce que cela serait préventif dans le cas des pensées négatives. Le soir d’hier j’ai tenté un peu l’expérience, mais je n’ai pas trouvé de réaction ou de changement de comportement notable. Comme je le disais précédemment, peut être il va falloir une période de temps plus longue pour examiner les résultats.

Par contre, je me rends compte que ma maison est devenue plus musicale qu’avant ces jours de défi! Et que cela a nettement changé l’ambiance. Cela est super car si j’arrive à finir le défi, j’aurais installé carrément une nouvelle habitude! Car, comme vous le savez peut-être, il nous faut de 21 à 30 jours pour instaurer durablement une pratique dans notre quotidien.

Aujourd’hui

Je voulais continuer avec mes recherches en psycho, puis aussi vous parler un peu de comment la colère est vu et abordé par les différentes religions. Et je les ai mené ces recherches.

Mais…

Je vous avoue que je n’ai pas eu le temps de vous résumer les réponses.

J’espère que vous n’allez pas m’en vouloir si je laisse ça pour demain!

Par contre, je vais vous raconter une petite histoire qui m’est arrivé il y a un peu plus d’une heure.

Mes deux enfants, de 4 et 2 ans, étaient en train de jouer après le repas, juste avant la sieste. Je leur laisse toujours un petit temps libre, qui les permet de se défouler après le moment calme du repas, et ainsi être prêts pour la sieste. De plus, cela me permet de mettre un peu d’ordre, laver la vaisselle, et avoir tout prêt pour travailler pendant que les enfants dorment.

La grande était en train de dessiner tranquillement. Elle adore ça. Elle veut tout le temps travailler, suivre les instructions, colorier, résoudre des problèmes, enfin, une vrai fourmi. D’ailleurs, elle a du mal a rester immobile quelque part comme les fourmis aussi. Mais ça je pense que c’est dû à sa condition d’enfant de quatre ans.

Puis, mon fils de deux ans a décidé qu’il y en avais assez qu’on ne s’occupe pas de lui. Il a pris son crayon noir, et a dessiné sur le magazine de coloriage de sa sœur…

CA – TAS – TROPHE

La première chose qui est arrivé à mes oreilles est un cri aiguë. Ensuite, quelques secondes plus tard, des pleurs inconsolables.

Soupires. Les miens bien sûr…

J’ai ferme le robinet. J’enlève mes gants, car je lave avec des gants, autrement, mes mains deviennent rouges d’eczéma. Je les regarde.

La scène devant moi était la suivante: un petit en train de pleurer à cœur ouvert, par terre, en train de pointer avec sa petite main sa grande sœur. La grande en train de chercher quelque chose dans un tiroir en même temps qu’elle criait sur son frère. Quelle est votre première pensé?

Elle l’a poussé.

Ok.

Mais allons plus loin avant d’exploser et rendre la scène encore plus chaotique.

Je dis: qu’est ce qu’il se passe? Tu as poussé ton frère?

La grande réponds: oui, mais il a grabouillé (elle dit grabouiller et non pas gribouiller) sur mon dessin, il n’est pas gentil, maintenant je dois tout effacer (mystère de la chose qu’elle cherchait dans le tiroir résolu!).

Ok.

Je dis: d’accord, il n’avait pas à détruire ton travail, je comprends ta colère, mais on ne doit pas pousser quiconque sous aucun prétexte. Et toi, tu dois trouver une autre manière d’attirer l’attention de ta sœur.

Le petit était inconsolable. La fatigue, la frustration, l’ennui.

Je l’ai pris dans mes bras, pour aller le changer. L’heure de la sieste avait très clairement sonné. Mais il ne se calmait pas. C’est à ce moment là que je me suis souvenu d’une de moultes laissons que j’ai apprise avec la Méthode Parents efficaces, méthode créé par un couple de psychologues mexicains: Luis Carlos Flores y Gabriela Gonzáles. J’ai raconté tel quelle la situation arrivé. Toutefois, j’ai rajouté une petite amélioration: je l’ai chanté. L’effet était instantanée. Chanter ce qu’il s’était passé l’a interpellé tout de suite. Il s’est calmé immédiatement, tout en écoutant ma chanson.

Une fois changé, ils se sont demandé pardon mutuellement, ils se sont fait plein des bisous (ils adorent ça), et au lit!

Je vous avoue que j’étais fière de moi! Non seulement j’ai gardé le calme, sinon qu’en plus tout s’est bien passé!

Cela ne m’arrive pas souvent je dois vous le préciser. Surtout que moi aussi je suis fatiguée après le repas!

Voilà que l’histoire est fini. Et une nouvelle méthode de gestion de colère est apparu!

Chanter la situation vécue par l’enfant a plusieurs avantages:

  • La chanson attire son attention.
  • Raconter la situation tel quel permet à l’enfant de prendre du recul face à ce qu’il a vécu.
  • Cela lui apprend à prendre conscience de ses actes et de ces conséquences. Cela lui emmène à une réflexion sur soi.

Dites-moi, si vous avez l’opportunité de tester cette technique, si cela a bien marché avec vous.

Sur ce, je vous dis à demain pour la suite de mon défi!

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Comment gérer les émotions à travers la musique: J3 la colère

Bonjour! Nous sommes dans le jour 3 du défi où j’explore comment gérer les émotions à travers la musique pendant 30 jours.

Hier je vous racontais comment pendant une crise de colère de ma fille, j’avais mis un extrait d’Orlando furioso de Vivaldi, et comment celui-ci l’avait aidé dans l’expression de l’émotion. Ceci dans sur le lit où elle ne pouvait blesser personne. Si vous voulez en savoir plus regardez l’article d’hier ici.

Après la sieste, ma fille était encore perturbée par la frustration de ne pas avoir été à l’école due à l’absence de sa maîtresse. Conclusion: elle était irritable. N’importe quelle situation qui la contredisait était un petit drame.

“Je veux que tu me construises une cabane maman!” – dit-elle alors que je l’avais déjà fait quatre fois dans la journée. Je ne travaille pas, mais je construis des cabanes messieurs, dames. Le prochain qui pense qu’être femme au foyer est l’équivalent de ne rien faire je le défierai à rester chez lui avec deux enfants en bas âge!

“Non, je suis désolée. A chaque fois que je construis la cabane, elle dure cinq minutes, puis elle est détruite. Alors non, je suis fatiguée. Je te construirai une autre demain. Maintenant, jouons à autre chose”.- lui ai je répondu.

Après avoir répété deux ou trois fois “oui, je comprends que tu veuilles que je te construise une autre cabane” et un “essaye de la construire toi même pour voir?”, et le ton de ma fille qui devient de moins en moins poli.

Crise

C’est normal. Dur à gérer tout ça à quatre ans.

C’est à ce moment là que je décide de mettre à nouveau la musique, mais cette fois-ci non pas pour qu’elle s’exprime et reste dans cette colère, mais pour l’en sortir. Alors que la première fois je lui avait mis la musique dans un but de défoulement, je trouvais que cette fois-ci il serait plus juste de la détourner de ses pensées négatives. Qu’elle puisse passer à autre chose. J’ai mis une musique dansante.

Au début elle continuait dans sa frustration, car, ce n’était pas la musique qu’elle voulait!!!

Mais, petit à petit, me voyant danser des chorégraphies marrantes (enfin, moi dans ma tête j’étais Michael Jackson, mais apparemment ce n’était pas le cas…), elle pleurait et elle commençait à rire en même temps.

Mmm, intéressant!” j’ai pensé. Et j’ai continué. Une fois qu’elle a été calmée, j’ai mis leurs chansons préférées.

Et là…

 

Et là…

 

On a dansé toute la nuit!!!

 

Enfin, une bonne partie de la soirée du moins. Cela s’est fini en cache cache chatouilles assez rapidement. Puis l’heure de la routine du soir est vite arrivée.

Les résultats donc sont assez bons, du moins, je suis contente de tenter l’expérience!

Du coup, j’ai envie d’aller plus loin. Ok, la musique, en tant qu’accompagnatrice, ça marche. Mais, y aurait-il d’autres moyens de gérer cette émotion, dans le cas par exemple que nous n’ayons pas de moyen d’écouter de la musique?

A la recherche d’autres méthodes

D’abord j’ai cherché dans la psychologie. Il y a plusieurs courants, et plusieurs avis sur la chose. Mais je vais tenter en faire un résumé, et le lier à la musique.

Oui, je sais, ça a l’air lourd comme mission pour aujourd’hui. Même moi je suis en train de me dire que je vais un peu trop loin…

Enfin, je n’essaye pas de faire le travail d’une recherche entière en quelques heures. Non, non.

Je vais juste résumer, très vite, ce que j’ai lu au cours de ma vie, et aujourd’hui, au sujet de la colère et la manière de la gérer. Concernant la liaison à la musique, je ne donnerai pas de résultat aujourd’hui. Je m’aiderais de l’art thérapie et de la musicothérapie pour trouver d’autres méthodes musicales.

Dans la thérapie comportementale et cognitive

on va travailler cette émotion à travers la pensée. En effet, on y dit que:

[La colère] est toujours le résultat d’une interaction entre un désir, une attente et un événement contraire.

Je me demande, en appliquant ce constat avec les enfants en bas âge, et au contexte de la musique, si ce ne serait pas un bon investissement de mettre à plusieurs reprises dans la journée, des musiques de fond qui ont des messages positifs. Cet expérience demanderai, toutefois, une longue période d’essai, car ce n’est pas en quelques jours que l’on va s’en rendre compte. Mais je vais quand même essayer d’y penser.

Alexander Lowen

Un des fondateurs de la psychanalyse bioénergétique disait que la colère était une émotion souvent réprimé lors de la petite enfance, et que notre corps en soufre les conséquences. Si nous sommes trop irritables, ou trop colériques, c’est comme quand nous avons la vessie pleine. Si nous n’avons pas un endroit approprié pour décharger, et bien, on se fait pipi dessus.

Il a écrit un tas d’exercices pour décharger toute cette colère cumulé avec les années dirigé aux adultes. Mais ces techniques, si bien peuvent apprendre aux enfants à comment exprimer leur agressivité d’une manière sure, en général, ils n’ont pas trop le temps de cumuler. Ils expriment, puis c’est tout.

Peut-être ici ce serait intéressant d’associer un mouvement à un son, pour rendre l’exercice de décharge pour l’enfant comme un jeux. Je testerai ça aussi. Cette mission sera un plus facile à déterminer si ça marche ou pas dans le court terme!

Je vous laisse découvrir la suite demain!

Puis laissez-moi vos commentaires ici bas! Je me ferai un plaisir de le lire!