4 astuces pour accompagner la tristesse en musique

Saviez-vous que selon des études écouter la musique triste a des effets bénéfiques sur le ressenti des gens?

Pour le 23ème article de mon défi “comment aborder les émotions à travers la musique”, je vous ai fait un petit résumé de mes articles sur le sujet de la tristesse pour que vous puissiez vous y retrouver.

Tout au long de ce défi j’ai exploré différentes techniques que je connaissais de par ma culture générale ou que j’ai empruntées à mes recherches ou études psychologiques. Appliquées directement dans les situations de tristesse de ma famille, j’ai pu constater leur efficacité, pour la plupart, à condition que certaines conditions se remplissent.

Cette émotion m’a spécialement fait travailler, car bien si la colère n’est pas acceptée par la société en général car agressive, et par les conséquences destructives qu’elle peut avoir, la tristesse n’est pas non plus la plus aimée des émotions.

Combien de fois avez-vous entendu l’ordre d’arrêter de pleurer? On vous a déjà dit: “ce n’est rien, arrête de te plaindre, c’est déjà passé?”

Cela montre à quel point cette émotion, acceptée à son tout début, n’est plus supportée si ça dure longtemps.

Pourtant, ça dure longtemps.

Je me suis retrouvé à dire les mêmes choses à mes enfants, même si je travaille énormément pour les dire le moins possible, jusqu’à ce que ça disparaisse de mon vocabulaire. Et quand je leur dis ces fameuses phrases je me demande quelle blessure réveille en moi l’impossibilité d’accepter cette émotion chez eux.

Bien sûr, cela m’évoque plein de choses. Je ne vais pas vous écrire un topo psychologique autobiographique, car sinon nous sommes jusqu’à demain, et vous allez vous endormir avant…

 

Avant tout cela m’évoque la passivité, la victimisation et la culpabilité

Etre triste suite au décès de quelqu’un est très normal. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais cette tristesse ne doit pas dépasser le mois… voyons, un mois est largement suffisant pour dépasser un décès, non?

Non?!

Etre triste suite à une séparation chez l’adulte est normal aussi. Mais bon, on l’a cherché, alors, allez, on vous donne quinze jours.

La peine d’un enfant suite à une séparation, si c’est une courte elle doit durer, allez, cinq minutes. Si c’est l’abandon de nos parents dont on parle, bon, ok, trois – quatre mois? 

Passé ce temps accepté d’amertume, les gens qui nous entourent ne soutiennent plus la possibilité qu’on ressente encore de la douleur…

Encore?

“Non, mais, voyons, tu en pleures encore?

Vas-y! Sors! Penses à autre chose! La vie continue, quoi!”

Avez-vous déjà entendu ces phrases?

Technique 1

C’est là que le débat technique européenne versus technique brésilienne a lieu pour la gestion de cette émotion qui dure, j’en parle davantage dans cet article.

Puis, c’est là que le conflit à l’intérieur de nous mêmes commence: “ce n’est pas normal, je suis encore déprimé, et si je suis dépressif-ve? Devrais-je aller voir quelqu’un? Je me sens seul-e. Personne ne me comprend.”

Oui!! tout le monde vous comprend, bon sang!! Juste, personne ne veut l’avouer!!!

Ce n’est pas que cela vous exempte d’aller voir un professionnel pour vous aider à gérer la tristesse, tout le contraire, allez-y! Faites vous du bien!!

Par contre, ne culpabilisez pas pour l’expérimenter.

Souvent, quand on dépasse la durée du ressenti de la douleur acceptée par la société on pense que nous sommes en dépression. Celle-ci n’a rien à avoir avec la tristesse, même si elle pourrait-être la cause. La dépression est un état d’apathie totale! On se lève le matin par réflexe, on sort travailler, on cuisine, on nettoie car ce doit être accompli. Mais il n’y a absolument pas de motivation. Tout est fade, il n’y a pas de sens. Souvent accompagné d’insomnies, car trop de passivité dans la journée, et la tête qui n’arrête pas de tourner, de se tourmenter.

Alors qu’avoir du chagrin ne nous enlève pas l’impression d’être vivants. Tout le contraire! On se sent très vivants.

Technique 2: Se connecter avec soi, se connecter avec ses enfants

Parfois pour se sortir de la tristesse, ou aider les enfants à s’en sortir, il faut juste se connecter avec soi ou les autres. En finir avec ce mur qui nous soi-disant protège de cette chose, et affronter l’émotion telle qu’elle est.

La tristesse est une énorme opportunité pour guérir de blessures. Elle est là pour ça. Si on la refoule, la blessure se transformera en cicatrice mal fermée, et sera beaucoup plus dure à soigner… sans parler qu’il restera toujours une trace. C’est pour ça que je vous ai parlé des techniques de connexion à travers la musique dans cet article.

Technique 3:

Parfois nous pouvons l’utiliser pour créer de belles choses! Lisez cet article, il est écrit grâce à la musique triste!! Si vous voulez savoir plus sur l’inspiration à travers l’écoute de la musique triste, vous pouvez aller voir cet article de Courrier International, super intéressant.

Technique 4: J’ai rendez-vous… avec moi-même

Ensuite vous pouvez aller plus profondément dans la connexion avec vous même. Car parfois nous avons un trop plein. Vous trouver un espace uniquement pour vous, et l’utiliser quand vous avez le blues. Je vous raconte une super technique que je réalisais quand j’étais ado dans cet article.

J’espère que ce résumé vous a servi pour aborder l’effondrement à la maison, ou même dans votre classe! Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager avec ceux qui pourraient trouver ça utile.

Commentez comment la musique vous aide à surmonter les moments d’obscurité, quelles sont vos chansons tristes préférées, et quelles sont celles de vos enfants!

En attendant le prochain article, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et de la musique!!

 

 

 

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