Gérer les émotions à travers la musique: la colère (3/6)

Gérer les émotions d’une manière alternative? Oui! Mais comment?

Bonjour! Nous sommes dans le jour 3 du défi où j’explore comment aborder les émotions à travers la musique pendant 30 jours. 

Hier je vous racontais comment pendant une crise de colère de ma fille, j’avais mis un extrait d’Orlando furioso de Vivaldi, et comment celui-ci l’avait aidé dans l’expression de l’émotion. Ceci dans sur le lit où elle ne pouvait blesser personne. Si vous voulez en savoir plus regardez l’article d’hier ici.

Après la sieste, ma fille était encore perturbée par la frustration de ne pas avoir été à l’école due à l’absence de sa maîtresse. Conclusion: elle était irritable. N’importe quelle situation qui la contredisait était un petit drame. Elle n’arrivait pas à gérer ses émotions. Normal: elle doit apprendre… tout comme moi.

“Je veux que tu me construises une cabane maman!” – dit-elle alors que je l’avais déjà fait quatre fois dans la journée. Je ne travaille pas, mais je construis des cabanes messieurs, dames. Le prochain qui pense qu’être femme au foyer est l’équivalent de ne rien faire je le défierai à rester chez lui avec deux enfants en bas âge!

“Non, je suis désolée. A chaque fois que je construis la cabane, elle dure cinq minutes, puis elle est détruite. Alors non, je suis fatiguée. Je te construirai une autre demain. Maintenant, jouons à autre chose”.- lui ai je répondu.

Après avoir répété deux ou trois fois “oui, je comprends que tu veuilles que je te construise une autre cabane” et un “essaye de la construire toi même pour voir?”, et le ton de ma fille qui devient de moins en moins poli.

Gérer les émotions: Crise

C’est normal. Dur à gérer tout ça à quatre ans.

C’est à ce moment là que je décide de mettre à nouveau la musique, mais cette fois-ci non pas pour qu’elle s’exprime et reste dans cette colère, mais pour l’en sortir. Alors que la première fois je lui avait mis la musique dans un but de défoulement, je trouvais que cette fois-ci il serait plus juste de la détourner de ses pensées négatives. Qu’elle puisse passer à autre chose. J’ai mis une musique dansante.

Au début elle continuait dans sa frustration, car, ce n’était pas la musique qu’elle voulait!!!

Mais, petit à petit, me voyant danser des chorégraphies marrantes (enfin, moi dans ma tête j’étais Michael Jackson, mais apparemment ce n’était pas le cas…), elle pleurait et elle commençait à rire en même temps.

Mmm, intéressant!” j’ai pensé. Et j’ai continué. Une fois qu’elle a été calmée, j’ai mis leurs chansons préférées.

Et là…

 

Et là…

 

On a dansé toute la nuit!!!

 

Enfin, une bonne partie de la soirée du moins. Cela s’est fini en cache cache chatouilles assez rapidement. Puis l’heure de la routine du soir est vite arrivée.

Les résultats donc sont assez bons, du moins, je suis contente de tenter l’expérience!

Du coup, j’ai envie d’aller plus loin. Ok, la musique, en tant qu’accompagnatrice, ça marche. Mais, y aurait-il d’autres moyens de gérer les émotions, dans le cas par exemple que nous n’ayons pas de moyen d’écouter de la musique?

A la recherche d’autres méthodes

D’abord j’ai cherché dans la psychologie. Il y a plusieurs courants, et plusieurs avis sur la chose. Mais je vais tenter en faire un résumé, et le lier à la musique.

Oui, je sais, ça a l’air lourd comme mission pour aujourd’hui. Même moi je suis en train de me dire que je vais un peu trop loin…

Enfin, je n’essaye pas de faire le travail d’une recherche entière en quelques heures. Non, non.

Je vais juste résumer, très vite, ce que j’ai lu au cours de ma vie, et aujourd’hui, au sujet de la colère et la manière de la gérer. Concernant la liaison à la musique, je ne donnerai pas de résultat aujourd’hui. Je m’aiderais de l’art thérapie et de la musicothérapie pour trouver d’autres méthodes musicales.

Dans la thérapie comportementale et cognitive

on va travailler cette émotion à travers la pensée. En effet, on y dit que:

[La colère] est toujours le résultat d’une interaction entre un désir, une attente et un événement contraire.

Je me demande, en appliquant ce constat avec les enfants en bas âge, et au contexte de la musique, si ce ne serait pas un bon investissement de mettre à plusieurs reprises dans la journée, des musiques de fond qui ont des messages positifs. Cet expérience demanderai, toutefois, une longue période d’essai, car ce n’est pas en quelques jours que l’on va s’en rendre compte. Mais je vais quand même essayer d’y penser.

Alexander Lowen

Un des fondateurs de la psychanalyse bioénergétique disait que la colère était une émotion souvent réprimé lors de la petite enfance, et que notre corps en soufre les conséquences. Si nous sommes trop irritables, ou trop colériques, c’est comme quand nous avons la vessie pleine. Si nous n’avons pas un endroit approprié pour décharger, et bien, on se fait pipi dessus.

Il a écrit un tas d’exercices pour décharger toute cette colère cumulé avec les années dirigé aux adultes. Mais ces techniques, si bien peuvent apprendre aux enfants à comment exprimer leur agressivité d’une manière sure, en général, ils n’ont pas trop le temps de cumuler. Ils expriment, puis c’est tout.

Peut-être ici ce serait intéressant d’associer un mouvement à un son, pour rendre l’exercice de décharge pour l’enfant comme un jeux. Je testerai ça aussi. Cette mission sera un plus facile à déterminer si ça marche ou pas dans le court terme!

Je vous laisse découvrir la suite demain!

Puis laissez-moi vos commentaires ici bas! Je me ferai un plaisir de le lire!

Comment gérer les émotions à travers la musique: J2 la colère

Voici le deuxième jour de mon défi!

Celui-ci durera 30 jours, et abordera une émotion par semaine.

Hier je vous parlais de la définition officielle de la colère, et de mon expérience en tant qu’adolescente avec cette émotion. Vous pouvez voir cet article ici.

Je vous expliquais que lors de situations que je trouvais injustes, et que je me mettais en colère, j’aimais bien écouter une musique qui réponde à cette colère. Dans mon cas c’étaient Marylin Manson ou Rage Against The Machine, entre autres. Et je me demandais si, avec les enfants, cette technique marcherait. Du coup, je me suis donné 24 heures pour tester!

Colère jour 2

Jusqu’à 13h20 aujourd’hui, j’ai cru que j’allais vous parler uniquement de ma colère, car aucun de mes enfants n’avait éprouvé cette émotion…

Je me disais, bon, ce n’est pas grave, le but n’est pas que mes enfants ressentent la ire à tout va.

Du coup, comme en ce qui me concerne, je l’avais vécu à plusieurs reprises, et bah, j’ai appliqué la technique sur moi-même! Juste pour voir.

Il est vrai que si la neuroscience a prouvé que la musique était un très bon moyen de développement du cerveau, il y a ce vieux mythe comme quoi le rock rend agressif. Dans les faits, après avoir fait une petite recherche , je trouve aujourd’hui dans un article de France Culture cette phrase:

c’est la musique que l’on aime qui améliorera nos facultés cognitives, parce qu’elle nous procure du plaisir, explique Isabelle Peretz, chercheuse québécoise en neurosciences, dans son livre Apprendre la musique, nouvelles des neurosciences.

Mais encore hier je croyais au mythe des mauvais résultats du rock sur les petits cerveaux, et je ne faisais pas écouter ce genre de musique à mes enfants. Je privilégie le jazz, le classique ou la musique pour enfants: traditionnelle française, du monde et des créations nouvelles. Mais bon, j’étais furieuse, et il fallait que je décharge. De plus, il me fallait une excuse pour mener mon expérience, vu que mes enfants ne se mettaient toujours pas en colère. Puis, y en avait assez de toujours faire attention aux petits cerveaux de nos enfants, alors c’était parti pour un tour de Marylin!!

Résultat de l’expérience 1

Oh! que cela fait du bien! De la décharge totale: danse, chant, mouvements saccadés, le soulagement total.

Mon enfant, le plus jeune, a décidé de me rejoindre assez vite. Il adore danser avec moi en général. D’ailleurs on dit que les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans sont dans les mêmes états émotionnels que les mamans, par conséquence, cela était un soulagement également pour lui.

La grande a continué son activité lecture comme si de rien n’était. Cela ne l’a pas perturbé, ni en bien, ni en mal. Elle s’en fichait complètement.

Conclusion, je me suis dit que franchement je ne mettais pas assez la musique que j’aime. Que je ne me donnais pas assez de liberté en général, et pourtant… Les enfants reçoivent très bien ce qui nous fait du bien, au pire, ils sont trop concentrés dans leur monde pour nous prêter attention. Et nous les adultes nous avons besoin de profiter, de nous lâcher, de nous sentir libres. Alors, je répèterai souvent l’expérience.

Bien.

Mais tout n’est pas fini!

Je vous disais bien au début que mes enfants n’ont pas goûté la colère jusqu’à aujourd’hui 13h20.

Résultat de l’expérience 2

A 13h20 était l’heure d’aller se coucher. Ma fille n’aime pas trop ça, entre autres parce que je sépare mes deux enfants pour qu’ils ne se réveillent pas mutuellement… pourtant, elle n’aime pas dormir toute seule.

Croyez-moi, je la comprends, je valide ses sentiments et angoisses. Mais, comprenez-moi, quand ils dorment bien la sieste tout les deux, ils sont de bonne humeur, alors que quand ils se font réveiller… MAMA MIA!!

C’est pour ma santé mentale et la leur que je le fais!

Bref.

En tout cas, ma fille n’était pas contente, et comme elle était fatiguée, elle s’est mise en colère. Génial!! (ce n’est pas vrai, ce n’était pas génial du tout, mais enfin…) Je vais pouvoir mener à bien ma quête!!!

Une fois au lit, sous les menaces de coups de pieds de la part de ma fille, j’ai décidé de lui mettre de la musique qui pourrait l’aider à se défouler. Je lui ai mis Argippo, RV 697/Act 1 d’Orlando Furioso de Vivaldi interprété par Cecilia Bartoli. Les premières secondes s’écoulèrent sans réaction. Mais ensuite, la magie a opéré. Ma fille s’est mis a donner des coups de pieds au lit, elle a crié dans le coussin (comme je le lui répété moultes fois dans le passé), et tout ça d’une manière fluide. Je n’avais besoin de rien dire. J’observais juste, et constatais à quel point elle se soulageait. Puis, sa colère est passé, elle était souriante, et prête à dormir sa sieste. Magistral. A recommencer!

Cela marchera-t-il à chaque fois, je ne le sais pas. Je pense qu’il vaut le coup que j’essaye toute la semaine pour voir. Vous serez au courant des résultats!

Voilà tout pour la deuxième journée de mon défi de 30 jours!

N’oubliez pas de liker et commenter la vidéo!

Comment gérer les émotions à travers la musique: J1 la colère

enojada

Bonjour! Je suis Eirene, chanteuse, auteur compositeur et professeur de musique, et notamment d’éveil musical. Je viens de créer un projet qui s’appelle Petit Doremi, même nom que le personnage que j’ai créé pour animer mes ateliers d’éveil musical. J’ai commencé cet aventure car j’aimerais  vraiment que la musique soit accessible à tous les enfants. Je pense que c’est un excellent moyen de communication et de connexion entre adultes et enfants. Les neurosciences ont prouvé son efficacité lors du développement de l’intelligence émotionnelle, la motricité, la créativité, et la connexion entre les hémisphères droit et gauche.

Du coup, je voudrais commencer l’année en lançant mon projet à travers un défi: chercher et dévoiler comment aborder les émotions de nos enfants et de nous mêmes à travers la musique, en réalisant 1 article par jour pendant 30 jours, traitant un sentiment par semaine.

Je vais débuter avec l’émotion la plus à la mode en ce moment: la colère.

Pourquoi la colère?

En ce que me concerne, j’ai deux enfants: une fille de 4 ans et un garçon de 2 ans, et la colère c’est quelque chose que je vis à travers eux, mais aussi à travers moi-même, tout les jours. Si vous êtes parents de petits ou professionnels de petite enfance ou maternelle, vous voyez bien de quoi je parle, n’est-ce pas? Pour moi la colère est assez dévastatrice, et non pas par le sentiment en lui même, si non par le control qu’elle peut prendre sur nous, et du coup ressentir une haine qui a envie que de vengeance. Alors, la quête de comment faire pour gérer le mieux cette émotion sans faire du mal à l’autre est vraiment très important chez moi. Car j’aimerai le plus grand respect et bienveillance au sein de ma famille!

Ensuite, la conjoncture actuelle: la colère est par tout, dans les différentes manifestations en France, dans les réseaux sociaux, à la télé, dans les journaux. Et si tout ça ce n’était qu’une mauvaise gestion de cette émotion qui a été pendant si longtemps réprimée? Et si l’éveil musical dans les crèches, chez les assistantes maternelles et dans les écoles maternelles donnait des outils de gestion des émotions pour les générations futures? Est-ce que cela permettrait ces générations de construire un monde plus serein?

Sans prétendre changer le monde avec ce défi, je suis quand même très curiose de trouver plusieurs outils qui pourraient servir à ma famille, et à vous, qui regardez ce défi!

Allons-y!

Pour ce premier jour de défi, j’ai décidé de démarrer par la définition: qu’est ce que c’est la colère?

La suite dans la vidéo

Mon enfant ne veut pas faire de la musique

Votre enfant ne veut pas faire de la musique?

Il veut arrêter le piano ou l’instrument qu’il a choisi. Du jour au lendemain, comme ça, sans prévenir.

Comment réagir face à cette situation?

Car ce n’est pas évident de gérer ce problème.

Pourtant quand vous l’aviez inscrit au cours de musique il était super motivé! Est-ce que le problème vient du professeur? Ou alors, est-ce que mon enfant n’est pas fait pour la musique?

Pourquoi mon enfant ne veut plus faire de la musique?

J’avoue que ce sujet est assez délicat, mais c’est une question que l’on me pose très régulièrement.

En tant que parent vous n’êtes jamais très sûrs si l’enfant n’aime pas quelque chose temporairement, si c’est parce qu’il s’est passé quelque chose en particulier ou tout simplement il est fatigué.

Ma fille me dit souvent, je cite: “du travail, du travail, du travail, j’en ai assez de faire toujours ce qu’on me demande! Je veux faire ce que je veux!”

Quoi faire?

Quand on expose le problème au professeur, on touche à sa confiance en lui. Les musiciens étant souvent très sensibles (d’ailleurs c’est en général pour cela qu’ils font de la musique) les critiques les touchent énormément. Et le fait qu’un parent lui dise que son enfant n’aime pas venir au cours de musique peut être pris pour une critique.

Du coup, les réactions sont diverses: soit il est offensé et par conséquence, il met en cause votre enfant, ou soit il pense qu’il a raté son enseignement et il se remet en question et finit par s’excuser.

Bref.

Dur d’avoir un avis objectif de sa part.

Je le sais, car, je suis une prof…

A chaque fois que l’on me met face à cette problématique je suis très très gênée… Je me dis que je ne suis pas une bonne prof et que je devrais changer de métier.

Enfin, vous voyez le genre.

Pour répondre donc à la question du pourquoi votre enfant ne s’intéresse plus à la musique, la première chose que je voudrais mettre en avant est la suivante: chaque cas est unique, et je ne peux absolument pas tout savoir.

Donc, je vais répondre à cette question avec des généralités, et que des généralités. Ceci sera bien évidemment un inconvénient, mais, cela pourrait peut-être vous donner des pistes à creuser pour votre enfant.

Votre enfant ne veut pas faire de la musique: le prof ne lui convient pas

Oui, ça arrive. Tout le monde ne peut pas nous convenir, pour les enfants c’est pareil. Si l’enfant est super timide et le prof a une personnalité trop forte, parfois ça ne colle pas, car l’enfant n’a pas sa place, et cela le frustre.

Cela ne veut absolument pas dire que le prof est nul. Non! Juste il y a incompatibilité de personnalités.

Dans la musique c’est très important que tous aient leur place. Le prof et l’élève. Car les deux ont besoin de s’exprimer. Et même si le prof est là pour être à l’écoute de l’élève, il ne pourra pas faire abstraction de ce qu’il est. Cela le frustrerait aussi, et du coup il ne donnerait pas un enseignement de qualité. Il est important, donc, de déterminer ça très objectivement.

Pour cela personne de mieux placé que vous! Vous, en tant que parent, avez la distance de voir et étudier de manière la plus objective, si le problème vient de là. Si vous trouvez que c’est le cas, et bien, remerciez gentiment le prof et changez-le.

L’instrument ne lui convient pas

Vous aurez vraiment aimé qu’il joue du violon.

Il vous a dit timidement qu’il préférerait jouer du piano, mais, vous avez insisté. Il choisi le violon.

Erreur fatale.

Apprendre à jouer d’un instrument demande de la discipline, de la régularité, de la volonté. Cela ne va pas marcher si l’instrument qu’a choisi votre enfant ne le passionne pas. C’est voué à l’échec.

Conclusion: choisir un mauvais instrument mène l’enfant à abandonner la musique.

L’enfant ne veut pas faire de la musique: la méthode ne lui convient pas

Oui. Il y a différentes méthodes d’apprentissage de la musique.

La méthode classique de conservatoire.

La méthode américaine des écoles de jazz.

Puis les pédagogies actives comme Martenot, Willems, Dalcroze, Kodaly, etc.

Et elles ont toutes des avantages, et des désavantages.

Je ne vais pas parler de tous ces méthodes dans cet article, sinon je me lance sur un bouquin, et franchement, je n’en ai pas l’intention. Du moins, pas pour l’instant.

Ce que je peux vous dire c’est à quel genre d’enfant correspond chaque pédagogie. Bien sûr cela reste très subjectif. Ce n’est que mon opinion.

  • Dans les conservatoires classiques on va chercher des élèves sérieux et si possible, doués. Ceux qui écrivent avec une écriture très claire à l’école, qui n’ont aucun problème de discipline, qui respectent toutes les règles (sauf des parents, bien sûr, aucun enfant respecte les règles des parents 😜). Ils sont dans l’analyse, la conceptualisation et aiment les choses très structurées. Puis, très important, ils ont une facilité pour la musique. Oreille absolue, justesse innée, ou quelque chose du genre.
  • Les écoles de jazz vont chercher des élèves curieux. Qui aiment le son, la recherche, l’expérimentation. Ce n’est pas très grave s’ils sont bavards, mais, il faut qu’ils travaillent. Il faut quand même de la discipline.
  • Les écoles utilisant les pédagogies actives vont chercher des enfants libres qui aient une simple envie de jouer de la musique ensemble. Elles se basent sur une philosophie de respect du rythme de l’enfant, de ses émotions, et jouent avec ça. Elles utilisent les différents moyens qu’a l’enfant pour apprendre.

Ce qu’ont en commun ces différentes méthodes c’est qu’il faut que l’élève soit passionné par la musique et qu’il accepte de travailler son instrument tous les jours.

Par contre si vous me demandez par rapport aux résultats. Je ne peux pas vous dire qu’il y ait une méthode qui réussisse mieux que l’autre. CELA DÉPEND ENTIÈREMENT DE L’ENFANT.

C’est juste qu’une méthode qui ne convient pas conduit l’enfant à ne plus vouloir faire de la musique.

Il n’est pas fait pour la musique

Pfff…

Je vous préviens dès maintenant, je ne pourrai pas tenir un paragraphe avec ce titre.

Je n’y crois pas.

Ceci est pour moi inconcevable.

Désolée.

C’est ce que je pense.

Il y a des gens qui, paraît-il, ne supportent pas la musique. Pour moi, très sincèrement, il faut qu’ils se rendent à une séance ou deux de musicothérapie. Il y a forcément quelque chose qui ne va pas…

En tous cas, les enfants sont tous attirés par la musique naturellement. Néanmoins, ils sont moins « friands » par la régularité et la discipline.

Surtout quand elle est exigée.

Et il y a aussi des âges critiques: les 7 – 9 ans, les 14-15 ans. Ce sont des âges où les enfants remettent en question pas mal de choses, et selon, comment est venue l’envie de jouer de la musique cela va influencer l’abandon ou non de la pratique.

J’espère vous avoir éclairé un tout petit peu sur le sujet. Maintenant il ne me reste plus qu’à recevoir les critiques de mes collègues…

Alors s’il vous plaît, si vous avez quelque chose de sympa à dire, faite-le… ci-dessous aux commentaires, où dans notre groupe Facebook, cela va me faire du bien…

Partagez!

Du bonheur, de la sagesse et du rythme corporel.

Instruments à corde: comment les aborder.

guitare folk

 Vos enfants sont remplis d’envie de connaître les instruments à corde?

Le voyage dans le monde des percussions a plu aux enfants et ils en redemandent? Prêts pour aller dans le monde des cordes?

C’est parti!

Charmante lignée d’instruments qui nous séduit très facilement, mais à la fois mystérieuse car elle ne nous dévoile pas toutes ses secrets d’un coup d’œil.

En effet, les enfants en général sont très surpris et curieux de connaître cette famille d’instruments à corde, car au moins qu’ils aient un musicien qui en joue à la maison, on n’en a pas forcément accès dans les cours d‘éveil musical ou à l’école.

Les instruments à cordes: qu’est ce que c’est?

Cette famille est, elle aussi, très variée en formes et couleurs. Mais aussi en manière de jouer. D’ailleurs il existe de sous familles: les instruments à cordes pincées, à cordes frottées, et les frappées.

Et oui! encore une famille composée!

“Que c’est compliqué!” vous allez me dire…

Mais attendez!

Ne vous inquiétez pas!

Cette famille est très connue. Vous allez reconnaître la plupart de ses intégrants.

Alors venez, ne soyez pas timides, nous allons entrer dans le monde des stars!

 

Les instruments à cordes pincées

Pourquoi elles s’appellent ainsi? Car on doit pincer les cordes pour qu’elles sonnent. On peut les pincer une à une, ou plusieurs en même temps.

Nous avons des instruments à cordes pincées qu’on peut porter, grâce à leur taille moyenne ou petite, comme la guitare classique, la guitare folk, le ukulélé, la cithare, le luth, le banjo, etc. Selon leur confection et la matière utilisée, nous allons distinguer un timbre ou un autre. Je pense que vous êtes d’accord avec moi que le son d’une guitare classique n’a rien à voir avec le banjo.

En effet, le corps de la guitare, ainsi que le ukulélé et le luth par exemple, sont faits en bois. Pour écouter la guitare classique c’est ici, la folk ici, le ukulélé ici et le luth ici et sa version chinoise ici. Le banjo, lui, est fait en bois ou en métal, mais la partie de devant, là où on a les cordes, est faite d’une membrane, qui va donner un son très particulier. 

Ensuite nous avons la harpe.

Ah! la belle harpe!

L’instrument des anges et des êtres purs!

Enfin, c’est ce que nous évoque cet instrument, mais parfois ça donne ça. Il y a différentes sortes: la celtique (celle utilisée par le métalleux par exemple), la diatonique et autres comme la chromatique, la mexicaine, la éolienne, etc.

La diatonique est grande, avec deux rangées de cordes, qui sont pour la plupart en boyau, sauf les deux plus graves qui sont en métal, et les aiguës en nylon. Les cordes sont asymétriques, leur taille varie selon la note qu’elle produisent.  La diatonique a des pédales qui permettent de faire les dièses et les bémols (les touches noires du piano!).

Les cordes frottées

Comme le nom l’indique, ce sont des instruments dont on doit frotter les cordes pour que celles-ci sonnent.

En réalité ce n’est pas tout à fait vrai.

On pourrait aussi pincer les cordes de ces artefacts, mais, ça n’a pas du tout la même intensité, ni le même son.  Ce sont des instruments qu’on va utiliser pour jouer des mélodies, alors que les cordes pincées sont aussi utilisés pour jouer l’harmonie (des accords, jouer plusieurs notes en même temps).

Cette famille est composée de quatre membres. Ils sont majestueux, ils sont beaux, ils sont en bois et on adore les entendre jouer ensemble. Même si ce n’est pas toujours le cas… je vous montrerai plus tard…

Voici le quatuor des cordes!

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Le violon: Le plus petit, et le plus aigüe du quatuor. On le joue donc avec un archet, tout comme les autres composants de la famille.

Il a quatre cordes. Pour jouer on le met sur l’épaule, et on le tient avec le menton. Ecoutez! Non, je plaisante, écoutez ici!

Il semble simple, mais c’est un instrument assez difficile à exécuter, si vous ne me croyez pas, je vous invite à passer voir un cours de débutant… même de deuxième année…

Nous pouvons l’entendre dans les orchestres classiques, mais il est très utilisé dans le jazz manouche où vous le verrez avec ses copains contrebasse et guitare, et maintenant dans la chanson.

Le alto: c’est un violon qui joue dans une tessiture plus grave.  On peut l’apercevoir dans les orchestres ou lors des quatuor classiques.

Cello

Le violoncelle: est un instrument beaucoup plus gros, il est plus grand qu’une guitare. On en joue assis. Comme les autres, il a quatre cordes, et on joue avec un archet.  Comme vous pourrez l’entendre ici, il a un son beaucoup plus grave également.

La contrebasse: le plus gros des quatre, se joue debout et fait les sons graves. Cet instrument se joue à l’archet dans les orchestres classiques, mais il a décidé de tester d’autres sonorités. Alors il est allé voir dans le jazz et la chanson française, pour se faire pincer les cordes, et ça a donné quelque chose comme ça.

Les cordes frappées

L’un d’eux est très connu, et vu sa popularité, je vais vous faire jouer aux devinettes.

Pour commencer, si on ne regarde pas bien, on ne pense pas qu’il s’agit d’un instrument à cordes. C’est le plus grand de cette lignée et il a, tout comme les instruments à vent, des touches, même si elle ne sont pas les mêmes. Il en existe des droits et à queue. Ses touches sont noires et blanches. C’est bon? Vous avez deviné?

Le piano!

C’est un instrument à cordes frappées car les touches du piano viennent frapper les cordes pour les faire sonner. C’est un système qu’on peut voir très clairement quand on ouvre le piano, comme la photo ci-dessus. Il a aussi deux ou trois pédales pour faire varier la durée ou la nature de la note. Voici un exemple classique et jazz.

Puis nous avons son ancêtre: le clavecin

Avec ses deux rangées de touches, et pas de pédales. Il diffère du piano car les cordes ne sont pas frappées, mais pincées. Mais c’est lui qui a inspiré le créateur du piano, qui d’ailleurs travaillait comme facteur de clavecins. Vous pouvez l’écouter ici pour vous faire une idée du son, très différent de celui du piano.

Les cordes branchées

Cette famille je l’ai inventée! Je trouvais qu’il n’y en avait pas assez alors…

Nooooon!

C’est juste que je voulais vous donner un aperçu des mêmes instruments mais électriques. Leur son est très différent, et du coup ces instruments peuvent s’inviter dans d’autres styles de musique.

Guitare électrique par Tibam

Clavier par Nicolas Dérand

Basse par Marcus Miller (oui, lui il est vraiment connu par contre Winking smile)

Entre autres…

En gros…

Les instruments à corde sont très variées en son, taille, matières, cordes et manière de jouer.

Très populaires dans les orchestres de tous genres de musique, vous pouvez les connaître en allant à différents concerts.

Pour connaître une grande variété d’instruments à cordes, je vous recommande très fortement la Musée de la musique à la Villette, et d’aller écouter une Philharmonie à la Philharmonique de Paris.

N’oubliez pas de commenter et partager cet article avec vos impressions, vos instruments à corde préférés, et ceux qui ont préféré les enfants.

Du bonheur, de la sagesse et un rythme coupé décalé.

Ceci est la suite de l’article “aborder les instruments: les percussions”, que vous pouvez lire ici.