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Explication de l’éveil musical en 6 minutes

Qu’est-ce que c’est l’éveil musical?

 

On m’a demandé à plusieurs reprises ce que c’est l’éveil musical.

Alors, surprise, je me suis rendue compte que je parle de ce therme comme si s’était évident pour tout le monde. Mais, en fait, ce ne l’est pas.

 

Ceci me confirme que la communication n’est pas toujours évidente quand on n’a pas les mêmes concepts de mots ou alors quand on n’a pas de concepts du tout.

 

Donc, aujourd’hui, je vais faire une petite vidéo pour expliquer ce que ça signifie, ou plutôt ce que j’entend par éveil musical ou en général ce que l’on entend par éveil musical.

 

Il y en a qui l’appellent “jardin musical”, d’autres “ateliers de musique pour petits enfants” ou tout simplement “initiation musicale”.

Tous ces noms nous donnent une idée de ce que c’est l’éveil.

Mais en vérité nous ne savons pas vraiment de quoi il s’agit.

 

Concept d’éveil musical

 

Il s’agit d’une première approche de la musique pour les petits.

Cela peut commencer par des ateliers d’éveil musical parents enfants, pour les enfants qui ont de 0 à 3 ans.

Alors ça dépend du lieu où vous allez. 

 

On continue en général avec l’initiation de musique à partir de 3 ans.

 

Enfin avec la découverte instrumentale pour que les enfants soient plus renseignés pour choisir l’instrument qu’il veulent faire plus tard.

 

Qu’est-ce qu’on y fait?

 

Dans cet espace on initie l’enfant au ressenti du rythme, de la mélodie et l’harmonie. Tout ça à travers le jeu. On guide l’enfant à travers ses expériences en musique en lui apprenant les mots qui viennent avec.

 

On l’emmène petit à petit à apprendre les codes qu’il y a dans la musique, à les ressentir, les expérimenter, les entendre et ensuite les incorporer.

 

Au fur et à mesure que l’enfant grandi, il apprend plus de concepts. 

 

D’abord c’est un éveil sensoriel: on touche les instruments, on bouge le corps, on entend les différents timbres, durées et nuances. 

 

On voit la musique dans ces différentes dimensions, car l’enfant découvre le monde avec ses cinq sens.

 

 

 

Livre “L’éveil musical à la maternelle”

Vous cherchez une référence d’éveil musical dans un livre? Des exercices tout près à l’usage et des chansons originales?

Quand j’ai commencé à donner des cours d’éveil musical, pour bien faire les choses, j’ai cherché des ouvrages qui pouvaient me donner une base, des outils. 

Ce n’est pas toujours évident de savoir quoi faire avec les petits. Quand on est musicien on voudrait leur donner énormément d’information, quand on ne l’est pas, il nous manque des outils.

Dans tous les cas nous ne savons pas par quel bout commencer.

Qu’est-ce qu’il faut faire?

Dans le programme de l’école maternelle il y a un espace pour les “arts”. Bien sûr, les arts, ne sont pas UNIQUEMENT les arts plastiques, comme j’ai pu entendre lors d’une réunion de classe. Les arts, pour rappel, comprennent les disciplines suivantes:

🎨 la peinture

🖋 le dessin 

🗿 la sculpture et l’architecture

📖 littérature et poésie

🎶 la musique

💃 la danse

📽 le cinéma et photo

Donc un total de sept arts, le théâtre étant une combinaison des arts, il ne compte pas comme un…

Du coup, vous avez de quoi vous éclater avec les petits. Énormément d’outils pour s’exprimer.

Mais ici nous allons nous centrer dans l’art de la musique, qui est déjà tout une discipline à part entière, très vaste. 

L’éveil musical à la maternelle

C’est ouvrage, écrit par Agnès Matthys, est un excellent livre pour commencer. Au début de mon parcours de prof d’éveil, je me suis énormément inspirée de ce livre. 

Il est vraiment très complet, et dirigé à un public qui n’est pas musicien.

Du coup, vous y trouverez tout ce qu’il vous faut pour intégrer quelques ateliers d’éveil musical dans votre classe: des exercices très bien expliqués, deux CD que vous pouvez utiliser pour mettre en place l’atelier, et des suggestions de comment combiner les exercices proposés.

Il est composée de 7 chapitres:

  • L’environnement sonore: pour découvrir les sons qui nous entourent, avec des enregistrements de ces sons, mais aussi des invitations à découvrir notre environnement par nous mêmes.
  • Comment créer le son?: des exercices pour découvrir comment on peut fabriquer un son, avec des gestuelles et des expériences.
  • Le rythme: jeux et histoires bruitées qui nous initient aux notions de tempi, de nuances et des patterns rythmiques.
  • Chanter et jouer avec sa voix: des propositions d’échauffement vocal à travers le jeu, des vocalises et l’expression à travers des comptines. Il y en a même des originales dans le CD!
  • Les paramètres de son: je vous rassure, dans ce chapitre il n’y a pas des leçons pour futurs mini ingé son! C’est juste une autre manière de travailler l’oreille, en découvrant le vocabulaire pour décrire les différents sons que l’on peut entendre. 
  • La création sonore: ou comment faire le bruitage d’un conte.
  • Expression corporelle et graphique: comment créer des codes écrits pour écrire une partition, exprimer ce que l’on entend à travers le corps.

Une référence

Si je devais conseiller un livre pour débuter, ce serait vraiment celui là. 

Il donne énormément de matière pour travailler avec les enfants. Ses exercices sont vraiment très intéressants et originaux. 

A chaque début de séance il explique ce que l’on travaille, le matériel dont on a besoin pour la faire, la durée approximative.

Je pense que c’est un livre que tout enseignant, que ce soit d’éveil musical, ou de l’éducation nationale, devrait avoir. 

Les enfants adorent tous les exercices proposés, je le sais, car je les ai expérimenté. Puis, si on a un peu de temps, on peut s’en inspirer pour faire d’autres exercices et créer ses propres ateliers!

Convaincus?

Ce livre est dirigé pour les professionnels et parents qui s’intéressent à faire des ateliers musicaux avec des enfants de Petite Section à Grande Section. 

Il ne conviendra pas à des enfants plus jeunes pour la plupart des exercices, mais il peut aussi convenir aux enfants de CP et pourquoi pas CE1 pour les exercices un peu plus complexes.

Alors si vous recherchez des idées, c’est ce livre que vous devez avoir!

J’avoue que ça sonne vendeur, cela n’est pas mon intention, car d’ailleurs, je n’ai aucun intérêt à le vendre. Mais au contraire, j’avais envie de vous recommander un livre de qualité, vraiment bénéfique et pour l’enseignant, et pour les enfants.

Pour découvrir d’autres livres, venez lire ma nouvelle rubrique sur les livres audio.

En espérant que cela vous sera utile! N’hésitez pas à me l’écrire dans les commentaires.

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et des rythmes impaires de mantra tibétain.

 

Chanson de la semaine

Votre enfant a du mal à apprendre les jours de la semaine? Et si vous appreniez une chanson de la semaine?

En effet, en tant qu’adulte, ça peut ne dérouter que notre enfant n’arrive pas à comprendre dans quel jour on est…

Surtout s’il n’arrête pas de nous demander quand est qu’il va voir ses grands parents, aujourd’hui il y a école?, quand est-ce qu’on va à la patinoire?, aujourd’hui il y a cirque?

Vous aimeriez l’aider à se repérer, alors, vous faite une poutre du temps, où vous mettez toutes les activités. Et pendant un certain temps, vous lui faites regarder le calendrier tous les jours.

Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredisamedidimanche

Puis, les matins deviennent de plus en plus courts. Le calendrier passe complètement à la trappe…

Ça ne marche pas… Votre enfant n’arrive pas à intégrer l’ordre des jours, à quoi ça correspond. Il est aussi repéré que vous en Taiwan…

Acquisition des jours de la semaine

Rassurons nous! Avant l’âge de 4 ans, l’enfant n’a aucune idée de ce que c’est le temps qui passe.

Vers 4-5 ans, et selon l’enfant, ils commencent à comprendre la différence entre le passé, le présent et le futur

Et ce n’est qu’à partir de l’âge de 6 ans que les enfants peuvent retenir les jours de la semaine. En sachant qu’à 7 -8 ans, les jours de la semaine sont déjà acquis.

Chanson de la semaine

Une méthode qui a l’air de bien marcher pour tous c’est d’apprendre des chansons avec les jours de la semaine.

Donc voici un recueil de trois chansons de la semaine:

Alors, j’avoue, que dans la vidéo suivante, je laisse très claire que mon jeu de guitare n’est pas… très bon. Même… bon, allez-y, lâchez-vous, je ne suis pas du tout guitariste!!

Mais il me tenait à cœur de composer une chanson pour que ma fille apprenne les jours de la semaine. Au moins l’ordre… 

Voici l’idée que j’ai trouvé:

Puis, je me lance le défi d’améliorer mon jeu de guitare

Je ferai des vidéos avec d’autres compos pour vous montrer mes progrès, ou pas… 🤣 dans cet instrument si charmant!

La chanson de la semaine c’est pour plus tard

Ne vous pressez pas (je me le dis à moi-même par la même occasion) pour que votre enfant se repère dans le temps

Cela peut-être agaçant, mais on peut arriver à lui faire comprendre en utilisant les repères qu’il a déjà dans sa journée hyper rythmé: les repas, la sieste, la nuit, le jour, le bain, etc.

Dites moi en commentaires quels autres sujets vous avez du mal à apprendre à vos enfants et que l’on pourrait peut-être résoudre en musique.

A très bientôt!

Du bonheur, de la sagesse et des rythmes punk rock.

Conte bruité

Le conte bruité est un moyen de rendre l’histoire interactive, améliorer la compréhension oral, travailler la créativité et le vocabulaire.

 

Besoin d’idées pour lire vos histoires? Et si vous faites un conte bruité?

Cette activité a plusieurs avantages:

  • c’est une manière plus organisé d’utiliser les instruments avec les enfants
  • ça développe l’écoute
  • elle habitue à l’enfant à une discipline de “faire après moi”

 

Qu’est-ce qu’un conte bruité?

 

Une histoire sonorisé est comme la bande son d’un film.

Ou alors comme l’oeuvre musicale si connue “Pierre et le Loup“.

 

Vous pouvez faire cet activité avec les enfants à partir de 4 ans, si vous voulez qu’ils manipulent les instruments. Autrement, avant cet âge là, vous pouvez bruiter l’histoire vous même. 

 

Voici une idée pour donner un coup de renouveau à vos histoires, et rendre interactif la lecture. Tout en développant l’écoute et la créativité!

Je vous souhaite du bonheur, de la sagesse et des rythmes de musette.

Si j’étais enseignant de PS…

Ce n’est pas toujours évident de gérer une classe de Petite Section de Maternelle à la rentrée. Et si j’étais enseignant de PS pendant la première semaine de rentrée?

Au début on se dit, mais ouiiii, s’ils sont tout petits, tout mignons. C’est trop choux d’avoir une classe de petite section.

Mais ça c’est quand on n’est pas dedans la classe, et qu’on essaye de faire… des trucs. Peu importe quoi…

L’autre jour, en emmenant mon fils à sa classe, alors qu’il ne voulait pas aller à l’école, je regardais les autres enfants, la maîtresse et l’Atsem. Je me disais, wah! chaud!

Des enfants accrochés à leur doudous, qui suivaient partout la maîtresse. Mais alors, ils ne la lâchaient pas d’une semelle.

Des nez qui coulent. Des enfants complètement perdus au beau milieu de la classe qui se demandent “mais qu’est ce qu’il faut que je fasse ici?”

Ceux qui étaient plus à l’aise, bah, c’étaient ceux de MS… 

Alors j’ai eu envie de me mettre à la place de la maîtresse. De rêver un petit peu et imaginer: qu’est-ce que je ferais si j’étais enseignant de PS à la rentrée?

Pas pareil un cours d’éveil PS qu’une classe… vraiment?

Car oui, j’ai déjà eu des classes de petite section. Mais ils étaient maximum 8 enfants. Une classe de maternelle peut avoir jusqu’à 30 enfants.

Selon l’Académie, après avoir questionné l’inspectrice, c’est parce qu’on a bien survécu à l’époque, on ne voit pas pourquoi on n’y arriverait pas maintenant. Les enseignants, moi-même ainsi que beaucoup d’autres parents, ne sont pas du même avis.

Bref, où en étais-je?

Mes toutes petites classes de petite section, que j’avais une fois par semaine, une heure, me donnaient une toute petite idée de ce qui pouvait ressentir l’institutrice, mais vraiment toute petite.

La caractéristique de cet âge était que la plupart du cours je la passais comme si j’étais en train de faire un long spectacle pour enfants interactif, mais presque personne interagissait.

C’était drôle la première fois que je me suis confrontée à ça. 

Les enfants étaient tellement captivés.

Ils me regardaient bouche bée, limite avec la bave qui coule, et il y en a eu même un qui est tombé de son siège. Il avait oublié qu’il était dans un cours… et qu’il fallait qu’il garde son équilibre.

Enfin, pas évident.

Les pleurs… des enseignants de PS?

Puis, en petite section nous avons droit aux pleurs. Ah là là là! Bénits soient-ils! 

Je me souviens que tous les ans je me demandais: “bon, comment vais-je gérer cette année?”

Les parents ne se doutent pas vraiment de comment ça se passe.

Les pleurs sont comme une maladie contagieuse, voyez? Si en a un qui sanglote, et bah, les autres compatissent, et ils se mettent  à larmoyer également. Puis, quand vous avez trouvé comment consoler un, et bien, 5 minutes plus tard il y en a un autre qui commence, et rebelote, le premier recommence à pleurer. Cela peut-être un véritable cauchemar.

Un interminable cauchemar.

Enfin, jusqu’à ce que les parents partent.

Après ils se mettent en mode: inhibition d’émotions activé. J’ai su ça plus tard, mais c’est une réaction normale du cerveau “reptilien”.

Quand l’enfant n’est plus dans un terrain où il se sente complètement en sécurité, comme à la maison, il n’exprime plus rien. Enfin, il essaye… Pleurer, crier, ce sont des actions qui attirent l’attention, et cela pourrait le mettre en danger, s’il était encore à l’époque des cromagnons. Mais son cerveau “reptilien” n’est pas mis à jour…

C’est pour cela qui existe, ce que le Dr Siegel appelle, le cerveau d’en haut. Pour réfléchir et analyser si la situation est vraiment dangereuse ou pas.

Mais cette partie là du cerveau d’un petit de 3 ans est en pleine construction. Ils en sont qu’aux ciments…

Comment faire pour faciliter la rentrée, alors?

 

Des idées pour enseignants de PS

Il y a quelques points que j’aimerais partager avec les enseignants.es de PS. 

Je sais que je n’en suis pas une, que je ne connais pas tous les enjeux, ni le programme qu’ils/elles doivent suivre. C’est pour cela que j’aurais aimé proposer certains points, sans vouloir critiquer pour autant.

  • Commencer la journée assis. Que l’enseignant.e soit assis, et que les enfants, au fur et à mesure qu’ils arrivent s’assoient autour de lui/elle. Cela permettrait aux enfants de savoir quoi faire. Et ceux qui ont besoin d’un contact physique puissent se mettre à côté de l’adulte pour au moins lui donner la main.
  • Accueillir les enfants avec une musique de fond. La musique détend l’atmosphère, appelle l’attention de l’enfant, et diminue les angoisses qui puissent avoir et de la part des enfants, et de la part des adultes (parents et enseignant.es). Moi par exemple, j’aimais bien recevoir les enfants avec de la musique classique, essayer de reconnaître avec ceux qui étaient déjà arrivés les instruments. Ceux qui arrivent du coup sont poussés à écouter, puis même à participer.
  • Puis une fois que tout le monde arrive, une petite chanson de bonjour où on apprend les prénoms.

Je sais que dans mes petits groupes ces choses là marchaient assez bien, et que les pleurs étaient moins présents.

Des choses que je n’ai pas essayé, mais j’aurais aimé essayer

Ensuite, si j’étais enseignant en PS j’aurais aimé essayer des nouveaux trucs. 

Une journée de la première semaine je commettrais une folie. Quelque chose que personne n’ose jamais faire. Mais qui peut-être serait bénéfique pour la suite…

Je travaillerais la tristesse.

Non, mais ça ne va pas, non?

Si, si. Ça va. Mais je me dis qu’on a déjà essayé moultes fois d’inhiber les pleurs et les signes de tristesse. Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout des techniques de la discipline positive, et valider cette émotion, tout en la travaillant?

Du coup, je ferais comme dans l’article sur la tristesse que j’ai écris il y a quelques mois, ici. Ou dans mon article sur la rentrée de la semaine passée.

Je mettrais de la musique triste, et je leur demanderais tout ce qui leur rend tristes. Bien sûr, ils ne répondraient pas tout de suite, alors je commencerais mes propositions: vous êtes tristes quand papa et maman s’en vont? Tout en sortant les mouchoirs. Une fois qu’on aurais déterminé tout ce qui nous rend tristes, je chanterais une chanson sur la tristesse, comme celles proposés ici ou ici.

Ensuite, après cette chanson, je mettrais une musique bien joyeuse. A ce moment là je leur demanderais qu’est ce qui leur rends joyeux ou contents. Normalement je devrais avoir plus de réponses là… car plus détendus. Et ensuite on chanterais des chansons joyeuses qu’ils connaissent: sur le pont d’Avignon, une souris verte, etc.

Pour finalement leur laisser du temps libre, pour qu’ils découvrent, comme d’habitude, les différents espaces de la classe, les ateliers, etc.

Pas d’accord

Bien sûr vous avez le droit de me traiter de vieille hippie, de rêveuse ou de folle.

Sûrement il y a beaucoup de paramètres que j’oublie, et que du coup rend mes propositions impossibles à réaliser.

Peut-être, mais je suis sûr que rien qu’à l’idée de les faire, ça vous a mis le sourire dans votre visage.

J’aimerais bien, dans tous les cas, que vous me disiez quelles sont les contraintes, les obstacles. En quoi cela vous paraît irréalisable.

Vous pouvez bien sûr trouver des variantes qui fassent évoluer les exercices sur les émotions avec des percussions, ou moins musicale, avec la peinture ou les crayons couleurs.

Enfin, j’arrête de m’emballer.

J’attends vos commentaires!

D’ici là, je vous souhaite du bonheur, de la sagesse, et des rythmes de fado.