Chanter les émotions 2/3 (musique et peur)

Saviez-vous que mettre une musique pour accompagner une chose qui nous fait peur nous aide à la surmonter?

Je l’ai vérifié aujourd’hui même.

Dans l’appartemment juste au dessus de chez moi il y a des travaux. Et je ne sais pas ce qu’ils sont en train de rénover, mais on dirai que notre plafond va s’effondrer d’une minute à l’autre.

Ou alors, que de dinosaures sont venus vivre au dessus de chez nous…

Parfois, le bruit qu’il y a me rappelle aux pas de Jurassic Park

 

Du coup mon petit a peur…

Il ne me lâche pas d’une semelle… Alors que d’habitude il joue tout seul sans problèmes. 

C’est une peur animal qu’il ressent. 

Je le sais, car si je me laisse guider par mon instinct (mon cerveau reptilien comme on aime l’appeler), je le prends et je pars en courant.

Heureusement je sais ce que c’est. Ma partie rationnelle gagne la partie et j’essaye tout simplement d’expliquer à mon fils que tout va bien. Que de toutes façons je serai là pour le protéger.

Mais lui dire cela a, à peu près, le même effet que quand vous essayez de raisonner un chien qui entend des feux d’artifices ou des tonnerres: AUCUN.

 

Du coup j’ai eu une idée.

Je me suis souvenu que pendant mes périodes de peur irrationnel, ce qui m’aidait était de mettre une musique qui me rassure ou me fasse oublier la source de ma peur.

Cela a eu l’effet escompté.

Je vous ai proposé lors d’un article précédant, des chansons pour accompagner différentes émotions. Mais c’étaient des chansons trouvés par internet.

Aujourd’hui je vous propose une chanson composée par moi… 😱😉😊

Tout est expliqué dans la vidéo.

Dites moi ce que vous en pensez… Vos questions… et surtout: est-ce que ça a plu à vos enfants?

Si c’est le cas n’hésitez pas à partager et de vous abonner à ma chaîne. Je suis en train de préparer le 3ème article de cette volée avec des chansons originelles sur la colère et la tristesse. Et les chansons sortent avant l’article!

D’ailleurs nous sommes au 29ème article du défi “comment aborder les émotions à travers la musique”… la semaine prochaine ce sera le dernier!! Tenez-vous prêt pour la fiesta!!!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et un rythme cha cha cha.

Photo by Marcovdz

Musicothérapie et émotions


Interview Violetta Donini

Bienvenue à un nouvel podcast sur la musicothérapie et les émotions.

Pour écouter le podcast clikez sur play. Pour le télécharger il suffit de faire clic droit et enregistrer.

En dessous la transcription de l’interview.

Bonjour, je suis Eirene de Petit Doremi, aujourd’hui je vais vous présenter ma première interview de la musicothérapeute Violetta Donini qui est également professeur de piano et d’éveil musical. En espérant que cela vous plaise!

E: Déjà je voulais savoir un petit peu ta présentation? Qui tu es? Qu’est- ce que tu fais?

V: Je m’appelle Violetta, je suis pianiste, professeur de musique et musicothérapeute. J’ai la double casquette éducative et thérapeutique.

E: ça fait longtemps que tu es professeur d’éveil musical?

V: Oui, une dixaine  d’années.

E: D’accord. Est- ce que depuis que tu fais les deux (musicothérapie et éveil musical) ça t’arrive de mélanger les deux?

V: Non, justement ça a clarifié dans ma tête les différences entre l’éducatif et le thérapeutique. Les objectifs éducatifs et thérapeutiques ne sont pas les mêmes. Donc, évidemment selon l’endroit où je suis et selon ce que je fais, si je suis dans un cours d’éveil musical je vais être appelé à enseigner la musique , enseigner les bases de la musique et tout ça dans un esprit ludique  et bien être aussi. Mais mon but ne sera pas thérapeutique. C’est à dire que je n’aurais pas pensé à chaque élève dans un but thérapeutique. 

Alors que dans les institutions, quand je travaille en tant que musico-thérapeute, un vrai projet thérapeutique est pensé, et on n’est pas sur des objectifs éducatifs ni sur des objectifs d’apprentissage. Au contraire on utilise les instruments comme un médiateur thérapeutique, mais en aucun cas on utilise l’instrument pour leur apprendre des bases musicales.

Evidemment les deux peuvent se regrouper par moments mais pour moi ça a plus clarifié la différence entre les deux situations finalement.

Après il se peut, il est déjà arrivé qu’on demande qu’il y est de la confusion entre les deux. Par exemple en thérapie souvent les parents me disent “ah! ils vont en cours de musique!” et la je dois clarifier que ce n’est pas un cours. Pareil en éveil musical dès fois on peut demander “ce serait bien qui ait un objectif de bien être, etc”. Je dis oui, mais, ce ne sera pas de la thérapie.

E: justement, est-ce que tu pourrais nous donner une petite définition de la musicothérapie

V:  parce-que justement c’est important de clarifier qu’est-ce que c’est la musicothérapie,  parce qu’il y a tellement de confusion dans le domaine. Et des charlatans aussi.

Donc pour la définition de la musicothérapie je pense que le mieux c’est d’en lire une, qui a mon avis est assez complète. C’est la définition qui se trouve sur le site de la Fédération Française de la Musicothérapie.

La Musicothérapie est une pratique de soin, de relation d’aide, d’accompagnement, de soutien ou de rééducation, utilisant le son et la musique sous tous leurs formes comme moyen d’expression, de communication, de structuration et d’analyse de la relation. 

Donc ce qui est le plus important à retenir c’est vraiment aussi que, donc on est dans le soin bien sûr, et qu’on utilise le son et pas que la musique, en fait.  La musique ce serait presque restrictif. On utilise le son, le sonore dans toutes ses formes. Cela peut être  avec des instruments bien sûr, mais ça peut être aussi avec la table, le mur, la chaise. Cela ce sont des choses, que même en éveil musical on peut utiliser. Pas besoin d’avoir des super instruments pour faire de l’éveil musical. Par exemple.

E: Je voulais savoir aussi, car on est dans le cadre de comment aborder les émotions à travers la musique, et je voulais profiter de ta présence  pour savoir quelle était la différence entre aborder et gérer.

V: A mon sens, gérer une émotion c’est quelque chose qui se fait sur le long terme, quelque chose qui  ne s’apprend pas forcément dans le cadre éducatif d’un éveil musical.  On n’a pas le temps en tant que prof d’éveil musical de s’occuper de chaque émotion de chaque enfant surtout si c’est dans les écoles (maternelles). Je sais que nous avons eu toutes les deux cette expérience là, où on avait quinze enfants par classe. Bien sûr apprendre à gérer une émotion dans un cadre éducatif c’est compliqué.

Mais, évidemment on peut les aborder. Mais, à mon sens, si l’enfant a vraiment un problème de gestion d’une émotion ça se travaillera plutôt d’un setting thérapeutique plus qu’à l’école. A l’école on est dans une optique d’apprentissage. Je dis école mais ça peut être aussi des cours d’éveil musical privés.

Après on peut aborder les émotions aussi bien dans le cadre thérapeutique que dans le cadre éducatif. Aborder ce serait faire des activités autour des émotions pour pouvoir travailler, dans notre cas, avec des instruments. 

E: Comment, en musicothérapie, on aborde les émotions, et comment est-ce qu’en éveil musical on aborde les émotions?

V: Dans le premier cas ce sera un objectif thérapeutique, pensé dans un suivi avec une équipe disciplinaire en général. Alors qu’à l’école ou dans un cadre éducatif en général ce sera: pour aborder les émotions, on va faire quelque chose aussi. Evidemment on les aborde dans les deux cas. C’est juste pas le même objectif.

E: Est-ce que, ça t’arrive, depuis que tu as fait des études de musicothérapie, de, par exemple quand tu trouves un groupe qui est agité de trouver des exercices nouveaux qui pourrait leur faire décharger ce qu’ils ont, pour pouvoir après mieux suivre ton cours.

V: Je ne sais pas. Ce que je peux dire, qu’en tant que prof j’ai changé, parce que j’ai changé moi aussi de part ma formation. Peut-être que j’essaye plus d’intégrer les problématiques des enfants, malgré moi, je ne peux pas m’en empêcher. Peut-être je suis un peu moins exigeante si je vois quelque chose que j’aurais identifié, et qui n’aurait pas été identifié par l’entourage. 

Par exemple, je donne des cours de piano actuellement, et dans le passé il m’est arrivé de découvrir que j’avais une élève qui était dyslexique, alors que ça ne m’avait pas été dit par l’entourage, par la famille, et là j’étais un peu plus armé pour pouvoir adapter mon enseignement à cet enfant. Mais c’est vraiment au cas par cas. Dans son cas je savais que si je mettais une partition en plus grand ça l’aiderait. Je pense pas qu’avant j’aurais eu accès à ce genre de  technique.

Dans ma tête j’essaie vraiment de différencier le thérapeutique de l’éducatif. Avant je pense, bon, ça c’est personnel, j’avais plus tendance à tout mélanger, et je ne pense pas que ce soit bon pour l’enfant ou l’élève d’être trop dans le thérapeutique malgré eux.  Donc, maintenant j’essaie plus de différencier ma place et selon les circonstances.

E: est-ce que la musique pourrait être un bon moyen d’évacuation des émotions réprimés ou des choses réprimés qu’on aurait dans la journée même?

V: Je suis tout pour l’expression musical et l’expression même dans le corporel, ou quelque chose qui mélange l’expression en général. Je pense qu’il y a beaucoup à faire avec ça. Effectivement il y a l’éducation musical: l’idée d’emmener la musique et l’expression musical, entre autres, à l’école. Je pense que c’est une très très bonne chose et effectivement si on pouvait avoir des cours d’expression musicale, plutôt que des cours. Même le terme d’éveil musical, c’est bien déjà, parce qu’on éveil. Mais l’éveil musical existe (que) à la maternelle. 

Le but c’est de l’expression. Est-ce que ça permettrait de résoudre tout ce qu’il se passe en ce moment, toutes les tensions? Je ne pense pas. Parce que je pense que c’est un problème de fond, d’organisation scolaire, des moyens financiers, des profs qui n’ont pas suffisamment de moyens, d’aide, etc. Donc ça c’est autre chose. C’est un autre discours.

Mais je pense que bien sûr si on pouvait déjà une idée d’assouplir l’enseignement musical je pense que ce serait une bonne chose. Il ne faut pas oublier que la musique est quelque chose d’accessible à tous. Et pas tous les enfants qui font de la musique vont être concertistes.  Et ce n’est pas parce qu’ils ne vont pas être concertistes qui ne vont pas avoir non plus un bon niveau.

Après au Conservatoire c’est autre chose, parce qu’il y a une sélection. Car il y a des moyens, là aussi, limités, donc il faut bien qu’ils sélectionnent d’une certaine façon pour pouvoir avoir les élèves qu’ils ont. Mais il y a une telle demande que c’est un peu, et c’est subventionnée par ailleurs, donc c’est compréhensible qu’il y ait des critères d’excellence.   

Je ne pense pas que ce soit bon pour la musique qu’il y ait que ça.

Après, pour répondre à ta question sur la décharge, c’est aussi tout une question. Est-ce qu’on se défoulant on va résoudre quelque chose? Je ne sais pas non plus. Parce que la décharge c’est une chose, mais après il y a ce qu’il y a derrière. Cela peut être apaisant un certain temps, mais ça dépends pour qui, et ça dépends comment. 

Plus dans l’histoire de parler d’expression musicale j’aime bien cette idée là.  Où justement un travail des émotions peut être possible. Et d’autres choses aussi, mais c’est de ça qu’on parlait aussi. L’histoire de se défouler et que ça apaiserait les tensions, je pense que oui.

Je pense qu’à l’école, et au fur et à mesure des niveaux la place pour l’expression individuelle de chaque personne est réduite, faute de moyens, faute de temps, faute de plein de choses. Mais c’est vrai que s’il y avait des temps plus marqués, d’expression ou avec des gens qui sont formés, pas forcément des musicothérapeutes. Ce n’est pas du tout de la musicothérapie, encore une fois. Mais, oui, a ne peut être que bon, je pense, pour les enfants.

E: est-ce que tu aurais un conseil à donner aux parents?

V: pour le travail autour des émotions? tu veux que je te parle de ça?

E: oui. Comment aborder les émotions pour les parents des enfants de 0 à 6 ans.

V: A mon sens, ce qui est important sur un travail autour des émotions c’est de pouvoir les nommer. Identifier les émotions serait une première étape. Si c’est possible bien sûr. Si ce n’est pas possible, justement, ça peut être un axe possible qui peut être intéressant aussi. 

En utilisant les instruments on peut se dire: sur quel instrument on pourrait représenter la colère? Avec le tambour? Alors, comment on fait la colère avec cet instrument?  ah, on tape très fort. Et sinon, la joie, comment tu ferais? Ah, bah, tiens, les cymbales pour toi c’est très fort, c’est très gai. Ou un autre instrument, ce sont des exemples, bien sûr.

Et le calme, comment tu ferais un état de calme? Tu le montrerais avec quel instrument? Et bah, tiens, avec le bâton de pluie, pourquoi pas? etc.

On peut utiliser différents instruments, pour dire, cet instrument là peut représenter telle émotion. C’est un exercice.

Après on pourrait se dire, tiens, on va se raconter une histoire avec ces instruments. Qu’est-ce qu’on pourrait faire en premier? Donc, c’est calme, après c’est la colère, après c’est de la joie et c’est de la peur, enfin, toutes les émotions qui auront été identifiés au préalable. Cela peut être aussi une façon de les aborder sans utiliser uniquement les mots.

Une autre chose intéressante que j’ai déjà faite aussi c’est d’utiliser le même instrument, pour exprimer des émotions différentes. On pourrait dire bah, tiens, le tambour, si je tape dessus très fort qu’est-ce que ça représente, par contre si je le caresse doucement, qu’est-ce que ça fait? Par contre si je tapote? Voilà, il y a plein de choses qu’on peut faire avec le même instrument.

Cela peut aussi  aborder des aspects plus créatifs. Avec un instrument qu’est-ce qu’on peut faire? C’est intéressant. Finalement c’est comme une personne, la même personne peut avoir différentes émotions. Je schématise bien sûr. C’est juste pour donner quelques exemples de détournement par les instruments pour pouvoir mieux parler des émotions. Les aborder.

Je pense que l’important c’est de pouvoir les identifier et pouvoir en parler. Déjà si on pouvait arriver à faire ça avec son propre enfant ou l’enfant qu’on garde si c’est une assistante maternelle, ça peut être très intéressant. Et après avoir des moments ludiques, où on s’amuse tout simplement avec les instruments. Ou ça peut être tout simplement, si c’est un enfant très petit de 3-4 ans qui tape très fort sur un instrument, on peut dire: “ah je vois que tu es en colère,  et puis tiens, ça qu’est-ce que c’est?”. Enfin, voilà.  Ce sont quelques pistes, quelques idées. 

E: super! Merci beaucoup Violetta.

N’hésitez pas à commenter ce que vous en avez pensé, à liker et à partager.

Du bonheur, de la sagesse, et un tempo allegro.

Les émotions qui explosent

Ecouter les jugements de notre tête nuit à la santé et nous mène à un arc-en-ciel d’émotions.

Jusque là je vous ai parlé des différentes émotions, en me dédiant à une en particulier dans chaque article.

Pour les trois derniers articles de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vais vous parler de toutes les émotions en général.

Car dans la journée nous en vivons plusieurs, et leur cause est souvent liée.

La frustration qui mène à la colère, la colère qui donne peur aux autres, et la tristesse qui en découle pour toute l’injustice ressenti de deux côtés.

Avez-vous déjà ressenti tout ça sous la pression de la famille?

Car la famille est bénéfique, on est tous d’accord. Il faut voir ses parents, ses beaux parents, tout le monde, nous sommes d’accord. Surtout si on a des enfants. La famille est le socle de notre histoire, elle est l’explication de pourquoi nous sommes comme nous sommes, pourquoi on explose quand on explose, pourquoi on mange ce que l’on mange, etc, etc…

Mais convenons sur quelque chose: voir la famille est un immense défi en soi, et une immense opportunité pour travailler avec soi-même. Et, j’avoue qu’on a pas toujours envie de vivre l’expérience…

Aujourd’hui j’ai fait l’expérience d’une pas très bonne gestion des émotions de ma part, et pas un très bon accompagnement des émotions de mes enfants.

Tellement de gens qui arrivent à s’abstraire du regard des autres, tellement de théories pour ne pas se laisser démonter par les croyances des autres.

Mais moi je n’arrive toujours pas.

Je ressens tellement fort le jugement des autres, leur attitude.

Je sais parfaitement que s’il y a quelque chose que les gène c’est de leur responsabilité et non pas de la mienne ou celles de mes enfants. Nous ne sommes absolument pas responsables du bonheur ou du malheur des autres.

Ok.

Mais…

Je n’ai pas été éduqué comme ça.

On m’a éduqué pour être empathique, totalement empathique et cela à mon détriment. Et malheureusement je suis en train de faire la même chose avec mes enfants.

Car être empathique oui il est nécessaire, mais pas à notre détriment.

Exemple: hier on attendait avec mes enfants que mes beaux parents passent à la caisse. Mes enfants se sont mis à jouer, à courir en faisant de ronds autour de moi. Ils ne faisaient du mal à personne, rien de méchant ou qui transgresse aucune règle. Ils s’amusaient uniquement dans un magasin. Il y avait aucun risque de que quelque chose se casse, ils ne criaient pas fort non plus. Juste ils rigolaient et ils couraient autour de moi, joyeusement.

Dans l’absolu il n’y avait aucune raison logique de les arrêter.

Aucune.

Mais j’ai senti le regard du beau père.

Alors je leur dis: plus doucement les enfants, faites plus doucement.

Mais ils ont continué. Normal: moi j’étais en train de donner une limite à laquelle je n’étais pas d’accord. Puis ils ne faisaient rien qui ne soit interdit à leurs yeux. Ils ne faisaient que s’amuser.

Mais le beau père leur dit: arrêtez maintenant de faire n’importe quoi.

Ils se sont arrêtés net.

Oui, car en plus ils ont peur de leur grand père… j’avoue que moi aussi… un peu.

Mais j’ai senti une énorme tristesse sur tout, car j’ai interdit à mes enfants un moment de bonheur pour satisfaire le malheur de quelqu’un d’autre. Et ça je ne veux pas continuer à le faire.

Aujourd’hui je devais partir de chez mes beaux parents.

Les émotions battaient à tout rompre:

– les enfants qui ne veulent pas vraiment que je parte

– moi je ne veux pas vraiment les laisser

Alors il y avait de la tristesse, de la colère et de la peur.

Tristesse de la séparation pour eux, à chaque séparation ils ont l’impression qu’on les abandonne, qu’on ne les aime pas.

Par contre mes enfants ne l’expriment pas en pleurant à chaudes larmes en me suppliant que je ne parte pas. Non.

Ils ne disent rien, comme dirait leur grand père.

Toutefois ils cassent des trucs, ils deviennent surexcités, ils disent non à tout, ils sont violents.

Moi aussi j’étais triste.

Triste de les laisser car c’est très difficile de travailler à la maison avec eux dans les parages, et pour l’instant je ne peux pas faire autrement. Puis quand je le pourrai (car je compte y arriver), ils seront certainement suffisamment grands pour faire la part des choses.

Ce qui m’emmène à la colère.

Eux ils passent à la colère quasiment sans passer par la case tristesse, mais c’est la tristesse qui la déclenche.

Moi je réagi avec colère face à leur comportement: je me sens complètement blessée par leur coup de pieds, par leur manière de me parler.

Après quelques tentatives de décharge, la première je ne l’ai pas réussi du tout. La deuxième oui.

Ce qui m’emmène à la peur.

Ma fille qui pleure car elle a eu peur de moi, mon fils qui a eu peur de moi et de son grand père qui ajouté une couche. Tout le monde en pleurs…

Je me suis excusée, bien sûr, je suis là pour les protéger non pas pour les effrayer. Pour continuer à avoir une relation de confiance la peur ne doit pas avoir lieu.

Généralement ils n’ont pas peur  quand j’explose, ils ont compris que je n’étais pas encore au point dans la décharge de l’émotion dans un lieu sûr… comme eux, et que j’apprend, comme eux.

Mais chez les grands parents ce n’est pas pareil. Et à quelques heures de mon départ encore moins.

Silence, maestro.

Quand une situation du genre arrive, la première chose que je fais est de trouver un lieu calme, isolé.

Alors, je respire profondément.

Je commence par me pardonner.

Oui.

Errare humanum est…

Culpabiliser à cause de ses erreurs ne sers pas à grand chose. Par contre, apprendre de ses erreurs ça nous emmène à un niveau supérieur dans l’école de la vie.

C’est une leçon que je veux apprendre à mes enfants, et à tous les enfants que je rencontre. 

Je t’aime malgré tes erreurs. Même si ceux-ci me blessent, même s’ils réveillent ma colère la plus puissante. Je t’aime.

Errare humanum est.

Place à la musique

Voici une chanson Québécoise qui illustre bien ce que vous expliquais!

Pour alléger la situation gênante d’avoir blessé quelqu’un ou l’avoir rendu triste car on lui a cassé quelque chose, nous pouvons toujours chanter. 

Ce n’est pas que cela résous le problème, mais c’est en acceptant les choses d’abord qu’on peut apprendre et agir autrement la prochaine fois.

Comme activité, nous pouvons prendre une feuille et noter toutes les choses dont on n’est pas fier d’avoir accompli. Ensuite nous pouvons lire la liste et dire ce qu’on a tiré comme leçon. Puis, pardonner, se pardonner, et chanter la chanson.

Qu’est ce que vous en dites? Etes vous prêts à pardonner et vous pardonner?

Dites le moi en commentaires! et n’hésitez pas à partager cet article avec ceux qui en auraient besoin.

Du bonheur, de la sagesse et un rythme flamenco.

Carnaval d’articles

Bonjour! Voici un article différents des autres.

Ah bon?

Oui. Je suis enthousiasmée car pour la première fois j’organise un événement inter-blogueurs sur le thème “La musique dans votre vie quotidienne”.

Pourquoi ce thème ?

Car :

  • On peut l’adapter à n’importe quel blog
  • Il est universel
  • La musique peut signifier des choses différentes pour chacun d’entre vous.

Règles à suivre

1. Qui peut participer ?

Tout le monde peut participer, il vous suffit d’avoir un blog ou un site sur lequel vous pouvez publier votre article et de respecter les règles qui suivent (il ne peut pas s’agir d’une page Facebook  car ce n’est pas un site web dans le sens traditionnel du terme).

2. Quelle est la date limite pour participer ?

Votre article doit être publié et votre email envoyé avant le vendredi 14 Juin 2019 à 23H59 (heure de Paris).

3. Comment participer ?

  • Votre article doit faire 500 mots au moins, et être écrit en français,
  • Vous devez le publier sur un blog ou un site vous appartenant ou sur lequel vous avez l’autorisation de publier des articles (une publication sur une page Facebook n’est pas possible)
  • Il doit porter sur le sujet “La musique dans votre vie quotidienne” et ne pas être hors sujet,
  • Il ne peut pas être composé, même partiellement, de contenu déjà publié ailleurs (Copyscape sera utilisé pour vérifier cela),
  • Pour ne pas que mon assistante s’arrache les cheveux à corriger les articles pour leur publication dans le livre, aucun article contenant plus de 3 fautes d’orthographe ne sera accepté. Utilisez bien votre correcteur orthographique (en voilà un génial et bien plus efficace que celui intégré à Word)
  • Il ne peut pas contenir de liens affiliés,
  • Une fois l’article publié avec le paragraphe, envoyez un email à petitdoremi@gmail.com
  • Si votre article respecte bien les règles je vous enverrai un email pour vous confirmer la prise en compte de votre article dans cet événement.
  • En participant à cet événement, vous acceptez que votre article soit intégrée dans un livre récapitulatif qui sera offert à mes lecteurs, et vous pourrez faire de même.

4. Taille de votre article

Votre article doit faire au moins 500 mots.

5. Récapitulatif de l’article

Courant juillet, je publierai l’article récapitulatif qui inclura une liste de tous les articles participant à événement, avec évidemment un lien vers ceux-ci sur Petit Doremi.com

Le classement des articles sera fait par ordre d’arrivée.

6. Publication du livre

Quinze jours après, je publierai le livre rassemblant tous les articles participant sur ce blog, si le nombre est suffisant. Vous pourrez en faire l’usage que vous voudrez.

7. Mentions à faire figurer dans votre article

Pour que votre article soit accepté vous devez obligatoirement inclure un paragraphe dans votre article contenant un lien vers un article de Petit Doremi (par exemple votre article préféré) et expliquant que votre article participe à cet évènement interblogueurs.

Voici une liste d’articles parmi lesquels vous pouvez choisir (mais vous pouvez choisir parmi tous les articles de ce blog : prenez simplement votre préféré 🙂 ) :

  1. Trois astuces pour une vie plus intéressante avec vos enfants
  2. Chanter les émotions
  3. Ce n’est pas bien la joie dans la musique

Exemple de paragraphe que vous pouvez écrire dans votre article :

Cet article participe à l’évènement “La musique dans votre vie quotidienne” du blog Des Livres pour changer de vie. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci.

8. Blogs ne pouvant participer à l’opération

Les blogs interdits aux mineurs ou qui sont dans des thématiques illégales ou moralement douteuses (warez, etc.) ne peuvent pas participer à l’opération.

9. C’est parti !

Vous avez jusqu’au le vendredi 14 juin 2019 à 23H59 pour publier votre article et envoyer votre email.

Si vous avez des questions, posez-les dans les commentaires et on vous répondra. Bonne chance et bon amusement, je suis impatiente de découvrir la place qui prend la musique dans votre quotidien et comment cela peut aider vos lecteurs.

3 astuces pour une vie plus intéressante avec vos enfants

Une vie intéressante avec votre famille vous manque? Avez-vous l’impression d’être tombé.e dans une routine pesante à la maison? Les journées se ressemblent les unes avec les autres, et vous ne savez pas comment remédier à cela?

Vous vous réveillez le matin et déjà vous êtes en train de courir. S’habiller et se disputer avec les enfants pour les habiller , petit déjeuner (allez, il faut manger là!), brossage de dents (c’est la troisième fois que je vous le dis! venez vous brosser les dents!), entre deux éventuellement prendre une douche et se maquiller pour aller au travail (si on travaille, sinon, la douche passe à la trappe…). Les affaires! Les oublier serait juste un cauchemar!

Puis la journée n’est pas mieux, que ce soit au travail ou à la maison toujours la même chose, le soir on doit aller chercher les enfants, leur donner à goûter, parc, jeux, bain, dîner, re brossage de dents, histoires, luttes pour qu’ils aillent se coucher jusqu’au dodo.

Et cela tous les jours, même les week-ends.

Vous ne savez plus quel jour vous vivez tellement ils se ressemblent.

Au bord du burn-out car il y a énormément de choses à penser, à planifier, à anticiper. Et votre tête est si remplie qu’il ne rentre même pas une décision de plus, pas une idée, et surtout pas de créativité.

Puis votre conjoint.e vous demande ce que vous voulez regarder ce soir, ou ce que vous voulez faire pour les vacances, et là c’est trop. Vous n’arrivez pas à réfléchir.

Je pense qu’on y passe tous par là: papa, maman, indistinctement.

Alors, quand Laura du blog Cosmétique info a proposé l’évènement inter blogueurs sur le thème “Tous les jours un conseil pour une vie plus intéressante”, j’ai décidé d’y participer en écrivant cet article. Je me suis dit que peut-être je peux vous donner quelques astuces pour rendre votre vie quotidienne plus amusante et palpitante.

C’est quoi une vie plus intéressante?

Alors là, ça dépend de vous bien sûr…

Il y en a qui pensent qu’une vie plus intéressante est de pratiquer des sports à haut risque, d’autres trouvent plus plaisant de pratiquer un art quelconque, ensuite nous avons ceux qui préfèrent une vie spirituelle, et encore ceux qui veulent vivre en famille dans une belle maison.

Tout est valide, même les options auxquelles je n’ai pas pensées.

Intéressant, selon le Larousse est quelque chose:

  • Qui suscite l’intérêt : Un conférencier intéressant.
  • Qui retient l’attention par quelque trait particulier : Avoir un visage intéressant.
  • Digne de considération, qui mérite une attention bienveillante : Ces gens-là ne sont pas intéressants.
  • Qui sert les intérêts matériels ; avantageux.

Donc la définition est très vaste et subjective.

Même qu’elle pourrait varier d’un jour à un autre, d’une période à une autre, etc.

Avant que j’aie des enfants, une vie intéressante pour moi était de voyager régulièrement, jouer des concerts, voir des amis, accomplir des défis.

Maintenant une vie captivante serait pour moi de passer une journée amusante avec mes enfants, sans disputes, avec des bons repas, un soleil radiant dehors pour goûter dans le parc, avoir un travail qui me permette de voir mes enfants mais en même temps de voyager avec ou sans eux. Enfin, ma perception a un petit peu changé. Même si j’aimerais toujours avoir la vie passionnante que je voulais avant, maintenant elle inclut mes enfants avec le rythme que cela implique.

Comment arriver à avoir une vie plus intéressante?

D’abord vous allez devoir définir ce que vous entendez par vie intéressante.

On ne peut atteindre un but si on ne le connaît pas avant.

Une fois que vous savez ce que vous voulez, vous pourrez voir plus clairement ce que vous pouvez réaliser afin d’approcher cette vie meilleure.

Ensuite vous allez vous attaquer au comment améliorer votre quotidien à la maison.

Quand nous avons des enfants en bas âge, nous rencontrons plein de défis: notamment la PATIENCE. En parlant avec des parents d’enfants plus âgés, on me disait que pendant cette période nous sommes plus sur les nerfs avec des conflits d’intérêt.

Par exemple: à partir de l’âge de 18 mois plus ou moins, selon l’enfant, les petits veulent “faire tout seuls”. C’est super, génial, nous avons envie plus que tout qu’ils deviennent autonomes!

Sauf que…

A 8h nous devons quitter la maison pour les emmener à la crèche/école/assistante maternelle. Nous n’avons pas du tout un temps indéfini pour s’habiller. C’est là que le conflit d’intérêt survient.

D’un côté nous avons un petit bébé qui veut apprendre à mettre ses chaussures, et qui pense prendre tout le temps qu’il faut pour ça.

D’un autre nous sommes nous. Nous voulons arriver à l’heure.

ROUND 1: gling gling gling (les cloches du ring sonnent)

Parents: allez, vite, on se dépêche, on met les chaussures!!

Enfant: bruit de quelqu’un qui essaye de mettre les chaussures

Parents: tu veux que je t’aide mon.ma chéri.e?

Enfant: non! tout seul!

Enfant 1 point, parent 0.

 

ROUND 2:

 

Parent: tu as mis tes chaussures à l’envers! Vas-y! Je t’aide!

Enfant: non! tout seul!

Parents: non, mais vas-y, il faut y aller là! Vas-y, je t’aide! Tu mettras tes chaussures un autre jour OK?!

Enfant 1 point, parent 1

 

ROUND 3:

 

Enfant: pleurs et cris NON!! TOUT SEEEUUUL!!!

et la crise dure pendant un moment, ce qui nous met finalement en retard…

Personne ne gagne.

Et ça, c’est sûr, personne ne le trouve intéressant.

Donc, voyons trois astuces pour rendre notre vie quotidienne plus amène, amusante et moins conflictuelle.

Astuce 1

Et si on commençait bien la journée?

J’ai remarqué que quand on la débutait avec de la bonne humeur et des actions d’amour et de joie, les conflits diminuaient énormément.

Du coup, je me suis mise un mot sur les murs: fais lui un câlin.

Saviez-vous que se prendre dans les bras pendant 20 à 40 secondes diminue les maladies, améliore les relations, atténue la mauvaise humeur et les émotions du genre la colère, la tristesse ou la peur? Et bien oui. Un acte aussi simple que celui-là!

Après le câlin, une chanson de bonjour.

Car chanter chauffe la voix, le cœur et change l’Energie négative en positive en un rien de temps!

Alors j’ai inventé une chanson de bonjour, où chacun peut exprimer ce qu’il a vécu dans la nuit, et où nous racontons à l’enfant ce que nous allons faire dans la journée. En général ça les rassure, et ils adorent chanter.

Voici quelques options trouvés sur YouTube:

Cette dernière il faut vraiment l’adapter: à la fin on peut dire, et “viens t’habiller” ou “viens petit déjeuner”, par exemple.

Astuce 2

Trouver des chansons pour chaque activité qui cause problème. Et si possible toujours la même chanson.  La chanson aura une double fonction:

👌 prévenir l’enfant que son activité actuelle doit se finir pour commencer l’activité que vous suggérez,

✨ motiver à faire l’activité avec joie

Voici quelques propositions:

Astuce 3

Parfois nous sommes grognons, rien ne va. 

Les enfants ne veulent rien choisir, tout est catastrophique, nous sommes irrités, et les cris peuvent vite arriver. Et ça, ce n’est pas du tout intéressant…

Alors, pour que ça le devienne, j’applique la technique de remerciements. On prend un moment pour remercier tout ce que l’on a: un toit, à manger tous les jours, des jambes, des bras, des yeux, des jouets, etc.

Nous le faisons avant le repas généralement, ou lors d’une crise “tout est horrible et il n’y a pas de solution” qui vienne des enfants ou des parents, d’ailleurs 😉

Je n’ai pas trouvé de chanson de remerciement adapté aux enfants, mais rien ne vous empêche de changer les paroles d’une que vous aimez bien. Voici une chanson de remerciement qui pourrait vous inspirer, et assez facile à adapter je trouve:

J’espère que ces astuces vont vous donner un goût de renouveau et rendre votre quotidien plus divertissant. 

Dites-moi dans les commentaires si vous avez été inspirés, si vous avez d’autres chansons qui pourraient vous aider dans votre quotidien. Et n’hésitez pas à partager si vous trouvez que cet article peut convenir à quelqu’un de votre entourage.

Beaucoup de bonheur, de sagesse et du rythme congolais.